Ta dose Fammelette est un format concentré de toutes mes références du moment et de tout ce qui m’a touché. En bref, tout ce que j’ai envie de te partager.
L’objectif est toujours le même : créer du lien avec toi, partager des idées et inspirer des pratiques personnelles.
1. L’humeur du mois
Travailler dans une grande entreprise, c’est accepter d’être un pion sur l’échiquier.
On avance, on stagne, on s’adapte.
Il faut faire preuve d’une grande flexibilité.
Mais qui est le maître du jeu ?
Est-ce le conseil d’administration ou bien le comité de direction ?
On aimerait croire que ce sont les gens au-dessus qui décident.
Ou, peut-ĂŞtre, le gouvernement.
Mais non :
Vérité 1 :
đź’° Ceux qui gouvernent vraiment sont les actionnaires.
Sans actionnaires, pas de capital, pas de croissance, pas de financement pour les projets.
Le capital(isme) dirige, et l’entreprise avance dans le sens de ceux qui l’ont financée.
Celles qui sont cotées sont évaluées en continu par le marché : elles doivent donc maintenir la confiance des investisseurs, sinon le cours chute.
Alors, au rythme du marché, les plans changent. Les stratégies aussi.
Pour maîtriser les coûts, on réduit la masse salariale. Et même quand les chiffres sont à la hausse !
Personne n’est indispensable.
Les salarié·e·s passent après parce que leur rôle est vu comme un coût (salaires, charges) et non une ressource.
On peut faire un travail remarquable tout en sachant que quelque part au-dessus de nos têtes, des décisions se prennent dans des salles où l’on ne sera jamais invité·e.
Alors oui : souvent, on se demande où est notre place sur l’échiquier corporate.
Et parfois, on réalise que la seule chose qu’on peut vraiment contrôler, c’est notre capacité à rester humains dans un système qui, lui, ne l’est pas toujours.
Parce que si on ne décide pas de l’échiquier, ou de la case qu’on occupe,
On peut encore décider de comment on se tient debout dessus.
Et si le vrai risque était de croire que quelqu’un d’autre assurera notre sécurité ?
2. Le coin des curiosités
J’ai trouvé le film parfait pour cette rubrique !
Il s’agit de Substance et ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi bien !
Pour moi, un bon film, c’est celui qui te fait tout ressentir.
C’est celui qui te bouscule du début à la fin.
Celui où tu t’insurges, t’émerveilles, t’exclames, tout du long.
Chaque scène te décroche un wow. Et plus le film avance, plus les wow montent en intensité.
Le film te prend aux tripes.
Tu ne peux plus t’arrêter.
Ton cœur bat au rythme de l’intrigue.
Même quand la batterie de ton portable rend l’âme à 5 minutes de la fin, ton cœur continue à s’emballer.
Alors, tu forces le redémarrage de ton iPhone. Et évidemment, tu le fais planter.
Alors tu es en PLS. Tu donnerais tout pour voir la suite.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris une telle claque cinématographique !
Aussi bien d’un point de vue de l’histoire, du jeu d’actrices que des effets spéciaux.
J’aime l’univers Ryan Murphy.
American Horror Story, Monstre…
Tu vois un peu le délire ? Ce mélange de gore, de malaise, et de peur.
Eh bien, Substance coche ces trois cases.
J’aime quand une histoire met en lumière un personnage féminin fort.
Et j’aime encore plus quand elle porte une morale.
Quand elle montre le vrai visage de notre société.
Quitte à forcer le trait, à grossir les contours, à déranger pour mieux dénoncer la réalité.
Concrètement, on suit l’histoire d’Elisabeth Sparkle, une star de la télévision sur le déclin à l’aube de ses 50 ans.
Elle se voit brutalement écartée de son émission à cause de son âge.
Désespérée et décidée à ne pas perdre sa place, elle accepte un protocole pour le moins extrême : une drogue noire, la « Substance », qui génère une version plus jeune et plus parfaite d’elle-même, nommée Sue.
Les règles du jeu sont claires : les deux corps doivent se relayer chaque semaine.
Mais Sue prend goût à sa nouvelle vie, à sa liberté, et l’équilibre finit par basculer.
Elisabeth, elle, commence à se déliter physiquement et psychologiquement.
La situation dégénère en horreur : métamorphoses corporelles, perte de contrôle et miroir déformé de l’obsession de la jeunesse et de la beauté.
Vérité 2 :
Les femmes subissent une pression violente, façonnée par des critères de beauté qui les étouffent, et pas seulement celles qui sont sous les projecteurs.
Concernant ce dernier point, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la chanteuse Britney Spears et les conséquences dévastatrices de la célébrité sur sa vie personnelle et professionnelle.
3. Le rituel ou l’exercice (à faire soi-même)
J’ai mis du temps à trouver le petit rituel que je voulais te partager ce mois-ci. Mais c’est bon. Ça y est. Je l’ai.
Il y a un truc que je fais dans mon quotidien : je me mets des rappels pour tout.
Je les classe en plusieurs catégories : maison, social, finance, loisirs, travail…
Un petit système de survie que j’entretiens sur l’app Rappels d’Apple.
Et dans ma liste « santé », j’en ai un qui revient toutes les semaines :
Vérité 3 :
Il ne faut pas trop prendre à cœur le boulot.
Tu t’attendais à “manger 3 fruits et légumes par jour” ? Eh bien, non !
Et oui, dit comme ça, on pourrait croire que ma tête est à deux doigts d’exploser. Et peut-être que ça fait control freak, je te l’accorde.
Mais je te jure : ça fonctionne.
On sous-estime complètement le pouvoir de la répétition.
Ă€ force de se redire des choses, notre cerveau finit par les croire.
Tu savais que même un mensonge répété chaque jour peut devenir une vérité ?
Alors imagine ce que ça donne quand, pour une fois, on se répète quelque chose qui nous fait du bien.
Et puis soyons honnêtes : on a toutes et tous déjà trop donné à une entreprise qui ne nous a rien rendu.
On a offert nos soirées, nos week-ends, notre énergie, nos émotions… Pourquoi ? Pour un « merci » sans saveur ou parfois même pour rien du TOUT.
Quand on aime ce qu’on fait, le piège est encore plus subtil.
Parce qu’aimer son travail, c’est bien, mais c’est aussi dangereux.
On finit par tout prendre à cœur, comme si chaque mail était une question de vie ou de mort.
Comme si notre identité entière reposait sur ce travail.
Et c’est là que le surmenage s’installe : doucement, sournoisement, comme si c’était normal de s’oublier.
Alors, pour ne pas oublier et s’oublier, pourquoi ne pas se mettre un petit rappel ?
4. La phrase Ă garder / Ă partager.
La phrase du mois nous vient de Robert T. Kiyosaki, tirée de son célèbre livre Père riche, père pauvre. C’est une lecture dans laquelle je me suis récemment plongée, et qui m’a donné beaucoup à réfléchir sur l’argent, sa valeur, et la manière dont on choisit de se construire.
Vérité 4 :
Ce que vous connaissez constitue votre plus grande richesse. Ce que vous ne connaissez pas représente votre plus grand risque.
Et c’est exactement ça :
Demain, celles et ceux qui s’en sortiront ne seront pas les plus diplômé·e·s, ni les plus expérimenté·e·s.
Ce seront celles et ceux qui continuent d’apprendre, qui acceptent de se remettre en question et qui restent curieux·ses, agiles, ouvert·e·s.
Le monde change à une vitesse folle. Les règles du jeu évoluent, les métiers mutent, les technologies bouleversent tout.
Pendant que certain·e·s s’accrochent à d’anciens idéaux comme la sécurité, la loyauté ou les parcours linéaires ; d’autres avancent, testent, explorent.
Et ce sont ces dernier·ères qui prennent une longueur d’avance.
Parce que le plus grand handicap aujourd’hui, ce ne sont pas nos lacunes.
C’est de rester figé dans des certitudes qui n’ont plus lieu d’être.
Celle ou celui qui apprend reste libre.
Celle ou celui qui s’accroche au passé s’enferme elle/lui-même.
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