Les classes populaires et l’amour, oui.Deux mondes séparés.Deux façons de tenir debout.
Il y a l’amour des pauvres,celui qu’on apprend à la débrouille,entre deux loyers, deux boulots, deux fins de mois.
Et puis l’amour des riches,celui qu’on planifie,qu’on gère comme un patrimoine.Un capital émotionnel.Un investissement rentable.
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Quand j’étais jeune,une fille bourgeoise m’avait dit :« L’important, c’est de cranter. »
Cranter.Monter.Upgrader.Faire en sorte que le 1 + 1 fasse 3.Trouver quelqu’un qui te tire vers le haut,pas vers le bas.
À l’époque, j’avais trouvé ça violent.Aujourd’hui, je comprends.Pas que j’approuve.Mais je comprends.
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Sans argent, tu rames.Toute ta vie.Et quand tu rames,l’amour devient un luxe.
C’est triste à dire,mais l’amour,c’est aussi une lutte des classes.
Les riches parlent d’âme.Les pauvres parlent de survie.
Et entre les deux,il y a le rêve qu’on nous a vendu à la télé —le grand amour, les vacances, les enfants qui rient.
Ce rêve-là,il coûte cher.
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Moi, j’y crois encore.À l’amour.Mais je sais, maintenant,qu’il n’a pas le même prixpour tout le monde.
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