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Fréquence Terre episodes

  • Message urgent aux climatosceptiques
    Graphique extrait du quotidien Le Soir du 14/01/2020.

    Une fois n’est pas coutume, c’est dans un quotidien qu’il est question dans notre rubrique « Littératures sans Frontières », tant l’intérêt d’une étude universitaire est urgente à communiquer et, surtout, à diffuser aux climatosceptiques.

    Elle émane du Centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres que le journal Le Soir commente de manière circonstanciée.

    À savoir, en 2019, il a été relevé quelque 300 catastrophes climatiques touchant 98 millions de personnes, dont 8.466 sont décédées. Ces catastrophes causèrent pour 135 milliards d’euros de dommages et elles se divisèrent en 168 inondations, 77 tempêtes, 21 glissements de terrain, 16 températures extrêmes, 12 incendies majeurs, 12 sécheresses…

    Ces chiffres, qui sont le reflet d’une réalité incontournable, vont-ils quelque peu toucher les climatosceptiques ?

    Un maigre espoir naît en ce sens : 135 milliards d’euros, cela commence à compter dans la balance du capitalisme et, surtout, sur les retombées aux actionnaires des multinationales…

     

    Julie Tielemans depuis la capitale de l’Europe pour Fréquence Terre.



     

    Source: https://www.lesoir.be/272684/article/2020-01-14/catastrophes-climatiques-98-millions-de-personnes-touchees-dans-le-monde
    2 min
  • Une méditation lumineuse sur la vie
    L’auteur japonais Haruki Murakami est mondialement connu et fut considéré comme un potentiel lauréat du Prix Nobel de littérature. Mais, du roman à l’autobiographie, il a franchi le pas, si j’ose dire, avec Autoportrait de l’auteur en coureur de fond (10-18) où il explique d’emblée que pour assumer sa profession d’écrivain, il revendit son club de jazz de Tokyo, arrêta de fumer, se mit à la course à pied quotidiennement, devint marathonien et triathlète : « Écrire franchement, sur le fait de courir, c’est, je crois, également écrire sur soi-même en tant qu’homme. Voilà ce que j’ai pris conscience en cours de route. »

    Haruki Murakami, écrivain et coureur de fond : « Devenir vieux (il est né en 1949) repré-sente pour moi – et pour n’im-porte qui, du reste -  une expérience nouvelle, et les émo-tions qui m’habitent sont nou-velles également. Je dois sans cesse maintenir mon corps en mouvement et quelque fois le pousser jusqu’à ses limites, afin de guérir la solitude que je ressens au fond de moi, ou au moins de la relativiser. » (Photo Blogres, Pierre Beguin/Tribune de Genève).

    D’aucuns avancent que ce livre est « une méditation lumineuse sur la vie », même s’il joue les faux humbles et modestes en se disant « miteux, pitoyable, moche, fébrile, inutile dans tout ce que j’ai pu faire dans la vie… », compte et recompte celles et ceux qu’ils dépassent ou qui le doublent en course, l’œil vissé sur son chrono, il nous distille avec lyrisme et enthousiasme son expérience remarquable : « Grâce à l’expérience, on apprend à compenser ses insuffisances ».

    J’ai retenu quelques passages de ce livre très important dans son immense carrière, y déclare-t-il :

    * « La fierté, ou ce qui y ressemble, qu’éprouve le coureur de fond à être allé jusqu’au bout de sa course reste pour lui le critère fondamental.»
    * « Une grande partie de mes techniques de romancier provient de ce que j’ai appris en courant chaque matin.»
    * « Malgré la différence de niveau des uns et des autres, il y a des choses que seuls les coureurs partagent et comprennent.»
    * « Si l’on doit vivre longtemps, plutôt que de traverser toutes ses années dans le brouillard, mieux vaut les passer avec des objectifs bien clairs en tête, en étant tout à fait vivant. Dans cette perspective, je crois que courir constitue une aide véritable.»
    * «  Je reste conscient de n’être qu’un minuscule fragment de cette gigantesque mosaïque qu’est la nature. Je ne suis rien d’autre qu’un des éléments parmi tous les phénomènes naturels interchangeables, comme l’eau de la rivière qui coule sous le pont en direction de la mer, là, où, tôt le matin, je pratique un jogging paisible. Des jeunes filles me dépassent (…) et je poursuis mon chemin à mon rythme tranquille, le long des berges… Une génération prend la place de la précédente. C’est ainsi que le monde marche. Je ne dois donc pas me sentir affecté de ce que ces jeunes filles me dépassent.»
    * « Je possède une certitude : tant qu’après une course j’aurai en moi le sentiment d’avoir couru du mieux possible, je continuerai à participer à des marathons, sans me laisser abattre. Malgré mon âge, malgré les forces déclinantes.»

    Musique : Michaël Mathy
    4 min
  • Le plasticle recyclable : intox ?
    Le plastique recyclable l'est -il vraiment ? Pourquoi cette filière nous est tant vantée? ... Quelques réflexions pour une cure détox d'informations sous influence,   de plastique addictif,  à disséminer sans modération !
    6 min
  • « Miroir de nos peines » de Pierre Lemaître (Albin Michel)
    Avril  1940, c’est une période sans équivalent dans l’histoire où toute la France est saisie par la panique.  Louise, 30 ans, s’enfuit, complètement nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour découvrir ce qui l’a jetée là, elle devra s’interroger, lutter, résister, changer de mission de vie, quémander de l’aide et enfin exister.

    Dans ce roman Miroir de nos peines de Pierre Lemaître, il est évidemment question d’un peuple en guerre mais il est surtout question d’hommes et de femmes cherchant un chemin de vie. Car  il y a énormément de vie dans ce roman, des moments calmes du quotidien, des échanges de sentiments, des drames terribles et des scènes improbables comme un festin de roi dans une maison vide alors que le chaos règne aux alentours. Avec beaucoup de verve et de générosité, l’auteur tisse des liens extraordinaires entre les différents personnages principaux. Je vous livre ici une jolie petite pépite parmi beaucoup d’autres : « Les confidences sont comme un collier de perles, quand le fil cède, tout défile. »

    En 2013, Pierre Lemaître obtint le Prix Goncourt pour Au revoir là-haut, immense succès critique et public, premier volet d’une trilogie consacrée à la période 1920-1940. En 2018, il en publie le second volet Couleurs de l’incendie, qui s’avère être un nouveau triomphe. Miroir de nos peines vient clôturer cette somme romanesque.
    3 min
  • Amours et conflits des générations
    Touchante et instructive saga familiale avec le roman La Promesse au Bois-Joli de Lyliam Mosca aux Presses de la Cité. Tous les ingrédients sont réunis pour apporter cette envie d’aller de chapitre en chapitre grâce à un style fluide et l’art d’un certain suspense.

    Certes, d’aucuns pourraient trouver la trame de cette histoire un peu convenue (accident de voiture) et se lasser des dizaines de fois où un amoureux transi susurre « ma princesse » à sa dulcinée, les personnages principaux, Lara et Julien, sont tellement attachants et « profonds » que, bien vite, on leur souhaite de vivre le bonheur qui leur fut rapidement refusé par le destin, étant orphelins de père et de mère très jeunes.

    Lara, enseignante et mélomane, et Julien, écolier, vivent à la boulangerie de village tenue par leur acariâtre grand-mère. Aux fourneaux, oncle Richard, follement amoureux d’une Camerounaise. Ce qui, au village, fait jaser, comme la relation de Lara et d’Audran, un verrier plus âgé qu’elle.

    Sur trame de conflit de générations, de mort de l’artisanat et du petit commerce, de l’amour de la musique et du vitrail, du souvenir tragique de la Seconde Guerre mondiale, d’un racisme rampant alimenté par les rumeurs, ce livre ne devrait pas laisser indifférents la jeunesse et leurs aïeux.

    À défaut de politiciens pour tenter de résoudre de multiples problèmes sociétaux, la littérature y arrive, elle, en démontrant que l’Amour est le plus puissant des remèdes.

    Musique : Michaël Mathy

    2 min
  • Nos pollutions, miroir de notre consommation effrénée…
    Stop aux soldes, stop aux surconsommations qui remplissent nos poubelles ! Comment en sommes-nous arrivés à ce niveau de pollution délétère? Par quel mécanisme nous fait-on consommer plus, voire à notre insu ?  Révélations sur les évolutions marchandes des 70  dernières années  et sur celles en cours...

    www.longitude181.org
    7 min
  • Cabu, l’homme qui dessinait librement
    Cinquième année que Cabu nous manque (et tous les autres de Charlie Hebdo abattus le 7 janvier 2015). Fécond dessinateur de presse, amoureux inconditionnel du jazz, militant pacifiste, son ami Jean-Luc Porquet, auteur de Cabu, une vie de dessinateur paru chez Gallimard, écrit qu’il « était toujours du côté ensoleillé de la rue », néanmoins qu’un an avant sa tragique disparition, il avait confié « être optimiste mais qu’il pensait tous les jours à la mort ».

    Dès les années soixante-dix, j’ai apprécié Cabu (1938-2015) qui, avec Cavanna, Reiser, Wolinski et d’autres, firent l’essence même de Charlie Hebdo et lui donnèrent une dimension jamais égalée, selon moi.

    Avec le recul, je me rends compte de hasards ( ?) de l’existence qui me firent mettre mes pas dans ceux de Cabu puisque, objecteur de conscience et coopérant technique de 1969 à 1971 à Bejaïa, cité de Kabylie, ce fut précisément là que Cabu fit partie d’un régiment semi-disciplinaire en 1958, et écrivit à sa sœur : « Je suis entouré d’abrutis, aussi bien gradés que deuxième classe. »

    Invité à décorer une école maternelle de Constantine, il y glissa un éloge à la désobéissance en pleine Guerre d'Algérie, une façon de s’élever contre le rôle « criminel et non pacificateur » de l’armée française, alors qu’il clama aussi qu’il comprenait le désir d’indépendance « parfaitement légitime » des Algériens, allant jusqu’à en faire part à un gradé en lui spécifiant que les autochtones étaient chez eux.

    Son antimilitarisme se forgea également à la vue d’un hélicoptère français balançant dans le vide des résistants algériens « pour s’en débarrasser » et, parce qu’il était dans la colonne de troufions en montagne obligés de la gravir et d’apporter des jerrycans d’eau au sommet sous le cagnard car, un hélico ne pouvait s’y poser… sauf pour un général apportant au colonel qui dirigeait les soldats une bouteille de champagne frais !

    En 1976, dans la canicule, Cabu et moi faisions partie des centaines de participants à la « Marche internationale non violente pour la démilitarisation » entre Metz et Verdun durant une semaine et nous scandions « Plus jamais ça » en passant près des milliers de tombes et autre ossuaire sous les cris de nervis nous traitant de « poules mouillées », « gonzesses », « dégonflés ». Ce qui fit dire à Cavanna : « Ce qu’ils nous reprochent, c’est de ne pas aimer tuer ; la guerre est leur grande fête de la virilité ».

    Près de trois décennies plus tard, Cabu tombaient sous les balles et Jean-Luc Porquet releva qu’il avait été assassiné « pas par un braqueur ou un fou, mais très exactement pour ce qu’il était, un homme qui dessinait librement ».

    Dessins : Cabu (armée et champagne), couverture de Cabu, une vie de dessinateur et Xavier Lambours (Marche Metz-Verdun).

    Musique : Robot de Michaël Mathy, http://www.michaelmathy.be/#music.

    Très intéressante émission sur Radio Libertaire :

    https://www.youtube.com/watch?v=ufWKSKB7M70

    4 min
  • « Le réveil des sorcières » de Stéphanie Janicot  (Albin Michel)
    Connaissez-vous le principe majeur de la magie ? Savez-vous faire la différence entre un guérisseur, un médium ou un naturopathe ? Avez-vous déjà eu des visions ? Toutes ces questions et bien d’autres sont abordées avec intelligence et finesse dans Le réveil des sorcières,  le nouveau roman de Stéphanie Janicot paru chez Albin Michel.

    Le réveil des sorcières est un roman personnel, captivant et qui frôle parfois  l’envoûtement. L’auteure y interroge, à travers le personnage d’une adolescente  dotée d’une grande sensibilité et d’un  caractère bien trempé, les liens complexes et parfois obscurs de la transmission. Des concepts aussi fondamentaux que l’universalité ou encore  les limites entre la vie et la mort y sont également explorées.

    C’est un roman en forme d’enquête qui cherche à éclaircir des secrets de famille. Et cette enquête aboutira à un certain apaisement. Je cite ici une phrase de l’héroïne « nul besoin d’espace pour être soi, il suffit d’être en soi ».

    L’auteure Stéphanie Janicot est née à Rennes en 1967 et le roman a bien sûr comme décor la forêt de Brocéliande. Elle est autrice d’une dizaine de romans chez Albin Michel dont La Mémoire du monde qui a obtenu le Prix Renaudot poche.

     

     
    2 min
  • Actions concrètes et encourageantes
    L’ASPA, Association pour la protection des animaux sauvages, a fini par réunir 2,3 millions d’euros avec l’aide précieuse de 20 000 donateurs et a, de la sorte, sauvé quelque 500 hectares dans le Vercors, là, où les chasseurs s’y donnaient à fusil joie en y abattant même le cerf sika importé et emprisonné dans des clôtures comme tant de renards, sangliers, loups…

    Désormais, ces 500 hectares ne seront plus le terrain d’abattage privilégié des prétendus défenseurs de l’environnement, tout comme les dix hectares qui, grâce aux 22 500 euros récoltés par l’Association Forêt vivante en Haute-Savoie, devraient également échapper aux chasseurs.

    Actions à suivre, donc.

     

    Source : Charlie Hebdo.

    Musique : Michaël Mathy.

    Photo : Fréquence Terre.

    2 min
  • Bilan 2019: moitié vide ou moitié plein ?
    2019 marque un tournant: plus de 50% des français se disent préoccupés par les questions environnementales. On peut s'en féliciter. Pourtant tous les appels pour la protection de notre environnement sont peu suivis de faits. 2020, l'espoir?
    5 min

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