Fréquence Terre

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By Fréquence TerreSociety & CultureNon-Profit
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Fréquence Terre episodes

  • Coronavirus : impact du confinement sur les relations familiales
    Au-delà des aspects de santé physiques particulièrement inédits et parfois dramatiques, il est nécessaire d’aborder celui de l’impact sur les relations humaines. Dans nos sociétés occidentales, certains couples se voient peu dans la vie quotidienne et avec le confinement imposé ils sont obligés de passer plus de temps ensemble. D’autre part, les enfants qui, souvent, voient trop peu leurs parents, ont l’opportunité de goûter à plus d’échanges.

    S’il existe bien un risque pour la santé physique de tout un chacun, force est de constater qu’il existe aussi un danger pour la santé mentale de certaines personnes. En effet, diverses familles n’ont pas l’habitude de vivre confinées, car notre société en privilégiant l’individualisme a appauvri nos relations d’une solidarité bienveillante.

    Cette période de confinement est sans doute plus difficile encore pour les couples en conflits, ainsi que pour leurs enfants. Voici quelques propositions de bon sens afin de traverser cette période le plus sereinement possible :

    ​1. Se faire confiance en tant que parent

    Être parent est un engagement à 100% et demande beaucoup d’adaptabilité. Si vous en avez fait la preuve jusqu’ici, il n’y a pas de raison pour que vous ne réussissiez pas à vous adapter à la situation inhabituelle actuelle.

    2. Qualité et quantité

     Ce n’est pas parce que vos enfants sont à la maison que vous devez passer l’entièreté de vos journées à vous occuper  d’eux, encore moins vous plier aux jeux que vous n’appréciez pas, par exemple. À savoir, que la qualité prime sur la quantité. L’important, ce sont les temps partagés où chacun prend du plaisir.

    3. Faites preuve de souplesse

    À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Certaines règles devront être assouplies et de nouvelles instaurées. Ce qui prime c’est de communiquer à leur propos, les expliciter afin qu’elles soient acceptables par tous. L’idée est de construire des routines afin d’alléger les charges mentales.

    4. N’hésitez pas à mettre vos enfants à contribution

    Expliquez-leur le caractère exceptionnel du moment, et prenez le temps d’en parler calmement ensemble. Pourquoi ne pas revoir les tâches diverses de la maison et élaborer un programme ad hoc ?  Prendre le bon côté des choses et se dire que c’est une belle occasion de développer l’entraide et la collaboration intrafamiliale.

    5. N’hésitez pas à structurer les journées de vos enfants

    Généralement, c’est l’école qui structure les journées,  le risque est donc que les enfants se sentent rapidement désœuvrés, qu’ils ne sachent plus quoi faire, qu’ils papillonnent d’une activité à une autre, qu’ils ne semblent s’intéresser qu’à des activités passives (comme regarder la télévision ou leur smartphone), que les heures de lever, de coucher et des repas se déstructurent (en particulier chez les ados).

    Prenez le temps d’expliquer l’intérêt de structurer leurs journées et faites un planning de la semaine avec eux. Il peut inclure et alterner des activités créatives, physiques, des moments de détente où les plus grands s’occupent des plus petits, des moments de contact virtuel avec les copains ou autres…

    Ici encore, faites-en sorte qu’ils soient acteurs de leur temps et dès que le planning est établi, le faire respecter.

    6. Renoncez à être superwoman ou superman

    À savoir, il n’est pas possible de mener tous les objectifs de front. Établissez donc une liste des comportements que vous vous sentez prêt.e à supporter et identifiez les 2-3 comportements que vous jugez intolérables.

    Prévenez vos enfants que vous serez plus « cool » sur certaines choses (ex. le désordre dans la chambre) mais que vous resterez intransigeant sur d’autres (ex. pas de violence). Il est très important de réfléchir aux sanctions et prévenez vos e...
    7 min
  • Coronavirus : un virus également propagé via Internet
    Depuis quelques jours, via Messenger, une vidéo "virale" circule et un homme s’y présente au-dessus d’une inscription qu’il veut faire passer pour un document officiel ("Brevet EP...").

    Ce personnage dit qu'il n'est pas complotiste, ni franc-maçon..., à première vue, on ne voit pas le rapport, puis, bien entendu, on comprend vite que lui, du haut de sa superbe, affirme qu’il peut prouver que le coronavirus est une invention ou création élaborée dans un labo, que les médias nous mentent et patati et patata, et ici, apparaît bien vite en filigrane la théorie du complot.

    Personnellement, il y a trois semaines, j’avais annoncé la possibilité de ce type de fake news : la théorie des laborantins/francs-maçons concoctant la prise de pouvoir planétaire, probablement avec des juifs..., ou bien une autre version (au choix), eh bien, c'est donc re-parti ! Et, plein d’internautes tombent dans le piège et propagent le virus !

    Car, il s’agit bien d’un virus, celui qui mène à la bêtise, au crétinisme, et, dans des cas extrêmes, à des attitudes hostiles envers telle ou telle communauté, les Chinois, les Asiatiques, à présent les francs-maçons, demain les éternels juifs ou arabes…

    Aujourd’hui, alors que des milliers de personnes sont mortes et d’autres luttent contre ce fléau, que le monde médical se dévoue sans relâche pour sauver des vies, des individus passent leur temps à faire peur aux gens, c’est leur but, à imaginer des situations haineuses, cela les fait jouir.

    Deleter ou jeter à la poubelle ce type de vidéo ou d’info est la meilleure manière de se protéger du machiavélisme et de la perversion élaborés par des complotistes ou conspirationnistes sans scrupule, voire par des manipulateurs qui, au lieu de mener des actions de solidarité et de fraternité, se repaissent de leurs mises en scène machiavéliques.

    Propager la présente chronique ne sera pas considéré comme une info fallacieuse, croyez-moi !

    Photo : Communiqué du gouvernement USA.



     
    3 min
  • “Méditerranée Infection” annonce un traitement efficace contre le coronavirus
    Il y a quelques heures, très importante conférence de presse de l'infectiologue français Didier Raoult annonçant que l'hydroxichloroquine fonctionne de manière très efficace pour combattre le virus. En 6 jours, 3/4 de ses patients n'étaient plus porteurs du virus. Il conseille de l'associer à un antibiotique, l'azythromycine, et signale aussi que la charge virale est de 20 jours et non de 14.

    Naguère, ce spécialiste et son équipe ont été à la pointe du traitement pour le SIDA. Signalons encore, qu'ils ont effectué 15.853 tests dont 311 furent positifs. Ils mettent les choses au point en expliquant qu'il y aurait lieu de baser les efforts sur davantage de personnes testées, comme son équipe et lui le préconisent. Ce qui ramène, alors, à 1% de décès.

    https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-diagnostiquons-et-traitons-premiers-resultats-pour-la-chloroquine/

     
    2 min
  • En France, “il y a encore une énorme bataille pour que le droit à l’eau soit reconnu”
    Dimanche 22 mars aura lieu la Journée mondiale de l’eau, une journée instituée par les Nations Unies en 1993.

    Cette journée est l’occasion pour de nombreuses associations et pour la société civile d’attirer l’attention sur les enjeux de l’eau. C’était le cas notamment lors de l’Assemblée des Habitants de la Terre qui s’est tenue le mois dernier.

    Avec Marion Veber, responsable des programmes à la Fondation France Libertés

    Les 21 et 22 février dernier s’est donc déroulée cette Assemblée des Habitants de la Terre. C’était à Aiffres, dans les Deux-Sèvres. Cette assemblée était consacrée notamment à l’eau, bien commun de l’Humanité, à son accaparement, et aux solutions pour sa sauvegarde. Tout d’abord, qu’est-ce que cette Assemblée des Habitants de la Terre ?
    « C’est en lien avec un processus qui s’appelle l’Agora des habitants de la Terre. Ce sont des processus autonomes, spontanés. L’idée est de mettre en avant la responsabilité de l’Humanité dans la destruction de l’ensemble du vivant et d’essayer de trouver des solutions pour changer radicalement le système qui provoque cette destruction. Il faut réfléchir ensemble, associations, individus, et constituer cette Agora. Elle doit être une sorte de contre-pouvoir aux Etats, aux multinationales, et aux instances qui décident de tout. Cette Agora doit être force de proposition en ayant l’audace de réaliser ces mutations radicales. »
    Un des objectifs affichés de cette Agora est de « modifier le devenir de la Terre et le sortir de l’état critique auquel nous l’avons réduit ». C’est-à-dire ?
    « Il y a plusieurs facteurs bloquants qu’on va essayer de déverrouiller au fur et à mesure. Il s’agit de dépasser la souveraineté nationale. Aujourd’hui, la souveraineté nationale, le fait que ce soit les Etats qui aient la main mise sur les ressources naturelles, empêche d’être dans une coopération entre Etats, entre différents écosystèmes. On est plutôt dans une logique de compétition, de course au profit. C’est un premier facteur qu’on va essayer de déverrouiller. On va aussi se dire, remettons en avant la sacralité de la vie. C’est essayer de réinterroger ce qui nous conduit dans le mur et de proposer des solutions. »
    L'eau menacée
    L’eau a donc été au cœur de l’Assemblée des Habitants de la Terre le mois dernier. Il a notamment été question de l’accaparement de la ressource.
    « C’est une des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’eau. On a certains acteurs qui vont s’accaparer l’eau. L’assemblée avait lieu à Aiffres, dans les Deux-Sèvres, où il y a un énorme enjeu de l’accaparement de l’eau pour l’agriculture intensive. Ce sont les projets de bassines, des sortes de réserves géantes, remplies d’eau. Mais elles ne sont pas remplies d’eau de pluie. On vient pomper massivement dans les nappes souterraines en hiver dans l’optique que l’été, on puisse irriguer massivement les cultures intensives. On est sur une agriculture qui n’est pas soutenable. Pour l’alimenter, cela implique de s’accaparer massivement des énormes quantités d’eau des nappes souterraines et mettre en péril le droit à l’eau des autres populations. Cela met en péril les autres agriculteurs de plus petites échelles ou qui souhaitent être dans une logique bio et qui n’auront pas ces réserves d’eau. C’est une logique d’accaparement que l’on retrouve en Afrique où on de l’accaparement des terres par les multinationales, pour des projets industriels,
    8 min
  • Orléans de Yann Moix
    Orléans de Yann Moix / Editions Grasset

    Orléans  est une autobiographie, mais c’est aussi un roman. Il raconte l’enfance de Yann Moix, jusqu’à ses vingt ans, mais il s’agit de sa vision, sa version.

    Dans ce livre, par exemple, il n’est jamais fait mention de son frère, comme s’il n’existait pas. Cela donnerait d’ailleurs envie de savoir ce que cela aurait changé à son histoire.

    A mes yeux, il est impossible de juger le contenu, de juger l’idée que se fait un homme – ou ce qu’il veut livrer - de lui-même, de sa famille, des horreurs qu’il a subies.

    Car, on le sait, c’est principalement de ça dont il est question dans ce roman : l’enfant battu, traumatisé, méprisé.

    L’auteur a fait le choix, pour coller à son histoire et à son amour pour certains écrivains, de scinder son récit en deux parties très distinctes, racontant pourtant, en parallèle, les mêmes périodes de sa vie ; Dedans et Dehors.

    Préparez-vous à être immergé, dès les premières pages, dans l’horreur vécue par un enfant, et racontée par un quinquagénaire amoureux des mots. L’écriture y est alors incisive, mais néanmoins très belle, presque trop belle pour ce qu’elle décrit.

    Insulté, puni, frappé, humilié, ignoré, torturé, tant par sa mère que par son père, il se réfugie alors non seulement, on s’en serait douté, dans les mots, qu’il se hâte à apprendre, à reproduire, mais aussi dans une espèce de décorporation.

    Dans ses fantasmes, il ne vit pas avec d’autres personnes, mais en elles. Qu’il s’agisse d’une camarade de classe dont il tombe amoureux, ou d’un auteur comme André Gide, il s’approprie tout simplement leur vie, ne se sentant pas vivant lui-même.

    Il quitte alors son corps, sa non-vie, pour vivre dans ses livres, que ses géniteurs vont à plusieurs reprises lui confisquer, quitte à les détruire.

    Yann dissimile tout, cache ses romans, ses écrits, ses dessins, sa propre personne, et même ses excréments. On lui répète tellement qu’il est incapable et inutile qu’il en vient à se rêver génie, extrêmement talentueux, envers et contre tous.

    Jusqu’au moment où ses écrits, dont il était secrètement si fier, sont dévoilés par ses parents lors d’un dîner avec des amis. On y critique non seulement la forme mais également le fond. Il se sent médiocre, c’est la douche froide.

    Au-delà des nombreuses et abjectes violences décrites à chaque page, on se demande parfois s’il est possible qu’un père et une mère en viennent à rire, glousser, à ce point ravis d’humilier leur fils.

    Dans la deuxième partie, l’auteur raconte, dans un style plus soutenu, mais toujours avec la même distance, ses déboires avec les filles, ou en tout cas la partie scolaire de sa vie, différemment mais tout aussi violente.

    Lorsqu’il nous dit que la première femme dont il tombe amoureux n’est pas humaine mais bien une statue de la Vierge, et qu’il n’a de sa mère que l’image d’un tyran qui le piétine, on peut se demander comment il envisage ses relations.

    Il est irrémédiablement attiré par la beauté des filles, mais en construit des chimères. Il vit dans ses pensées, passe toutes ses nuits avec des versions fantasmées de ces objets de désir.

    Car il ne semble pas réellement s’intéresser à leur personne, mais sans doute juste à ce qu’elles représentent : la possibilité d’un acte sexuel quelconque.

    Sous couvert de beaux mots, l’auteur relate ces faits, dans toute cette seconde partie. Son ressenti semble nous échapper, tout comme ses réelles intentions.

    Ponctuellement, il jette son dévolu sur telle jeune fille et, animé par la fausse certitude d’être empli de talent, inonde sa victime de lettres par centaines, de dizaines de cassettes audio conçues par ses soins.

    Jamais aucune réponse en retour, aucun intérêt porté à son égard,
    5 min
  • Université de Gand : un anticorps découvert contre le coronavirus ?
    Annonce du quotidien Le Soir, en fin de ce lundi : "L’Institut flamand de recherche en biotechnologie (VIB) annonce la découverte d’un anticorps capable de neutraliser le virus à l’origine du covid-19. Des recherches supplémentaires sont toutefois encore nécessaires pour confirmer les résultats. (...)" Il s'agit du laboratoire de Xavier Saelens (VIB-UGent). "Le VIB annonce lundi dans un communiqué avoir établi que l’anticorps peut neutraliser une variante de laboratoire du virus, « ce qui constitue une avancée importante dans le développement d’un éventuel médicament antiviral contre le nouveau coronavirus. »

    Le laboratoire belge travaille avec deux laboratoires américains, spécifie notre confrère.

    Confirmation : https://www.dhnet.be/actu/belgique/le-vib-annonce-avoir-developpe-un-anticorps-capable-de-neutraliser-le-coronavirus-5e6fb498d8ad582f318cae57

     

     
    2 min
  • Coronavirus et activité sportive immunoprotectrice
    En ces temps de pandémie, si l’aspect politique de la récente recommandation d’Édouard Philippe d’aller voter n’échappa pas, en revanche, celle où il recommanda « de ne sortir de chez soi que pour faire un peu d’exercice » est passée inaperçue, or, c’est la plus importante car, c’est éminemment la plus juste.

    Dans le cadre de mon ouvrage Le chemin importe peu, la volonté suffit (Le Livre en Papier) consacré à l’allure libre, les spécialistes de la santé étaient unanimes : la pratique sportive régulière et sans excès active le système immunitaire. Le mécanisme est simple : il y a amélioration de la circulation sanguine, d’où meilleure circulation des substances du système immunitaire. L’activité sportive est donc une activité immunoprotectrice.

    Chez nos confrères de la DH-Les Sports de ce weekd-end de mi-mars 2020, un médecin du sport confirme cette information : « Il n’y a aucun risque à pratiquer le sport en plein air, VTT, cyclotourisme, jogging… Le mieux est de le pratiquer seul ou de respecter une distance de sécurité par rapport aux autres sportifs. En étant déjà à 30% de sa consommation maximale d’oxygène en tant que sportif, on stimule déjà l’immunité ! Donc, l’activité sportive a un impact sur l’immunité. »
    2 min
  • Nathalie LASSELIN, incroyable exploratrice des eaux douces !
    Une rencontre rare. Une femme exceptionnelle. Un exploratrice des eaux douces des grottes karstiques aux glaces l’Arctique, et surtout près de chez elle dans le fleuve Saint Laurent, au Canada. L’occasion d’une première et surtout d’une mise en exergue des contaminants émergents. Venez à la rencontre de Nathalie LASSELIN.

    https://www.longitude181.org

    https://nathalielasselin.com/
    7 min
  • Coronavirus et activité sportive
    En ces temps de pandémie, si l’aspect politique de la récente recommandation d’Édouard Philippe d’aller voter n’échappe pas, en revanche, celle où il recommande « de ne sortir de chez soi que pour faire un peu d’exercice » est passée inaperçue, or, c’est la plus importante car, c’est éminemment la plus juste.

    Dans le cadre de mon ouvrage Le chemin importe peu, la volonté suffit (Le Livre en Papier) consacré à l’allure libre, les spécialistes de la santé étaient unanimes : la pratique sportive régulière et sans excès active le système immunitaire. Le mécanisme est simple : il y a amélioration de la circulation sanguine, d’où meilleure circulation des substances du système immunitaire. L’activité sportive est donc une activité immunoprotectrice.

    Chez nos confrères de la DH-Les Sports de ce weekd-end de mi-mars 2020, un médecin du sport confirme cette information : « Il n’y a aucun risque à pratiquer le sport en plein air, VTT, cyclotourisme, jogging… Le mieux est de le pratiquer seul ou de respecter une distance de sécurité par rapport aux autres sportifs. En étant déjà à 30% de sa consommation maximale d’oxygène en tant que sportif, on stimule déjà l’immunité ! Donc, l’activité sportive a un impact sur l’immunité."

     
    2 min
  • Sois cool et résiste
    Le cool comme philosophie de vie est une forme de rébellion née de la culture noire américaine en réaction au racisme.

    Le mot « cool » est présent depuis des décennies dans notre vocabulaire et transcende les générations. Depuis les années 80, le mot « cool » désigne ce qui est populaire et à la mode. En réalité, ce mot a un tout autre sens lorsqu’on se place du côté des États-Unis.

    En fait, le cool n’est pas juste un style mais bien une « philosophie incarnée » d’après  Joel  Dinerstein (University of Chicago Press, 2017). Le cool était avant tout une forme de résistance et de rébellion, une sorte de rejet de l’optimisme de l’après-guerre.

    C’est au sein de la culture noire que le concept cool est né. Et spécifiquement  chez des personnes qui devaient endurer les humiliations du racisme sans perdre leur calme et ceux-ci ne voyaient pas comment leur situation pouvait s’améliorer.

    Le premier à incarner le cool serait le saxophoniste jazzman Lester Young (27/08/1909 – 15/03/1959), car il restait imperturbable en toute circonstance et son expression favorite est « Je suis cool ». De plus, Young portait des lunettes de soleil  lors d’un festival devant 25 000 spectateurs et cet accessoire est  vite devenu un élément essentiel du cool.  Dans cette période de tensions raciales, les Afro-Américains ont trouvé dans ce masque impassible une alternative à la posture du « bon Noir » toujours souriant de La Case de l’oncle Tom.

    Ensuite, au sortir de la Seconde guerre mondiale, de nombreux musiciens et écrivains noirs américains vinrent chercher à Paris, l’égalité qu’on leur refusait dans leur pays. Ainsi pendant l’Occupation, les existentialistes avaient aussi tenté d’adopter une sorte de « cool » attitude face à l’oppression.

    D’autre part, de l’autre côté de l’Atlantique, le cool conquiert les blancs sensibles au jazz et entre 1943 et 1963, le mot « cool » finit par désigner toutes les attitudes rebelles.

    Évidemment, aujourd’hui, la rébellion n’est plus la même mais cette première révolte à l’échelle individuelle a été décisive pour l’apparition de mouvements collectifs des années 60.

    Source : BOOKS magazine n°86 page 72 rubrique « Le monde en parle » animée par Amandine Meunier, The Origins of Cool in Postwar America  Joel  Dinerstein (University of Chicago Press, 2017).

    Photos libres de droits.

     

     
    3 min

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