Fréquence Terre

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By Fréquence TerreSociety & CultureNon-Profit
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Fréquence Terre episodes

  • Pas de procrastination pour la planète bleue !
    Le confinement c’est super pour le climat et l’environnement ! ah oui , vraiment ?

    La planète bleue n'a pas besoin d'une année blanche, mais d’un changement  drastique orienté vers  la protection des hommes, du vivant et donc de l’environnement.

    Et l'océan risque de passer à la trappe lors du de la reprise de nos activités.

    un sujet que cette chronique tente d'explorer.
    7 min
  • Terre de Sons #11 - Cocanha


    A Toulouse, là où le soleil ne s'éteint presque jamais, se retrouvent trois chanteuses. Réunies autour du projet commun Cocanha elles partagent en occitan les effluves d'une musique rythmée et inspirée du folklore local. Trois voix qui s'entremêlent et nous invitent à entrer dans une transe solitaire, casque vissé sur les oreilles.
    A la recherche de sons nouveaux, perdus, enfouis, poussiéreux ou trop vite oubliés. Terre de Sons vous propose une sélection de morceaux, d’ici ou d’ailleurs, connus ou moins connus, d’hier, d’avant-hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Terre De Sons est une chronique musicale proposée par le blog Les Sens Du Son.

     

     
    7 min
  • Coronavirus : une révolution des consciences pour le monde d’après
    Restons confinés, et imaginons le monde d'après !

    La pandémie de coronavirus impose à chacun un autre rythme, une autre manière de penser le quotidien. Mais au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette crise peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société ? Et quelle transformation primordiale va-t-elle engendrer ?

    Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés

    La semaine dernière, nous avons vu que le municipalisme peut être un outil pour construire autre chose. Mais l'épreuve que chacun de nous traverse fait aussi naître ou réapparaître des solidarités. Comment capitaliser dessus ? Comment retisser des liens pour revenir à l'essentiel ?
    "Revenir à l'essentiel est fondamental. Et cette crise va peut-être nous aider. Il y a plusieurs mouvements qui existent déjà et qui se renforcent. D'autres sont en train de naître. Si on veut qu'ils perdurent, l'important est de leur permettre de se structurer dans le temps et de garder leurs intentions. On sait qu'une fois que l'on va être déconfiné, on va avoir une tendance à oublier ce qui s'est passé. C'est très important de ne pas oublier ce qui s'est passé et de se rappeler pourquoi c'est arrivé. Il va falloir travailler sur les causes de cette crise, pourquoi on en est arrivé là. Et chercher des solutions pour que cela ne se reproduise pas. Ces solutions se retrouvent beaucoup dans les mouvements de solidarité. Il est important de relier ce qui est en train de se passer avec les autres crises. Tant qu'on aura pas résolu les crises économiques, les crises écologiques, les crises démocratiques, ces mouvements n'auront pas atteint leurs buts."
    Vous l'avez souligner dans votre édito sur le site de la Fondation : "Une grande majorité des Etats du monde ont fait passer l’humain avant l’économie et le profit néo-libéral". Est-ce que cette machine néo libérale "mortifère", comme vous dites, peut être arrêtée ?
    "Oui. C'est ce qu'on est en train de s'apercevoir. Aujourd'hui certes c'est pour un temps court, mais la machine est quasiment à l'arrêt. Les avions restent cloués au sol, le pétrole est de moins en moins raffiné. Donc on peut arrêter. Malheureusement, c'est venu d'une pandémie. Il faudrait qu'on le fasse tous ensemble. On se rend compte qu'on peut vivre, et qu'on peut vivre autrement. Oui, elle peut être arrêtée, on le voit. La question c'est, comment réussir pour qu'elle le soit pour toujours. Et pour qu'elle le soit pour toujours, on ne peut pas juste l'arrêter. Il faut mettre en place des actions qui permettent de remplacer cette machine par plein d'actions différentes. Et de substituer, à nos fonctionnement actuels, de nouveaux fonctionnements."
    Renverser cette machine mortifère
    Certains dirigeants de ce monde redécouvrent les  vertus d'un service public fort, d'une économie locale, de proximité, en dénonçant ce qu'ils ont eu même vanté : la loi du marché. Est-ce qu'on peut compter sur ces beaux discours ? Ou faut-il plus que jamais que l'action collective amène les transformation nécessaires ?
    "C'est vrai que cette pandémie est très importante. Mais ce n'est pas la première crise très importante que nous vivons dernièrement. On a vu les méga-feux en Australie, les canicules, les catastrophes écologiques. On a perdu 60% des animaux sauvages, des insectes. A chaque fois, on a beaucoup de paroles et très peu d'action de la part de nos gouvernants. D'abord parce qu'il ne savent pas faire autrement et parce qu'il sont liés au modèle de société qui entraîne cette destruction. Les discours sont beaux.
    6 min
  • Cachalots : un suivi continu pour réussir leur protection
    François SARANO, responsable du programme de recherche sur les cachalots de l’île Maurice de l’association, nous parle du succès de la richesse des informations obtenues par la continuité des collectes de données, et la coopération interassoacciation. Il évoque aussi les grands enjeux de protection des populations de cachalots. A découvrir dans cette chronique.  D.KRUPKA.

    www.longitude181.org
    7 min
  • Joggeurs=Délinquants de la Santé ?
    Pierre Guelff, chroniqueur Fréquence Terre, joggeur "protégé" et "protecteur".

    Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef du magazine Zatopek, chroniqueur à France 5 (Photo Magazine Zatopek).

    Gilles Goetghebuer, diplômé en éducation physique, est rédacteur en chef du célèbre magazine Zatopek, chroniqueur au Magazine de la Santé de France 5, à Sport et Vie, et vient de publier une importante mise au point au moment ou coureurs à pied et joggeurs sont la proie d’insultes, de fake news, comme sous le titre « Les joggeurs envahissent les rues de Paris » avec une photo d’un peloton vu de dos des… 20 km ou autre marathon ! De dos, pour ne pas voir les dossards, bien entendu.

    Si, pour ma part, j’ai été insulté via les réseaux sociaux pour avoir publié un avis de médecins sportifs affirmant qu’il y avait compatibilité entre confinement et pratique physique modérée et régulière et en prenant les dispositions de protection ad hoc et que j’ai aussi été vilipendé pour avoir demandé le passage à deux cyclotouristes qui venaient vers moi et occupaient de front un chemin tout en papotant à l’aise, force est de reconnaître que la plupart des coureurs et des joggeurs respectent les consignes et font preuve de savoir-courir ou savoir-jogger qui est généralement de mise, sauf exceptions, bien entendu.

    Cependant, le message de notre confrère vise à démontrer que la réaction de rejet dont sont victimes les coureurs à pied est à la fois bête, injuste et contre-productive et il s’écrie : « Lâchez-nous les baskets ! »

    En voici de larges extraits : « Alors, ça y est! Les coureurs à pied sont devenus les nouveaux délinquants de la santé. On les accuse de propager l’épidémie. D’où les visages courroucés des passants. Cette épidémie est difficile pour tout le monde. Surtout pour ceux qui ont perdu un proche. En situation de crise, on est triste et tendu, c’est normal. En revanche, on peut ne pas ajouter de la haine à la douleur. Certains le comprennent et l’on a vu fleurir un tas d’initiatives solidaires. »

    En revanche, il existe une ligne de front, selon lui : « Elle a souvent été révélée par la question du sport en extérieur. Est-il légitime de vouloir en faire? Se met-on en danger en s’adonnant à sa pratique? Met-on en danger ceux qui nous entourent? Sur les risques proprement dit, disons qu’ils sont à ce point faibles qu’en restreignant les pratiques en leur nom, on peut tout aussi bien interdire aux gens d’emprunter encore les trottoirs parce qu’il arrive parfois qu’un pot de fleurs tombe d’un balcon. Rappelons que la majorité de ceux qui développent la maladie savent exactement dans quelles circonstances ils ont été contaminés. À notre connaissance, personne n’a jamais invoqué la course à pied. Rappelons aussi que la maladie se transmet par des postillons. Or, l’immense majorité des coureurs se comportent de façon citoyenne en respectant les trois ou quatre mètres d’éloignement et en évitant de cracher ou de se moucher dans ses doigts à proximité d’autres personnes. Okay, il peut y avoir des exceptions. Qu’on leur réserve alors les accusations d’incivisme et qu’on laisse les autres s’époumoner tranquille. Quant à la thèse d’une possible transmission par aérosol, c’est-à-dire par le biais de gouttelettes très légères qui resteraient dans l’air longtemps après le passage de la personne, rappelons pour terminer qu’elle est hypothétique et ne vaut, de toutes façons, qu’à l’intérieur des établissements. À l’extérieur, elle est vraiment très peu vraisemblable. »

    Les vraies causes de rejet

    Ensuite, vient une analyse, disons, plus psychologique : « Dans toutes les épidémies de l’histoire, on remarque les mêmes phénomènes, notamment ce besoin de trouver un bouc émissaire: les Juifs, les Espagnols, les Haïtiens ou les sorcières au Moyen Âge qu’on surnommait les « semeuses de peste ». Il semblerait que ce soit le tour des coureurs.
    7 min
  • Coronavirus : après la crise, réinventons demain !
    Restons chez nous !

    Depuis un mois, c'est le mot d'ordre que nous devons suivre pour tenter d'endiguer la progression du coronavirus. Depuis un mois nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation. Depuis un mois, on redécouvre la pertinence d'avoir un service public fort et performant. Et depuis un mois, des nouvelles solidarités apparaissent, ou plutôt, reprennent du sens.

    Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés

    Comment la Fondation a abordé cette crise sanitaire inédite, dans son fonctionnement et dans ses missions ? Comment on arrive encore, dans cette période, à défendre les droits humains et les biens communs du vivant ?
    "Ce n'est pas évident, mais c'est très important pour nous de rester mobilisés. L'ensemble de l'équipe est aujourd'hui en télétravail. On essaie d'être présent pour continuer à mettre en lumière les violations des droits humains - on le voit sur les questions d'accès à l'eau en France et dans le monde qui prennent une importance plus grande que d'habitude. Et on est un inquiet sur la défense des libertés, notamment en France avec l'état d'urgence qui est censé durer jusqu'en décembre. On espère que les violations des droits ne seront pas trop importantes."
    L'exemple du municipalisme
    Cette crise est arrivée à un moment majeur de la vie démocratique française. La campagne pour les élections municipales a porté un peu partout des projets de société divers. Certains ont tenté de proposer des façons nouvelles de faire société localement, de vivre la ville différemment,  avec la volonté de mettre en pratique le municipalisme. Concrètement, comment ce municipalisme prenait forme ?
    "On peut prendre l'exemple de Barcelone où les citoyens qui s'étaient mobilisés dans le MOUVEMENT OCCUPY au début des années 2010, ne souhaitaient plus que ce soient des gens à qui on délègue un pouvoir par les élections, qui décident pour eux. Ils voulaient reprendre la main sur les décisions dans la cité. En élisant une liste citoyenne de personnes de personnes qui ne sont pas présentes dans des partis, ils voulaient mettre en place des outils collaboratifs et décentralisés pour permettre des prises de décisions où les citoyens ont leur mot à dire. C'est assez facile à dire, mais plus compliqué à mettre en place. On l'a vu à BARCELONE, il y a eu une multiplication d'ateliers pour les citoyens qui ont été pris en compte, des réformes proposées au niveau local où les citoyens peuvent suggérer des choses. En France, il y a l'exemple de la petite ville de Saillans (Drôme), où l'on a vu que c'était assez compliqué à mettre en place, mais où on a essayé de de développer une démocratie où on organise, de manière régulière, des temps de rencontre et d'échange avec la population, avec des ateliers, pour répondre aux besoins de la population et pour que chacun puisse s'exprimer dans la prise de décisions."
    Pendant la campagne des municipales, vous aviez lancé une initiative autour de ce municipalisme. Est-ce que vous avez des retours des projets qui portaient cette question ?
    "Il y a environ 500 listes citoyennes qui ont été déposées. Il y a des listes qui sont plutôt portées par des partis politiques, comme du greenwashing, avec cette idée de redonner le pouvoir aux citoyens, parce que cela porte bien. C'était donc des citoyens encartés. C'est un peu le défaut. Mais on estime qu'il y a environ 200 listes qui ont été déposées vraiment par des citoyens.
    7 min

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