Fréquence Terre

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Fréquence Terre episodes

  • Soignants de terrain  et experts autoproclamés
    À l’heure où le corps médical se dévoue corps et âme, parfois au détriment de sa propre santé, pour faire face au coronavirus, c’est littéralement la chienlit sur les plateaux de télévision, dans les forums des médias de la presse écrite ou par capsules youtube interposées.

    Chienlit entre experts, pseudo-experts, experts autoproclamés, chroniqueurs et journalistes se prétendant spécialistes ès pandémie ou se croyant habilités à parler au nom du monde scientifique et de mieux en comprendre les arcanes et subtilités que cedit monde scientifique lui-même.

    Et, visiblement, cette attitude est contagieuse, c’est le cas de le dire, puisque la classe politique leur a emboîté le pas – à moins que ce ne soit l’inverse – dans une cacophonie qui serait risible si elle n’était pas dramatique.

    Or, comme c’est la politique de Santé qui fait la pluie et le beau temps en ce domaine, la discordance règne à tous les étages en France, en Belgique…

    Prenons l’exemple du masque. Au début, il était considéré comme inutile. Normal, puisqu’il n’y en avait pas de disponibles et que les stocks n’avaient pas été approvisionnés, par négligence ou économie, au point qu’on vit des soignants, en connaissant leur rôle essentiel, eux, porter des modèles de plongée sous-marine à défaut de masques médicaux ad hoc. Puis, changement de discours, le masque fut recommandé, car des commandes avaient été passées, parfois dans des pays ne donnant aucune fiabilité sur les normes requises.

    Alors, en présence d’une telle pagaille, des milliers de citoyens se mirent à confectionner des masques eux-mêmes et ils reçurent de la part des autorités les conseils de fabrication que celles-ci leur assénaient sans rougir !

    Mais, business is business, des centaines de millions de masques allaient être livrés, je cite « dans les prochains jours » et, du coup, à maints endroits, le masque était devenu obligatoire ! Strictement obligatoire !

    Tout ça, en quelques semaines et c’est sans compter  avec la même situation au niveau des médicaments, des soins, de leur fiabilité ou non fiabilité, des confinement/déconfinement/reconfinement, tests, vaccins, formes asymptomatiques, atypiques, courantes du virus, etc. etc.

     

    Certes, nous ne sommes pas du tout enclins à la « pensée unique », encore moins au « prêt-à-ne-pas-penser » que nous concoctent les partisans de l’ultralibéralisme, mais le citoyen et à plus forte raison le patient, méritent plus de respect.

    Seuls, les soignants « de terrain », ceux qui œuvrent dans les hôpitaux, cliniques, laboratoires, dispensaires, en médecine générale et spécialisée, paraissent réellement à même d’émettre des avis circonstanciés.

    La stérilité des débats sans fin entre les partisans de tel professeur marseillais contre ou pour tel professeur parisien, de tel virologue-fonctionnaire du gouvernement belge contre ou pour tels virologues des urgences d’hôpitaux universitaires, cette stérilité commence à lasser et n’amuse plus, si j’ose dire, que ceux qui se complaisent dans le jeu des fake news, des théories complotistes : plus c’est gros, plus ça passe, selon leurs concepteurs.

    Heureusement, il semble aussi que de plus en plus de citoyens se rendent compte de la manipulation de tous ces « spécialistes autoproclamés » qui ont leur remède contre la pandémie à coups de carottes râpées, jus de tomates, conseils, souvent payants, dont ceux de brocarder la médecine au profit de leurs méthodes perlimpimtesques.

    Certes, au départ, on aurait pu croire, et nous en étions, que des avis divergents sur cette situation mondiale allaient faire évoluer le débat vers le haut. Mais, au fil des jours, il a été banalisé, théâtralisé, monétisé, politisé, au point d’en être ridiculisé.

    Retour, donc, aux gens de terrain. Aux vrais.



    5 min
  • Océan, climat, Covid, même combat…
    Océan et climat, même combat, c’était mon propos en fin 2019 dans l’une de ces chroniques.

    Et clairement,  du côté climatique et écologique il y aura un avant et un après le coronavirus. L’épidémie et ses conséquences ont créé un choc psychologique  pour chacun d’entre nous, ne nous laissant pas indemnes entre  douleurs, stupéfaction, et envie de «plus jamais vivre ça ». Ce que nous vivons ou allons vivre doit avoir un impact sur les politiques environnementales à venir.
    7 min
  • Haie du déshonneur : « soigneurs contre saigneurs »
    Il y a quelques jours, Sophie Wilmès, Première ministre libérale belge, rendit visite au personnel soignant de l’Hôpital public Saint-Pierre de Bruxelles afin de lui rendre hommage, elle qui avait retiré quelque 900 millions d’euros au budget Santé, parmi d’autres actes politiques catastrophiques pour la population.

    Elle fut accueillie par une immense « haie de déshonneur » formée  d’une centaine d’infirmières, médecins, ambulanciers…

    Par cette action pacifique et hautement symbolique, ils lui firent part de leur juste colère et qu’ils n’étaient plus enclins à subir une politique ultralibérale faite de réductions et suppressions de personnel et matériel réalisée au nom du rendement économique, donc au détriment d’une véritable politique de santé, comme ils souhaitent la pratiquer.

    Les exemples concrets sont multiples en Belgique : neuf ministres de la Santé, oui neuf !, dans six gouvernements comptant six parlements et une kyrielle d’élus pour en arriver à une situation dramatique, malgré les signaux d’alerte lancés par les travailleurs de terrain. Pas de masques, ni de gel, ni d’appareils respiratoires, un personnel médical devant agir dans des conditions indignes, alors que le taux de décès dans les maisons de repos s’avère scandaleux et, que, déjà, quelque 10.000 citoyens sont décédés, ce qui fait que pour 11 millions d’habitants, la Belgique se classe en tête du nombre de morts du COVID-19 par nombre d’habitants ! Et, pendant ce temps des milliards sont dépensés pour des avions de chasse, des cadeaux financiers continuent d’être faits aux grosses fortunes et aux multinationales. Dans le fond, cette haie du déshonneur, qui ne fit pas plaisir à de nombreux politiciens, contenait en elle toute la volonté des citoyens d’en finir avec cette politique dévolue au grand capital.

    Dans son édito de Charlie Hebdo du 20 mai, soit quatre jours après la haie de déshonneur belge, Riss est très lucide : « On est trop polis, on est trop gentils, on est trop respectueux avec ceux qui nous marchent dessus et nous méprisent. Il n’y aura rien de neuf après le COVID-19 si on se contente de faire des propositions qui seront aussitôt ridiculisées et dénigrées. Il faut arrêter d’être trop raisonnables et refuser que notre liberté soit emprisonnée par les délires de ceux qui nous asphyxient depuis des décennies avec leur vision si médiocre de la vie. Il faut leur apprendre à craindre de voir notre folie devenir plus grande que la leur. »

    À Bruxelles, et aux yeux du monde entier, puisque les images de la haie de déshonneur ont fait de manière virale – ça ne s’invente pas, ça ! – le tour de la planète, un signal fort a été lancé aux décideurs de tous horizons avec cette « folie », comme dit Riss, qui est réellement basée sur une « nouvelle société ». Il est temps, grand temps, de passer des mots à une action responsable contre la « séduction toxique » des ultralibéraux et leurs lots de « gadgets séduisants », telle la 5G, au détriment des élémentaires outils de travail de ceux habilités à soigner, par exemple. Cette haie du déshonneur, c’était soigneurs contre saigneurs, en somme !

    Photos : prises d'écran de documents publiés par des membres de l'Hôpital public Saint-Pierre de Bruxelles.
    4 min
  • Le trophée 2019 du voyagiste-plongée écoresponsable à ABYSSWORLD !
    Au salon de la plongée en Janvier 2020, le trophée du voyagiste-plongée écoresponsable 2019 a été remis par L’association LONGITUDE 181 à ABYSSWORLD. L’occasion de rencontrer Christophe PAUL, son dirigeant et d’évoquer avec lui les conditions dans lesquelles il a obtenu ce trophée. Une exemple à suivre.
    7 min
  • Justice, argent, vérité et… déconfinement
    Pour cette cinquième chronique consacrée aux éditoriaux d’Albert Camus parus dans le quotidien Combat, j’ai choisi le thème Justice-Vérité que l’avocate et romancière Hannelore Cayre a également abordé dans un récent article du Vif-L’Express.

    Soixante-quinze ans séparent les citations qui, pour Camus se situaient en 1944, alors que se terminait le cataclysme nazi, et en 2020 pour Hannelore Cayre, en plein cataclysme sanitaire du COVID-19.

    Pour Albert Camus « un monde où l’on peut obtenir n’importe quel poste, sans que soit exigée la compétence, ou pour le moins une certaine vertu, est un monde qui porte en lui déjà le germe de sa propre destruction » et « une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice. ».

    À la rigueur, selon lui, « ceux qui ont choisi de vivre pour l’argent ne trouveront d’excuses que s’ils démontrent qu’ils acceptent les responsabilités de leurs privilèges. »

    Et de clamer : « Quoi qu’en pensent les sages et les sceptiques, il n’y a jamais qu’une politique pour un gouvernement, celle de la vérité. »

    Quant à Hannelore Cayre, elle assène d’une traite chez nos confrères : « Je n’ai absolument pas soif de justice. Je n’en ai rien à foutre de la justice. J’ai soif de la vérité. Ce n’est pas pareil. La justice c’est du flan. On traitera toujours les plus puissants bien mieux que personne et ça ne changera rien. La liberté, c’est quelque chose de tarifié, en justice.

    Si vous avez 10.000 euros, je vous sors de prison. Si vous ne les avez pas, vous y restez. Le monde ne sera pas plus solidaire une fois déconfiné. »
    3 min
  • Face aux pandémies, il faut repenser notre rapport à la nature
    La crise du coronavirus doit-elle nous interroger sur notre modèle de société ? Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec nos espaces naturel ? Et doit-elle nous obliger à repenser nos relations avec la nature ?

    Ces questions, pourtant anciennes, refont surface depuis deux mois de manière plus prégnante, plus urgente.

    * Avec Marion Veber, responsable des programmes à la Fondation France Libertés

    Depuis l'apparition de l'épidémie de Covid-19, c'est un mammifère qui est pointé du doigt. Croisé sur un marché de Wuhan, en Chine, le pangolin serait à l'origine de cette crise sanitaire mondiale. Est-ce qu'on doit en faire un bouc émissaire, ou est-ce que c'est juste un symbole révélateur d'autre chose ?
    "On pointe du doigt ce pangolin et certains vont même pointer jusqu'au Chinois. Donc on a des relents xénophobes qui refont surface aussi. Mais le problème est bien le modèle de société. Le Covid-19 est lié a priori, même si les recherches sont encore en cours, à un virus qui est d'abord présent chez la chauve-souris, mais aussi chez le pangolin et peut-être même chez un troisième hôte. Ce qu'on note, c'est que notre modèle de société dominant, le capitalisme, une conception dominatrice, exploitatrice de la nature, est la cause de nouveaux virus, ce qu'on appelle des zoonoses. Des animaux sauvages se rapprochent des humains et nous transmettent des virus dont ils sont les hôte."
    Qu'est-ce qui a favorisé cette transmission, cette destruction des remparts entre les espèces ?
    "Avec cette logique où la nature est à notre disposition et où va l'exploiter pour nos besoins ou le profit de quelques-uns, on va déforester massivement. En déforestant, on expulse les animaux de leur habitat habituel. Ils se rapprochent des zones ou les humains vivent et où vivent nos animaux d'élevage. Il y a aussi le braconnage, ce qui est le cas pour la crise du Covid-19. C'est une vision dominatrice de la nature où l'on va exploiter les animaux pour de soi-disant vertus qu'ils pourraient avoir ou pour la richesse que vont procurer certaines parties du corps de ces animaux. C'est ce qui a causé le Covid-19, mais c'était aussi le cas pour le virus Ebola avec le braconnage de viande de brousse. Il y a aussi l'élevage intensif qui est très lié à la déforestation. Cela va accroitre la promiscuité entre les animaux sauvages qui sont expulsés de leur territoire et la proximité avec les animaux d'élevage, puis avec l'homme."
    La diversité des espèces en péril
    Cela met donc en danger la diversité des espèces. Et ce n'est pas sans conséquence ?
    "Le fait que l'on perde en nombre d'espèces chaque année, et de la diversité au sein même d'une espèce, fait que le virus se propage plus facilement. Plus une espèce est diverse, plus le virus a du mal à se propager. En fait la diversité est un excellent rempart face aux maladies. Sauf qu'aujourd'hui la diversité est en péril. On parle de pourcentages très importants d'espèces qui sont menacées de disparition et d'une perte de la diversité au sein des espèces. C'est un accélérateur potentiel de virus. Et le modèle de société actuel, très mondialisé, ne fait qu'empirer ce genre de virus qui se propagent plus facilement à l'échelle mondiale. C'est vraiment le reflet de cette société de l'excès, des échanges multiples."
    Depuis quelques semaines, de nombreuse tribunes ont dénoncé les excès de la mondialisation, estimant notamment que cette crise sanitaire a pour origine la crise écologique. Si on ne change rien,
    9 min
  • Sauvons l’Océan! Les 10 actions pour (ré)agir!
    Vous voulez que ça change ? Changez maintenant ! Mais comment faire ?  Les réponses tiennent dans un petit livre  édité aux éditions RUSTICA,  intitulé «  Sauvons L’Océan  », disponible sur boutique.longitude181.org, écrit par Véronique et François  SARANO, témoins de la vie  de l’Océan et des bouleversements qu’il subit .  Dans ce manifeste,  ils se font les portevoix  afin de changer les choses et nous proposent 10 actions concrètes pour que chacun puisse agir efficacement à son échelle. Et si vous voulez en savoir plus, voire prolonger ce livre, rendez-vous dans cette chronique !

    D.KRUPKA.

    https://boutique.longitude181.org
    7 min
  • Terre de Sons #12 – Birds On A Wire
    Rosemary Standley et Dom La Nena deviennent, le temps d'un album, les Birds On A Wire. Des oiseaux sur un fil gazouillant des mélodies des quatre coins du monde. Un duo à la simplicité désarmante qui envoûterait quiconque oserait les approcher. Des reprises à la fois simples et subtiles pour un splendide album, Ramages.
    A la recherche de sons nouveaux, perdus, enfouis, poussiéreux ou trop vite oubliés. Terre de Sons vous propose une sélection de morceaux, d’ici ou d’ailleurs, connus ou moins connus, d’hier, d’avant-hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Terre De Sons est une chronique musicale proposée par le blog Les Sens Du Son.
    6 min
  • Concurrences du talent et de l’argent
    À l’heure où par la force des événements, les citoyens trouvent davantage ou retrouvent le chemin de la lecture, voici dix citations extraites d’À Combat (Folio), l’essai qui publie des écrits d’Albert Camus au temps où il fut rédacteur en chef et éditorialiste. C’est notre quatrième chronique à ce sujet.

    « La première condition pour faire un bon et libre journaliste est d’apprendre à ne pas mépriser systématiquement son lecteur. »
    « Nous accepterons toujours et avec gratitude la concurrence du talent. Mais nous ne voudrons plus de la concurrence de l’argent. »
    « Le langage des hommes libres est celui de la clarté. »
    « L’arrière-pensée est un climat politique très répandu. Mais c’est un climat humain où il n’est pas possible de respirer. »
    « La force de la révolution s’allie aux lumières de la justice. »
    « Nous nous méfions des juges qui ne doutent jamais ou des héros qui n’ont jamais tremblé. »
    « Il est des pardons impossibles et de nécessaires révolutions. »
    « L’injustice majeure fait la question urgente. »
    « Il n’y a ni justice ni liberté possibles lorsque l’argent est toujours roi. »
    « Nous ne voyons pas pourquoi la tendresse ne serait pas virile et pourquoi la fermeté ne s’allierait pas avec la clémence. »
    3 min
  • Droits de l’océan-Episode 9 -Le droit en pleine schizophrénie virale !
    Ces temps troublés suite à la crise du coronavirus montrent des troubles particuliers en matière de respect du droit de l’environnement et de celui des océans. En Mars, on reconnait le préjudice écologique dans une affaire de braconniers du Parc National des calanques, en Avril on détricote le droit de l’environnement par un droit de dérogation donné en catimini au préfet. Une absence de cohérence entre Dr .JEKYLL et Mr.HYDE…. A découvrir dans cette chronique.

    D.KRUPKA.
    7 min

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