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Fréquence Terre episodes

  • Municipalisme au Rojava – une utopie menacée
    Au Kurdistan syrien, le territoire du Rojava, situé au nord du pays, a engagé depuis plusieurs années une véritable révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique, basée sur le municipalisme libertaire.

    Mais cette expérience démocratique inédite, en plein cœur du chaos syrien est sérieusement menacée.

    Avec Jérémie Chomette, directeur de France libertés.

    Ce municipalisme, ou confédéralisme démocratique, est inspiré par un écologiste américain. Qui est-il et que prône-t-il ?
    "C'est Murray Bookchin. C'est lui qui a fondé ce qu'on appelle l'écologie sociale, qui est un mouvement américain des années 1960-1970-1980, avec l'idée de sortir des relations de domination, notamment de domination et la nature et de la domination des êtres humains sur les autres. C'est pour cela que Murray Bookchin pensait qu'il fallait sortir de l'Etat : ne plus avoir un fonctionnement de l'Etat nation. A partir du moment où on a un gouvernement étatique, on retrouve toujours des mécanismes de domination. C'est là où il a inventé le municipalité libertaire qui a influencé Abdullah Öcalan, qui a créé le confédéralisme démocratique. Pour prendre des décisions et faire société, il faut repartir des échelles locales, et ne plus avoir un Etat tout en haut qui va décider pour les gens localement. C'est localement que l'on va prendre des décisions. Quand il y aura besoin de prendre des décisions communes qui vont toucher à plein de localités, il faudra se réunir en assemblée, avec des gens qui sont mandatés pour porter une parole et pas des gens qui sont élus pour diriger un pays et accentuer une forme de domination d'êtres humains sur l'autre".
    "Le municipalisme libertaire au Rojava peut-il être une source d’inspiration pour les mouvements municipalistes en Europe ?" C’était le thème de la conférence qui s’est tenue le 12 mars dernier. En quoi ce qui se vit au Rojava peut-il servir de modèle pour nos sociétés ?

    Bob
    "Ce qui est très intéressant, c'est qu'on a une mise en pratique. On n'est pas sur quelque chose de théorique. Dans un contexte qui est vraiment très particulier, on a vraiment des gens qui essaient de mettre concrètement en pratique un autre modèle de société, à l'échelle d'une région entière qui correspond à plusieurs millions de personnes. Donc forcément, il y a des tentatives, il y a des erreurs, il y a des réussites. Cela peut nous inspirer en Europe. En Europe on a des mouvements municipalistes qui ne se revendiquent pas forcément des mêmes idées qu'au Rojava, mais avec quand même certaines lignes directrices qui se regroupent : partir du bas et redonner le pouvoir aux citoyens localement. On a des mouvements, comme ce qui se passe par exemple en Espagne, où des listes de citoyens ont repris le pouvoir de leurs municipalités comme à Barcelone. Derrière, ils essaient d'organiser collectivement et localement l'organisation de la cité. Et c'est vrai que ce qui se passe au nord de la Syrie, au Rojava, est très inspirant. On peut s'intéresser à leurs pratiques, pour ne pas faire les mêmes erreurs ou pour mettre en place les réussites qu'ils ont eu. On peut prendre en exemple la Maison du peuple, ou la Maison des femmes, qui viennent répondre à des besoins très locaux. L'idée est de partager ce pouvoir avec les habitants".


    Cette révolution démocratique est en train d’être mise à mal. Pris dans le chaos syrien, le Rojava a essuyé notamment les bombardements de la Turquie. Pour quelle raison ? Quel est l’enjeu ?
    "On est vraiment au centre de plein de jeux d'acteurs. On se retrouve avec tout ce qui se passe en Syrie,
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  • Avec Fréquence Terre, pour agir et ne pas disparaitre !
    Fréquence TERRE, c'est une webradio indépendante qui sensibilise et éveille les consciences sur des thématiques écologiques, environnementales et sociétales. Ce sont des  journalistes, auteurs, éditorialistes, tous bénévoles.

    Pour continuer l’aventure de Fréquence Terre , pour poursuivre et développer l’expression et l’engagement citoyen  sur les thématiques écologiques et sociétales, Quatre chroniqueurs (Philippe Boury, Frédéric Bénot , Pierre Guelff, et moi-même)  se sont associés pour vous présenter  un livre ,“Agir ou disparaître”, qui revient sur plus d’une décennie de chroniques consacrées à l’environnement.
    Le titre du livre :  «  Agir ou disparaitre » , provocateur , certes  est aussi une alarme sur l’urgence à agir pour une société plus humaniste, pour un environnement sain, pour une nature respectée, pour une réconciliation de l’homme avec notre planète, notre Terre, nos océans.

    Ce livre-recueil  vendu au prix de 7 euros (hors frais d’envoi) vous propose  quelque 220 pages et près de  vingt-cinq thèmes illustrés de photos et de citations. Tous  les bénéfices de la vente de ce livre serviront exclusivement à soutenir Fréquence Terre.

    Merci de votre soutien , merci de diffuser  cet appel à soutien.

    « Agir ou disparaître” est disponible au prix de 7 euros sur internet
    7 min
  • Rojava – Une utopie démocratique en Syrie
    Une utopie démocratique en plein cœur du chaos syrien ! Le Rojava, ce territoire situé au Kurdistan syrien, au nord du pays, vit, depuis 2012, une expérience démocratique inédite. Basée sur le municipalisme libertaire, la région a mis en application une véritable  révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique.

    Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés.

    Vous avez participé le 12 mars dernier à la conférence sur ce municipalisme libertaire au Rojava. Revenons d’abord sur cette expérience démocratique unique au monde. C’est en juillet 2012 que tout a commencé. Comment cela a-t-il débuté ?
    « D'abord il y a un contexte vraiment particulier. En 2011, il y a eu la révolution en Syrie. Les populations, notamment kurdes, se sont retrouvées du côté de l'opposition démocratique. Très vite, elles se sont retrouvées coincées entre les rebelles de l'opposition, plutôt à tendance islamiste, et le régime syrien, une fois que la révolution a été stoppée par de ceux forces en 2012. Comme ils étaient armés, ils ont réussi à prendre une région qui correspond à peu près à celle de là où les populations kurdes sont les plus importantes : le Rojava au Kurdistan syrien. Ils ont réussi à acquérir une certaine forme d'autonomie. Cela leur a permis de s'autoorganiser et de mettre en place ce modèle qui avait été déjà imaginé depuis 2004 par le leader des kurdes Abdullah Öcalan depuis sa prison. C'est un leader kurde turc qui était emprisonné par le gouvernement turc depuis 1999 ».


    Le Rojava, c’est donc un territoire autonome de six millions d’habitants. Ce sont des milliers de communes qui s’y sont autoorganisées. Concrètement, quel est le principe ? Comment cela fonctionne-t-il ?
    « L'idée de base c'est qu'il y a trois cantons. Nous on pourrait appeler ça des régions. Chaque canton s'autoorganise. Après on a une réunion des cantons. Pour s'autoorganiser, ils s'organisent par le bas, vraiment très très localement .Vous avez des assemblées locales qui démarrent dans les quartiers ou dans les villages. On peut avoir de 30 à 150 personnes qui se réunissent, qui vont prendre des décisions et qui vont mandater quelqu'un de la communauté pour une durée de six à douze mois. Cette personne va représenter la communauté dans un cercle un petit peu plus haut, et ainsi de suite. En fait on a trois cercles pour arriver au niveau cantonal. En gros, si je schématise : moi dans ma petite communauté avec 150 personnes on va prendre des décisions liées à ma communauté ; et après, pour les décisions qui sont liées à un plus grand territoire, la communauté va mandater quelqu'un pour aller les représenter dans un autre cercle plus haut qui prendra en compte plus de personnes ».
    Une idée du "vivre ensemble"
    De nombreux réseaux militants européens vantent les pratiques innovantes du territoire, les institutions démocratiques, le souci écologique, les pratiques féministes. C’est une certaine idée du "vivre-ensemble" qui est mis en pratique ?
    « En fait on peut même aller plus loin. C'est vraiment un autre modèle de société. Eux appellent cela le confédéralisme démocratique. L'idée est basée sur cinq grands piliers, dont un des pilier est très lié au « vivre ensemble ». le premier pilier est organisé autour de l'économie coopérative. Le deuxième, c'est la question de l'écologie, qui peut aussi revenir à la question du « vivre ensemble » : comment vivre ensemble avec la nature avec les êtres vivants. Le troisième, c'est celui du féminisme. Le quatrième, c'est celui de la démocratie directe. La cinquième, c'est comment toutes les communautés qui sont présentes sur place, les Kurdes,
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  • “Agir ou disparaître”, un livre pour éveiller les consciences
    Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales.

    Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la planète et de mettre en lumière les initiatives qui œuvrent pour sa protection.

    Cette belle aventure de Fréquence Terre, c’est aujourd’hui un livre.

    "Agir ou disparaître", revient sur plus d'une décennie de chroniques consacrées à l’environnement réalisées par l'ensemble des intervenants du site.

    Coordonné par Pierre Guelff, le livre retrace les attaques menées contre la planète et donne un coup de projecteur sur les solutions mises en œuvre par les associations, les citoyens, ou les collectivités.

    Ce petit recueil espère, sans prétention accompagner la prise de conscience écologique de chacun, le souci de l’environnement, les actions du quotidien pour la survie de notre espèce.
    Agitateur de curiosité
    Dans ce livre, vous retrouverez Pierre Guelff qui vous parle avec passion de la nature, du terroir, de solidarité et de fraternité. Cet agitateur de curiosité, vous emmène à la rencontre d’altermondialistes, des lycéens qui font la grève du climat, comme la Suédoise Greta Thunberg, du moine bouddhiste Matthieu Ricard ou encore d’Alexandre Jollien. A travers ses rencontres littéraires, il nous parle de vie, d’engagement, et nous fait part des réflexions d’hommes et de femmes engagées pour la planète et l’humanité.
    Sentinelle des mers
    Daniel Krupka, fidèle à son engagement, vous propose de découvrir ou redécouvrir la beauté de notre environnement et des océans. Il n’hésite pas à faire le constat des ravages de l’homme sur les écosystèmes. Mais il donne aussi des pistes sur la façon de les préserver. Comme Paul Watson, qu’il a pu interviewer pour Fréquence Terre, Daniel est notre sentinelle des mers.
    Donner des signes d'espoirs
    Et puis évidemment vous retrouverez un condensé des actions de France Libertés relatées depuis plusieurs années dans Monde solidaire. Ce sont celles pour les peuples autochtones qui luttent pour leur survie, ou le combat contre l’extractivisme, que ce soit au Brésil, qui a connu plusieurs catastrophes minières, ou en Guyane avec le projet Montagne d’or. Les actions pour le droit à l’eau, l’éducation à l’environnement, les villes qui s’engagent sur le chemin de la transition, toutes ces initiatives et mobilisations sont des signes d’espoirs pour notre avenir et celui de nos enfants.
    Continuer d'agir, pour ne pas disparaître
    Parce que les bons réflexes de consommation se prennent très tôt... Parce que notre planète mérite qu’on s’attèle à sa préservation pour le bien-être de l’humanité, "Agir ou disparaître" apporte sa pierre à la lutte contre les dérèglements climatiques générés par l’homme.

    La planète survivra sans nous. Mais nous, nous ne pouvons pas survivre dans un environnement dégradé…

    "Agir ou disparaître" est disponible au prix de 7 euros sur internet. Toutes les recettes des ventes sont au bénéfice de l'association qui édite Fréquence Terre.

    L’urgence est là. Il faut agir… ou disparaître ! A nous tous de continuer d’agir, à notre niveau.

     
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  • Pas de requins dans mon assiette !
    L’association LONGITUDE 181 lance une campagne intitulée « Pas de requins dans mon assiette » par la sollicitation du grand public, c’est-à-dire vous, dans un appel citoyen à s’engager à ne plus consommer de viande de requin, et également celle des professionnels : poissonniers, restaurateurs, à ne plus proposer de viande de requin ou de saumonette.  Pourquoi, comment : on vous dit tout. Avec également le coup de gueule de François SARANO, co-fondateur de l’association (conseiller scientifique du Commandant COUSTEAU pendant 13 ans)



    8 min
  • Extractivisme au Brésil : un système à bout de souffle
    186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus.

    Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est la vie d’un autre peuple autochtone qui est menacée, les Pataxó Hã-hã-Hãe.

    Avec Marion Veber, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France Libertés

    Les représentants de cette population dénoncent l’exploitation démesurée de la nature au nom du développement. Est-ce que cette nouvelle tragédie en annonce d’autres ? Est-ce qu’elles peuvent se reproduire au Brésil ?
    « Oui. On le constate puisque, suite au crime de 2015, le PDG s'engage à prendre des mesures, mais ce n'est pas le cas. Ce qu'on constate c'est qu'au Brésil il y a des failles d'un point de vue de la sécurité des barrages et de la surveillance de ces structures minières en général. Mais ce n'est pas que le cas du Brésil. Partout dans le monde, on a connu des ruptures de barrages de déchets miniers, que ce soit en Roumanie ou dans d'autres Etats. Et donc cela pose finalement la question de l'extractivisme en général qui, en mettant les profits en priorités, fait fi des droits humains, de l'environnement et des potentiels morts que cette activité pourrait générer ».
    Le 27 janvier, soit deux jours après la catastrophe, une alerte a été lancée non loin de là face au risque d'une rupture imminente d'un deuxième barrage appartenant à la même entreprise. Le 8 février, c’est ArcelorMittal qui a évacué 200 personnes d’une communauté située sous un barrage de la multinationale. Est-on dans un cycle infernal ? Le système est-il à bout de souffle ?
    « C'est exactement ça. C'est d'ailleurs ce que dénoncent les peuples autochtones avec lesquels on travaille, mais aussi un grand nombre d'ONG et d'habitants qui souffrent de ces crimes. C'est effectivement un système qui aujourd'hui n'a plus de sens parce qu'on voit ses limites, mais qui malgré tout semble indépassable. C'est à dire qu'on vend ce système comme indépassable, comme forcément nécessaire à la société telle qu'elle est construite aujourd'hui. Et c'est vrai que l'extractivisme est le premier maillon d'une chaîne qui nous conduit jusqu'au consumérisme et la société telle qu'elle a été imaginée ces dernières décennies. Donc effectivement il faut aujourd'hui réfléchir à réformer tout ce système. Il y a des initiatives en ce sens à l'international notamment pour mieux encadrer les activités des multinationales pour que, a minima, les droits humains passent en priorité sur les profits. Mais on est encore très loin d'une réelle évolution sur ce plan-là ».
    Les dangers de la politique de Bolsonaro
    Dans ce contexte, en quoi la politique du nouveau président Jair Bolsonaro constitue un danger pour ces peuples et pour l’environnement ?
    « Quand on a appris l'élection de Jair Bolsonaro, la plupart de nos partenaires au Brésil, très inquiets, nous ont communiqué leurs craintes parce que Bolsonaro a clairement annoncé vouloir augmenter les projets extractivistes, et notamment en Amazonie sur les territoires autochtones. Donc ce sont effectivement des annonces qui sont assez menaçantes pour ces peuples, pour leurs droits, pour l'environnement. Et les premières politiques prisent déjà par Bolsonaro du côté autochtone sont déjà un signal très fort.
    0 min
  • Brésil : l’extractivisme tue encore
    C’était le 25 janvier dernier. Un barrage de déchets miniers se rompt. Cela se passe dans le sud du Brésil, dans l’État du Minas Gerais. La rupture du barrage de Brumadinho, près de la capitale de l’État, Belo Horizonte, a libéré un fleuve de boue toxique détruisant tout sur son passage. Au moins 169 morts et presque autant de disparus.

    La mine à l’origine de la catastrophe est exploitée par la multinationale brésilienne Vale. C’est la même société qui est impliquée dans une autre catastrophe minière qui a eu lieu dans la même région le 5 novembre 2015.

    Avec Marion Véber, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France Libertés.

    Trois ans après, l’histoire se répète, avec même la entreprise qui est pointée du doigt. Qu’est-ce qui s’est passé ?
    « C'est effectivement le même enchaînement que le crime qui s'est produit en 2015 à Mariana. C'est, une fois encore, un barrage minier qui cède avec cette coulée de boue qui part sur des kilomètres et des kilomètres tout dévaster, des villages, la biodiversité, jusqu'à aller polluer et même assassiner un fleuve. Aujourd'hui on considère que le fleuve Paraopeba est considéré comme mort. C'est effectivement la même entreprise. Pour le cas de Mariana de 2015, c'était une joint-venture entre Vale et la multinationale BHP Billiton. Là pour le cas de Brumadinho, on est sur Vale exclusivement ».
    A Mariana en 2015, on parlait de la plus grande catastrophe environnementale qu’avait connu le Brésil. 19 morts, plusieurs dizaines de villages touchés, quatre millions de personnes affectés au total. Cette fois, un nouveau cap est franchi ?
    « Effectivement on a franchi un cap puisque, actuellement, on en est à 169 morts et 141 disparus aux derniers chiffres annoncés. En revanche, sur la question de l'impact environnemental, il est encore trop tôt pour dire laquelle des deux ruptures sera la plus impactante. Mais ce qui est sûr, c'est que l'effet cumulé des deux est déjà dramatique ».
    Lors de sa prise de fonctions en mai 2017, le PDG de Vale, Fabio Schvartsman, avait fait sien le slogan "Mariana, plus jamais". Vale n’a donc tiré aucune conséquence du drame de Mariana ?
    « C'est bien le drame. Parce qu'effectivement, malgré cet engagement, on constate que rien n'a été fait. Comme pour Mariana, a priori l'entreprise savait que son barrage était défectueux. C'est la même chose pour Brumadinho. Il y a une enquête qui commence à révéler que l'entreprise était en possession de documents et de rapports faisant état d'un barrage qui risquait assez fortement de s'effondrer et de tout dévaster. Donc on voit bien que l'entreprise est consciente du fait que ces barrages ont des fortes chances de se rompre, mais ne prend pas les mesures pour atténuer le risque et préfère continuer sur la lancée du profit, quitte à mettre en péril la vie de plusieurs personnes. Donc c'était vraiment dramatique. Ce qu'on constate, c'est qu'aujourd'hui Vale nie sa responsabilité et va plutôt jouer sur la question de l'accident. C'est un accident, "oh, pauvre compagnie. C'est vraiment pas de chance pour nous, ça tombe sur nous". Cela est vraiment très dénoncé aujourd'hui par la société civile, cette carte de victimisation que l'entreprise essaye de jouer ».
    Vous avez parlé de crime. L’extractivisme tue encore. Et comme à Mariana avec le peuple Krenak, là, c’est un autre peuple autochtone qui est en première ligne. Les Pataxó Hã-hã-Hãe vivent sur les berges du fleuve Paraopeba totalement ravagé par les boues toxiques. C’est leur vie qui est ainsi mise en danger ?
    « Oui. La rupture du barrage a affecté évidemment énormément de personnes, des villageois, mais aussi un peuple autochtone, les Pataxó Hã-hã-Hãe. Tout comme pour le peuple Krenak, qui avait été affecté par le crime de 2015, et bien les conséquences sont encore plus dramatiques pour ces peuples parce qu'ils vivent vraiment en relation directe avec leur environnement et nota...
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  • Montagne d’Or – Première victoire judiciaire en Guyane
    C’est une première victoire judiciaire pour les opposants à Montagne d’Or. Le 11 février dernier, le tribunal administratif de Guyane, a annulé un arrêté préfectoral qui autorisait la société Montagne d'or à ouvrir des travaux d'exploitation d'or alluvionnaire dans le département.

    La décision du tribunal ne concerne pas le projet de méga mine d’or contesté, mais elle reste très importante dans le combat des communautés sur place.

    * Avec Marion Veber, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France Libertés.

    Ce sont deux associations qui avaient demandé l'annulation de l’arrêté préfectoral. Il concernait un permis d’exploitation situé au lieu-dit Bœuf mort. Pourquoi cet arrêté a été annulé ?
    « Il a été annulée pour deux raisons. La première raison concerne les études d'impact qui avaient été menées pour ce projet d'exploitation d'or. Elles sont considérées par le juge comme ne permettant pas d'avoir une vue précise et cohérente de tous les enjeux, parce que justement le juge dénonce le fait que l'étude d'impact ait été dissociée du mégaprojet de Montagne d'or qui se situe juste à côté de la concession de Bœuf mort. Le juge a tranché en disant que ces deux projets ne pouvaient pas être si dissociés que ce que la compagnie minière disait dans son étude d'impact. Et donc le juge a considéré que cela violait finalement le code de l'environnement. La deuxième raison c'est la violation du droit qui oblige à l'autonomie de l'autorité qui va trancher ‘pour ou contre’ l'autorisation de permis d'exploiter. Là, les ONG qui ont fait le recours dénonçaient la double casquette de la Direction de l'environnement de l'aménagement et du logement (DEAL), qui était à la fois juge et partie. Le juge administratif a clairement considéré que la DEAL n'était pas du tout autonome et donc venait violer ce droit fondamental ».
    Le tribunal administratif de Guyane parle de violation du droit dans le cas de la mine de Bœuf d’or. Qu’est-ce qui est pointé ?
    « On parle de cette technique de saucissonnage. Une compagnie va présenter plusieurs études d'impact sur différents projets. Mais, en fait, chaque étude d'impact est vraiment faite sans prendre en considération les impacts des projets aux alentours. Du coup, on ne prend pas en compte les impacts cumulés qui sont pourtant extrêmement importants d'un point de vue environnemental et de l'atteinte à la biodiversité. Donc cette technique du saucissonnage amène forcément à avoir une vision de ce projet beaucoup moins impactante pour le territoire que si on prend ensemble la totalité des projets aux alentours. Là le juge expose que c'est une violation du code de l'environnement parce que l'étude d'impact, qui a été soumise, est considérée comme limitée et ne permettait pas à la personne autorisant ou non le projet d'avoir tous les éléments en main. Donc c'est une violation du code de l'environnement ».
    Il faut préciser qu’entre Montagne d’or et Bœuf mort, on est sur deux types d’extraction différents.
    « Sur Bœuf mort, on est sur un petit projet d'exploitation de l'or alluvionnaire, c'est à dire lorsqu'il se trouve dans l'eau. Alors que sur Montagne d'or, on est sur un mégaprojet, le plus gros qui verrait le jour s'il est autorisé en Guyane. Donc on est sur une échelle vraiment énorme, du gigantisme. Et on est sur de l'or, qui se trouve dans la roche. Il serait exploité à ciel ouvert en dynamitant des tonnes et des tonnes de roches en essayant d'extraire l'or qui est dans ces roches. Donc on est sur deux projets très différents mais qui sont juste à côté, situés dans la même zone. Ce qu'on avait expliqué avec le collectif qui s'oppose à Montagne d'or, c'est que Montagne d'or, en demandant cette exploitation juste à côté, c'est finalement un cheval de Troie pour pouvoir commencer des travaux et des exploitations à côté de la future zone de...
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  • Recettes détox super gourmandes – itv de Marie Chioca
    Mes recettes détox super gourmandes
    Avec des ingrédients simples et de saison
    Idéal pour retrouver forme et santé !


    Fatigue, stress, surpoids... votre corps a besoin d'une pause. Marie Chioca vous invite à le régénérer grâce à des recettes détoxifiantes et... délicieuses ! Validées par le Dr. Guy Avril, elles seront des alliées précieuses pour retrouver la forme et le sourire.

    En savoir plus sur les auteurs Guy Avril et Marie Chioca
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    ✽ CURE DÉTOX, MODE D'EMPLOI
    ✽ PETITS DÉJEUNERS
    Gelée de fleurs de pissenlit au citron - Pancakes au son d'avoine, myrtilles et lait d'amande - Smoothie gourmand aux fruits d'été - « Velours » de pruneaux à la vanille - Porridge d'hiver au son d'avoine et cannelle - Crème aux fruits et petit épeautre - Pain essène à la poire et à la noisette
    ✽ SOUPES, SALADES ET CRUDITÉS
    Soupe crue « bonne mine » - Soupe miso printanière - Velouté de potimarron - Soupe à l'ortie - Gaspacho aux légumes d'été - Guacamole léger - « Taboulé » de chou-fleur - Salade d'automne au potimarron cru - Salade printanière au pissenlit et oeuf mollet - Salade d'hiver super vitaminée - Salade estivale d'inspiration crétoise - Carpaccio d'artichauts poivradre - Champignons émincés, avocat et pousses de radis - Taboulé à l'épeautre complet - Tartare de coeur de boeuf à la fleur de sel et au basilic

    ✽ PLATS COMPLETS
    « Tarama » végétalien - Paëlla express aux pousses d'épinards - Salade niçoise au petit épeautre -Wok de poulet, poireaux et torsades aux lentilles corail - Pasta primavera aux légumes croquants - Terrine de saumon sauvage à la laitue de mer - Salade tiède à l'ail des ours et poireaux primeurs - Nouilles soba aux moules de bouchot et persillade - Cabillaud en sauce verte - Poulet à l'étouffée façon basquaise - Spaghettis d'épeautre à la « bolognaise » de thon germon - Pagre rôti aux tomates et échalotes

    ✽ DOUCEURS ET BOISSONS
    Crème glacée végétale à la pêche et à la framboise - Pain d'épice au petit épeautre - Flans végétaux au parfum de Provence - Yaourts de soja intensément vanillés - Tartelettes 100 % fruits, 100% crues - Milk-shake végétal à la fraise - Sorbet aux fruits rouges - Moelleux provençal à la figue - Nage de fruits « grenadine » - Jus de tomate au céleri et pointe de sel aux herbes - Soda naturel framboise-pomelo - Kéfir au citron frais et touche de miel - Jus frais de carotte, pomelo, fenouil et citron - Lait d'amande cru maison - « Thé » rouge aux épices de Noël - Tisane crue à la sauge et au romarin

     



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    Auteurs : Guy Avril - Marie Chioca
    Collection : Facile et Bio

    Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

    ISBN : 978-2-36098-150-2

    Date de parution : 15 janvier 2015

     

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    8 min

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