Fréquence Terre

Fréquence Terre

By Fréquence TerreSociety & CultureNon-Profit
Download on the App Store

Fréquence Terre episodes

  • Terre de Sons #4 – Alessandra Leão
    Dans les régions du nord-est brésilien résonne le tambour Ilu d'Alessandra Leão. Le parcours de cette chanteuse, intimement imprégné par la question du sacré, l'amène à sortir en 2019 Macumbas e Catimbós. Cet album, elle le présente comme une offrande aux Orixás Le nouvel épisode de Terre de Sons vous propose de partir à sa découverte.

    Pour aller plus loin : site internet d'Alessandra Leão
    A la recherche de sons nouveaux, perdus, enfouis, poussiéreux ou trop vite oubliés. Terre de Sons vous propose une sélection de morceaux, d’ici ou d’ailleurs, connus ou moins connus, d’hier, d’avant-hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Terre De Sons est une chronique musicale proposée par le blog Les Sens Du Son.
    Terre de Sons #4 - Alessandra Leão
    9 min
  • Citoyen, ta mer est en danger…là maintenant!
    L'heure est grave : la politique européenne des pêches  à venir est en plein débat à cet automne 2019.

    Alors que l'Océan est dans un état critique de dégradation dû à la surpêche: 69% des stocks de l'Union européenne sont surexploités,  3 amendements proposés  s'opposent à la préservation des ressources marines, ...on s'arroge le droit de redéfinir le périmètre de  la petite et grande pêche  pour y engloutir des subventions, ...on rénove, traduisez : on rend plus puissants les bateaux pour mieux surexploiter,... et on maintient l'opacité des fonds distribués...


    En faut- il plus pour dire que la situation et le futur des mers européennes  sont dans une mauvaise posture pour la pérennité de nos ressources?

    Citoyen, ta mer est en danger !
    6 min
  • Reportage : Terriens vs forces destructrices (Journal « Fakir »)
    Fakir, le bimestriel fondé par François Ruffin il y a une vingtaine d’années, se définit comme « journal lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution, largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il se prétend aussi « fâché avec tout le monde, ou presque ! »

    Bref, un journal militant dans la lignée de notre partenaire POUR et de Fréquence Terre, bien entendu.

    Le numéro 90 de Fakir, où l’humour ne perd pas ses droits, propose un solide dossier sur l’écologie et pose d’emblée une question primordiale, gênante aux eux entournures de certains : « On nous prétend que la bataille pour le climat est affaire de tous ensemble. Au contraire, la crise écologique n’aiguise-t-elle pas la lutte, la renforce entre riches et pauvres, damnés de la Terre et actionnaires ? »

    François Ruffin lui-même explique : « Nous sommes engagés, vous, moi, mes enfants, dans un combat, des ‘‘Terriens’’ contre des ‘‘forces destructrices’’, de l’intérêt général contre les multinationales. Nous avons des adversaires, et ils sont organisés avec des bataillons d’avocats, de lobbies, d’éditorialistes, d’élus, jusqu’au sommet des États, qui tout à la fois mènent la guerre et qui, chez nous, la dissimulaient, qui la déguisaient hier sous des études climato-sceptiques, qui la masquent aujourd’hui sous les termes de ‘‘ la croissance verte’’, ‘‘ le développement durable’’, ‘‘nous ne pouvons agir seuls’’, ‘‘ne pas nuire à la compétitivité’’… »

    Alors ? L’écologie invite-t-elle au consensus ? Est-elle arrivée au point d’accepter ce verbiage qui ne servirait qu’à enliser ceux qui osent se battre pour l’humanité ?

    Je suis, donc, dans le Nord. J’ai sous les yeux le flux et le reflux de sa mer, celle qui, selon des statistiques fiables (corroborées par des prévisions), devrait avancer dans les terres d’une centaine de kilomètres et balayer tout sur son passage.

    Ça, ce n’est pas du verbiage. C’est l’urgence et l’absolue nécessité de lutter. Sans consensus.

    Illustrations extraites de Fakir N°90.

    4 min
  • « Et le ciel se refuse à pleurer… » de Gérard Glatt (Les Presses de la Cité)
    Étrange et poignante histoire développée par Gérard Glatt aux Presses de la Cité avec Quand le ciel se refuse à pleurer… quand, le 17 août 2016, Joseph Tronchet, paysan savoyard, découvrit Germaine, son épouse, « une mauvaiseté avec un bon cœur », écrasée par un immense sapin, là-haut où pâturaient leurs vaches avec le Mont Blanc pour décor.

    Tronchet avait vécu « trente-quatre années de rouspétance » et quand le médecin constata le décès, il lui déclara : « Elle m’aura fait chier toute une vie durant, mais quand je l’ai vue sous le sapin, qui penchait dangereusement et qu’il aurait fallu couper, j’ai eu qu’une hâte : la sortir de là ! Et qu’une idée : la refuser morte ! »

    Néanmoins, au moment de la toilette de la défunte par Tronchet et Edmé, jeune voisin et ami de leur fils Antoine, celui-ci remarqua une profonde entaille dans le dos de Germaine.

    Quant à Antoine, il fut étonné de l’empressement de son père à vouloir incinérer son épouse et, autre constatation, un étrange médaillon contenant un secret et que portait au cou cette dernière, avait disparu.

    Quel secret ? Pourquoi cette entaille profonde ? Coup de couteau ? Par qui ? Et pourquoi le sapin a-t-il été tronçonné aussi rapidement ? Par qui ?

    Au fil de ce roman de quelque 350 pages écrites à un rythme soutenu, sauf la fin pour expliquer la situation dans le détail, Tronchet semble être l’auteur de l’assassinat de Germaine. Mais, est-ce bien lui ? Et quelle est cette révélation d’une certaine Marguerite, une sage-femme ?



     

    Musique : Michaël Mathy
    3 min
  • Reportage à Bray-Dunes : Avec l’argent citoyen…
    En reportage pour Fréquence Terre à la Dune du Perroquet à Bray-Dunes, notre chroniqueur Pierre Guelff a constaté  que l'argent des citoyens était bien utilisé. Le podcast ci-dessous est explicite en la matière ! C'est donc une heureuse constatation à l'heure du gaspillage des deniers publics, voire des détournements à d'autres fins.

     

    Néanmoins, ce tableau est entaché par cette autorisation donnée aux chasseurs de pratiquer leur "amour de la Nature" trois fois par semaine, dont un jour du week-end. Et, cela pétarade, foi de chroniqueur !

    Photos M.-P.P. et P.Gf.
    3 min
  • Terre de Sons #3 – Ann O’aro
    Découvrir Ann O'aro c'est se plonger corps et âme dans un maloya minimaliste, intimiste. C'est découvrir l'histoire douloureuse d'une jeune femme de grand talent. C'est écouter son premier album d'une rare intensité, splendide.

    A la recherche de sons nouveaux, perdus, enfouis, poussiéreux ou trop vite oubliés. Terre de Sons vous propose une sélection de morceaux, d’ici ou d’ailleurs, connus ou moins connus, d’hier, d’avant-hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Terre De Sons est une chronique musicale proposée par le blog Les Sens Du Son.

    Pour aller plus loin : Bandcamp de Ann O'aro / Site internet du label Cobalt
    10 min
  • “Torrentius” de Colin Thibert aux Éditions Héloïse d’Ormesson.
    Au XVIIe siècle, Johannes van der Beeck, peintre néerlandais, réalise sous le nom de "Torrentius" les natures mortes les plus extraordinaires de son temps. En effet, je cite : « En se penchant sur le tableau, il semble que l’air circule et celui qui admire le tableau croit même sentir un souffle frais sur son visage ».

    Ce peintre passionné, fait dialoguer la lumière avec des formes simples, et je cite encore un extrait de "Torrentius" de Colin Thibert aux Éditions Héloïse d’Ormesson : « ce n’est pas vous qui contemplez la toile, c’est elle qui vous regarde ».

    Peindre pour Torrentius, c’était « découvrir les liens invisibles qui unissent les êtres et les choses, pour mettre en évidence l’ordre mystérieux qui les gouverne ». Cet artiste a eu une pensée libre par rapport aux diktats religieux, il se donna sans réserve à toutes ses passions, il n’obéit qu’à sa fantaisie, il n’écouta que lui-même.

    Le lecteur est d’emblée captivé par  ce fabuleux personnage qui jouit de la vie tel un roi Bacchus. Sachez que pour ce Torrentius, la peinture et le vin, s’appréciaient de la même façon. Voici un homme haut en couleurs, un hédoniste libertaire, héros d’un superbe conte.

    Eh oui, l’auteur Colin Thibert, nous précise en fin d’ouvrage que, c’est en conteur qu’il s’est lancé dans ce récit car il faut savoir qu’il ne reste qu’un seul tableau de Torrentius, conservé au Rijksmuseum d’Amsterdam.

    À la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez non seulement, d’où vient ce nom "Torrentius",  vous comprendrez pourquoi il n'a peint que des natures mortes, vous apprendrez que Charles Ier, roi d’Angleterre, souhaita acquérir une de ses œuvres et vous serez aussi fasciné par la manière dont ce peintre affronta les lourdes épreuves  qui lui furent  infligées.

    Colin Thibert recompose le tableau de l’existence d’un génie oublié de la peinture flamande et je vous invite à découvrir et à savourer Torrentius qui est au fond, le roman du destin manqué d’un avant-gardiste.

    Colin Thibert,écrivain et scénariste pour la télévision, lève le voile sur un génie méconnu de la peinture néerlandaise. Et in fine, il explore à travers ce truculent sujet le thème du rôle de l’artiste, trait d’union entre le profane et le sacré.
    3 min
  • Défenseur de l’Océan: Stéphane TOURREAU, apnéiste engagé pour l’Océan
    Stéphane TOURREAU , apnéiste Vice Champion du Monde, nous parle de cette discipline  qui , selon ses propos, «  rend possible l’exploration et  la découverte de choses que l’on pensait impénétrables par ses propres moyens ».  Le monde de l’eau,  l’énergie , l’harmonie. A découvrir avec vos oreilles !

    http://www.longitude181.org                        http://stephane-tourreau.com
    7 min
  • « Assassins ! » de Jean-Paul Delfino (Éditions Héloïse d’Ormesson)
    « Allongé dans son immense lit Renaissance juché sur une estrade en bois, les mains jointes sur la poitrine, il n’avait peur de personne. Les générations futures jugeraient. Lui, il avait apporté son écot à l’humanité. Les chiffres, d’ailleurs, parlaient d’eux-mêmes. Avec son infinie douleur de vivre, avec quelques maigres joies grappillées çà et là, il avait bâti une œuvre. Vingt tomes. Mille deux cents personnages. »

    Lui, c’est Émile Zola. Il était parti de rien pour se hisser au sommet avec ses millions de livres vendus. Cela fit des jaloux et envieux, dont Edmond de Goncourt qui déversait des propos fielleux à son égard, le traitant de « vilain Italianasse », comme on dit une connasse, une pétasse. Sans compter les insultes du style « Zola est un imbécile colossal, un incomestible pourceau, un malfaiteur littéraire, un souilleur d’âmes, un roublard, un scribouillard dont les livres sentent la boue et la bestialité… »

    Toute sa vie, Zola avait travaillé, comme l’explique Jean-Paul Delfino dans son exceptionnel roman Assassins ! paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson : « C’était finalement la seule chose qui payait lorsque l’on naissait pauvre, sans particule, à moitié nu. Écrire pour être digne de la maxime qu’il avait fait graver sur son fauteuil : ‘‘Si Dieu veut, je veux.’’ »

    Mais, le principal, outre ses ventes faramineuses, n’était-il pas aimé par le peuple, les humbles, les opprimés, lui qui les avait toujours défendus ?

    Alors, l’extrême droite et ses acolytes allaient abattre Zola et tous ceux qui défendaient la fraternité universelle en clamant que « l’armée, l’éducation et l’Église seraient purgées des Juifs, des métèques, des francs-maçons et des protestants » que « tous seraient remplacés par des Français, de vrais Français, des Français de souche… »

    Assurément, un tout grand roman qui, s’il relève de la fiction, n’en possède pas moins un indéniable aspect historique, parfois insoupçonné, fascinant et surprenant.

     



    Musique : Michaël Mathy.
    3 min
  • Déjà des changements climatiques au Haut Moyen Âge
    Les centaines de milliers de Français qui habitent et qui visitent la Capitale de l’Europe, auront certainement un souvenir inoubliable de leur visite à la fantastique exposition « Crossroads » au Musée Art & Histoire du Cinquantenaire, l’un des plus vastes d’Europe avec ses milliers d’œuvres d’art et objets archéologiques.
    Jusqu’au mois de mars 2020 s’y tient, donc, une exposition consacrée au Haut Moyen Âge, c’est-à-dire de l’an 300 à l’an 1000 et, je cite, ce fut un temps « où les objets  circulaient, de même que les savoir-faire, les coutumes et les conceptions religieuses. Tous témoignent d’une étonnante diversité au cours de cette période unique en mutations. »

    J’y ai relevé parmi des objets exposés de manière remarquable l’évangéliaire de Xanten du IXe siècle, le trône épiscopal (cathèdre) de Maximien de Ravenne (XVIe siècle), une splendide statue de la Vierge et l’Enfant, œuvre du Pays Mosan, datant des environs de l’an 1000, le culte des reliques se développant à partir du IVe siècle généralement à proximité des tombes de martyrs, puis, voici la reconstruction gigantesque et pourtant en réduction du bateau-tombe de Gokstad norvégienne, un touchant fragment d’un relief de sarcophage de Samara du IIIe siècle dénommé le « Philosophe » qui illustre la section « Écriture et Savoir » où il est indiqué que « le haut niveau de développement de la culture écrite constituait un fondement important de cette période allant du rouleau au codex. »

    Et puis, voici une citation plus que surprenante « Pas de paix sans guerre » et sa triple explication : des voisins belliqueux, l’appât du gain et, déjà !, des changements climatiques…



    Musique : Michaël Mathy.
    3 min

About Fréquence Terre

From the publisher's feed

La Radio Nature • Info environnement, musiques du monde, ambiance Nature