Fréquence Terre

Fréquence Terre

By Fréquence TerreSociety & CultureNon-Profit
Download on the App Store

Fréquence Terre episodes

  • “Brelan de cadavres” de Claude Michelet ( Les Presses de la Cité)
    L’intrigue du roman de Brelan de cadavres de Claude Michelet qui vient de paraître aux Presses de la Cité se déroule dans les années 60.

    Il est d’emblée question de retrouvailles entre deux  vieux amis, l’un médecin de campagne et l’autre ayant un métier changeant suivant les circonstances. Bien que ces deux amis ont surtout le désir de s’enfoncer dans un moelleux fauteuil pour siroter un bon verre, ils devront faire preuve de pas mal de sang- froid, de rapidité d’action et de confiance mutuelle indéflectible avant de pouvoir jouir de ce repos  bien mérité.

    Claude Michelet raconte avec tant d’humanité, de chaleur familiale, de saveur populaire et de véracité que le lecteur ne lit pas, en réalité le lecteur regarde un film, je dirais même plus le lecteur est dans le film, il sent les odeurs, il perçoit les matières, il côtoie les acteurs comme s’ils étaient de leurs famille. Le plaisir est tel que lorsque le lecteur tourne la dernière page du livre, il se dit qu’il resterait bien dans son fauteuil à regarder la séance suivante.

    Voici une réjouissante surprise, un roman inédit de Claude Michelet écrit lorsqu’il avait 23-25 ans. Il se fait que ce roman n’a jamais été envoyé à des éditeurs. Grande chance pour les lecteurs, c’est  l’épouse de Claude Michelet qui l’a redécouvert il y a peu de temps. Les fans de l'auteur des inoubliables Gens de Saint-Libéral, Grives aux loups, Terre des Vialhe, Grande muraille, Rocheflame, entre autres, ne s'en plaindront pas !
    3 min
  • Rendre l’eau à la terre pour restaurer le climat : trois alternatives en Afrique du Sud, en Colombie et en Inde
    Sécheresses, inondations, désertifications... l’eau et le climat sont intrinsèquement liés. Le dérèglement climatique met en péril ce délicat équilibre du cycle de l’eau et le droit à chacun d’avoir accès à la ressource.

    Partout dans le monde des actions tendent à préserver cet équilibre au bénéfice de l'environnement et des populations.

    * Avec Justine Richer, chargée du programme “Eau, bien commun” à la Fondation France Libertés

    Une école sur l’eau en Afrique du Sud
    Avec la Fondation Abbé Pierre et le R20 Fond vert pour les femmes, vous avez choisi d’apporter votre soutien à trois projets de terrain, portés par trois ONG qui agissent en Afrique du Sud, en Colombie et en Inde. Trois porteurs d’alternatives autour du droit à l’eau et des valeurs de la Fondation, sensibiliser, plaider agir.

    Commençons par l’Afrique du Sud, au Cap… où une ONG fait de la sensibilisation au changement climatique.
    « On a décidé de soutenir l’ONG EMG, Environmental Monitoring Group. C’est une ONG qui a décidé de créer une école sur l’eau et le changement climatique pour ses militants. L’objectif de cette école est le renforcement des capacités pour faire face à la pénurie d’eau au Cap qui sévit un peu plus chaque année. Ces militants souhaitent parvenir à un accès équitable et durable à l’eau pour toutes les communautés marginalisées du Cap qui sont les principales touchées. Ce beau projet doit aboutir à des études de cas, qui se traduiront par des livrets et des cours, types vidéo. Le  but est d’avoir un maximum de communication entre ces militants et de sensibiliser toutes les parties prenantes du Cap. Par la suite, ces militants vont pouvoir s’approprier ces études et les partager plus largement ».
    Restaurer les plans d’eau à New Dehli
    En Inde, c’est à New Delhi que vous soutenez les communautés dans leur action contre le changement climatique.
    « Nous soutenons HAIYYA, une organisation féministe à la base, dirigée par des jeunes principalement. Ces jeunes œuvrent à la transformation du processus de changement au niveau local. Il faut comprendre le contexte. A New Dehli, la ville dépend de la rivière Yamuna pour l’approvisionnement en eau. Or, les plans d’eau alimentés par cette rivière sont quasiment détruits à cause des décharges de déchets et des eaux usées déversées dans la rivière. De plus, la nappe phréatique s’épuise de plus en plus. Le tout créé des terrain propices au paludisme et à la dengue. Donc il s’agit du droit à l’eau qui est en jeu, mais aussi du droit à la santé de ces communautés qui sont souvent de milieux socioéconomiques très défavorisés. Ce sont donc les plus touchées par la perturbation de ces plans d’eau. Ici, le projet de cette ONG est de mobiliser de jeunes porte-parole pour tenter de restaure ces plans d’eau par le biais de plaidoyer. L’objectif va être d’organiser un groupe de 1 000 jeunes leaders qui seront eux-mêmes dirigés par 25 jeunes entrepreneurs du changement. Cela permettra de créer une campagne de plaidoyer pour sensibiliser davantage le public et pour créer un plan de plaidoyer. Puis il y aura une réunion à la mairie avec le gouvernement concerné et les inciter à agir pour restaurer ces plans d’eau ».
    En Colombie, protéger les sources d’eau
    Enfin direction la Colombie. Il s’agit là de préserver les sources d’eau locales.
    « Le projet est mené par l’ONG Corpenca (Corporación Ecológica y Cultural Penca de Sábila).
    7 min
  • « Où qu’on va après ? » de Chantal Dupuis-Dunier
    Depuis la nuit des temps, les êtres humains se demandent ce qu’ils vont devenir après leur mort. Retour en poussière ? Paradis ? Enfer ? Néant ? Compost ? Jusqu’à présent, exceptions d’expériences de mort imminente (et encore…), personne n’a pu répondre à cette question fondamentale.

    Alors, laissons aller l’imagination de la poétesse Chantal Dupuy-Dunier, aidée dans son œuvre avec des illustrations d’Elena Ojog, qui, toutes deux, nous mènent dans un sympathique recueil titré Où qu’on va après ? publié aux Éditions L’Idée Bleue et, à présent, par Cadex. J’en ai extrait un passage et une illustration qui, comme l’exprime l’écrivaine se veut une « tentative de réponse poétique et humoristique » :

     

    « Ils meurent tous les hommes

    Ils se retrouvent un jour

    tous ensemble.

     Ça me fait tout drôle quand j’y pense :

    rejoindre au creux d’une poignée de terre

    des gens qui auraient jamais voulu

    me serrer la main de mon vivant, nager entre deux eaux

    avec des hommes politiques

    qui m’auraient dit :

    ‘‘ Nous n’avons pas gardé les poissons

    avec vous ! ’’

     Et les écrivains – c’est terrible un écrivain

    ça s’imagine qu’on n’oubliera jamais

    ni son nom ni ses livres.

    Plein d’illusions, l’écrivain !

    alors qu’au plus tard dans mille ans,

    il n’y aura personne pour s’en souvenir ! »

     

    Musique : Michaël Mathy.
    2 min
  • Plastic Odyssey, Pionniers d’un océan sans plastique..
    Le plastique a trop de valeur pour finir dans l’océan,
    Plastic Odyssey va naviguer autour du monde pour le prouver.….et c'est ce que nous explique Bob Vrignaud , responsabel R&D du projet rencontré sur le salon GALATHEA.
    "Une fois en mer, il est trop tard.
    Il faut traiter le problème à la source en ramassant les déchets pour les valoriser avant qu’ils atteignent l’océan.

    Comment ? c'est à découvrir dans cette chronique .
    7 min
  • « Même les arbres s’en souviennent » de Christian Signol (Albin Michel)
    Lucas, 30 ans, revend avec un plantureux bénéfice sa star-up et prend le temps de s’occuper de son arrière-grand-père, Émilien, 94 ans, et l’entraîne là-haut, dans un hameau vidé de ses habitants et animaux domestiques du Limousin,  où se trouve encore la maison familiale.

    - Il faut que tu écrives ce qui s’est passé ! dit Lucas à Émilien.

    - À quoi bon ? répond l’aïeul.

    - Parce que pour pousser haut, les hommes, comme les arbres ont besoin de racines profondes et vigoureuses. C’est important pour moi, pour nous, pour tous ceux qui sont de nulle part et sont perdus dans des villes tentaculaires où ils n’existent que dans la virtualité. On a perdu le contact avec le monde vivant ; les arbres, les forêts, les rivières, les pierres, les bêtes, les hommes.

    Alors, sous la plume de l’ancêtre défilent neuf décennies qui content une histoire indispensable à la Mémoire et un exemple touchant de transmission entre des générations aux antipodes.

    Même les arbres s’en souviennent, de Christian Signol paru chez Albin Michel, rend Émilien quelque peu philosophe : « Je me félicite du fait que mes enfants et petits-enfants soient davantage maîtres de leur destin que nous ne l’étions, nous, dans ces années où manger à sa faim, ne pas avoir froid l’hiver, apprendre à lire et à écrire satisfaisaient les rêves les plus grands. »

    Après quelques mois, Lucas revient aux nouvelles et Émilien lui avoue qu’il puise dans certains souvenirs du passé, des raisons d’espérer en l’avenir et il entraîne le lecteur pour une promenade dans le passé propice aux confidences, à la Mémoire des êtres, des lieux, de la Nature et des événements.

    Ce roman m’est apparu remarquable, l’un des plus beaux et touchants de Christian Signol, selon moi.

    3 min
  • “Combats d’un humaniste algérien” de Larbi Adouane (Éd Champs-Élysées-Deauville)
     

    Larbi Adouane, ancien enseignant et chef d’établissement scolaire algérien, raconte son combat humaniste.  Cet essai  un peu atypique car écrit à quatre mains, est  remarquable de simplicité, de sincérité et de tenacité. Acteur de terrain, Larbi Adouane nous  expose son expérience et nous confie sa vision de nombreuses situations sociétales, politiques et économiques.

    Des questions fondamentales émergent de Combats d’un humaniste algérien qui vient de paraître aux Éditions Champs-Élysées-Deauville : pourquoi assiste-t-on dans de nombreux pays à une montée du radicalisme et à un rejet de l’ « autre » ? Et la même question se pose aussi face au silence à l’égard des régimes qui, en théorie, prônaient l’humanisme, tel le communisme, mais se révélèrent être des dictatures impitoyables.

    De nombreux thèmes sont abordés dans cet ouvrage, comme la répression, la souffrance du peuple, le quotidien  scolaire sous les bombes, le contexte historique tendu entre l'Algérie et son colonisateur, celui des mouvements citoyens récents ou actuels….

    Larbi Adouane, 72 ans, se retrouve encore chaque vendredi dans les rues pour clamer pacifiquement le voeu d'une grande partie de la population algérienne pour la Liberté. Liberté que n'aurait pas dénié Albert Camus (1913-1960).

    À ce propos, Larbi Adouane, tout comme son interviewer Pierre Guelff, est rétif à la violence. "Combats" est donc à prendre dans le sens noble du terme. Il fait implicitement référence à Albert Camus qui fut rédacteur en chef du journal Combats. Lui qui, au-delà de l'information, fit entendre la voix d'un auteur épris de justice, de liberté, de vérité et du respect de la dignité humaine.

    Tous des concepts que les manifestants actuels en Algérie prônent avec un pacifisme remarquable, d'où, aussi, l'intérêt majeur de ce livre.

     
    3 min
  • Terre de Sons #2 – The Bongo Hop
    Pour ce deuxième épisode de la chronique Terre de Sons nous partons de l'autre côté de l'Atlantique, dans la chaleur humide colombienne pour découvrir The Bongo Hop,  projet afro-caribéen du trompettiste Etienne Sevet.

    A la recherche de sons nouveaux, perdus, enfouis, poussiéreux ou trop vite oubliés. Terre De Sons vous propose une sélection de morceaux, d’ici ou d’ailleurs, connus ou moins connus, d’hier, d’avant-hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Terre De Sons est une chronique musicale proposée par le blog Les Sens Du Son.
    7 min
  • Camus, Mandela, Hugo, Dalaï Lama, Malraux, Jolien…
    Une sélection de citations de la chronique Littérature sans frontières de Pierre Guelff : André Malraux, Mohamed Benchicou, Nelson Mandela, Pierre Rabhi, Jean-Michel Quillardet, Cécile Borello, Jean-Claude Ameisen, Jonathan Black, Alexandre Jolien, le Dalaï Lama, Alain Pozarnik, Victor Hugo, Albert Camus...

    Lecture : Marie-Paule Peuteman

    Musique : Michaël Mathy
    4 min
  • Êtes-vous un sale con certifié ? (3/5)
    « Êtes-vous un sale con certifié ? », non il ne s’agit pas d’une insulte à nos auditeurs et lecteurs, mais d’une question posée dans l’essai Psychologie de la Connerie paru aux Éditions Sciences Humaines et signé par un collectif de psychologues, neuropsychologues, philosophes, sociologues, auteurs…, dont Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, qui évoque la connerie comme délire et débute fort son propos en clamant : « Il n’y a rien de plus fréquent ni de plus sérieux que la connerie » !

    Pour Patrick Moreau, professeur de littérature, « celui qui dit des conneries n’a pas réellement l’impression de tromper ses interlocuteurs. Il dit plutôt n’importe quoi. Certes, sans le moindre souci pour la vérité mais, aussi, avec un sentiment de supériorité de celui qui a tout compris. »

    Le psychiatre Jean Cottraux, lui, se base sur une enquête effectuée auprès de cent de ses collègues et médecins d’un hôpital parisien et vingt autres personnalités de la psychiatrie, et il explique que « le con serait quelqu’un qui manque d’intelligence émotionnelle », avec un besoin d’être admiré, avec des éléments possibles d’exploitation, tromperie tyrannique, hostilité, agressivité, exhibitionnisme, séduction, anxiété…, un état se partageant en plusieurs catégories : cela va de jouer au con pour en tirer des avantages sociaux au con glorieux à l’ego en inflation perpétuelle, en passant par le con toxique ou le sale con qui se délecte de la souffrance des autres. La passion de ce dernier est l’humiliation.

    Alors, si vous voulez savoir si vous en êtes, un test datant de 2007 peut vous l’indiquer : « Êtes-vous un sale con certifié ? » par Robert Sutton (Vuibert) et la version date de 2012.

    Bon test à tous et, surtout, n’oublions pas que dans ce livre la Connerie s’écrit avec un C majuscule !



    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     
    3 min

About Fréquence Terre

From the publisher's feed

La Radio Nature • Info environnement, musiques du monde, ambiance Nature