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Fréquence Terre episodes

  • Ici commence l’Océan-épisode1- Réconcilier vous avec l’Océan !
    Ici commence l'Océan est la série de podcasts que j'initie par cette présente chronique.Ici comme l'océan est aussi la campagne que lance l’association LONGITUDE 181 à destination de tout public afin d 'agir pour un océan riche d'une vie retrouvée.Cette campagne a pour cœur  les 10 actions pour réagir, objet du livre « Sauvons l'océan ! » édité aux éditions Rustica et écrit par Véronique et François SARANO et préfacé par Isabelle AUTISSIER.

    Ici commence l'Océan est une proposition de réponses aux menaces qui pèsent sur l'Océan.On ne le dira jamais assez mais touts les voyants sont au rouge : pollutions chimiques, multiplication des plastiques , destructions, surexploitation, Il est temps d'agir car l'océan commence chez vous , à la maison. Même si vous habitez loin de la mer .

    Mais avant de vouloir protéger l'Océan, il faut le l'aimer pour avoir envie de le protégez. Il faut se réconcilier avec L'Océan. Examinons dans ce premier épisode comment et pourquoi se réconcilier avec l'océan. A découvrir dans cette chronique

    également sur youtube : https://youtu.be/Uak2g2E3Ack

    D. KRUPKA
    6 min
  • Les pouvoirs de la sincérité
    Nous montrer tels que nous sommes, est le secret d’une relation épanouissante et enrichissante. Mais alors pourquoi déployons-nous tellement d’efforts pour dissimuler notre vulnérabilité ?

    Quand on ne se sent pas à la hauteur, on adopte généralement une stratégie plus ou moins efficace, on ne fait rien, on ne dit rien. Dans ce cas pas de risque de se ridiculiser ni de faire baisser plus bas le thermomètre de notre égo ; c’est ce que l’on appelle la politique de l’escargot. Mais en évitant systématiquement les situations inconfortables, nous perdons aussi toute possibilité de libérer les compétences et la créativité qui sommeillent en nous.

    Et c’est bien notre vulnérabilité qui est le berceau de l’innovation, de la créativité et du changement. D’ailleurs le monde regorge d’exemples ou certains individus malgré des infériorités apparentes ont dépassé et développé des talents remarquables.

    Une autre stratégie est de regarder ses faillites et de les prendre comme tremplins et explorer sa précieuse vulnérabilité.  En effet, un « ratage » permet de se retrouver face à soi-même et de mieux comprendre qui l’on est. Ainsi, agir  malgré ses difficultés personnelles, c’est créer des façons originales de faire et de penser.

    Mais malheureusement, nous sommes parfois aimantés par la peur du rejet, de l’exclusion et nous déployons alors beaucoup trop d’énergie à nous conformer à des critères sociaux et à agir en fonction. Car le rejet social est l’un des plus grands traumatismes qu’un individu puisse connaître. Et le besoin d’être aimé nous pousse même parfois à faire du zèle. Et cette capacité ou non à satisfaire les conditions du groupe nous met en insécurité et nous pousse dans la véritable zone noire de notre vulnérabilité, c’est-à-dire la honte, la crainte d’être indigne.

    Et le comble, c’est que ce ne sont pas les autres qui nous paralysent mais c’est plutôt l’idée que nous nous faisons de l’idée qu’ils se font de nous. Bien que la honte est un ingrédient indispensable à la vie sociale (à savoir qu’un psychopathe est incapable de ressentir de la honte), à partir d’un certain seuil la honte devient un poison qui empêche d’agir et de penser librement et cette honte va même jusqu’à bloquer tous nos processus de résilience.

    Et puis, plus embêtant encore, il y a la honte que l’on ressent vis-à-vis de soi-même. Nous sommes dans une société qui glorifie l’estime de soi comme une condition du bien-être et chacun doit constamment prouver sa valeur pour trouver sa place. Et du coup notre estime dépend du regard des autres et cette tendance est fortement accentuée aujourd’hui par les réseaux sociaux. L’omnipotence de l’image risque de nous conduire à un narcissisme malheureux. Or l’estime de soi n’est pas l’admiration béate de soi mais bien l’acceptation de soi tel que nous sommes.

    Alors comment savoir si on est bien avec soi-même ? Le meilleur indice, paradoxalement, c’est l’oubli de soi. Je m’explique :  si je passe une soirée avec des inconnus sans me demander toutes les deux minutes si j’avais l’air intelligent ou si mes cheveux étaient en place, alors c’est gagné.

    Mais revenons au pouvoir de la sincérité ; faire vœu de sincérité n’est pas si facile, nous maquillons tous régulièrement nos défaillances. En réalité, notre peur des autres se nourrit quotidiennement de nos mensonges. Pourtant, le fait de dissimuler la vérité nous apporte plus d’inconfort que de bien-être. A force de vouloir plaire à tout le monde, nous emmagasinons des non-dits et des faux « oui » qui injectent du venin dans nos émotions.

    Une bonne relation basée sur la bienveillance demande clarté et réciprocité. Du coup formuler ce qui ne va pas permet de désarmer beaucoup de situations. Car l’éventail de nos peurs et de nos besoins n’est pas si large que ça et donc facilement compréhensible par autrui. Par exemple,
    6 min
  • Buzuruna Juzuruna, le collectif qui réveille les consciences
    Ils sont français, libanais, syriens, ou encore palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont créé au Liban le collectif Buzuruna Juzuruna, le lauréat 2020 du Prix Danielle Mitterrand.

    L'objectif : rendre accessible au plus grand nombre le riche patrimoine semencier du pays dans la vallée de la Bekaa et rendre aux Libanais leur souveraineté alimentaire.

    Tout est parti d'un voyage autour du monde de Zoé et Ferdinand.  Ils sont frère et sœur… Arrivés au Liban, ils se sont retrouvés bloqués par la guerre en Syrie. Ferdinand, agronome de formation, est alors aller travailler dans une ferme… comme le raconte sa sœur, Zoé. Elle répond à Diégo Olivarès
    "Comme il vivait sur le domaine, il a beaucoup côtoyer de travailleurs qui étaient des réfugiés syriens. On a mangé avec eux, beaucoup discuté. On a écouté leur histoire. Les personnes qu'on a côtoyé, comme Walid et Salem avec qui on a par la suite fondé Buzuruna Juzuruna, nous racontaient qu'ils avaient dû fuir leur village en Syrie. Il était en état de siège. Pour fuir la faim, il ont dû abandonner leur terrain, héritage familial depuis des générations, et leur maison qu'ils venaient juste de construire. On s'est dit, c'est horrible ces histoires de paysans qui perdent tout leur patrimoine, leurs terres, leurs semences, et qui doivent fuir et reconstruire une vie ailleurs On a eu envie de créer un lieu, une ferme, pour retravailler sur ces semences qui allaient disparaitre. On a voulu construire un lieu qui fasse perdurer cet héritage pour pouvoir le transmettre"
    Zoé Beau © Buzuruna Juzuruna
    Réaliser un rêve
    Après un aller-retour en France pour ramener des semences, ils se mettent en chasse d'un terrain pour réaliser leur rêve. Un mécène va leur permettre de se lancer. Zoé.
    "Au début, c'est la volonté, la folie, la curiosité et l'envie de faire. Et tout d'un coup, c'est quelqu'un avec des moyens qui permet de réaliser nos rêves les plus fous. C'est à partir de là qu'on a eu notre terrain de deux hectares. On a organisé une grande fête avec des gens qui sont venus de tout le Liban, avec plein de milieux sociaux différents et de nationalités différentes. On leur a expliqué notre projet, notre volonté monter un collectif, de faire de la semence, et de donner des formations. C'est à l'issue de cette fête qu'on a trouvé le nom de Buzuruna Juzuruna."
    Nos graines sont nos racines © Buzuruna Juzuruna
    Former pour accéder à l'autonomie
    La ferme école est née avec des jardins partagés et des formations, dans le but de faire ensemble, de transmettre un savoir, pour aller vers l'autonomie des Libanais. Serge, le président de Buzuruna Juzuruna.
    "Le but est de pouvoir proposer un accès à la connaissance qui n'est pas toujours facile dans notre région. Nous avons tout fait en arabe pour être beaucoup plus accessible. Ces formations sont divisées en plusieurs parties avec des grands thèmes comme les semences, le compost, les arbres, la préparation du sol, les biopesticides. Tout ce qui permet de faire les choses soi-même et de fonctionner en autonomie par rapport au grand marché de l'agro-industrie. L'idée est que, l'année prochaine, on ne soit pas aussi investi que cette année. Il faut que ce soit le groupe lui-même qui mette en place un collectif, une charte interne. Petit à petit, grâce à nos formations et des formations proposées par d'autres associations sur la gestion de conflits, sur la communication non-violente, ils ont tous les outils disponibles pour pouvoir continuer indépendamment de nous."
    La force des différences
    Au-delà de l'aspect agricole, le collectif est aussi le fruit de formidables rencontres. Pour Lara, la compagne de Ferdinand, c'est la diversité des membre du collectif qui fait sa force.
    8 min
  • « Hold-up » est au complotisme, ce que fut « Forces Occultes » au nazisme (Partenariat POUR)
    La diffusion, dès le 11 novembre 2020, du documentaire « Hold-up » produit et financé par des internautes (appels à dons se poursuivaient encore après la sortie du film), certains proches de QAnon et de mouvements d’extrême droite, a déjà attiré des millions de vues sur les réseaux sociaux et de nombreux débats dans les médias classiques.

    La vision de « Hold-up » ne fait que conforter la thèse exprimée tout au long de chroniques sur Fréquence Terre et des chapitres de mon ouvrage « Le Temps des comploteurs » (Éditions Jourdan, sortie en janvier 2021) : l’impérieuse nécessité que la citoyenneté se réveille ou s’accentue pour déjouer et résister face à pareille entreprise de manipulation.



    Argumentons, encore, notre réflexion à ce sujet. Quand on analyse la construction de la thèse (« Great Reset ») qui est développée dans « Hold-up », celle d’un virus de fabrication humaine destiné à éliminer une grande partie de l’humanité et, de la sorte, consolider la mainmise d’une élite toute puissante (dont des francs-maçons !) sur la Société, il s’agit d’un assemblage de propos et de fake news déjà parus comme le signalent nos précédents chapitres.

    La puissance de frappe, si on ose dire, de « Hold-up », réside par le condensé de prétendues « preuves » qui ne sont qu’un amalgame de déclarations et de situations tirées de leurs contextes : tout est à charge, des raccourcis ou propos coupés (certains intervenants demandent à en être retirés se considérant comme avoir été « instrumentalisés »), pas d’enquêtes sérieuses, une mise en scène qui joue sur le pathos et qui fait monter l’adrénaline avec des fonds sonores choisis, par exemple.

    Au risque de me répéter, ce genre de production prêterait à rire ou on la prendrait pour un énorme canular, s’il n’y avait pas autant de victimes décédées dues à la Covid-19 : 1,5 million en une année.

    Avec « Hold-up », il s’agit d’une véritable entreprise paranoïaque qui a pour seul but de prendre le contrôle de la personne qui la regarde, sans lui laisser la moindre possibilité de la réflexion et de la critique, et qui, au final, procède par une manipulation produisant la terreur. Ce qui semble son but.

    Nous sommes bien en présence d’une technique parfaitement mise au point par les sectes ou des groupements intégristes qui, ainsi, harponnent les personnes fragilisées, incrédules ou peu cultivées.

    Cette opération de contrôle sur les gens a un rôle clivant entre ceux qui y croient, la propagent et la défendent coûte que coûte, et ceux qui peuvent faire la part des choses entre un « complot mondial » et des manques et des couacs (il y en a eus, dire le contraire serait malhonnête et ferait, justement, le jeu des complotistes !) dans la gestion de la pandémie.

    S’il y a des raisons de critiquer cette dernière, nécessité est aussi de reprendre force et vigueur pour ouvrir la discussion sur la manipulation que d’aucuns mettent en place pour attenter à la Démocratie.

    « Hold-up » est à la propagande complotiste en 2020, ce que fut « Forces Occultes », le film nazi dénonçant « le complot judéo-maçonnique » lors de la Seconde Guerre mondiale.



    Photos : Pierre Guelff/Fréquence Terre.
    4 min
  • Reportage : « Le monde de demain ne sera plus comme avant… » : un leurre !
    Une édifiante interview (Photo D.R.)

    « Le monde de demain ne sera plus comme avant », clamèrent au printemps les « décideurs », la main sur le cœur.

    Visiblement, dans la Capitale de l’Europe, ce message relève du leurre pur et simple, quand on constate que le Bois de la Cambre, endroit bucolique également bien connu des 150.000 Français qui travaillent et résident à Bruxelles, sera à nouveau accessible au 1er décembre à la « reine » automobile, alors qu’il était devenu exclusivement piétonnier.

    Classé et désigné zone spéciale de conservation « Natura 2000 », ce parc paysager à caractère forestier de 123 hectares, fait le bonheur des amoureux de la Nature en plein centre urbain, un centre qui en a tellement besoin puisque Bruxelles est reconnu comme une ville hyper-polluée.

    Rassemblement citoyen pour sauvegarder un site bucolique dans la Capitale de l'Europe (Photo D.R.)

    Cet endroit propose aussi des activités pédestres et cyclistes, une plaine de jeux, un lac avec barques et pédalos…, mais cela n’agrée pas des citoyens qui évoquent des embarras de circulation, du stress accru dans les embouteillages et autres arguments classiquement présentés par les accros aux quatre roues. Ce lobbying a porté ses fruits, puisque la Justice vient de lui donner raison.

    Donc, le concept d’un « monde de demain plus harmonieux » semble totalement étranger à ces gens-là.

    Face à cette situation écologiquement irresponsable, véritable injure à la population réclamant le bien-être auquel elle a légitimement droit, une manifestation pacifique s’est déroulée à deux semaines de l’échéance fatale au piétonnier. Fréquence Terre y tendit le micro à une cheville ouvrière de ce rassemblement citoyen...

     

    Interview en podcast ci-dessous.

    7 min
  • Prenons l’ensauvagement au mot !
    Nos esprits se raccrochent à un monde que l'on aimerait stable mais qui ne l'est plus. La reconnexion au vivant qui nous entoure, par le ré-ensauvagement à saturation des espaces qui nous sont disponibles , est une première possible étape pour retrouver une biodiversité riche et stable.
    N'en déplaise aux politiques , rendons à ce terme ensauvager ses lettres de noblesse ! Il exprime le partage et non la violence, le souci de préservation et non la destruction ou l'emprise.
    Nous y trouverons en retour la spontanéité, le contact et la plénitude d'un monde sauvage qui nous échappe.

     

    https://youtu.be/70HKqMzdC54

     
    5 min
  • Fraudez ! Corrompez ! Pantouflez ! (en partenariat avec POUR)
    Si je vous dis : « Je m’adresse dorénavant à vous en tant que parties liées à un ordre social dévastateur. Vous n’êtes, à cet instant, que les plus brillants membres d’une caste elle-même atrophiée. Ce qui offrira, aux plus désinhibés d’entre vous, un permis pour frauder, corrompre, pantoufler. Une carte d’impunité à utiliser sans discontinuité », je me doute que cela ne vous laissera pas indifférents.

    Et, si j’ajoute : « Vous pourrez ainsi détruire une entreprise publique, faire disparaître des milliards d’euros d’argent public en une affaire impliquant des rétrocommissions, provoquer le licenciement de plusieurs milliers de personnes », je sens que votre volonté de me clouer le bec est grande.

    Mais, je poursuis : « Vous pourrez, comme Bernard Arnault, homme d’affaires, subir un redressement fiscal de plus d’un milliard d’euros sans ne jamais craindre que la prison puisse un jour vous concerner », alors, ici, soit vous sortez de vos gonds, soit vous me faites comprendre que, dans le fond, cela vous intéresse fort cette perspective juteuse.

    Si c’est cette dernière hypothèse qui a vos faveurs, ou, alors, par pur intérêt informatif, pour 7 euros allez acheter l’ouvrage « La République ne vous appartient pas » publié aux Éditions Au Diable Vauvert, un livre qui ne relève pas de la langue de bois, c’est le moins que je puisse dire.

    Écrit par Juan Branco, philosophe, avocat, conseiller juridique de Julien Assange et docteur en droit, lesdites paroles ont été prononcées il y a moins d’un an dans l’amphithéâtre d’honneur de Polytechnique face aux étudiants de l’une des plus prestigieuses écoles de France.

    Juan Branco catalogué d’« activiste » de manière péjorative et une personnalité publique qui est passablement controversée, a écrit cet ouvrage - qui contient tout son discours  à Polytechnique et un questions-réponses -, comme une démonstration de, je cite : « La fabrication des élites : un scandale démocratique ».

    Tout en dénonçant un système éducatif de dévoiement, il donne des clés pour mieux le comprendre et, qui sait, le transformer radicalement.

    3 min
  • La cuisine, c’est de l’amour, du partage, de la transmission.


    Aujourd’hui, je vous invite à manger moins, et plutôt  à manger mieux. Manger mieux, c’est possible grâce à la cuisine vapeur douce. Certains diront que vapeur implique une cuisine sans goûts et sans saveurs. Mais je vous parle ici de vapeur douce, cette précision est importante car elle est tout le contraire d’une cuisine fade et insipide.

    Stéphane Gabrielly avec son livre de recettes intitulé « Plats gourmands, vapeur douce,  120 recettes simples et gourmandes »  édité chez Albin Michel , nous raconte les mille et une possibilités et aussi avantages de cette cuisine saine, rapide et gourmande.

    Lorsqu’on demandait à Stéphane  lorsqu’il était enfant ce qu’il voulait faire plus tard, il répondait  « cuisiner » car  la cuisine coule dans ses veines, dit-il  et ce depuis l’âge de ses 4 ans. Stéphane Gabrielly a d’abord travaillé en région bordelaise, a été chef de cuisine dans un établissement français réputé aux Etats-Unis, aussi été chef à domicile et enfin le voilà devenu formateur.

    Alors la vapeur douce qu’est-ce que c’est ? C’est une cuisson qui ne dépasse pas les 98°C. Cette cuisson offre l’avantage de pouvoir non seulement cuire, mais aussi réchauffer, mijoter et décongeler. L’atout majeur de cette cuisson, c’est qu’elle préserve la plupart des nutriments (enzymes, vitamines..) et  elle préserve aussi les propriétés gustatives des ingrédients et respecte donc le produit dans son intégralité. Plus concrètement, vous n’aurez pas besoin ou alors très peu, d’ajouter du sel à votre plat.

    En parcourant ce recueil de 120 recettes simples et « bluffantes »,  je pressens que Stéphane Gabrielly doit être un excellent pédagogue car son livre est vraiment très complet, vous y trouverez des conseils pour le choix du matériel, de nombreuses recettes de base de sauces, mousses ou vinaigrettes, des recettes salées et sucrées, sans gluten, végétariennes etc .

    Et en homme de métier, l’auteur n’oublie pas de valoriser ses partenaires, les artisans et les producteurs de qualité. Bref, ce livre est un  incontournable pour qui aime les recettes simples, faciles et savoureuses. De mon côté, je m’en vais de ce pas me préparer un caviar d’aubergine aux noisettes.

     
    4 min
  • Pour le pire et pour le rire avec Alain Bauer
    Comme me le faisait remarquer un confrère de la presse écrite : « Il est toujours intéressant de voir et d’écouter Alain Bauer. Il met les points sur les « i » avec une lucidité parfois cruelle pour les journalistes animateurs d’un débat. Il doit être un prof redouté aux examens… »

    Mais, derrière cet homme décrit comme une personnalité « sérieuse », une référence en son domaine de criminologue, se cache une personne maniant un humour parfois… noir.

    « Il existe des génies du crime que l’on peut traiter de beaux voyous, écrit-il dans son dernier ouvrage « Les criminels les plus cons de l’histoire » aux Éditions First. Il y a encore les malchanceux, les émotifs, les imprudents, les idiots… »

    Et, en bon pédagogue, il explique que, même Freud s’en mêla puisqu’il avait proposé « l’idée d’un désir inconscient de se faire arrêter un jour » pour expliciter une sorte de soulagement psychique, tout comme le sentiment de culpabilité proviendrait du complexe d’Œdipe.

    Alain Bauer évoque des conseils donnés à de potentiels voleurs de banques qui le liraient ! Sur les huit conseils, le deuxième relève bien, à la fois du sarcasme et de la logique : « Choisissez la bonne cible. Ne tentez pas de braquer une banque qui n’est plus en activité et n’a pas d’argent. »

    Alain Bauer (Photo Éditions First)

    S’en suivent des dizaines d’exemples réels tirés d’archives, certaines récentes.

    En voici quelques-unes au hasard :

    * Un Anglais attaqua une station-service en se couvrant la tête d’un sac en plastique transparent, alors qu’un Américain prit comme cagoule une poubelle…
    * Des malfrats du Maryland attaquèrent un motel où était organisée une soirée entre policiers, alors qu’un New Yorkais, lui, tomba dans les pommes sous le stress, tout comme un certain Swansea, les gardiens de la paix durent d’abord leur placer un masque à oxygène avant les menottes !
    * Situation rocambolesque avec deux mineurs d’âge qui, à Montélimar, attaquèrent un hôtel et se retrouvèrent face à une compagnie de CRS qui y logeait.

    Arrêtons ici et sachez qu’il y en a 250 pages de cet acabit ! Alors, pour les étudiants qui seraient stressés à l’examen, lisez quelques histoires de ces conneries magistrales afin de vous détendre et dites-vous que le professeur Bauer apprécie aussi de rigoler un bon coup !

    3 min
  • La souveraineté alimentaire au Liban à l’honneur du prix Danièle Mitterrand
    Le Liban est à l'honneur du 8e prix Danielle Mitterrand. La Fondation a décidé de distinguer cette année le collectif Buzuruna Juzuruna.

    Dans un pays ravagé par différentes crises, sociale, économique et alimentaire, ce collectif œuvre depuis 2015, pour la souveraineté alimentaire, avec notamment une ferme-école, située dans la Vallée de la Bekaa.

    * Avec Joséphine Delesalle, chargée du Prix Danielle Mitterrand.

    Chaque année, le prix Danielle Mitterrand distingue les alternatives qui travaillent à une métamorphose démocratique, écologique et solidaire du monde. Et cette année, c'est vers le Liban que vous vous êtes tournés, avec ce collectif, Buzuruna Juzuruna. Qui est-il et que signifie son nom?
    "Buzuruna Juzuruna veut dire 'nos graines sont nos racines' en arabe. Depuis 2015, il œuvre à la souveraineté alimentaire des Libanais et des réfugiés syriens au Liban. Et il participe au développement et à la distribution de semences paysannes, à la formation à l'agriculture et l'aide aux familles réfugiées."
    Sauvegarder le patrimoine alimentaire
    Le collectif dit vouloir s'inscrire dans une démarche de souveraineté alimentaire. Qu'est-ce que cela signifie ?
    "La notion de souveraineté alimentaire est dans l'ADN du collectif. Elle est ancrée depuis toujours dans la construction du projet. C'est un collectif qui est avant tout solidaire dans l'idée de faire ensemble. Dès le départ, il a eu cette volonté de maintenir un patrimoine alimentaire et de participer à ce que personne ne fuit son pays pour cause de faim. Le projet est né de plusieurs chemins. Il y a Ferdinand et Zoé qui sont frères et sœurs. Ils sont partis de France pour faire un tour du monde. Et il se sont retrouvés au Liban dans l'incapacité d'avancer puisqu'il y a la guerre en Syrie. Ferdinand, qui est ingénieur agronome de formation, a trouvé un travail dans une ferme. Ils y ont travaillé tous les deux. Dans cette ferme, ils ont rencontré Oualid et Salem, deux réfugiés syriens qui avaient dû tout abandonner pour fuir la faim de leur pays. En vivant tous ensemble sur cette ferme, ils ont construit beaucoup de liens. Ils se sont rendus compte qu'il y avait un projet à créer et qu'ils avaient envie de participer à ce que personne n'ait besoin de fuir son pays pour ça. Ils ont donc voulu créer un lieu, une ferme où ils puissent travailler sur les semences, faire perdurer un héritage qui puisse être transmis à tout le monde."
    Après avoir démarré leur projet sur bout de terrain prêté, le collectif a aujourd'hui sa propre ferme qui se développe.
    "Ils ont pu développer leur ferme, vendre leurs légumes. Aujourd'hui, c'est une volonté qui s'est accentuée avec les années. Au Liban, il y a une énorme crise économique sans précédents. Donc c'est plus que jamais une volonté et une nécessité que de pouvoir se nourrir et de participer à la formation des personnes pour qu'elles puissent se nourrir. Les citoyens libanais ont perdu tout leur pouvoir d'achat. Les denrées alimentaires sont encore aujourd'hui importées sur le cours du dollars américain. Ces personnes ont besoin de retrouver une souveraineté alimentaire ne serait-ce que pour répondre à leurs besoins."
    © Buzuruna Juzuruna
    Eveiller les consciences
    Cette démarche du collectif prend encore plus de sens depuis le soulèvement des Libanais l'an dernier, en octobre 2019. En quoi c'est important ?
    "Il y a une crise économique. Et depuis un an, il y a une crise politique qui est venue s'ajouter à tout ça. Cela a pris énormément d'ampleur dans le collectif. Serge, le président de l'association, est Libanais. Il a eu besoin de participer au soulèvement de son peuple. Afin de pouvoir toujours aider les paysans à avoir un peu d'aut...
    8 min

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