Eau – Fréquence Terre

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Eau – Fréquence Terre episodes

  • Face aux entreprises de l’eau, les communes s’organisent
    Quand la loi fait obstacle à ses intérêts économiques, il faut la contourner. C’est en substance ce que se sont dit les entreprises de l’eau. Elles tentent en ce moment de faire pression sur les élus locaux pour que les réductions de débit d’eau soient inscrites dans les avenants des contrats de délégation de service […]
    7 min
  • Les multinationales de l’eau tentent de piéger nos élus locaux
    La gestion du service public de l’eau entre dans une nouvelle ère. Les délégataires s’étaient déjà faits remarqués avec les coupures et réductions de débit d’eau illégales, avec les conséquences juridiques que l’on sait. Aujourd’hui, les multinationales de l’eau tentent de nouvelles pratiques pour parvenir à leur fin et contourner la loi. Elles font pression […]
    6 min
  • Réduction de débit d’eau : la SAUR condamnée
    C’est une première ! Une cour d’Appel condamne une entreprise de l’eau pour réduction de débit d’eau illégal chez un particulier. En 2015, la SAUR avait réduit l’alimentation en eau chez une famille de Limoges. Condamnée en première instance le 6 janvier 2016, elle vient de se voir confirmer sa condamnation par la cour d’Appel de […]
    6 min
  • Préserver l’eau est vital… même en vacances
    En vacances aussi, la préservation de l'eau est vital.

    Cela faisait longtemps qu’on l’attendait, mais, mine de rien, l’été pointe son nez. Pas sûr que la clémence du temps perdure, mais une chose est vraie : les vacances sont là. Et pour ceux qui en ont la possibilité, ces congés seront synonymes de changement d’air. Partir, s’évader du quotidien, découvrir d’autres horizons.
    Et comme à chaque fois que l’on s’échappe de la routine habituelle, certaines habitudes ont tendance à être mises de côté. Comme celles qui, tout au long de l’année, nous ont fait prendre soin de notre environnement. Alors, même loin de notre domicile, conservons les mêmes réflexes qu’à la maison. Des gestes responsables pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.

    Petit rappel : nous consommons en moyenne 137 litres d’eau par jour, soit l’équivalent d’une baignoire entière ! Mais seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation. Le reste sert à notre toilette, part dans les sanitaires ou est utilisé pour laver notre linge. L’été, dans les zones côtières, la population peut souvent être multipliée par 10 ou 20. Mais les stations de traitement des eaux usées ne sont pas toujours à la hauteur de cette surpopulation. Et si l’on part à l’étranger, ayons conscience qu’en tant que touriste, nous pouvons utiliser de 7 à 10 fois plus d’eau qu’un autochtone pour arroser ses cultures et se nourrir. Loin de chez soi, il convient donc de faire encore plus attention à sa consommation.

    Le matin, même s’il peut être agréable de se prélasser dans un bon bain, le bilan de ce moment de détente est peu reluisant. Ce confort nécessite entre 120 et 200 litres ! Alors que sous la douche, seulement 50 litres d’eau sont nécessaires, à condition bien sûr de ne pas y rester des heures ! D’autant que, si l’on est en camping, on risque aussi d’agacer nos voisins qui vont faire la queue et découvrir que le ballon d’eau chaude des sanitaires collectifs est vide. D’où une surconsommation d’électricité ou de gaz pour le propriétaire, qui, l’an prochain, n’hésitera pas à augmenter la facture pour couvrir notre inconséquence.

    Le coup de frais à la voiture n’est pas nécessaire pendant ce repos estival. Mais si l’envie irrépressible nous prend de lui faire sa toilette, allons dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d’eau qui seront utilisés contre 200 litres pour un lavage maison, à moins d’être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n’est pas du meilleur effet !

    © La Passiflore

    Il faut veiller aussi à ce que l’on déverse dans les canalisations et les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou les huiles de vidange sont un poison pour l’environnement. Pour nos travaux d’été, pensons à rapporter les restes de produits à la plateforme de recyclage plutôt que de les vider dans notre évier.

    Ne pas se débarrasser non plus des médicaments dans les WC ou dans la poubelle. Relâchés dans la nature sans traitement, les médicaments bouleversent l’écosystème. Un détour chez le pharmacien est obligatoire.
    Et d’une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, tampons périodiques ou préservatifs sont la plaie des fosses septiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d’épuration.

    Au-delà de ces précautions pour préserver l’eau, beaucoup d’autres gestes simples permettent de protéger la nature.  Des bons réflexes au quotidien, pour soulager le porte-monnaie tout en épargnant notre ressource vitale en eau.

     

    Pour aller plus loin :

    * Conseils pour mieux consommer et économiser l’eau
    *
    4 min
  • Pavillon Bleu 2016 : pour des plages écoresponsables
    Si vous n’avez pas encore décidé de votre lieu de vacances, peut-être voudrez-vous vous orienter vers une destination écoresponsable. Choisissez alors un site arborant le Pavillon Bleu, un label décerné par l'Office Français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe. Depuis 1985, il met en lumière les efforts effectués par les collectivités pour promouvoir un développement touristique durable de leur territoire.

    Un Pavillon Bleu sur une commune, c’est donc le gage d’un environnement préservé. Et le palmarès 2016 est conséquent : 170 communes, 400 plages, 98 ports de plaisance.

    D'années en années, le nombre de communes labellisées est en augmentation. 12 communes et 3 ports font leur entrée cette année. On trouve des communes du littoral, comme La Seyne-sur-Mer ou Marignane, mais aussi des villes de montagne, comme Embrun, Murol ou Chambon-sur-Lac.

    Un rayonnement dû à la volonté des élus, mais aussi aux attentes des touristes, très sensibles à l'environnement de leur lieu de vacances.

    Les actions des municipalités ont donc un effet non négligeable… Sur l'environnement, tout d’abord, c'est l'objectif premier de ces récompenses. Mais le tourisme, bénéficie aussi, au final, des efforts des élus. Ce double effet passe donc par différentes actions.

    Chambon sur Lac

    Il s’agit par exemple pour les collectivités de sensibiliser les touristes à utiliser des modes de déplacements doux. Elles doivent aussi faire un effort sur les informations relatives aux sites naturels à respecter, et aux espèces animales et végétales à protéger.  Une politique de collecte sélective des déchets doit aussi faire partie des fondamentaux de la commune, en ville bien évidemment, mais aussi sur les plages où cette gestion sélective doit être incitée.

    Autre point sensible : la gestion de l’eau. Il doit y avoir par exemple 5 analyses des eaux de baignade minimum par saison, avec un maximum d'intervalle de 30 jours entre deux analyses. D’autres critères sont également surveillés comme l’accessibilité des plages pour les personnes à mobilité réduite, ou la présence d’un plan de lutte contre les pollutions accidentelles.

    Pour les ports, la présence d’aires de carénage sans rejet pour les plaisanciers doit être une priorité. Tout comme la récupération des eaux usées ou des déchets spéciaux… Les ports de plaisance Pavillon Bleu proposent aussi des activités environnementales pour sensibiliser plaisanciers et visiteurs à la fragilité du milieu marin.

    Le label Pavillon Bleu est aujourd’hui présent dans 49 pays sur tous les continents. Plus de 4 000 sites arborent le label durant cet été 2016.

    A noter enfin que le label Pavillon Bleu lance cette année un grand concours photo sur le thème « Voile et Parasols ». Laissez parler votre créativité et postez vos clichés sur le compte Instagram @Pavillon Bleu. A gagner un séjour dans un hébergement Clef Verte.

    Bonnes vacances à tous.

     

    Pour aller plus loin :

    * Pavillon Bleu
    * Les critères des plages
    * Concours photo

    [youtube]https://youtu.be/H1lfTDGble4[/youtube]

     
    3 min
  • Le droit à l’eau : un combat quotidien partout dans le monde
    Le droit à l’eau pour tous est un combat quotidien partout sur la planète. Bien commun de l’Humanité, cette eau est menacée constamment et son accès rendu de plus en plus difficile pour beaucoup de personnes partout dans le monde.

    Ce combat pour l’eau est devenu au fil des ans l’axe central du travail de la Fondation France Libertés qui s’attache à défendre un accès pour tous à une eau de qualité.


    * Avec Sara Lickel, chargée du suivi des projets « Eau et Extractivisme » à la Fondation France Libertés.


    France Libertés milite notamment pour inscrire le droit à l’eau potable et à l’assainissement dans toutes les Constitutions…. Mais la Fondation n’est pas que dans le travail législatif ou de sensibilisation. Elle est aussi dans l’action… France Libertés soutien de nombreux projets à travers la planète.

    « L’objectif de la Fondation France Libertés a toujours été de soutenir les initiatives au niveau local. Cela passe depuis quelques années par des appels à projets. En mars 2014, la Fondation a publié un appel sur le droit à l’eau face aux industries extractives pour lequel nous avons reçu de nombreuses propositions de la part d’organisations, partout dans le monde, qui travaillent au plus près des communautés. La sélection s’est faite à partir d’un ensemble de critères préétablis, comme par exemple la défense des droits humains et des biens communs du vivant, des valeurs que défend la Fondation. La qualité du projet et son impact environnemental ont également été pris en compte. Il s’agit de voir comment le projet répond, sur le long terme, à un problème qui est posé par la présence d’une industrie extractive et de son impact sur les populations locales et sur leur droit humain à l’eau. En 2014-2015, la Fondation a soutenu 9 projets. Elle en avait soutenu 10 en 2012-2013. »

    A l'issue de ces appels projets, la Fondation en a soutenu plusieurs, comme en Amérique Latine.

    « Un exemple intéressant est ce projet qui a été financé en Equateur. L’ONG équatorienne Acción Ecológica travaille depuis 30 ans sur les problématiques liées à la pollution causée par l’exploitation du pétrole en Equateur. On connait le cas de l’entreprise américaine Chevron qui a été condamnée pour les dégâts environnementaux qu’elle a causée. Mais Acción Ecológica a voulu mettre en lumière le fait que l’entreprise d’état PetroAmazonas, qui exploite du pétrole, n’est pas meilleure.

    © accion-ecologica

    Leur travail est vraiment intéressant. Ils ont réussi à créer une assemblée sociale permanente des communautés affectées de Pacayaku et Dureno, qui sont deux localités extrêmement concernées par la pollution de l’eau à cause du pétrole. Jusque là, les réclamations se faisaient au niveau individuel. Souvent les populations réclamaient des emplois auprès des entreprises. Acción Ecológica a travaillé en co-construction avec les populations locales. Ils on regroupé 25 communautés afin qu’elles puissent parler d’une seule voie au sein de cette assemblée, et qu’elles puissent réclamer leur droit humain à l’eau. L’entreprise a essayé au départ de diviser les communautés. Mais grâce au soutien de France Libertés, le pouvoir du citoyen est devenu plus fort. Ils ont gagné en crédibilité et prennent part au débat. Ils sont écoutés par les entreprises et les autorités locales. »

    Il n’y a pas qu’en Amérique Latine que France Libertés intervient. La Fondation est présente également en Asie, ou en Afrique. Des projets sont soutenus aussi dans les pays du Nord, comme aux Etats-Unis par exemple.

    « Le projet est radicalement différent mais a le même objectif. Il est mené avec le Community Environmental Legal Defense Fund (CELDF), le Fond de défense légal de l’environnement au niv...
    8 min
  • Les réductions de débit d’eau sont illégales
    Après les coupures d’eau, les réductions de débit d’eau sont à leurs tours illégales. Le tribunal d’instance de Limoges vient en effet de condamner la Saur pour avoir pratiqué des réductions de débit d’eau chez un particulier.

    La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France se félicitent de cette nouvelle victoire dans leur combat pour le droit à l’eau pour tous en France.


    * Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés.


    La décision du tribunal de Limoges marque une nouvelle victoire dans cette bataille pour le droit à l’eau pour.

    Traitement social de l’accès à l’eau

    « C’est une avancée réelle, peut-être plus importante que la précédente. L’interdiction des coupures d’eau était un moment très important, mais on savait déjà que les distributeurs utilisaient la réduction de débit pour faire la même chose mais en un petit moins violent. Avec la décision de Limoges et l’interdiction pure et simple des réductions de débit, c’est l’obligation pour les acteurs de l’eau de recouvrer les impayés par des moyens normaux et non par des moyens violents. On peut donc espérer que cette décision de justice amène un traitement plus social de l’accès à l’eau pour tous. »

    Au même titre que les coupures d’eau, les réductions de débit portent atteinte à la dignité de la personne.

    « C’est la même chose. C’est une lentille qui est déposée à l’entrée du logement et cela vous empêche de prendre une douche, de faire fonctionner la machine à laver ou d’avoir de l’eau chaude… A moins d’une grande patience et de faire couler un goutte à goutte dans la baignoire pour se laver de temps en temps, cela rend la vie impossible. »

    Cette condamnation vient renforcer la proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous qui devrait être à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale début février 2016.

    Consensus parlementaire

    « Le travail que l’on mène sur les coupures d’eau et sur la réduction de débit fait que la jurisprudence se construit en France sur le droit à l’eau pour tous. Les juges sont très favorables à çà. A chaque jugement, ils renforcent l’arsenal des liens avec les décisions du Conseil Constitutionnel. On attend énormément de cette proposition de loi que l’on a construite et qui est soutenue par cinq groupes parlementaires à l’Assemblée. Elle inscrirait le droit à l’eau pour tous dans notre législation, ce qui indispensable après la signature par la France de la résolution des Nations Unies sur le droit à l’eau pour tous. Cela permettrait en plus d’aider le million de ménages très en difficulté pour payer leur facture d’eau et qui sont souvent les victimes des coupures ou des réductions de débit. Le fait de les aider en amont, c’est dire que dans notre société, l’eau, c’est vital. On fait tout pour que l’accès à l’eau pour tous ne soit pas qu’une déclaration mais une réalité. »

    Cette proposition de loi provoque pourtant des réactions assez hostiles de la part notamment du président du Comité National de l’Eau (CNE) Jean Launay…

    Une opportunité politique

    « On ne comprend pas bien le sens de cette intervention de Jean Launay auprès de la ministre. Il désapprouve le calendrier et l’opportunité de cette proposition de loi. On est dans un moment où la crise est très forte. Le droit à l’eau prend du sens. S’il y a une opportunité politique, c’est bien en ce moment. Si on a cinq groupes parlementaires, c’est que ce n’est pas quelque chose de conflictuel.
    7 min
  • Vers un droit à l’eau pour tous
    Dans quelques jours, une proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous arrivera en discussion à l’Assemblée Nationale. Après la validation par le Conseil Constitutionnel de la loi Brottes interdisant les coupures d’eau en France, c’est une étape supplémentaire dans le combat de France Libertés et de la Coordination Eau ile de France pour que l’eau soit considérée comme un bien vital premier. Pourtant, malgré cette loi, les coupures d’eau continuent.

    Depuis le mois de mai et la décision prise par le Conseil Constitutionnel on aurait pu croire que s’en était fini des coupures délibérées et que la loi l’emporterait sur les intérêts des entreprises de l’eau. Pourtant il n’en est rien. Mi-octobre c’est la Saur qui a été une nouvelle fois condamnée.


    * Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés


    « C’est l’aboutissement d’une longue procédure avec une condamnation très forte de 16000€. C’était important de montrer que les juges étaient toujours dans la même sensibilité par rapport à la question des coupures d’eau et que les condamnations étaient toujours violentes. Ce qui nous inquiète, c’est que depuis la décision du Conseil Constitutionnel fin mai 2015, on a reçu plus de deux cent témoignages de familles victimes de coupures d’eau ou de réduction de débit. Les pratiques ne changent pas. Les grandes multinationales, et notamment la Saur et Véloia, continuent des pratiques illégales. »

    Malgré la loi, malgré les combats de France Libertés et les saisines des tribunaux, les coupures d’eau se poursuivent. Les grandes entreprises de l’eau continuent  à braver la loi en toute impunité. Elles ne craindraient donc pas les condamnations ?

    « Elles ne craignent pas les condamnations parce qu’elles savent pertinemment que les gens les plus démunis n’ont pas la capacité de se porter en justice. Ils se sentent fort dans le fait d’être riche. Quand il y a une condamnation, ils payent et ils continuent des pratiques qu’ils font subir à des milliers de familles. Nous, nous n’avons pas la capacité de porter tous les cas devant la justice. Donc on attendait de la décision du Conseil Constitutionnel une mise au pas des multinationales, mais on voit qu’il n’en est rien. Pour eux c’est la politique de la force et la politique de l’argent. Et la politique de la loi ne les intéresse pas. »

    Les témoignages se multiplient, mais pour quelques procès il reste encore pas mal de cas non traités. Les entreprises jouent là-dessus et sur la méconnaissance de la loi de la part des citoyens. Et l’impression est forte que les élus ne bougent pas pour que la loi s’applique.

    « C’est pour çà que l’on engage tous les citoyens qui sont victimes de coupures d’eau ou de réduction de débit à témoigner sur notre site internet. Et on engage tous les élus à prendre contact avec leur délégataire pour que ces pratiques cessent. Car la mise en œuvre du service public est bien de la responsabilité des élus et non pas des entreprises. Si les élus tapent du poing sur la table, changent le règlement de service pour bien préciser les choses et pour que l’accès à l’eau en France soit sacralisé, ils peuvent le faire. La loi le permet. Ils peuvent faire en sorte que la loi soit respectée. »

    © France Libertés

    Un des leviers est d’aller encore plus loin sur le plan législatif. Le droit à l’eau et à l’assainissement est reconnu depuis 2010 par les Nations Unies comme un droit fondamental de l’Homme. La proposition de loi sur le droit à l’eau pour tous, portée par France Libertés avec d’autres associations, arrive dans quelques jours en discussion à l’Assemblée Nationale. Que préconise-t-elle ?

    « C’est une proposition de loi portée par une quarantaine d’ONG française,
    7 min

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