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Or


Cette semaine, on papote pour faire le bilan de la saison 2 d'Endurance Fondamentale.
Une saison 2 qui nous a emmenés loin. Des sportifs aux trajectoires incroyables, des rencontres de fou, des kilomètres partagés. On revient sur les moments qui nous ont marqués, ce qu’on a appris, sur nous-mêmes, sur le podcast.
Et parce qu’une fin n’est jamais vraiment une fin, on vous tease un peu sur ce qui arrive. La saison 3 se prépare, et on a hâte.
Merci pour votre soutien tout au long de l'année ❤️
Il a commencé par le foot. Pas par la natation, pas par le vélo. Et pourtant, Matthias Gourgues est aujourd'hui un triathlètes très complet. Installé à Savenay, en Loire-Atlantique, ce natif du sport collectif s'est métamorphosé en machine d'endurance au fil des disciplines : aquathlon, duathlon, triathlon classique, puis XTERRA, le cross triathlon qui se joue sur VTT et sentiers boueux, jusqu'aux Championnats du Monde en 2018. Et comme si ça ne suffisait pas, il empile aussi des performances bluffantes sur route : 30'53" sur 10 km, 1h07 au semi-marathon, 2h30'57 au marathon.
Dans cet épisode enregistré en courant, on parle de tout ça. De ce qu'est vraiment le XTERRA, de la différence entre amateurs et pros, de l'Ironman, de la route, et de ces triathlons régionaux qu'il aligne avec une efficacité déconcertante.
Un épisode pour ceux qui croient que s'imposer dans plusieurs sports à la fois, c'est impossible.
Il y a des épisodes qu'on enregistre en courant. Celui-là, on l'a enregistré en soufflant.
La veille de l'Ultra des Vagues : 81 kilomètres pour faire le tour de Belle-Île-en-Mer, ses falaises, ses landes, ses criques et son Atlantique, on s'est promenés tous les deux, invités par Slow Village Belle-Île pour passer le weekend sur l'île avant de la courir.
Pas de chrono à chasser, pas de performance à construire. Juste l'île, l'air iodé, et une conversation sur ce qu'on cherche quand on part courir sans chrono : ralentir, regarder, être là.
On parle de nature, de ce que ça fait d'arriver sur l’île la veille d'une course, de la différence entre traverser un paysage et l'habiter. De pourquoi l'expérience, parfois, vaut plus que le résultat.
Un épisode pour celles et ceux qui savent déjà que la ligne d'arrivée n'est pas toujours la meilleure partie.
Steven Maillard, on l'imagine d'abord dans l'eau. Ancien nageur de brasse, reconverti entraîneur, il a construit quelque chose de rare à Saint-Nazaire : une section handi-natation qui mêle, dans le même couloir, des nageurs en situation de handicap physique, sensoriel, mental et psychique.
À la tête de l'HRN (Handi'Nat Région Nazairienne) il jongle entre le club, le staff de l'équipe de France de natation sport adapté, et les séances à 6h30 du matin.
Cet été, en Pologne, ses nageurs ont éclaboussé les Championnats du Monde de sport adapté. Mathis Daniel en est revenu avec quatre médailles d'or en relais, une en argent et une en bronze en individuel. On parle d'un jeune accompagné, d'un entraîneur discret, et d'un résultat qui résonne bien au-delà du bassin.
On a couru avec lui pour parler de natation, de handicap, de transmission, et de ce que ça fait de voir quelqu'un qu'on a accompagné toucher le mur en premier.
Ils ont lancé leur premier trail en 2021 à La Gaubretière, en Vendée, 400 inscrits dès la première édition, une centaine de bénévoles mobilisés, et une énergie qui n'a cessé de grandir depuis. Aujourd'hui, le Gaubre'Trail est devenu un rendez-vous incontournable du trail vendéen, avec des éditions été et hiver, jusqu'à 1 200 participants, et même un marathon au programme.
Derrière Victor Soulard et Quentin Sureau, il y a des familles. Et parmi elles, deux femmes qui ont vu cette aventure naître et grandir de très près : Marie-Odile et Maryse, leurs mamans.
Dans cet épisode, on chausse les baskets avec elles pour parler de ce que c'est que de voir son fils se lancer dans l'organisation d'un événement sportif, de leur rôle de bénévoles au cœur de la machine, du soutien discret qu'elles apportent dans les coulisses. Une conversation tendre, drôle et sincère sur ce que le sport révèle des gens qu'on aime.
Plusieurs marathons, une blessure, et puis le triathlon presque par défaut, presque par accident. Sauf que Martin Le Bleis n'est pas vraiment du genre à faire les choses à moitié. Six mois après ses débuts en tri, il boucle un Ironman. Puis l'Embrunman. Puis le T24. Et quelque part sur cette route qui s'allonge à chaque fois, il comprend que c'est là, dans le plus long (beaucoup plus long), qu'il est vraiment chez lui.
Martin a 35 ans, il est originaire du Finistère et basé près de Brest. Dans la vie civile, il est analyste financier. Dans sa vie parallèle, celle qui commence avant l'aube et finit parfois après plusieurs jours, il est l'un des rares Français à avoir foulé le départ des championnats du monde d'Ultraman.
L'Ultraman, c'est 515 kilomètres répartis sur trois jours consécutifs : 10 km de natation, 421 km de vélo, et un double marathon pour finir. Une épreuve si sélective qu'il faut d'abord se qualifier. Martin l'a fait en Floride, en accrochant un top 10 au passage. Puis il a posé ses valises à Kona, Hawaii, pour le championnat du monde, et il en est revenu 7ème, avec près de trois heures d'amélioration sur son chrono floridien.
Dans cet épisode, on a couru avec lui. On a parlé de logistique et de nuits entre les étapes, de semaines d'entraînement qui ressemblent à des puzzles impossibles à emboîter avec un vrai boulot, d'une Bretagne qu'on devine omniprésente, et d'un Norseman qui attend quelque part à l'horizon comme le prochain défi à apprivoiser.
Hugo Legrand a grandi avec une paire de pointes et une envie simple : aller vite. De là, il a rejoint l'EAPB et s'est construit dans les starting-blocks, sur la piste, dans les cross.
Mais Hugo n'est pas un homme d'une seule discipline. Il y a quelques années, il a glissé vers le duathlon et il y a trouvé quelque chose que la piste seule ne lui donnait plus. Aujourd'hui, il court en D1 avec Rennes Triathlon, pédale en compétition, et continue de s'entraîner à l'EAPB.
On a aussi parlé du Kenya, parce que quand on revient d'un stage là-bas, on ne court plus tout à fait de la même façon. On a parlé de l'outdoor, du voyage, de ce que ça fait de se mesurer à des championnats de France quand on vient d'un club breton qu'on aime profondément.
Hugo Legrand est ingénieur, duathlète, athlète, randonneur, voyageur. Il court après quelque chose, et dans cet épisode, il nous dit quoi.
Brice Gayant a commencé dans l'eau, et sur le dos.
À 18 ans, il tourne la page pour ouvrir celle du triathlon, et ne tarde pas à s'y montrer à la hauteur : victoires sur courte distance, saisons en D1 et D2, puis l'appel du long. Du très long : l'Embrunman, figure parmi les épreuves les plus dures au monde. Brice se qualifie aussi pour les Mondes de 70.3, dispute les championnats d'Europe des clubs en 2019, enchaîne trois Coupes continentales entre 2016 et 2019.
Aujourd'hui, Brice est entraîneur et responsable technique au Best Triathlon Saint-Nazaire, tout en continuant à prendre des dossards en D1. Athlète et coach, sur le bord de la route et dans la course.
Elle a grandi dans les bassins, à compter les longueurs et les secondes. Des années de brasse, puis un jour, elle a troqué le bonnet et les lunettes pour une combinaison néoprène, et elle n'est jamais vraiment revenue en arrière.
Camille Marchand, c'est l'histoire d'une nageuse qui a réinventé sa vie dans l'eau et sur les chemins. Depuis Saint-Nazaire, sa ville adoptive, elle a plongé dans le swimrun, et ici, pas de couloir balisé, pas de mur à toucher : juste la mer, le vent, et les plages à enchaîner les unes après les autres.
C'est sur les côtes nazairiennes qu'est née une autre aventure : le Swimrun des 20 Plages, une course qu'elle co-organise depuis plusieurs années avec son compagnon Julien, rencontré au lendemain des championnats du monde de swimrun en Suède.
Cette semaine on a remplacé nos baskets pour les pédales le temps d'un épisode.
On parle des gens qu'on aime : amis, famille, et de ce que ces liens-là ont de précieux et de compliqué à la fois. On parle aussi d'accepter d'être débutant : ce que ça coûte à l'ego, ce que ça libère dans la tête. Du regard des autres, et de comment on apprend à s'en défaire. Et puis du téléphone qu'on n'arrive plus à lâcher, et de tout ce qu’il vole, discrètement, à nos journées.
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