
Sign up to save your podcasts
Or


Entre livres, films et musique, la sexualité féminine se reflète partout dans la culture populaire. Des fictions érotiques comme Fifty Shades à la dark romance, les représentations de nos désirs provoquent débats et fascination, mais elles offrent aussi un espace où les femmes peuvent reprendre le contrôle de leur corps et de leurs fantasmes. Dans le rap, la virilité affichée questionne autant qu’elle fascine : est-ce pour séduire, pour imposer un modèle ou pour répondre à nos attentes ?
Les pratiques sexuelles, les kinks, le BDSM, et même les traumatismes de l’enfance se révèlent comme autant de clés pour comprendre pourquoi certaines personnes s’approprient leur désir de manière intense et créative. Cet épisode explore ces enjeux avec franchise, mêlant analyse culturelle et réflexion personnelle, pour montrer comment le sexe façonne, influence et traverse nos livres, nos films, nos musiques, et ce qu’ils disent de nous en tant que société.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Dès l’enfance, les garçons reçoivent une multitude de signaux clairs qui disent tous la même chose : les émotions sont leurs ennemies. Pleurer ou parler de ce qu’ils ressentent, ce n’est pas permis. La pression des amis, de la famille, l’effet de groupe, mais aussi les codes transmis par les jeux vidéo, la musique ou les films renforcent l’idée que l’homme doit être viril — et que la colère ou la violence sont parfois les seuls langages acceptables. La frustration s’accumule, et sans autre cadre, elle finit par exploser.
Dans cet épisode, Hugo raconte son parcours : de son enfance au Havre à sa vie de jeune adulte à Paris. Quelles pressions a-t-il pu ressentir, et comment l’ont-elles façonné ? Comment a-t-il appris à s’affranchir de certaines injonctions patriarcales ? Et surtout, comment sortir de ce cercle vicieux, s’entourer de personnes bienveillantes et enfin oser parler ?
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Et si la plus grande arme politique des femmes était… le refus ?
Né en Corée du Sud, le mouvement 4B refuse tout : pas de mariage, pas d’enfants, pas de relations amoureuses et pas de sexe avec les hommes. Un rejet frontal d’un système patriarcal qui exige toujours plus des femmes : maternité, domesticité, disponibilité sexuelle.
Cette « grève du sexe » n’est pas inédite : du Liberia au Togo, des femmes ont déjà utilisé le sexe comme outil de résistance politique. Mais avec le 4B, le phénomène prend une ampleur inédite : plus de 100 millions de vues sur TikTok, une diffusion jusque dans les États-Unis post-Trump, où le renversement de Roe v. Wade a ravivé les luttes autour des droits reproductifs.
Pourtant, le mouvement suscite aussi de vifs débats. Certains dénoncent son exclusivisme biologique qui exclut les minorités sexuelles et de genre. D’autres rappellent que refuser le sexe ne protège pas des violences masculines. Et puis, la réalité politique reste plus complexe : aux États-Unis, par exemple, une majorité de femmes ont elles-mêmes voté Trump.
Alors, le 4B : révolution féministe ou impasse stratégique ?.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
(TW) L’affaire Epstein n’est pas seulement l’histoire d’un prédateur sexuel. C’est le miroir d’un système où les hommes les plus puissants se protègent les uns les autres, où la justice se tait face à l’argent et à l’influence, et où des victimes ont dû lutter pendant des décennies pour faire entendre leur voix.
Virginia Giuffre, et tant d’autres adolescentes abusées, ont dénoncé des crimes dès les années 1990. Pourtant, Epstein n’a été inquiété que tardivement, grâce à un accord secret conclu en 2008 avec un procureur devenu plus tard ministre de Trump. Pendant ce temps, ses complices – des figures politiques, financières et royales – restaient intouchables.
Comment se fait-il qu’aucun des hommes cités par les victimes n’ait été inquiété par la justice ? Pourquoi le FBI insiste-t-il pour dire qu’Epstein “n’a pas de réseau”, alors que les preuves racontent une autre histoire ? L’affaire Epstein n’est pas close. Elle nous force à poser une question vertigineuse : dans une société dominée par les puissants, la justice peut-elle vraiment dire la vérité ?
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Des canuttes lyonnaises aux domestiques parisiennes, des blanchisseuses aux ouvrières d’usine, les femmes ont été au cœur des luttes ouvrières tout en restant invisibles dans les récits officiels.
Elles ont nourri, élevé des familles entières, tissé, nettoyé, organisé des grèves et tenu des barricades, mais leur rôle a souvent été effacé au profit d’un héroïsme masculin ou d’un féminisme bourgeois.
Aujourd’hui encore, ce fil rouge persiste : les aides à domicile, les femmes de ménage, les soignantes, souvent immigrées et précaires, tiennent debout nos sociétés mais restent sous-payées, invisibilisées et peu représentées dans le mouvement féministe dominant.
Ce récit retrace deux siècles d’histoire pour comprendre comment s’est construite cette fracture entre féminisme bourgeois et féminisme populaire — et pourquoi elle est toujours au cœur des enjeux sociaux et politiques de 2025.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Le masculinisme, c’est quoi ? Un mouvement qui prétend défendre les droits des hommes… mais qui finit souvent par attaquer les femmes. Derrière une image parfois lisse, on trouve une majorité des discours bien plus radicaux : des MRA aux incels, en passant par des figures comme Andrew Tate ou Alex Hitchens.
Cet épisode explore les racines de cette idéologie réactionnaire, ses liens avec l’extrême droite et la religion, et ses conséquences bien réelles : harcèlement, radicalisation en ligne, voire attentats. Entre victimisation des hommes blancs, nostalgie du patriarcat et théories fumeuses du “cadenas et de la clé”, on pose la vraie question : est-ce que les masculinistes vont bien ?
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Vous avez tous et toutes déjà entendu cette phrase. Mais d’où vient-elle, et pourquoi a-t-elle pris une telle place dans l’imaginaire collectif ? Derrière la rime facile se cache une époque où la voiture symbolisait la puissance masculine, et où chaque femme au volant incarnait une transgression. Pour les rabaisser, on a construit ce proverbe : drôle en apparence, mais redoutablement efficace pour décourager et ridiculiser les conductrices.
Pourtant, la réalité dit tout l’inverse : les statistiques montrent que ce sont les hommes qui provoquent la grande majorité des accidents graves. Alors pourquoi ce cliché a-t-il survécu, malgré les faits ? Cet épisode revient sur l’histoire de ce proverbe, ses racines misogynes, et les conséquences bien réelles qu’il a laissées sur des générations de femmes.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Avec l’arrivée des Européens dans les Amériques, les peuples autochtones ont été dépossédés, massacrés, et leurs cultures attaquées. Les femmes et les enfants ont été au cœur de cette violence : des milliers d’enfants ont été arrachés à leurs familles et envoyés dans des pensionnats pour “être civilisés”, soumis à des humiliations, travaux forcés et violences sexuelles.
Le système colonial s’est construit sur un impératif d’imposition totale : domination patriarcale, hiérarchie sociale sexiste justifiée par le “droit divin”. Les femmes gardiennes de savoirs et de communautés ont perdu leur pouvoir et leur liberté. Ces logiques de contrôle, fondées sur la supériorité supposée des colons, ont laissé des traces profondes qui continuent de toucher les communautés autochtones aujourd’hui.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
Tout commence par un regard, un sourire forcé, une attention polie. Derrière ces gestes anodins se cache un mécanisme vieux de plusieurs millénaires : l’idée que la valeur d’une femme se mesure à l’aune de l’approbation masculine.
Des lois mésopotamiennes au pouvoir absolu du pater familias romain, des mariages féodaux aux algorithmes des réseaux sociaux, cette quête d’aval masculin s’est inscrite dans nos codes juridiques, culturels et psychologiques.
Héritage patriarcal autant qu’outil de contrôle social, elle façonne encore les comportements, pousse à accepter l’inacceptable et alimente l’anxiété collective. Comprendre ses racines historiques, ses manifestations modernes et ses effets invisibles, c’est déjà commencer à briser cette cage dorée.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
On insémine les vaches de force. On leur prend leurs petits. On les prive de leur lait. Elles sont exploitées pour leur appareil reproductif, enfermées, tuées. Ce sont des femelles. Et dans le système patriarcal, être femelle — humaine ou animale —, c’est être à disposition.
Les femmes aussi sont réduites à leurs corps. Elles subissent des violences sexuelles, des injonctions à enfanter, à nourrir, à se conformer. Le sexisme et le spécisme reposent sur les mêmes logiques de domination : contrôle, hiérarchie, marchandisation des corps.
Avec ma sœur Suzanne, végane et féministe antispéciste, on explore le lien entre oppression des femmes et exploitation des femelles animales. Pourquoi le féminisme, pour être complet, ne peut pas ignorer la cause animale ?
Un épisode pour comprendre les liens entre féminisme et véganisme, entre sexisme et spécisme, et interroger les violences systémiques faites aux corps des femelles.
"En colère", un podcast d'Ira Nesta
From the publisher's feed