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Fréquence Terre episodes

  • Bruxelles, capitale de la Bourgogne
    Dans de nombreux pays, la situation sur le front de la pandémie permet à nouveau la visite de musées, bien entendu en respectant les élémentaires mesures sanitaires.

    Aujourd’hui, je vous invite à parcourir un impressionnant palais souterrain dans la capitale de l’Europe, dont l’origine remonte au XIIe siècle.

    À vrai dire, il s’agit des vestiges d’un site archéologique exceptionnel formé d’un imposant réseau de salles et de passages souterrains qui débouche sur un musée qui présente le résultat de campagnes de fouilles.



    Cependant, avant d’être sous l’actuelle place Royale où l’on entend les passages des trams quelques mètres au-dessus de vous, ce site tenait un rôle majeur dans la politique des ducs de Brabant, puis fut un haut lieu de la diplomatie, avant de devenir une résidence de plaisance.

     

    Ainsi, au temps où cette ville fut la capitale des États bourguignons en lieu et place de Dijon, par exemple, le Palais du Coudenberg dominait Bruxelles et était une résidence princière qui accueillait les plus puissants de l’Europe jusqu’au XVIIIe siècle, plus particulièrement Philippe le Bon, duc de Bourgogne qui fonda l’ordre de chevalerie de La Toison d’or, et Charles Quint, empereur du Saint-Empire.



    Une question vient rapidement à l’esprit quand on se trouve dans cet espace sous terre : pourquoi, justement, ce palais est-il devenu souterrain ?

    Parce que, au XVIIIe siècle, tout le quartier fut nivelé pour aménager ladite place Royale et les pavillons qui l’entouraient.

    Lors de la visite, on déambule d’ailleurs dans la rue Isabelle voûtée, alors qu’originellement elle était à ciel ouvert comme toutes les artères de la ville.

    Six étapes jalonnent la visite de ce qui fut d’abord un château défensif avant de devenir un palais aux mains des ducs de Bourgogne avec, entre 1452 et 1460, l’édification de la prestigieuse salle d’apparat, l’Aula Magna.

    Voici le corps de logis avec ses vestiges les plus anciens datant du XIIe siècle, mais, aussi des voûtes du XIVe et des caves du XVe.

    Ensuite, la chapelle avec ses piliers octogonaux, les portes d’origine datant du XVIe, on voit des traces des techniques de taille des pierres, ensuite, remontons la rue Isabelle, et à la quatrième étape nommée « Aula Magna », on remarque une clé de voûte ornée des emblèmes de Philippe le Bon, puis direction vers le musée avec galerie gothique du XVIe, statue monumentale d’un apôtre du XVe siècle, collections de céramiques, de verres…



    Terminons la visite par une anecdote : le 3 février 1731, le palais fut la proie des flammes. On prétendit que ce fut une cuisinière qui en aurait été la cause lors de la fabrication de confitures. En vérité, ce fut la sœur de l’empereur Charles VI du Saint-Empire, Marie-Élisabeth d’Autriche, qui avait omis d’éteindre les bougies dans l’appartement qu’elle occupait au palais bruxellois.

    Renseignements utiles : Palais du Coudenberg : www.coudenberg.brussels

    Photos : Marie-Paule Peuteman (Fréquence Terre)

    4 min
  • Le symbolisme du corps humain
    Qu’y- a-t-il de plus proche de nous, et de plus énigmatique au monde que le corps de l’Homme, Homme avec un H majuscule, un être humain, donc ? Qu’y a-t-il de plus concret et de plus mystérieux à la fois, de plus complexe et de plus lié dans une fondamentale unité que le corps de l’Homme?

     « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». C’est une sagesse qui invite à considérer d’une part l’Homme dans le Monde et de l’autre le Monde en l’Homme comme endroit et envers d’une même médaille.

    Les mythes sont là, notre patrimoine sacré est immense, mais nous ne savons pas le déchiffrer, nous n’avons jamais vraiment vécu son langage ( sa sagesse), ou plus exactement nous avons rabaissé son langage  au niveau de notre vécu banal au lieu de nous laisser porter par lui aux nouveaux plans de conscience auxquels il nous invite….mais non…nous avons éliminé le langage du mythe du cœur même de notre vie  et c’est la science qui s’impose à nous comme seul juste et sécurisant cadre de référence…or il est de la plus grande urgence de redonner au conte, à la légende, au  mythe, au rituel leur place dans notre vie et de les laisser nous informer. C’est là le chemin de la connaissance.  p20-21

    Annick de Souzenelle nous transmet à travers cet ouvrage « Le symbolisme du corps humain » dans une nouvelle édition illustrée paru chez Albin Michel, un livre puissant, vibrant et intemporel.

    L’Arbre de Vie connu sous la forme de l’Arbre des Sephiroth est le terrain  d’exploration, de quête, de découverte, de travail d’Annick de Souzenelle.

    Car l’Arbre est le schéma de la construction du monde et que, à son image, le corps humain est le schéma de la construction de notre devenir. Le corps est à la fois notre outil, notre laboratoire et notre ouvrage pour atteindre à notre varie nature, notre nature qui est divine. P63

    Apprendre à lire le corps, c’est être attentif à son dessin. Avez-vous remarqué une similitude de forme entre celle d’un rein et celle d’un pied ?  Apprendre à lire le corps, c’est aussi créer des ponts entre l’écoute du mythe et l’observation subtile du corps.

    Le nombre 6 symbolise l’Homme au départ de sa formation, il est créé le sixième jour de la Genèse et sur le plan biologique, la formation d’un enfant dans le ventre de sa mère obéit à cette même loi, au sixième mois l’enfant est formé. p 36.

    Annick de Souzenelle a été longtemps infirmière anesthésiste puis psychothérapeute. Et parallèlement, elle mène de longues recherches en théologie, psychologie, et en hébreu biblique. Ce livre est un cadeau d’une richesse infinie car sa lecture et ses relectures nous  entraîneront vers une connaissance et appréciation toujours plus abondante de nous-même.
    4 min
  • Ici commence l’Océan-épisode3- Devenez Zéro déchet!
    Troisième opus de la série de podcasst «  Ici commence l'Océan « », série éponyme de la campagne « Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir pour un océan riche d'une vie retrouvée.

    Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

    « Ici commence l'Océan » c'est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après une réconciliation avec l'Océan, et une première réduction des pollutions domestiques quotidiennes, je fais ici référence aux deux épisodes précédents de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une autre menaces principales qui pèsent sur l'Océan , je veux parler de nos déchets. Oui nos déchets ! Et c'est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite ! C'est ici que commence l'Océan !

    A découvrir dans cette chronique

    également sur youtube :https://youtu.be/SseeEekxozQ

    D. KRUPKA
    5 min
  • Fraternité et positivité toxique, nouveau concept psy
    Ce vendredi 4 décembre 2020, vers 21 heures, sur France 5, Michel Jonasz déclara à Claire Chazal dans son émission « Passage des Arts » : « Dans notre société actuelle, la fraternité est ce qui nous permettra de survivre. » (Photo-ci-contre)

    En 1935, Ray Ventura chantait « Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien… », alors que James, employé au service de l’aristocrate, annonçait que le marquis, son mari, s’était pendu, que le château et les écuries avaient totalement brûlé entraînant la mort de la jument préférée de la dame…

    Ce n’était qu’une chanson qui avait pour message : « Quels que soient les problèmes, il faut rester optimiste », disait-on.

    Aujourd’hui, c’est « Je regarde le monde autour de moi et je ne peux m’empêcher de sourire et de ressentir de la joie », l’une des cent phrases proposées par un site de pensée positive qui, de la sorte, a pour but de, je cite encore, « transformer votre vie, purifier vos pensées et restructurer votre comportement. »

    Il y aussi les adeptes du « Vivez le moment présent » qui, selon le philosophe Alexandre Jollien, est un leurre car le temps d’y penser et c’est déjà du passé, bref, surtout ne croyez pas que je sois un adversaire de la recherche de la plénitude par la méditation, la relaxation et autres techniques de bien-être, mais, il y a quand même lieu de faire la part des choses.

    Effectivement, il ne faut pas que cela débouche sur un comportement où l’empathie et la compassion soient éradiqués au profit de la positivité toxique.

    Vous savez, celle qui fait dire à des gens : « Cela pourrait être pire », « C’est comme ça », « Il faut faire avec », « Regardez du bon côté », « Vous êtes trop agressif », alors qu’il est question de réclamer davantage de solidarité et de fraternité dans la Société, surtout en ce moment de pandémie où foisonnent les théories du complot, parfois menées par des médecins en mal de notoriété, je suppose.

    Alors, cette positivité toxique qui nie ou déplace sciemment toute réalité jugée « négative », endort les consciences, pousse à ne pas s’engager, ni à se mouiller, ni à monter au créneau, face à des actions injustes, dangereuses, pathogènes, iniques, cette positivité toxique s’érige même en mode de pensée, donc de vie, au nom du « oui, mais… » et du « surtout, pas de vague… ».

    Que n’entend-on pas : « L’attentat à Charlie Hebdo fut horrible, oui mais… » sous-entendu : « Ils l’ont bien cherché ! » ?

    « Pas de vague… », fut la réaction donnée par des collègues qui se désolidarisaient du professeur Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine, alors qu’il leur annonçait être menacé pour avoir abordé le thème de la liberté d’expression et qui, finalement, fut égorgé et décapité.

    Connaissez-vous le gougnafier ? C’est celui ou celle qui se dit être en conformité avec sa conscience et qui ne veut pas savoir que vous existez avec vos convictions, vos joies et peines, vos projets et vos craintes, dont celle de mourir de la Covid-19.

    C’est l’adepte invétéré du « J’ai raison » et, forcément, il n’écoute même pas vos arguments, ou, alors d’une oreille distraite.

    Ce nouveau concept en psychologie de la positivité toxique se définit comme la tendance à se présenter comme étant heureux quoi qu’il arrive, selon des professionnels de la Santé mentale (IDRlabs).

    Ils expliquent que les personnes qui en relèvent sont « déconnectées de tout ce qui pourrait être considéré comme négatif et, par extension, elles sont enclines à encourager les autres à toujours voir le bon côté des choses et à ne pas s’ouvrir sur les questions tristes, difficiles » ou qui dérangent.

    En somme, les gens qui balaient d’un revers de la main les mesures sanitaires actuelles, minimisent ou nient les drames dus à la Covid-19,
    6 min
  • Apostasie : un acte citoyen volontaire et public
    Selon les dictionnaires, apostasie signifie abandon volontaire et public d’une religion ou renonciation publique à une doctrine ou à un parti, alors qu’apostat signifie une personne qui renonce publiquement à une doctrine ou à une religion.

    Nos confrères de Charlie Hebdo viennent de consacrer un important dossier à la Pologne et plus spécifiquement au combat qui y est mené contre l’obscurantisme. Je cite Nina Sankari, fondatrice d’une organisation athée qui déclara : « La Pologne est leader mondial de la « déchristinisation » chez les jeunes : deux millions de croyants ont quitté leur foi et un million l’ont fait ces deux dernières années.  ‘‘ Dieu, honneur et patrie’’, c’est terminé pour eux ! »

    Le christianisme, c’est-à-dire, 2 milliards et demi d’adeptes répartis à 50% de catholiques, 37% de protestants, 12% d’orthodoxes et le restant d’anglicans, d’évangélistes, de pentecôtistes…, est la première religion sur la planète, suivie de l’islam avec un milliard et demi et l’hindouisme un milliard, pour le trio de tête, selon les statistiques.

    Ainsi, l’Église catholique est en tête dans ce classement.

    Dans les chiffres de baptisés, cela doit être exact, car on ne conçoit pas qu’Elle puisse nous mentir et trafiquer les statistiques, n’est-ce pas ? Mais dans la réalité, est-ce le cas ?

    Combien d’églises ne sont-elles pas quasiment désertes à l’heure des offices ? Combien d’édifices religieux catholiques n’ont-ils pas été désacralisés, transformés en salles de fitness, dancings, hôtels, voire rasés ? Combien de baptisés n’ont-ils pas renoncé, pour une raison ou une autre, à ne plus pratiquer leur religion dans laquelle ils ont été versés de force à peine âgés de trois ou quatre jours, donc sans leur consentement.

    Alors, pour être en conformité avec cette réalité il existe l’apostasie pour rétablir des statistiques les plus exactes possibles.

    Je sais que ce terme fait parfois peur, mais, ici, il s’agit d’une information et non pas pousser quiconque à devenir apostat. À chacun ses croyances.

    Néanmoins, il faut savoir, ou rappeler, qu’il n’y a pas moyen de se faire « débaptiser » car, une fois baptisé, c’est pour toute la vie.

    L’Église a parfaitement géré cela, saint Augustin en tête qui clamait que si une personne n’était pas baptisée et décédait, son âme était dirigée vers l’enfer. Ces derniers temps, canular ou pas, on vit même sur les réseaux sociaux un prêtre garder la distance sanitaire en bénissant un bébé avec un pistolet à eau bénite…

    Ceci dit, l’Église avait quelque peu revu cette sentence atroce (pour ceux qui y croient), en inventant les limbes, un état intermédiaire entre le paradis et l’enfer.

    Quoi qu’il en soit, on ne peut pas se faire débaptiser mais, en revanche, on peut se faire rayer des listes de baptême et, alors, ne plus être comptabilisé en tant que catholique.

    La démarche est officielle et doit être effectuée auprès de l’ecclésiastique en charge de la paroisse de votre baptême, avec demande d’accusé de réception sur la réalisation concrète de votre demande. Vous n’avez pas à justifier celle-ci, votre décision est personnelle, tout comme vous pouvez expliquer la raison de votre geste.

    D’aucuns, parmi ceux qui ont quitté le giron de l’Église, diront qu’ils se moquent de cette démarche et que cela ne les empêche pas de vivre leur athéisme ou une autre spiritualité.

    C’est vrai, sauf qu’il faut rappeler l’omniprésence de l’Église dans les rouages de divers États : les présidents des USA prêtent serment sur la bible, les politiciens belges assistent au Te Deum dans la cathédrale de Bruxelles, entre autres lors de la fête nationale, que ce même pays subventionne les cultes, qu’en France, la notion de « civilisation judéo-chrétienne » supplante parfois celle de la république, qu’en Pologne,
    6 min
  • Le problème des pandémies animales
    La journaliste Lucile Leclair vient de publier un livre qui a retenu toute l'attention de Fréquence Terre. "Pandémies, une production industrielle", publié chez "Seuil-Reporterre". Nous parlons là d'élevage industriel. Un élevage de plus en plus surveillé - et c'est paradoxal - où se développent de plus en plus de maladies et de pandémies. Les normes de biosécurité qui se sont mises en place après l'alerte de pandémie humaine issue de la grippe porcine H1N1 en 2009 ont finalement eu un effet inverse... Et même si aujourd'hui nous semblons avoir écarté le risque de transmission des maladies de l'animal à l'homme, ce sont des cheptels entiers, des milliers d'animaux qui sont éliminés à chaque alerte de contamination. Pour éviter que les animaux qui ne sont pas élevés dans de bonnes conditions ne tombent malades, nous les gavons d'antibiotiques... Que nous assimilons bien entendu lors de nos repas...puis nous les évacuons dans dans nos toilettes, ce qui finit irrémédiablement dans nos fleuves et nos océans... Peut-on dire que nous avons trouvé la solution ? C'est tout l'objet de l'enquête qu'a menée Lucile Leclair dans son ouvrage.

    La solution ? : l'agroécologie. Une technique d'élevage qui éloigne les animaux les uns de autres, qui favorise une production à petit échelle, qui multiplie les exploitations et les circuits courts. Tout le contraire d'un système intensif, concentré dans les mains de quelques industriels qui est à bout de souffle et qui n'est au final pas si productif.
    L'agroécologie est un modèle qui favorise l'installation de nouveaux éleveurs, de nouvelles exploitations, donc créatrice d'emplois.
    Dans notre podcast, Lucile Leclair nous explique l'absurdité du système de biosécurité. Elle dénonce les intermédiaires qui favorisent la propagation lors du transport des animaux de l'exploitation vers les abattoirs et les entreprises de transformation.



    Plus de renseignements sur l'autrice : Lucile Leclair
    6 min
  • Ici commence l’Océan-épisode2- Réduisez vos pollutions domestiques!
    Deuxième épisode de la série de podcast «  Ici commence l'Océan », série éponyme de la campagne «  Ici commence l'Océan » lancée par l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir pour un océan riche d'une vie retrouvée.

    Une campagne qui a pour cœur les 10 actions pour réagir objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.« Ici commence l'Océan » est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan. Après s'être réconcilier avec l'Océan, je fais ici référence au précédent épisode de cette série de chroniques, examinons comment nous pouvons combattre une des menaces principales qui pèsent sur l'Océan , je veux parler de nos pollutions domestiques. Elles affectent les océans par le lien du cycle de l'eau . Ce cycle de l'eau qui , si on en remonte le fil , nous conduit aux fleuves, rivières, lacs, et un cran plus loin en amont des stations d’épuration, quand elles existent ou sont suffisantes. Et en amont des stations d'épuration, ce sont nos éviers, douche , Wc et autres égouts qui charrient les polluants qui proviennent de nos usages au quotidien .

    Et c'est ici que vous pouvez agir, chez vous, tout de suite !

    A découvrir dans cette chronique

    également sur youtube : https://youtu.be/Zt9oKChwfGM

    D. KRUPKA
    5 min
  • Lettre ouverte à « ces gens-là »
    « Chez ces gens-là, Monsieur, on ne pense pas. Chez ces gens-là, Madame, on compte et on est égoïste à la fois », aurait peut-être chanté Jacques Brel en y mélangeant ses mythiques chansons « Chez ces gens-là » et les « Bourgeois ».

    J’habite un pays, la Belgique, qui compte 11,48 millions habitants, dont quelque 250.000 Français, un pays qui détient le probable record du monde de ministres et de secrétaires d’État, près de cinquante, dont neuf ministres en charge de la Santé aux trois niveaux du pays : le fédéral, les Communautés et les Régions.

    Dans l’épineuse gestion de la pandémie qui frappe la planète depuis bientôt une année, tous ces politiciens, à des degrés divers, sont passés de la « grippette » au confinement quasi généralisé lors de la première vague, à un relâchement malgré les alertes du corps médical au point qu’ils auraient dénigré Pasteur et Fleming s’ils avaient été experts, d’où la Belgique en tête des pays proportionnellement les plus touchés au monde, à un mini-reconfinement lors de la deuxième vague et à un nouveau relâchement depuis ce vendredi 27 novembre.

    Ainsi, le monde politique belge, qui s’autoproclame « bon gestionnaire de la crise sanitaire », selon le ministre fédéral de la Santé actuel, mais qui, exemple parmi d’autres, à des horaires du couvre-feu différents selon que vous habitez les régions bruxelloise, wallonne et flamande, soit un monde politique qui tente, vaille que vaille, de gérer la situation, celle qui met encore le personnel médical sur les genoux. C’est probablement du surréalisme à la belge.

    Néanmoins, ce week-end, la presse nationale et internationale attire l’attention sur un phénomène d’égoïsme et de je-m’en-foutisme relevé chez maints citoyens de ce pays, je cite : « Les magasins de plusieurs villes néerlandaises ferment plus tôt à cause d’une forte affluence de Belges » selon la RTBF, ou « Les images ont choqué : de nombreux Belges se sont rendus dans le centre de Bruxelles pour admirer le sapin de Noël », d’après Le Soir, et encore, dans la presse française : « Quelque 16.000 Belges sont venus faire du shopping à Lille », etc. etc.

    Bref, ajoutons à cela, cette catégorie non négligeable de propriétaires d’une seconde résidence dans les Ardennes, au littoral, en Espagne, au Portugal..., qui doivent bien aller là-bas faire les poussières de leurs meubles, n’est-ce pas, ceux qui ne pourraient vivre sans se payer des week-end, parfois plus que prolongés avec des amis en province, voire même en Provence ou à la montagne, faut bien vivre et guindailler, non ?, ceux qui, inlassablement, se moquent des mesures sanitaires, pire, les dénigrent au nom d’une pseudo « liberté »…



    Eh bien, en indécrottable optimiste que je suis, ici, je vous l’avoue, je vous mens effrontément chers auditeurs et lecteurs, eh bien, donc, j’espère que les dizaines de milliers de Belges qui n’ont aucune considération de ce qu’est le concept de solidarité avec les autres citoyens, plus particulièrement les plus fragilisés, que ces Belges qui se croient inattaquables par le virus, qui sont des adeptes avérés du discours prônant un « complot »  à leur égard, ou qui tiennent cet argument scientifiquement démontré « le cancer tue plus que la covid », alors que le cancer, lui, est connu depuis des décennies et n’est pas contagieux, bref, j’espère que toutes ces personnes ont la décence de signer une décharge de ne pas encombrer les urgences si elles sont victimes d’un infarctus, d’une appendicite aigüe, d’un bras cassé, ou, ce qui serait le comble, de la covid qui nécessiterait des soins intensifs.

    Là, alors, ce serait un « vrai » » geste citoyen de solidarité.

    Photo : capture d’écran Le Soir/Twitter



     

     
    5 min
  • Taisez-vous, écoutez et vous verrez…
    « Paroles des peuples racines » de Sabah Rahmani (Actes Sud) avec en sous-titre « Plaidoyer pour la terre » et une préface de Pierre Rabhi, est un livre qui débute avec cette puissante explication :

    « L’arbre de l’humanité vit, grandit, évolue, tantôt fleurissant, tantôt flétrissant, nourri par la même sève, éclairé par la même lumière, même si ses branches n’empruntent pas les mêmes voies. Cette sagesse, les peuples racines la cultivent depuis des millénaires. Sans doute parce ce sont les héritiers des premières pousses, n’oubliant pas de c’est la terre nourricière qui porte les fruits de la vie.

    Aujourd’hui encore, ces peuples dits aussi premiers, indigènes ou autochtones, reconnaissent la place vitale de la nature dans leur organisation sociale ou spirituelle. »

    Il s’en suit une constatation importante qui est l’axe central de ce livre :

    « Notre lien au vivant est aussi le regard que nous portons sur nous-mêmes. »

    Les peuples racines, ce sont les Amérindiens, Pygmées, Maoris, Samis, Kanaks…, soit plus de 370 millions de gens répartis sur tous les continents, parlant plus de quatre mille langues et vivant sur 22% des terres où se trouvent 80% de la biodiversité mondiale.

    Ils sont des « gardiens de connaissances millénaires en matière d’écologie et de sciences traditionnelles » qui ne demandent pas mieux de participer au rétablissement de l’équilibre de la nature.

    Mais, allez dire cela aux Trump, celui qui prépare déjà son retour à la Maison Blanche, Bolsonaro, aux patrons de Monsanto-Bayer, Total, aux adeptes du nucléaire… et, comme les textes de l’ONU en la matière n’ont aucune valeur juridique, il y a encore beaucoup de travail à effectuer pour empêcher le nettoyage ethnique et un écocide.

    « Paroles des peuples racines » de Sabah Rahmani propose dix-neuf chapitres, chacun étant dévolu à un peuple.

    Pour la présente chronique, j’ai choisi de vous présenter une pensée ou une réflexion de cinq d’entre eux.

    * Peuple Ashaninka du Pérou : « Il y a deux manières de voir l’éducation : à travers la science développée par les connaissances occidentales, et via les savoirs indigènes, qui puisent leurs connaissances dans les semences, les arbres, les plantes médicinales, les chants, les musiques et le langage. Si nous allions les deux, nous survivrons. »
    * Peuple Déné du Canada : « Si vous ne croyez pas que tout est vivant, les problèmes et des destructions persisteront. »
    * Peuple Popora à Taiwan : « Pour préserver notre culture et nos savoirs, la première chose à faire est d’apprendre par l’expérience. »
    * Peuple Polinou du Bénin : « Aucun peuple ne doit être supérieur à l’autre, car nous avons la Terre en partage. Nous ne sommes pas venus sur la Terre, nous sommes venus DE la terre et nous retournerons à la terre. »
    * Peuple Maori en Nouvelle-Zélande : « Si vous voulez apprendre de la nature, taisez-vous, écoutez et vous verrez… »

     

    Photos extraites du livre publié à Actes Sud.

    4 min
  • Sexe et green attitude
    Force est de constater que la « green attitude » gagne du terrain et influence bon nombre de nos comportements. Alors comment se faire du bien sans faire de mal à la planète ?

    A priori la sexualité n’est pas une activité polluante, en effet, quoi de plus naturel que deux corps, nus de préférence, proches et enlacés.  Et pourtant, les préservatifs, les lubrifiants, les contraceptifs tel que la pilule contraceptive, les sextoys sont à l’origine de quelques dégâts écologiques.

    Alors voyons ensemble comment devenir écoresponsable et faire l’amour en vert.

    En premier lieu, considérons le préservatif ; bien qu’il nous protège des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées, il est composé de latex synthétique et contient du paraben, or le paraben est reconnu comme un perturbateur endocrinien. De plus l’enveloppe de ces capotes aux dérivés pétrochimiques est constituée de plastique ou d’aluminium qui sont des déchets dangereux pour l’écosystème. Mais sachez qu’il existe aujourd’hui une alternative, ce sont des condoms confectionnés à base de latex végétal et donc biodégradable.

    La pilule contraceptive est un deuxième point noir à considérer. C’est un moyen contraceptif largement utilisé par les femmes. Bien qu’elle libère les couples depuis plus de 50 ans, la pilule contraceptive évacuée par les urines, pollue rivières, fleuves et océans et provoque une anormale féminisation de la faune aquatique (il manquerait des mâles pour assurer la reproduction). Une alternative à la contraception hormonale existe, c’est la contraception dite naturelle. Précisons qu’elle est plutôt conseillée auprès des couples stables car elle exige une attention quotidienne et une certaine discipline.

    Enfin n’oublions pas toute la gamme des joujoux sexuels en plastique et qui recèlent bon nombre de composants dangereux pour la santé. Alors la solution est de miser sur les nouveaux sextoys dont certains sont en matière naturelle tel que le bois, d’autres sont rechargeables ou fonctionnent à l’énergie solaire.

    Et puis n’oublions pas les essentiels, remplacer le bain à deux par une douche en binôme, se parfumer aux huiles essentielles plutôt qu’avec des parfums chimiques, et bien évidemment  tout le monde connaît les bienfaits du chocolat noir, du gingembre, des huitres fraîches et j’en passe.

    Dès lors, je vous invite à adopter ce slogan : L’amour sans OGM et zéro pesticide, c’est simple et facile. Faire l’amour et protéger la planète, les deux sont possibles en même temps.

    Source : Journal des femmes, printemps 2019 p71 à p73 « Vive l’orgasme écolo » Rebecca Chantaloup.
    4 min

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