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On June 23, 2016, the English voted by a narrow majority to leave the European Union: Brexit was no longer an idea but a reality which has just taken place 4 years after on December 31, 2020.
Credits : This podcast was written, produced and edited by Laetitia Chabannes. Music : Arnaud Paszkiewicz. Graphic design : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Je me souviens assez bien du 23 Juin 2016, le jour où l’Angleterre décide de quitter l’Europe. Pour moi, cela a agi comme un électrochoc : oui, l'Union Européenne pouvait disparaître. Oui une majorité pouvait décider collectivement de laisser tomber notre participation à cette communauté. Oui je pouvais perdre mon identité européenne. C’est au moment du Brexit que l’idée de “faire quelque chose” pour le projet européen a commencé à germer. L’envie de construire justement, de participer, de prendre ma part. Je ne pouvais pas me résoudre à voir ce projet, certes imparfait mais assez génial, potentiellement disparaître.
Quasiment 5 ans après ce vote et quelques mois seulement après le départ officiel du Royaume-Uni de l’Union Européen en décembre dernier, j’ai eu envie d’aller interroger des anglais et anglaises sur l‘impact de ce départ sur leur sentiment d’appartenance à l’Europe et leur identité.
En réalisant cet épisode, j’ai réalisé qu'assez paradoxalement le Royaume-Uni qui souhaitait retrouver sans grandeur et reprendre le contrôle de son destin est pourtant aussi une communauté de nations qui ont accepté de vivre ensemble sous un certain nombre de règles communes. Le Brexit est-il aussi l’annonce de la fin d’un royaume uni ? A vous de le découvrir dans ce nouvel épisode.
“J'étais en larmes le matin et mon épouse aussi. Oui, je n'ai aucune honte à admettre que l’instant où j’ai réalisé le brexit a été absolument déchirant. (...) c'était un vrai choc. parce que j'avais été jusque là dans une bulle.”
Tobias Latham, partisan du Remain
Pour mes quatre invités, même si certains s’en doutaient, l’annonce de la victoire du camp “Leave” au lendemain des élections a été vécue comme un choc. Aucun d’eux ne s’y attendaient vraiment. Ils ont cru jusqu’au bout que leur pays et cette union même imparfaite avec le reste du continent européen tiendrait.
Revivre avec moi à travers ses interviews les semaines avant le vote, le jour du résultat et les mois de négociations qui s’en sont suivis a été pour chacun d’eux une plongée difficile dans des souvenirs qu’ils aimeraient pour certains oubliés.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages de quatre “remainers” comme on dit, c’est-à-dire de quatre personnes qui ont voté pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union Européenne :
Sophie Legrand-Green, vivant à Londres, surprise et bouleversée par le Brexit
Tobias Latham, né à Doncaster (ancienne ville minière) et vivant aujourd’hui à Manchester, déboussolé depuis le Brexit
Kylie Noble, irlandaise du Nord, vivant à Doncaster qui a choisi de prendre le passeport Irlandais pour continuer de bénéficier de l’identité européenne
Luke Ambrose, 25 ans, qui a fait le choix après l’université de quitter le Royaume-Uni pour vivre en Europe et continuer à se sentir européen.
Pour aller plus loin :
Le cœur de l’Angleterre de Jonathan Coe, publié en 2018 chez Gallimard qui à travers la famille Trotter raconte cette année 2016 juste avant le Brexit. Prix du livre européen 2019
Brexit Romance de Clémentine Beauvais (Editions Sarbacane, 2018) dans un genre un peu plus léger, l’autrice s’amuse à imaginer une startup secrète qui permet à des anglais d’organiser des mariages blancs avec des européens pour que ceux-ci obtiennent le passeport européen.
Brexit : les dessous d’un divorce, documentaire proposé par Arte à retrouver en ligne.
The Odin Project : la newsletter hebdomadaire de Luke Ambrose à recevoir tous les lundis
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes. Doublage : Adélaide Cazali, Lou Lefèvre, André Zollinger & Guillaume Verchère. Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
Pour connaître la sortie de nos prochains épisodes et suivre nos actualités, rendez-vous sur notre site europeetsentiment.com ou suivez-nous sur nos réseaux sociaux Instagram et Linkedin.
How do you build your European identity when you are gay? What role does the European Union play in the recognition and protection of LGBTQ + rights in Europe? Is Europe a chance for LGBTQ people?
Episode 9 : Do you have to be heterosexual to be European ?
Find the testimonies and stories of :
For those who want to dig deeper, I suggest :
Credits : This podcast was written, produced and edited by Laetitia Chabannes. Music : Arnaud Paszkiewicz. Graphic design : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Certaines et certains d’entre vous l’ont peut-être remarqué, j’ai un peu triché pour la sortie de cet épisode qui ne tombe pas comme d’habitude le 1er mardi du mois. Je profite de ce Lundi 8 Mars, journée des droits des femmes pour sortir l’épisode 10 consacré à la place des femmes lesbiennes en Europe.
Depuis le début de cette aventure, j’ai eu la chance d’interviewer de nombreuses femmes qui ont accepté de partager leur histoire, leur vie de militantes, d’artistes, d’entrepreneures et de femmes engagées, mais aussi leur crainte et leur vulnérabilité. Je profite de cette journée pour remercier Mai-Lien, Hanieh, Habiba, Özden, Deborah, Noro, Liz, Nina, Prune, Naomi, Gosia, Julia, Edna, Nada, Linna, Rim-Sarah, Radia, Isabel, Soufeina, Maramatea, Heiura, Silvia, Joëlle et Kylie chacune individuellement.
Cet épisode n’aurait pas non plus vu le jour sans l’aide d’Alice Coffin, qui a la gentillesse de me présenter Silvia Casalino et Joëlle Sambi dont vous allez entendre les témoignages. Bref une belle aventure faite d’amitié et de sororité.
“Tant qu’on s’occupe des droits des femmes, on s’occupe des droits des lesbiennes. Et tant qu’on s’occupe des droits des personnes homosexuelles et bien oui les lesbiennes sont prises en compte. Or ce qu’on oublie souvent, c’est qu’on croise plusieurs choses : on est à la fois femme, on est lesbienne, il y a différentes strates.”
Joëlle Sambi, activiste lesbienne belgo-congolaise, présidente de EL*C
Chose promise, chose due, je vous avais dit que je ne pouvais pas me satisfaire d’un épisode sur la place de la communauté LGBT avec uniquement des témoignages d’hommes. Vous allez ici découvrir les témoignages de femmes lesbiennes à travers l’Europe.
Dans le précédent épisode, j’ai eu l’occasion de rencontrer des représentants de la communauté LGBT de l’Europe de l’Est. Il est vrai que j’avais une vision assez partiale avec une Europe de l’Ouest progressiste et une Europe de l’Est plus conservatrice. En plus d’interroger des femmes homosexuelles, ils se trouvent qu’elles sont toutes les trois des représentantes de cette Europe de l’Ouest (Italie, Belgique et Irlande du Nord) et nous prouvent que rien n’est si tranché.
Pour ce 10ème épisode, qui est comme je vous le disais un peu spécial, j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec 3 femmes lesbiennes, activistes ou simple citoyenne engagée qui ont accepté de partager leur réalité d’être femme et lesbienne et la place de l’Europe dans leur identité.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages de :
Silvia Casalino, italienne, lesbienne, ingénieur aérospacial et co-dorectrice de la European Central Asia Lesbian Community
Joëlle Sambi, belgo-congolaise, lesbienne, autrice et poétesse et Présidente de la European Central Asia Lesbian Community
Kylie Noble, irlandaise du Nord, journaliste et lesbienne
Pour aller plus loin :
No Gravity, un documentaire réalisé par Silvia Casalino sur la place des femmes dans la conquête spatiale.
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes. Doublage : Adélaide Cazali. Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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Depuis le 27 Janvier des milliers de femmes polonaises manifestent dans les rues de Varsovie, de Cracovie ou de Poznan pour demander le droit à l’avortement. Mercredi dernier, le tribunal constitutionnel a déclaré que l’interruption volontaire de grossesse « quand il existe une forte probabilité de handicap ou de maladie incurable du fœtus » était contraire à la constitution, interdisant ainsi totalement le droit à l’avortement en Pologne.
Je ne cesse de me poser la question. Doit-on exclure des pays membres de l’Union Européenne qui ne respectent pas des droits fondamentaux ? Doit-on accepter ce processus législatif d’un pays certes conservateur mais dont le gouvernement a été élu par les citoyens polonais ? Doit-on, au nom des valeurs de l’Europe, prendre part au débat qui divise actuellement la Pologne ?
Dans l’épisode que vous allez écouter, Tamas Dombos, activiste gay hongrois m’a fait justement remarqué que l’Union Européenne a finalement presque plus de poid lors du processus d’adhésion d’un nouveau pays membre que sur un pays déjà membre de l’Union. Car si la situation n’est pas la même, il y a bien des similitudes entre les revendications de ces femmes polonaises battant le pavé jour et nuit et les défenseurs de droit LGBTQ en Hongrie.
Comme pour la Pologne, la Hongrie connaît en ce moment un retour vers un état conservateur et autoritaire. Pays pourtant progressiste pendant longtemps, les membres de la communauté LGBTQ hongrois ont aussi connu juste avant Noël un retour de balancier avec l’adoption de plusieurs textes anti-LGBT, dont la reconnaissance de “genre” dans la constitution et l’interdiction à l’adoption de couples du même sexe.
Comment expliquer ce mouvement de balancier ? Et encore une fois quel est le rôle de l’Union Européenne dans ce processus ? C’est ce que je cherche à interroger dans ce nouvel épisode.
C’est un sujet que j’avais en tête depuis le début de ce podcast. Je ne savais pas par quel bout le prendre et puis en focalisant sur les pays de l’Est où les droits des personnes LGBTQ sont davantage mis à mal, je craignais d’encore une fois présenté une vision un peu manichéenne de l’Europe, avec d’un côté une Europe occidentale progressiste et de l’autre une Europe centrale et de l’Est conservatrice.
Et en même temps comment passer en ce moment à côté des actualités qui touchent la Pologne et ses zones “libre d’idéologie LGBT” et de la Hongrie où Viktor Orban affirme à la radio qu’il a été je cite “assez tolérant et patient envers la communauté LGBTQ”. La Pologne et la Hongrie sont toutes les deux représentatives de cette société qui se cherchent et jouent des effets de balancier entre ouverture et retour en arrière.
Pour ce 9ème épisode, j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec 2 personnalités fortes, activiste chacun à leur manière et acteurs dans ce débat qui divise en Pologne comme en Hongrie
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages de :
Jarek Oleszczynski, polonais, homosexuel et auteur du projet Ideologia LGBT
Tamas Dombos, activiste hongrois, gay, sociologue et porte-parole de la Hatter Society, une des organisations de défense des droits LGBTQ+ les plus anciennes en Hongrie.
Pour aller plus loin :
Borderline, un regard neuf sur la Pologne et ses frontières proposé par Cafebabel
Ideologia LGBT, écrit et réalisé par Jarek Oleszczynski et produit par le magazine Are We Europe
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes. Doublage : André Zollinger et Guillaume Verchère. Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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Après la série autour de la place des religions en Europe, je suis revenue à un thème que j'avais déjà commencé à creuser dès le début de 2020 : Quel est le sentiment d’appartenance à l’Europe pour les français et françaises vivant en Outre-mer ?
Vous vous dites peut-être mais qui pense à ça ? Et bien moi. C’est vrai ça, comment on arrive à créer un lien avec un territoire à plus de 20.000 km de distance de son lieu d’habitation ? Et puis avant de construire un lien avec l’Europe, comment construit-on un lien à la France ? Peut-être parce que ce sont des endroits où je ne suis jamais allée et qui me font un peu rêver, j’étais très intriguée d’interroger et de comprendre comment les habitants des (anciennement) DOM-TOM créaient un sentiment d’appartenance à un territoire à la fois proche légalement mais si lointain géographiquement.
“J’ai un sentiment d’appartenance à l’Europe je pense, mais il a été construit de manière intellectuelle ”
Maramatea, tahitienne
Il existe des européens qui vivent à des milliers de kilomètres de son territoire géographique. Si la France n’est pas la seule à avoir des territoires d’outre-mer, j’ai eu envie d’interroger comment les habitant.e.s de ces régions vivent leur appartenance à l’Europe.
Il est déjà difficile d’impliquer les Français à voter lors d’une élection européenne, alors quand est-il quand on vit au cœur du pacifique ?
Pour ce nouvel, j’ai échangé à distance (vous vous en doutez) avec 3 trentenaires des outre-mer, de la Polynésie Française à la Nouvelle Calédonie en passant par la Martinique.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages de :
Maramatea, tahitienne et polynésienne, vivant en Martinique, elle se définit aussi comme ultra-marine
Heiura, tahitienne et polynésienne, fondatrice de Speak Tahiti, elle souhaite transmettre et faire perdurer la langue et la culture de son île.
Jonathan, néo-calédonien, français et européen dans l’esprit
On estime qu'une langue autochtone disparaît toutes les deux semaines. Ce mois-ci, je vous recommande l’application Speak Tahiti créée par Heiura pour apprendre à parler la langue tahitienne.
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes.
Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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“Je m'identifie en tant que minorité et je pense qu'il est très important en tant que juif de s'identifier en tant que minorité et de comprendre que nos expériences sont aussi des expériences minoritaires.”
Isabel Frey, chanteuse de chant yiddish révolutionnaire
Cet épisode est la troisième partie de la série consacrée à la place des religions en Europe. Et je trouve qu’en ce mois de Noël, une des fêtes religieuses les plus importantes pour les catholiques avec Pâques, que de nombreuses familles européennes s'apprêtent à célébrer ensemble, il résonne particulièrement.
Isabel, une des invitées de cet épisode parle d’hégémonie chrétienne en Europe et il faut le reconnaître les fêtes chrétiennes ont encore et toujours une place prépondérante dans nos calendriers.
Quelle est la place des minorités religieuses en Europe ? Comment construit-on son identité dans une Europe chrétienne quand on fait partie d’une minorité religieuse ? Qu’on soit juif, musulman, bouddhiste, comment intégrer ces doubles identités ?
Pour ce nouvel, je suis partie à la rencontre de 3 jeunes européens qui font partie de ces minorités qu'elle soit juive ou musulmane.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages de :
Thomas, parisien, français, européen, de tradition juive qui nous raconte l’histoire de sa famille juive polonaise qui a fui les pogroms et son rapport à l’Europe aujourd’hui.
Isabel Frey, viennoise de confession juive, chanteuse de chant yiddish révolutionnaire en Autriche qui s’interroge sur le lien à Israël et la permanence de l’antisémitisme en Europe.
Soufeina Hamed, allemande et tunisienne, européenne de confession musulmane, illustratrice indépendante qui à travers ses dessins questionne sa place en tant que jeune femme voilée en Europe.
Les recommandations en lien avec cet épisode :
A jewish European Manifesto for the 21st century, article d’Isabel Frey publié dans le numéro #6 du magazine Are We Europe consacré à la religion en Europe. (Lien à retrouvez ici)
Existe-t-il un Islam européen ?, article publié par The Conversation en Mai 2019
Et les illustrations de Soufeina Hamed sur Instagram sous le nom de tuffix : www.instagram.com/by_tuffix/?hl=fr
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes.
Doublage : Lou Lefèvre, Adélaide Cazali, Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parler de religion en Europe quand on est française, c’est évidemment parler de laïcité, une valeur cardinale de notre république. C’est d’ailleurs le principe républicain le plus plébiscité par les français selon un sondage Ouest-France, loin devant le suffrage universel.
Lors de la préparation de cet épisode, j’ai relu le discours d’Aristide Briand à l’Assemblée Nationale le 22 Mars 1905 qui marquera le début du processus de séparation de l’Etat et de l’Eglise en France : Et la loi que nous avons faite (…) oui, nous avons le droit de le proclamer, c’est bien une loi de liberté qui fera honneur à la République (…). Et il ne m’a jamais semblé aussi d’actualité.
Cet épisode est donc la suite et la 2ème partie de l’épisode précédent “Faut-il être chrétien pour être européen ?” et interroge la place de la laïcité en Europe et son processus de sécularisation en balancier.
La laïcité peut-elle être revendiquée comme une part de notre identité ? Dans une Europe de plus en plus sécularisée, je trouvais important de revenir sur l’histoire et la définition de ce principe.
“On a toujours eu ce rapport très explosif vis-à-vis de la religion en France, pour des raisons historiques. La laïcité pour certains, c’est la pierre angulaire du pacte républicain. Pour d’autres c’est simplement une modalité d'organisation des relations entre états et religions.”
Rim-Sarah, juriste et doctorante sur la liberté religieuse
Mais ici c’est moins de religion dont nous parlerons mais bien de sécularisme et de laïcité. Est-ce une valeur commune de l’Europe ? Est-ce un principe partagé ? Quelle appropriation de ce principe dans les différents pays européens ?
Depuis le début du XXème siècle, l’Europe est entré dans un processus de sécularisation. Mais ce processus ne s’est pas fait de la même manière partout en Europe.
Pour ce nouvel, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec trois jeunes femmes, chacune aux parcours singuliers, plus ou moins engagées dans l’Union Européenne mais toutes avec une histoire et un besoin de comprendre la place de cette laïcité en Europe.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages et expertises de :
Rim-Sarah Alouane, juriste et doctorante à l'Université de Toulouse Capitole qui écrit une thèse sur la liberté religieuse en France et en Europe
Radia Bakkouch, Présidente de Coexister France, une association qui milite pour le mieux vivre ensemble dans la diversité des convictions religieuses.
Linna, sino-belge qui nous partage un bout de son histoire personnelle et la place de la religion catholique dans la construction de son identité.
Extraits : Discours d'Aristide Briand extrait de La séparation.
Les recommandations en lien avec l'épisode :
L’Europe est-elle chrétienne ?, d’Olivier Roy paru en Janvier 2019 qui explore à travers son histoire la place des religions en Europe jusqu’aux tentations populistes et identitaires d’aujourd’hui.
Comment parler de laïcité aux enfants, de Rokhaya Diallo et Jean Bauberot publié en 2015 aux Éditions le Baron perché, recommandé par Rim-Sarah, adapté aux enfants mais aussi aux adultes.
La séparation, un documentaire de 80 minutes qui retrace l’histoire de la loi de 1905 de la séparation entre l’Eglise et l’Etat, écrit par Bruno Fuligni, réalisé par François Hanss avec Pierre Arditi.
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes.
Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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Pour la première fois depuis que j’ai lancé ce podcast, je me suis retrouvée coincée. Ce n’est pas que je n’avais rien à vous dire, au contraire c’est que j’en avais trop. Enfin pas trop, mais en tout cas beaucoup plus que d’habitude.
Parler de religion en Europe, parler de laïcité, de sécularité s’est révélé un véritable défi. Par où commencer ? Dans le cadre de cet épisode, j’ai eu la chance de rencontrer et d’interviewer de nombreuses personnes, toutes avec une histoire et un témoignage singulier sur leur rapport à la religion, à la foi et à la sécularité. Alors j’ai eu envie de prendre mon temps ou plutôt de prendre le temps de laisser à chacun l’espace de partager son récit.
Pour démarrer, j’ai eu la chance de rencontrer deux femmes fortes et d’une grande humilité. Edna et Nada ne se connaissent pas mais elles ont en communs d’être nées toutes les deux dans ce qui s’appelait à l’époque la Yougoslavie dans des familles mixtes. Quand la guerre a éclaté en 1991, elles avaient respectivement 9 et 18 ans.
Alors pourquoi parler de la Yougoslavie pour parler de la place des religions en Europe ? Ce qui m’intéresse ce n’est pas d’aller dans la complexité de cette guerre mais plutôt d’essayer de comprendre comment une croyance religieuse peut devenir une identité. Islam, catholicisme et orthodoxie ont été largement mobilisés dans le conflit et placés comme étendard d’une identité nationale.
Comment votre appartenance à une religion, que vous soyez croyant ou non, que vous la revendiquez ou non, devient votre identité ? Celle qui vous définit pour les autres ? Celle qui vous place dans un camp ou dans un autre ? A travers ces témoignages de vie, je vous invite à explorer ensemble la place des religions dans notre identité européenne.
Cet épisode est la première partie d’une série sur la place des religions en Europe. Car si on a beaucoup parlé de la religion en 2004 lors du débat autour de la mention “des racines chrétiennes de l’Europe”, on oublie en France, pays de la laïcité, que le sujet est loin d'être évident en Europe.
l’Union Européenne a été imaginée par ses pères fondateurs d'abord comme un instrument de paix. Et sur ce point, c’est plutôt une réussite. Au point que notre génération a oublié que cette paix n’est pas un dû. Au point d'oublier qu'il y a 25 ans la guerre faisait rage en son coeur, en ex-Yougoslavie.
Pour ce 5ème épisode, j’ai rencontré et longuement échangé avec deux femmes qui ont dû fuir la guerre dans leur pays, des femmes qui ont pris conscience de la place que peut prendre une religion quand elle devient identité.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages singuliers de :
Edna, jeune femme allemande d'origine bosniaque, née d'un père musulman et d'une mère orthodoxe qui a accepté de partager l'histoire de sa famille mixte.
Nada Peratovic, activiste, féministe, athée et fondatrice du Center for Civil Courage en Croatie
Les recommandations et ressouces en lien avec l'épisode :
Humanism for children, le livre de Nada Peratovic destiné aux enfants pour leur faire découvrir les grands thèmes humanistes.
En finir avec la tolérance ? Différences religieuses et rêve andalou, d’Adrien Candiard, Éditions PUF (2014) qui interroge notre modèle de “tolérance” en Europe
Vie et Mort de la Yougoslavie, de Paul Garde, Edition Fayard (1992), ouvrage de référence sur la Yougoslavie de 1918 à 1991.
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes.
Doublage : Lou Lefèvre et Adelaide Cazali, Lecture : Guillaume Verchère, Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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Tout a démarré à Dublin où j’allais rendre visite à une amie. A travers les vitres du bus m’emmenant de l’aéroport de Dublin au centre-ville, je découvre effarée, un peu partout dans la ville, aux poteaux électriques, aux abribus, sur les murs, des affiches immenses avec d’un côté des images de foetus et le slogan “A licence to kill” et de l’autre des corps de femmes et le fameux “My body, My choice”. Nous sommes le 25 Mai 2018, le jour du référendum pour le droit à l’avortement en Irlande.
Moi, jeune femme française, féministe, défendant le droit à l’avortement, je réalise ce jour-là que non les femmes européennes n’ont pas toutes les mêmes droits. Je prends conscience que si les pays membres de l’Union Européenne doivent respecter un certain nombre de critères économiques, il n’en est pas de même pour le partage d’un certain nombre de droits et notamment celui du droit des femmes à avorter.
Un peu naïve, vous direz vous. Sûrement. Mais je ne crois pas être la seule à ne pas avoir pris la mesure du décalage de la place des femmes dans les différents pays d’Europe. Cet épisode a été l’occasion pour moi de rencontrer des femmes européennes activistes, féministes ou simplement observatrice et de faire une petite remise à niveau.
Alors un féminisme européen existe-t-il ? Comment construit-on son identité européenne en tant que femme ? Quel est le rôle de l’Union Européenne dans la défense des droits des femmes ?
Pour construire ce nouvel épisode, j’ai eu la chance de rencontrer des femmes assez exceptionnelles, qui m’ont partagé leurs expériences intimes et vécus, mais aussi leurs regards sur la place des femmes dans leur pays, sur la nécessité (ou non) d’un féminisme européen et sur les droits des femmes en Europe.
Dans cet épisode, vous allez entendre les témoignages de :
Prune Antoine, journaliste, auteure et co-fondatrice de Sisters of Europe. Spécialiste des pays de l’Europe de l’Est, elle raconte son expérience d’avortement en Allemagne et l’évolution des droits des femmes en Europe de l’Est.
Naomi O’Leary, journaliste irlandaise et co-fondatrice du podcast The Irish Passport qui a couvert la campagne du référendum pour l’avortement en Irlande
Julia de Ipola, née en Argentine, Allemande par ses grand-parents et francophile, rédactrice pour Le Grand Continent. Elle nous partage un regard croisé sur le féminisme à l’échelle européenne.
Gosia Wochowska, activiste et féministe polonaise, elle me raconte ce que cela représente dans une Pologne de plus en plus conservatrice, l’adhésion à l’Union Européenne.
je vous recommande la lecture et l’écoute de :
10 points sur la perspective féministe du confinement, article de Julia de Ipola dans le Grand Continent.
Les portraits des 17 femmes interviewées dans le cadre du projet Sisters of Europe dont Emma en France, Greta Thunberg en Suède ou Kristina Hänel en Allemagne
L’Europe, une chance pour les femmes ? Le genre de la construction européenne, essai rédigé sous la direction de Anne-Laure Briatte, Eliane Gubin et Françoise Thébaud, Février 2019, Editions de la Sorbonne
We Belong, un podcast de Yasmine Ouirhrane, série de conversation avec des jeunes femmes européennes qui représentent toute la diversité de l’Europe.
Et pour celles et ceux qui veulent s’engager dans un féminisme européen, il existe plusieurs mouvements féministes à l’échelle européenne dont Young Feminist Europe ou Wide Plus.
Crédits : Ce podcast a été écrit, réalisé et monté par Laetitia Chabannes.
Doublage : Lou Lefèvre et Maud Sergent. Musique : Arnaud Paszkiewicz, Identité graphique : Aristote Truffaut (Oiseaux rares).
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