Fréquence Terre

Fréquence Terre

By Fréquence TerreSociety & CultureNon-Profit
Download on the App Store

Fréquence Terre episodes

  • Louis Renault : réhabilitation d’un oublié de l’Histoire
    Une fois n’est pas coutume, c’est à une bande dessinée, disons documentaire historique, qu’est consacrée cette chronique : Louis Renault – Inventeur de génie et artisan de la Victoire (Éditions du Triomphe), un album aux remarquables dessins de Willy Harold Williamson bien connu des bédéphiles puisqu’il publia chez Dargaud, Lombard, Dervy, Tredaniel…, entre autres, et l’historien Patrick Deschamp pour le texte, assez fourni.

    À Fréquence Terre, Willy Harold Williamson confia qu’il passa des centaines d’heures à illustrer les 48 pages de cet ouvrage dévolu à l’épopée d’un gamin quasiment autodidacte au patronyme mondialement connu : « À 8 ans, né en 1877, Louis installait déjà l’électricité chez ses parents. S’il ne fit pas de hautes études, il se révéla au fil du temps un bricoleur génial. Particularité : il apprenait tout sur le tas et, même aux faîtes de sa gloire, il se rendait parfois dans l’un de ses ateliers pour façonner une pièce à coups de marteau avec une enclume comme support. »

    Outre l’histoire de ce génial inventeur qui déposa quelque 800 brevets durant sa vie, l’intérêt de l’ouvrage réside dans le témoignage de sa petite-fille, Christine Renault, qui, dans la préface, corrobore les dires du dessinateur et apporte quelques précisions : « Louis, orphelin très tôt, était solitaire, secret, allergique aux conventions, mais il était passionné de métallurgie et de locomotion. Il détestait les diplômes, les banques et les mondanités, mais il était pragmatique et ce qui lui importait avant tout c’était de créer en toute liberté. »

    À 44 ans, Louis Renault était à la tête d’un empire industriel et, aujourd’hui encore, précise sa petite-fille, à chaque fois que l’on conduit une automobile, on se sert de « la prise directe », son invention qui lui garde un caractère universel.

    Cette confidence ultime : « Louis Renault est un oublié de l’Histoire ».

    Alors, cette bande dessinée, dont elle eut l’idée, vient partiellement combler cet oubli en attendant le deuxième tome.
    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
    3 min
  • POUR et Fréquence Terre : « Les gens qui ne sont rien »




    Notre partenaire de média libre et indépendant POUR (Écrire la liberté !) tire un premier bilan de sa renaissance en 2015, l’extrême droite avait bouté le feu à ses installations, rotatives y comprises, dans les années 80, POUR, donc, a fameusement développé son auditoire avec, outre le magazine, via les réseaux sociaux avec des vidéos et dossiers ciblés, mais, également des conférences et rencontres citoyennes.

    La page POUR affiche 100 000 abonnés sur Facebook, et, comme le signale son fondateur, Jean-Claude Garot : « On essaie d’éviter la langue de bois. Nos arguments sont tellement étayés que nous ne craignons pas le moindre procès ! POUR c’est créer un autre média que les médias prépondérants et nous proposons aux citoyens certains témoignages qu’ils ne trouveront pas chez ces derniers. »

    En voici un pour l’exemple, celui  de Riccardo Petrella, figure emblématique de  l’alter-mondialisme : « Si nous ne changeons pas nos dirigeants, la Société, nous-mêmes, on aura la guerre ! Car, la guerre, ça rapporte à certains… »

    Françoise Tulkens, magistrate, ajoute : « Il ne faut pas oublier que c’est le politique qui forme l’opinion publique car c’est lui qui choisit ce qui lui convient ! »

    Et puis, cerise sur le gâteau, POUR a reçu en exclusivité la chanson « Les gens qui ne sont rien » de Romain Maron et que Fréquence Terre transmet à son tour à nos auditeurs (merci à POUR et à Romain Maron !) :



    « On est dans la merde, on n’a plus rien à perdre… (…) Le sang impur, la Marseillaise, je préfère les timbales de la lutte finale, bien sûr… (…) Les sciences et les arts c’est pas des dollars… »

     

    Vidéo :

    https://youtu.be/Yx8DXGJi8r4

     

    Romain Marion, auteur, compositeur et interprète : "Pour ceux qui apprécient la chanson française" (Site de Skyrock, concerts au Caveau des Artistes à Paris).
    5 min
  • Municipales 2020 : un pacte pour la transition
    Et si nous construisions des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques ?

    Face au dérèglement climatique, à la croissance des inégalités, à la crise de la démocratie, de nombreux citoyens en appellent à un changement de société. Et ce changement peut s’opérer dès les municipales de 2020.

    C’est le pari que fait le Collectif pour une Transition Citoyenne. 27 mouvements, dont France Libertés, ont lancé le Pacte pour la Transition à destination des futurs candidats, pour peser sur les orientations de leurs programmes.

    * Avec Justine Richer, chargée du programme « Eau, bien commun » à la Fondation France Libertés.

    Quel est le but de ce pacte ?
    « Il s'agit d'un outil qui vise à favoriser la participation citoyenne pour construire des communes de demain, plus solidaire écologique et démocratique, pour faire face à tous les enjeux qu'ils soient environnementaux ou sociaux ».
    L’idée de ce pacte, lancé en octobre 2018, est bien d’interpeller les futurs candidats aux municipales. C’est à cet échelon que la transition peut se faire plus facilement ?
    « Oui, absolument. La façon d'agir du pacte va être d'encourager un dialogue entre les citoyens et les candidats dans le cadre des campagnes pour les municipales de 2020. Ce pacte vise une liste de 30 mesures concrètes et applicables à l'échelle d'une commune pour favoriser la transition écologique, solidaire, et démocratique dans ces communes. Il y a une plateforme numérique qui a été mise en place pour que les participants puissent voter pour ces fameuses mesures à mettre en œuvre. Et puis évidemment il y a un soutien par les réseaux de transition ».
    Une large consultation des citoyens s’est achevée fin février. Economie, démocratie, biens communs, agriculture, logement ou alimentation, les mesures proposées sont nombreuses.
    « Il y a plus de 140 mesures qui ont été proposées. C'est un vrai succès pour cette consultation citoyenne qui a rassemblé 22 000 votes. Les mesures étaient assez variées, comme par exemple développer les énergies renouvelables locales, ou expérimenter un revenu de base, ou encore développer l'utilisation du vélo en ville qui était une proposition d'Enercoop. Les priorités vont être établies et seront portées par un groupe de citoyens auprès des candidats pour les élections municipales ».
    France Libertés a apporté sa contribution à la rédaction de ces propositions. Vous avez mis en avant trois mesures. Première d’entre elles : l’installation d’infrastructures d’eau et d’assainissement publiques et gratuites.
    « L'accès à l'eau potable aujourd'hui est loin d'être une réalité pour tous en France. Il y a beaucoup de personnes qui sont déconnectés d'un accès à l'eau. Donc le droit à l'eau n'est pas du tout effectif pour près de 650 000 personnes. Donc ce qu'on demande, c'est un accès gratuit à des points d'eau potable, à des toilettes pour les personnes les plus vulnérables qui ne sont pas raccordées au réseau ».
    Deuxième proposition de France Libertés : pousser les collectivités locales à instaurer une tarification sociale de l’eau pour faciliter le paiement des factures d’eau pour les ménages en difficultés.
    « Cette fois encore il s'agit vraiment de l'effectivité du droit à l'eau. Ce n'est pas le tout d'avoir un accès à l'eau, encore faut-il pouvoir la payer. On constate que pour près d'un million de ménages en France, la facture de l'eau représente plus de 3% des revenus du ménage. Ce n'est pas soutenable pour des personnes en difficulté. Et donc la création d'un tarif social permettrait de venir en aide à ces personnes e...
    6 min
  • TRANSMED : la résolution écologique et solidaire en marche !
    Du 25 Avril au 5 mai 2019, à l’initiative des centres de plongée  du pourtour méditerranéen, centres ambassadeurs de de la charte internationale du plongeur responsable de l’association LONGITUDE 181,  aura lieu  le 4ème Festival MEDITERRANEEN de PLONGEE RESPONSABLE : TRANSMED

    Selon les lieux , diverses activités seront proposées sur ces 2 semaine s : nettoyages de plage , des fonds marins   , identification d ‘espèces de Méditerranée, causerie éducative  pour les  écoles sur ‘océan, sa beauté ses menaces, sa protection ,   mais aussi des baptêmes de plongée gratuits, des ateliers avec les enfants, , des conférences  de sensibilisation pour petits et grands, des apéritifs festifs avec des jeux …

    Il s'agit, sur une période de quinze jours, de créer localement une journée de solidarité entre les centres de plongée des rives sud et nord de la Méditerranée. L'idée est de réunir  symboliquement pour quelques heures  les hommes  des  différentes rives de la Méditerranée dans un même élan et dans  un but commun :  transmettre à travers une  action locale une solidarité  globale pour la préservation  des mers et des océans.

    A  l’heure où l’on criminalise les sauvetages  en mer, où l’on fait reculer l’arrivée de l’autre, l’étranger

     

    ,  à l’heure où la tragédie écologique et sociale nous devient commune de quelque pays  que l’on soit ,  dans ce moment où il semble si convenu et naturel d’ériger des barrières,   ou de continuer la destruction aveugle et égoïste  de notre environnement, il est important de tisser des liens, de créer des passerelles,  quelque soit son pays , sa race, sa religion. Il est important d’apporter un éclairage et une différence positive . Et le faire ensemble , ça a de la gueule !
    7 min
  • Sagesses d’ailleurs : Pour vivre aujourd’hui (3)
    Cette troisième chronique consacrée à l’essai, disons initiatique, Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu) évoque les peuples racines qui subsistent encore, ci et là, sur la planète.

            À ce propos, l’auteure cite Umberto Eco qui conseille « d’aller voir ce que ces peuples premiers ont à nous dire, pour qu’ils puissent nous dire, à nous, Occidentaux, qui nous  sommes. »

    Un membre de l’un de ces peuples premiers, ceux qui sont tant toisés et méprisés, se confia à Frederika Van Ingen et elle en conclut :

    « C’est le moment pour les Occidentaux de se pencher sur les connaissances des peuples premiers. Ils auront besoin d’elles pour inventer un nouvel ordre social, plus humain. Inventer un système social avec justesse, dont le point central, plutôt que la production et la consommation, serait l’humain qui, par définition prendrait en compte les fonctionnements psychologiques de l’homme (…) en commençant par l’écoute de nos émotions, perceptions, ressentis, impalpables et pourtant si réels et agissants, sortes de portes ouvertes – ou fermées – vers l’invisible, dont l’exploration pourrait nous réapprendre l’équilibre. »

             Autre approche développée de manière magistrale dans l’essai, celle de François Demange[1] qui nous livre la plus belle et naturelle démonstration qui soit en matière d’antiracisme : la voie rouge.

    C’est-à-dire que, quelle que soit la couleur extérieure de l’être humain, blanc, jaune, noir, métis…, tous nous avons du sang rouge !

             Cette explication-ci me paraît aussi fort utile à relever :

    « Il est difficile de jeter à la poubelle des siècles d’histoire de peuples indigènes de l’Amazonie, par exemple, qui ont vécu en osmose avec la nature avant l’arrivée de l’homme blanc colonial.

             Ils avaient leur propre médecine, leurs propres visions du monde.

             Et quand nous, on vient avec nos médicaments (qui sont aussi nécessaires mais qui ne sont pas la voie unique) et avec notre certitude que c’est ainsi que le développement doit se faire, quand on impose ces formes-là, on se ferme en même temps à la connaissance. »

    L’auteure ferme cette importante parenthèse de manière assez catégorique :

    « On a perdu ce langage fondamental énergétique de la terre, cette ouverture. On est devenu très carrés. Or il y a beaucoup plus de profondeur que ça dans la nature, dans l’univers, mais il faut en faire l’expérience pour le redécouvrir. »

     



    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     

     

    [1] De l’ombre à la lumière, Éditions Mama, France, 2014.
    4 min
  • Les chats ont pris le pouvoir
    Selon Un lion sur le canapé Abigail Tucker édité chez Albin Michel, la population mondiale des chats domestiques est estimée à plus de 600 millions d’individus, alors que seulement 20 000 irréductibles lions survivent à grand peine.

    Autre constat, le web est véritablement saturé d’images de chats.  Pourtant  « les chats ne rapportent pas le journal et ne pondent pas d’œufs » remarque l’auteure. Mais force est de constater que le chat domestique a une capacité prodigieuse d’adaptation.  En réalité, il est une espèce invasive et ravage toutes sortes d’écosystèmes.

    Abigail Tucker enquêta auprès de spécialistes divers comme  des scientifiques, historiens, anthropologues, éleveurs, militants…  afin de mieux comprendre cette fascination pour le chat domestique et pour chercher à répondre à la question « pourquoi les chats sont-ils les seuls à être restés à nos côtés pour toujours, et à avoir été domestiqués ? ».

    Et en parlant de domestication, au départ le chat est un très mauvais candidat car il est peu sociable, plutôt nocturne  et l’on serait plutôt enclin à dire qu’il s’est domestiqué tout seul. Autre question intéressante est quelle est la contribution du chat à la société ? Une croyance est qu’il contribue à éradiquer les nuisibles mais l’enquête que l’auteure mena auprès de spécialistes conclut que le chat n’a pas d’efficacité sur les nuisibles. À ce propos, le lecteur découvrira bien d’autres vérités surprenantes.

    Un lion sur le canapé a un second titre qui est : Comment les chats nous ont domestiqués et sont devenus les maîtres du monde.

    L’ouvrage est absolument passionnant, il regorge d’explorations inattendues, d’informations passionnantes, de délicieuses pépites d’humour  qui permettent au lecteur d’élaborer son point de vue sur la question de façon vivante et aisée.

    Spécialiste des animaux, la journaliste américaine Abigail Tucker a parcouru le monde pour observer et écrire sur les loups roux, les lions de Tanzanie avant de comprendre que le meilleur sujet était juste là sous ses yeux, inspirée par son propre chat. Elle a exploré son sujet de A à Z en allant aussi bien dans les étendues sauvages  sur les traces des premiers chats et, d’autre part, en allant caresser des minets dans des bars à chats.

    Quand vous  refermez ce livre sur le nouveau roi des animaux, nul doute que votre amour pour votre chat sera encore plus grand !

    Abigail Tucker est écrivaine, spécialiste des animaux sauvages, chroniqueuse au Smithsonian Magazine. Son livre a été distingué comme Best science Books of 2016 par le Library Journal, le Smithsonan Institute et Forbes.

    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     
    4 min
  • Des politiciens-lobbyistes forment des « casseurs »
    Trois à quatre heures avant la manifestation bruxelloise pour le climat de ce 31 mars 2019, j’avais lancé cette alerte sur les réseaux sociaux :

    « En France avec les gilets jaunes, en Belgique avec les manifs pour le climat, en Algérie pour la démocratie, au départ PACIFISTES, j'ai l'impression que les dénigrements, reniements, tergiversations et autres dédains des politiciens-lobbyistes sont une stratégie pour pousser ces citoyens à bout, d'où de possibles violences et, alors, les "élus" clameront, la bouche en cul de poule et la main sur le coeur : "Vous voyez, ce sont des casseurs !!!" »

    Eh bien, cela s’est avéré exact ! Après plus de trois mois de manifestations pacifistes dans les rues de la capitale de l’Europe, les politiciens belges ont enterré avec mépris et dédain la « Loi Climat » pourtant promise aux citoyens. Le résultat ne s’est pas fait attendre ce dimanche  31 mars avec des violences urbaines, quand ce ne sont pas des policiers eux-mêmes « déguisés » en casseurs comme ce fut démontré en France…

    Cependant, le combat pacifiste, tellement dérangeant pour les pouvoirs, se poursuit !
    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
    2 min
  • « Et si la révolution était possible » (2/2), Denis Langlois (SCUP)
    Il me fallait bien deux chroniques pour vous présenter l’essai Et si la révolution était possible de Denis Langlois aux Éditions SCUP, tant cet auteur de terrain (objecteur de conscience, ancien de Mai 68, pacifiste, avocat de toutes les causes perdues donc utopistes…), propose en 120 pages un important matériau de réflexion.

    En cette deuxième chronique, pas de longs discours mais quelques citations qui donnent un éclairage édifiant sur la manière de réagir dans notre société capitaliste, égoïste et violente et en faire une communauté internationale fraternelle et humaniste.

    « Il y a lieu de former suffisamment d’animateurs, des donneurs de souffle, pour que leur permutation soit possible et qu’ils ne deviennent pas des politiciens professionnels, car n’oublions pas que les chefs naissent parce que les autres militants leur ont donné naissance. Un mouvement révolutionnaire doit être à l’image de la vie : libre, changeant, accessible à tous, enrichi des réflexions et du travail de chacun ».

    Et l’auteur de peaufiner sa proposition : « Par définition, un mouvement révolutionnaire a besoin de toutes les bonnes volontés. Il représente le peuple, il est le peuple. Il en accueille toutes les composantes. Si l’on veut mener à bien une révolution et construire une société satisfaisante, l’impératif est clair : faire en sorte qu’elle ne soit pas régie par des rapports de pouvoir et même que le pouvoir n’y existe plus. Quand on n’a plus peur de celui-ci, ou plutôt qu’on a maîtrisé et dépassé sa peur, quand on n’a plus vis-à-vis de lui cet habituel complexe d’infériorité, quand on le défie, il n’est déjà plus tout à fait le pouvoir. »

    Alors ? Comment réagir ? Denis Langlois propose : « Organisons des contre-forces selon nos possibilités sans violence car généralement plus difficile à contrer par les pouvoirs en place, surtout si l’humour en fait partie. Soyons honnêtes, écartons la censure, édifions un socle de valeurs acceptables pour tous, écoutons les autres, posons de bonnes questions, écartons la revanche, ne manipulons pas, établissons des canaux de communication plus sûrs et plus crédibles, le droit pour tous, l’épanouissement dans l’égalité, le bien-vivre ensemble, passons du travail forcé au travail choisi, allons à l’essentiel, renonçons à l’inutile… »

    Bref, d’une prise de conscience individuelle, tendons vers une prise de conscience collective. Tout ça et bien d’autres éléments sont développés dans cet ouvrage, véritable mode d’emploi réaliste pour une indispensable révolution. Pacifiste, cela va de soi.



    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     
    0 min
  • Pourquoi et comment jeûner
    Pourquoi et comment jeûner

    Les maladies augmentent et  la consommation de médicaments aussi. Une autre voie thérapeutique, une méthode ancienne, longtemps méconnue par la science est le jeûne, qui peut être une thérapie accessible à tous. D’ailleurs, notre corps est parfaitement adapté au fait de ne pas manger.

    « J’ai moi-même expérimenté à plusieurs reprises une semaine de jeûne  en résidentiel et en groupe et à chaque fois je me sens renouvelée, légère et plus forte d’une expérience enrichissante. »

    Depuis des décennies, en Russie, en Allemagne, aux États-Unis, des chercheurs explorent cette piste. Et les résultats sont étonnants,  le jeûne, selon eux, est efficace contre plusieurs maladies notamment par rapport à la maladie du siècle, le cancer. Mais jeûner fait peur.

    « Souvent la question de l’interlocuteur lorsque j’annonce qu’il m’arrive de  pratiquer  le jeûne est : « Quoi ! Tu ne manges rien du tout pendant une semaine… »

    En réalité, le corps s’adapte à la privation de nourriture. C’est le psychisme qui demande à manger et pas l’organe estomac. La sensation de faim disparaît environ après 3 jours de jeûne. Bien sûr, pour effectuer un jeûne d’une semaine, il y a une préparation minimale à suivre une semaine avant et une semaine après.

    Bien se préparer au jeûne

    Un jeûne cela se prépare. Il est important de bien adapter son métabolisme.  Pour cela il faut réduire les quantités de nourriture, et manger très sainement  avant. Mangez plutôt des fruits et légumes biologiques.

    La veille du jeûne, il est d’ailleurs recommandé de ne boire que du jus de légumes et du jus de fruits. Le dernier repas pourra être un bouillon de légumes.

    Comment  fonctionne l’organisme pendant le jeûne ?

    Lors d’un jeûne d’une semaine, il y a un moment  parfois plus délicat  qui survient souvent vers le 3e jour,  il s’agit du passage  de la crise d’acidose. La crise d’acidose, aussi appelée l’effet rebond, peut durer de 24 à 48 heures et elle annonce le début de l’élimination, de la désintoxication.

    Cette crise peut se traduire par une sensation de faiblesse, des nausées ou des migraines. En effet, le corps apprend alors à vivre de ses réserves.  Ensuite, il retrouve un nouvel équilibre. Dès la crise d’acidose passée, c’est une sensation de bien-être qui vous envahira. C’est une étape essentielle vers la guérison.

    « En effet, lors de mes différents jeûnes en groupe résidentiel, j’ai observé que certaines personnes ont des symptômes  plus ou moins importants et d’autres, comme moi, ressentent juste une fatigue plus importante. De plus la cure de jeûne que j’ai suivie  propose un apport de minéraux via des petites rations de jus ou de bouillon  ce qui atténue la crise d’acidose. »

    À savoir que le corps dispose de 3 carburants, le glucose, les protéines et les lipides. Après un jour, le glucose est épuisé alors le corps va fabriquer du glucose et va puiser dans les graisses pour créer un substitut de glucose.

    Par exemple, une personne mesurant 1m70 et qui pèse 70kg possède  environ 15kg de réserve de graisse. De quoi tenir, s’il est en bonne santé, une quarantaine de jours. Après la crise, le corps trouve un nouvel équilibre et des soins appropriés aident à mieux supporter le jeûne.

    « Effectivement, au programme d’une journée type il y aura 2 à 3h d’exercices physiques comme la marche, ensuite des soins comme le massage, le sauna, le lavement intestinal et, bien entendu, du repos.

    Car, il importe d’être occupé au quotidien et aider le corps à faire au mieux son travail. Il faut aussi aider la tête à se détendre via la relaxation, la méditation, le scanning corporel et s’accorder du temps pour aller à la rencontre de soi. »

    Tout converge vers un même objectif,
    8 min
  • Alain Pozarnik :  « Le sage est aussi est un mammifère » (2)
    « Nous sommes dans une époque où l’Être est oublié, une époque privée d’Être, embourbée dans les formes extérieures et le paraître. Une époque de détresse (…), déterminée par les technologies et technosciences où l’homme-animal, indigent, est envahi par les ténèbres de la nuit sans lumière au loin comme phare directeur. (Alors) Il ne s’agit pas de nier le monde, la société ou l’être humain en tant que réalité mais au contraire de les appréhender avec plus de justesse pour les rencontrer dans leur totalité avec plus d’harmonie et de bonheur (…) »  écrit Alain Pozarnik dans Philosophie, méthode et pratiques initiatiques (Éd. Dervy).

    Mais comment vaincre les vertiges de nos habitudes pour vivre une telle aventure ? Comment agir si nous voulons faire partie des êtres qui ont progressé en conscience et en sagesse ? se demande l’auteur. Une de ses réponses est :

    « Il faut réellement, intentionnellement, oser lâcher nos repères, nos habitudes, nos convictions sans en saisir d’autres au passage (…) Juste être silencieux, ne plus écouter les vieux bruits si familiers auxquels nous nous identifions tant que nous devenons nous-même le tohu-bohu de la pensée. »

    Quel chemin emprunter ? « Votre succès dépend surtout de votre sagacité à entreprendre, à vous aventurer, à devenir (…) Si nous voulons vraiment connaître la réalité du monde, il nous faudrait d’abord nous connaître… »

     

    Autre constatation d’Alain Pozarnik digne d’une grande attention : « Le sage ne porte pas de jugement de valeur. Il sait ce qu’est le comportement des autres humains car il fait partie lui-même des mammifères. »

    Et, tournant important du livre : « La vraie question à résoudre n’est donc pas celle de la place de notre ego parmi d’autres ego, mais : est-il possible de vivre dans ce monde sans que nous ressentions des oppositions, des divisions, des conflits ? »

    Poser la question est y répondre, dit-on communément un peu trop facilement car, l’impressionnante somme de propos tenue par l’auteur démontre que si le choix est conséquent, faut-il encore trouver le juste milieu et, surtout,le mettre en pratique de manière adéquate.

    « À savoir, explique-t-il, la seule attitude raisonnable est de nous interroger sur l’origine de nos fonctionnements, de comprendre l’horreur de leurs influences et de les abandonner dans notre silence, pour les dépasser par une autre forme de vie. »

    Certes, il avoue que ce n’est pas si simple à appliquer, mais, promet-il, partir à l’assaut des stratégies qu’il propose devrait donner des résultats tangibles. À une condition, au moins : « Vous êtes en train de lire, de comprendre et d’apprendre, mais soyez en même temps en train de vivre, d’expérimenter, de ressentir, de vibrer, pas seulement de savoir. » La symbiose entre le spéculatif et l’opératif paraît être une étape essentielle dans notre orientation vers les trois concepts Sagesse, Connaissance et Vérité, socle de l’édifice de la pensée universelle qui éviterait tant de conflits, misères, drames sociaux et autres.

    « Nous ne jugeons plus, ne critiquons plus, ne voulons plus rien que préserver ou laisser être notre Être, notre ‘‘soi’’ qui a pris sa place dans ‘‘l’univers'’. C’est le début d’une véritable initiation, d’une véritable sagesse, d’une véritable connaissance. »

    Rencontre avec Alain Pozarnik effectuée à la Librairie-Salon de thé abao à 1170 Bruxelles.
    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
    5 min

About Fréquence Terre

From the publisher's feed

La Radio Nature • Info environnement, musiques du monde, ambiance Nature