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Fréquence Terre episodes

  • Le TROPHEE 2018 des centres écoresponsables pour FISKARDO DIVERS en Grèce !
    En Janvier 2019, le trophée 2018 des centres de plongée écoresponsables a été remis à FISKARDO DIVERS par LONGITUDE181. Retrouvez Cédric, son responsable, qui nous explique l’historique, les particularités de son club, ainsi que les actions de protection auxquelles participe ce club, notamment dans la protection des derniers phoques moine de Méditerranée.Un exemple qui devrait être contagieux. La protection de l’Océan, c’est maintenant !

    https://www.youtube.com/watch?v=NAj93hoJOv0

    * http://www.longitude181.org
    7 min
  • « L’or du lin » de Joël Raguénès (Calmann Levy)
    Entre des essais politico-sociaux et des ouvrages dits de « vécu » qui font l’actualité, il n’est pas vain de prendre le temps de lire un roman, même s’il a été édité une ou deux années auparavant, voire davantage. Ainsi, on se recharge l’esprit avec une littérature qui a le grand avantage d’être intemporelle.

    Ainsi, en est-il avec L’or du lin la remarquable saga écrite par Joël Raguénès dans l’imposante collection « France de toujours et d’aujourd’hui » des éditions Calmann Levy où l’on retrouve des auteurs bien connus de nos auditeurs, tel le regretté Jean Anglade, mais aussi Françoise Bourdon, Annie Degroote, Jean-Paul Malaval…

    Pour apprécier L’or du lin, il faut aimer les récits qui content une transmission. Dans ce cas-ci, c’est celle du négoce de toiles de lin et voiles de chanvre au XVIIe siècle, qu’Yves, 57 ans, quelque peu usé par des décennies de voyages et de contacts avec fournisseurs et acheteurs, a transmis à son fils Melaine par l’exemple : « C’est la méthode la plus simple, la plus sûre et la plus rapide pour inculquer à un débutant les principes de base d’un métier, même si chaque être humain a sa propre façon de l’exercer. »

    Cependant, quand son futur successeur lui demanda d’où lui provenait cette bosse du commerce, Yves fut bien obligé de lui parler de son oncle Baptiste, corsaire à Saint-Malo.

    Alors, ici, commence réellement ce qui, durant plus de quatre cents pages, va tenir en haleine le lecteur et, dans le fond faire oublier l’actualité socio-politique et les « vécus » !
    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

    3 min
  • Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks
    Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits.

    France Libertés a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi eux, Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur la question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie.

    * Avec Subama Mapou

    Vous préparez actuellement une thèse à Marseille…. autour de l’usage des plantes traditionnelles en cosmétique. Vous vous êtes intéressée très tôt aux vertus des plantes médicinales. De quelle manière ?
    « Cela vient de ma famille. On a grandi quotidiennement avec les pratiques médicinales à base de plantes que les grands-mères et les grands-pères préparaient au quotidien. Mon arrière-grand-père était tradipraticien. On a plusieurs usages qui nous ont été transmis. C’est comme une mission. Chaque enfant a plus ou moins des rôles dans la famille. Notre organisation sociale est comme cela. Ma mission était d’utiliser les plantes. C’est quelque chose qui est venue très jeune. J’ai poursuivi mes études en métropole sur les plantes médicinales parce qu’il fallait comprendre ce que les chercheurs venaient voir chez nous. »
    Ces savoirs traditionnels, vous avez souhaité très tôt qu’ils soient reconnus, protégés et valorisés. C’est l’objet de votre projet de recherche. Quel est son objectif ?
    « J’ai commencé une thèse à l’université de Nouvelle-Calédonie en 2017 sur la cosmétopée en Nouvelle-Calédonie. Cela correspond à toutes les plantes décrites pour leur usage en cosmétique. Dans le cadre de ma thèse, j’ai  voulu qu’il y ait une reconnaissance de ces pratiques. J’ai fait une comparaison entre les extraits réalisés selon les méthodes traditionnelles et les extraits aux solvants. On a eu des grandes surprises. Les pratiques traditionnelles peuvent parfois montrer une activité plus importante que les extraits conventionnels. »
    Subama Mapou à la tribune de l'ONU© France Libertés

    Vous avez le projet de créer Gardénia cosmétique.. une société un peu particulière qui entend valoriser les savoirs kanaks. Dans quel but et avec quelle philosophie ?
    « La philosophie de ce projet est de valoriser ces connaissances traditionnelles, mais en intégrant totalement les populations du pays, au niveau des tribus. Gardénia cosmétique a pour objectif de produire des extraits végétaux à partir d’un procédé d’extraction écologique innovant. C’est le cœur de mon projet : créer un prototype d’extraction écologique à 100%. Les extraits vont être obtenus à partir des plantes des matières qu’on va collecter au niveau des tribus. L’idée est qu’il y ait de jeunes qui puissent s’orienter vers ces filières d’avenir, développement durable et commerce équitable. L’idée est de récupérer la matière au niveau des tribus, créer des pépinières de proximité pour permettre un développement économique de manière raisonnée et écoresponsable au niveau des tribus. »
    Dans votre recherche, comme dans Gardénia cosmétique, votre démarche est d’associer au maximum les différentes communautés et de ne rien faire sans leur accord. Vous avez élaboré un document de consentement préalable à la collecte des savoirs locaux.
    « C’est le cœur du projet de recherche. Je n’ai pas réalisé d’enquête ethnobotanique tant que je n’avais pas ce document de consentement préalable libre et éclairé avec les détenteurs de savoirs. C’est le cœur du processus. Il faut que tous les acteurs soient d’accord pour qu’on puisse valoriser telle ou telle plante.
    0 min
  • Bourde d’Écolo et ras-le-bol citoyen
    En une semaine, la capitale de l’Europe a vécu, sous les yeux de nombreux touristes et de milliers d’eurocrates, trois événements dont l’environnement et la vie sociétale furent les thèmes majeurs.

    Le dimanche, immense nouvelle manifestation citoyenne rassemblant  pacifiquement quelque 20 000 personnes pour, une fois encore, clamer aux monde politique, lobbyistes et décideurs de multinationales, qu’il y a urgence à sauver la planète (voir chronique du 13 mai 2019) . Devant les immenses bureaux de la Communauté européenne, on entendit même résonner des chants révolutionnaires en italien et espagnol, ceux que vous entendez en fond sonore. Jusqu’à présent, ces multiples manifestations sont pacifiques, mais, visiblement le peuple commence à saturer face à l’indifférence, voire au mépris, affichée à son encontre.

    Corbillard du "Gang des Vieux en Colère".

    Le jeudi, ce fut une action de désobéissance civile organisée par le « Gang des Vieux en Colère » qui, toujours près de la Communauté européenne, organisa, à la grande surprise des forces de l’ordre, un cortège d’une cinquantaine de gens sous la forme d’obsèques de la sécurité sociale et, en corollaire, de la Démocratie. Ici, aussi, l’attention a été attirée sur l’avenir plus que sombre qui se profile, également pour les futures générations ! Il fut aussi question de mobilisation pacifique puisque des fleurs furent remises aux policiers venus à la hâte en nombre. Certaines policières les acceptèrent et tout se termina bien (photo). Les eurocrates n’avaient pu louper cette action programmée, pile, à la sortie de leurs bureaux !

    Tract clientéliste du parti écologique !

    Puis, patatrac !, sur un marché, alors qu’ils battaient le rappel de futurs électeurs puisque la Belgique aura trois élections ce dimanche 26 mai (européennes, fédérales et régionales), des candidats écologistes du parti « Écolo » distribuèrent des tracts à but visiblement clientéliste auprès de la communauté musulmane pratiquante. Tract annonçant qu’« Écolo » était pour l’autorisation de l’abattage sans étourdissement dans le cadre de rites religieux à Bruxelles.

    Balayé, donc, le respect animal au nom du racolage électoral. Assurément, les citoyens commencent à perdre patience ou, alors, ils vont davantage se détourner du politique et du sociétal, cela à la plus grande joie des politiciens et multinationales qui pourront poursuivre leur capitalisme effréné avec délectation.



    Photos : Fréquence Terre-RFI.
    4 min
  • Au cœur de la manif : encore pacifiste, mais…


    Quelque 20 000 citoyens ont à nouveau défilé pour le climat dans la capitale de l’Europe. Mais, cette fois-ci, les organisateurs ajoutèrent un thème : La justice sociale.



    Au-delà des slogans récurrents concernant l’état lamentable de la planète, cette banderole : « Combien de milliers d’emplois êtes-vous prêts à sacrifier au nom de l’ultralibéralisme tels les TTIP et CETA ? », j’ai remarqué, au bord d’un trottoir, une dame âgée qui brandissait un panneau : « Halte à la destruction des acquis sociaux organisée par les États avec l’UE, la BCE, le FMI » et j’ai aussi entendu des chants révolutionnaires retentirent face aux grandioses locaux de la Communauté européenne. La manifestation, encore pacifiste, se poursuit et elle s’intensifie dans les revendications…



     
    3 min
  • Le trophée 2018 du voyagiste-plongée écoresponsable pour AWATHEA !
    Au salon de la plongée en Janvier 2019, le trophée du voyagiste-plongée écoresponsable 2018 a été remis par L’association LONGITUDE 181 à AWATHEA. L’occasion de rencontrer Claire LE SAUX, sa dirigeante et d’évoquer avec elle les conditions dans lesquelles elle a obtenu ce trophée. Une exemplarité à suivre. Une référence à choisir.

    Le TROPHEE 2017 des centres écoresponsables à EQUATION DIVE !

    LONGITUDE 181 : UNE ASSOCIATION POUR NE PAS PERDRE LE CAP !

    Longitude 181
    7 min
  • « Un violon en forêt » de Didier Cornaille (Les Presses de la Cité)
    Le dilemme quand vous lisez plusieurs fois un même auteur et que vous avez l’apprécié, est de savoir s’il en sera de même avec l’ouvrage que vous débutez, malgré ce qu’en dit la quatrième de couverture.

    Ainsi, j’avais adoré Les Trois Chats de Chamasson écrit il y a une paire d’années par Didier Cornaille et allais-je y ajouter Un violon en forêt ?

    Certes, comparaison n’est pas raison, mais force de constater que, si ce nouveau récit de terroir relève d’une tout autre histoire, il m’a autant enthousiasmé.

    Magie de la plume ? Choix d’un récit qui accroche ? Les deux à la fois ? Allez savoir et, dans le fond, peu importe.

    En revanche, la guéguerre que se livraient les villageois de Chausseney et Montfort se partageant les côtés d’une immense forêt et les roches de Montcouvert, ce n’était pas n’importe quoi depuis des générations !

    À ce combat de coqs, s’ajoutaient des détails qui donnent la raison que telle famille ne daigne même pas saluer telle autre famille, que l’on change de trottoir, ou, plutôt de chemin afin de ne pas rencontrer tel villageois…

    Ajoutons que routes, rails, nouveaux commerces, débuts du tourisme dans l’un de ces villages du Morvan attirent automatiquement la jalousie et l’envie de l’autre, et cela devient une quasi querelle permanente.

    Jusqu’au jour où, un jeune de l’entité défavorisée tombe amoureux d’une belle de l’autre côté de la frontière et l’épouse, c’est cependant encore considéré comme une traîtrise, mais, son petit-fils qui adore revenir en week-end se promener avec son cheval dans la région, tombe, à son tour, amoureux, mais d’une jolie violoniste de la ville, Guillermina,  squattant une ferme abandonnée Elle trouve l’acoustique de la région exceptionnelle, eh alors, cela va tout changer ! En 300 pages vous allez vivre la métamorphose d’une région sous le splendide label de « convivialité », en somme.

     

    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

    3 min
  • Comment tout savoir des cachalots?
    A l'île MAurice , les cachalots  sont des animaux étudiés par François SARANO depuis plusieurs années.  Les résultats scientifiques sont importants, avec des avancées incroyables. Comment etudie-t-on leur comportement et quelle suite sra donnée : c'est ceque nous explique François SARANO dans cet interview faite dès son retour de sa dernière campagne début  Avril 2019 .

    A écouter avec délectation et sans modération.
    7 min
  • Conscience verte et capitalisme dévastateur (4)
    Les peuples racines, ceux qu’il arrive de mépriser en les appelant « les sauvages », avaient un principe de vie fondamental qui, outre le respect de l’environnement, était l’esprit collectif. Dans l’ouvrage Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen[1] qui a rencontré des « Passeurs de Mémoire », il est souligné que l’homme contemporain se doit de puiser la philosophie de sauvetage de notre planète malmenée dans le principe de vie de ces peuples : arrêtons nos individualisme et narcissisme exacerbés pour revivre en collectivité, cela permettra de se débarrasser des dogmes, de différences et autres sectarismes et fera place à la vie, à l’univers, à la perception de l’autre et de soi, à une intelligence collective.

    En somme, il s’agit d’un retour aux pratiques de reliance et au langage de la nature, sans pour autant rejeter systématiquement des progrès technologiques et scientifiques.

    Carl Gustav Jung (1875-1961) avait parfaitement assimilé certains enseignements de peuples racines quand, en 1925, il se rendit en Arizona et au Nouveau-Mexique et s’intéressa à la pensée des Indiens Pueblos, Navajos, Hopis…, puis au Kenya à la rencontre de peuples indigènes : « Ce fut à partir de ces rencontres qu’il élabora l’idée d’un inconscient collectif à toute l’humanité. »

     

    Mais, l’ouvrage de Frederika Van Ingen est aussi particulièrement instructif en signifiant que pour les Amérindiens contemporains, l’importance vitale de la sauvegarde de la culture originale qui, au fil des décennies, disparaît de plus en plus, se fait de manière dramatique au point que des statistiques dressées en 2009 et 2014 montrent que le taux de suicide est très élevé chez les jeunes Apaches de moins de 25 ans : treize fois plus que dans l’ensemble de la population américaine du même âge.

    Deux raisons sont avancées à cet inquiétant constat : ces jeunes ont perdu la fierté d’être apaches et le fait de ne plus pouvoir vivre leurs traditions.

    En d’autres endroits, la situation fut partiellement sauvée, ainsi, au cœur de l’Amazonie, les Surui étaient environ 5 000 et en trois ans, de 1969 à 1972, ils sont passés à 242 depuis que débarquèrent les colons coupant leurs arbres et apportant leurs maladies, jusque là inconnues de ce peuple racine.

    Après un dur combat pour sauver ce qui pouvait encore l’être, un plan sur cinquante ans de gestion de ce patrimoine a été mis péniblement en place en 2000 pour une adaptabilité au monde industriel et un respect de la Terre-Mère.

    La fameuse conscience verte de ces peuples qui, en l’associant à la vision occidentale capitaliste devrait pouvoir sauver un minimum de ce patrimoine humain exceptionnel. Le défi est grand mais il est vital. Pour eux et pour nous.

    [1] J’ai Lu, France, 2018.
    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
    4 min
  • « Le yoga au lit »D’Agnès Australe (Albin Michel )
    Si je vous dis yoga, il y a de fortes chances pour que d’emblée vous pensez à postures compliquées, apprentissage laborieux, matériel spécifique, etc. Mais, savez-vous que le yoga qui signifie « union » ou « lien » en sanskrit, privilégie la qualité, plutôt que la quantité,  privilégie aussi l’observation de soi et le relâchement plutôt que la rapidité et la performance. Et figurez-vous, qu’il est possible de pratiquer des postures simples, voir même ultra-simples dans un lieu idéal qui est votre lit.

    C’est ce que nous explique Agnès Australe, auteure de l’ouvrage « Le yoga au lit » paru chez Albin Michel. Il ne vous faut aucun tapis de sol ni aucune tenue coûteuse. Bien sûr, votre matelas sera plutôt ferme et l’un ou l’autre oreiller vous seront fort utiles.  Chaque exercice est parfaitement bien illustré par Hélène Lafaix.  Il vous suffit  juste de prendre un peu de temps au réveil ou au coucher et de pratiquer les différentes  postures soit  couchées sur le dos, sur le ventre ou encore assises mais aussi  de pratiquer des exercices de respiration, de relaxation et de méditation.

    Pour votre information, sachez que le  yoga nous encourage à être plus attentifs à nous-mêmes et nous permet de vivre l’instant présent. C’est une pratique qui aide à procurer un délassement profond du corps et un apaisement du mental.

    Alors, ne reportez pas à demain et commencez dès maintenant afin de revenir à l’essentiel, c’est-à-dire à ce qu’il se passe içi et maintenant. Bonne pratique !

    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     
    3 min

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