La crise dans le détroit d’Ormuz fait à nouveau grimper les prix des énergies fossiles, rendant plus urgente encore la décarbonation pour l’Union européenne, autant pour protéger le climat que le pouvoir d’achat des Européens.
La Commission européenne a présenté le 29 avril un texte dans ce contexte pour activer le mécanisme de réserve de stabilité du marché (MSR). Ce nouveau marché carbone s’appelle précisément le système d’échange de quotas d’émissions européen 2 (SEQE 2). « On parle d’une taxe carbone, tout simplement », décrypte Marie Toussaint, vice-présidente des Verts au Parlement européen dans l’émission Europe du Mur des Podcasts de Ouest-France. Ce nouveau système d’échange de quotas d’émission sera applicable au transport routier, aux bâtiments à partir du 1er janvier 2028.
« Dans notre univers libéral, il a été décidé de mettre en place un système fondé sur le marché avec des certificats d’émission », regrette l’eurodéputée écologiste. L’idée derrière cette taxe carbone est à la base de faire payer au marché le coût que représente la pollution à l’origine du dérèglement climatique, sans que cela repose sur les citoyens. « En réalité, les quotas d’émissions sont des permis à polluer », affirme Marie Toussaint.