Une grande voix de l’art contemporain québécois s’est tue : Yvon Cozic, moitié du duo artistique COZIC formé avec sa conjointe Monic Brassard, est décédé la semaine dernière à l’âge de 83 ans. Ensemble, ils ont repoussé les frontières de l’art depuis les années 70, en explorant la matière, le corps, l’espace — toujours avec une audace joyeuse, souvent teintée d’ironie.
Sur la Rive-Sud, on connaît bien leurs œuvres : sculptures publiques, installations, interventions urbaines… L’art de COZIC vit dans nos parcs, nos bibliothèques, nos lieux de passage. Il dialogue avec nous au quotidien, souvent sans qu’on le sache.
Pour Ania Morochnik, directrice d’Agrégat — un centre d’artistes engagé dans le tissu culturel de la région —, Yvon Cozic était plus qu’un créateur : « C’était un poète de la forme, un penseur de la matière, et un homme profondément généreux. »
Sa disparition laisse un vide, mais son œuvre, elle, continue de vivre, d’interpeller et d’inspirer. L’art public, l’art participatif, l’art qui bouscule : Cozic a pavé la voie.