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Aujourd'hui dans JINS, vous avez le droit à 2 épisodes consécutifs. Pour cause, la richesse d’un sujet fabuleux et fantasmagorique, celui des musiques arabes ; et ce, sans perdre de vue la thématique principale de JINS, la sexualité des personnes Arabes et/ou musulmanes. Parce que, vous allez le découvrir, la chanson et l’art musical arabe est truffé de références à l’amour, à la sensualité, au genre et à la sexualité. L’érotisme chanté ou récité dans les styles musicaux arabes comme les gnaouas, le melhoune, la aïta, le raï algérien, le chaâbi marocain, mais aussi la taqtuqa égyptienne… On va parler du concept de tarab, des almées de l’époque pré-coloniale, des cheikhates marocaines, du visage imberbe des chanteurs moyen-orientaux, de la sexualité peu claire d’Oum Kalthoum, et des musiques arabes aujourd’hui écoutées en France…
Pour commencer, j’ai eu la chance d’interroger un universitaire spécialiste de la question, Fréderic Lagrange. Il est professeur des universités, directeur de l’UFR d’Études Arabes et Hébraïques, Université Paris- Sorbonne (Paris IV). Il est notamment l’auteur de Islam d’interdits, Islam de jouissances, publié en 2008. Ses travaux portent sur trois domaines distincts — qui parfois se rencontrent : l’histoire des pratiques musicales et des textes chantés au Moyen-Orient et particulièrement en Égypte ; la représentation et la construction du genre et des transgressions dans la littérature arabe, médiévale comme moderne ; les représentations littéraires de l’oralité et les jeux diglossiques dans l’écrit contemporain.
« L’érotisation du corps chantant émerge vraiment à partir des années 80. Le corps qui chante devient alors un corps désirable. » --- Frédéric Lagrange
Si vous voulez bouquiner 🤓📘📚
Si vous voulez mater des movies 🎬🎥🎞️
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By JINS Podcast5
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Aujourd'hui dans JINS, vous avez le droit à 2 épisodes consécutifs. Pour cause, la richesse d’un sujet fabuleux et fantasmagorique, celui des musiques arabes ; et ce, sans perdre de vue la thématique principale de JINS, la sexualité des personnes Arabes et/ou musulmanes. Parce que, vous allez le découvrir, la chanson et l’art musical arabe est truffé de références à l’amour, à la sensualité, au genre et à la sexualité. L’érotisme chanté ou récité dans les styles musicaux arabes comme les gnaouas, le melhoune, la aïta, le raï algérien, le chaâbi marocain, mais aussi la taqtuqa égyptienne… On va parler du concept de tarab, des almées de l’époque pré-coloniale, des cheikhates marocaines, du visage imberbe des chanteurs moyen-orientaux, de la sexualité peu claire d’Oum Kalthoum, et des musiques arabes aujourd’hui écoutées en France…
Pour commencer, j’ai eu la chance d’interroger un universitaire spécialiste de la question, Fréderic Lagrange. Il est professeur des universités, directeur de l’UFR d’Études Arabes et Hébraïques, Université Paris- Sorbonne (Paris IV). Il est notamment l’auteur de Islam d’interdits, Islam de jouissances, publié en 2008. Ses travaux portent sur trois domaines distincts — qui parfois se rencontrent : l’histoire des pratiques musicales et des textes chantés au Moyen-Orient et particulièrement en Égypte ; la représentation et la construction du genre et des transgressions dans la littérature arabe, médiévale comme moderne ; les représentations littéraires de l’oralité et les jeux diglossiques dans l’écrit contemporain.
« L’érotisation du corps chantant émerge vraiment à partir des années 80. Le corps qui chante devient alors un corps désirable. » --- Frédéric Lagrange
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