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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Des couples de faucons pèlerins ont trouvé refuge à différents endroits de la capitale de l’Europe : au sommet, à cinquante mètres d’altitude, de l’une des tours de la cathédrale des saints Michel et Gudule et tout en haut du « beffroi » de la mairie de Woluwe-Saint-Pierre, par exemple.
Visiblement les cloches et les carillons ne les dérangent pas puisque, cette année, respectivement, quatre et trois petits y sont nés. Des observations (par caméras télécommandées, avec l’aide d’ornithologues et de leurs puissantes jumelles…) sont organisées.
Ce spectacle extraordinaire au cœur d’une cité n’est pas le fruit du hasard, comme l’expliquent les spécialistes :
« Ainsi, au cours du XXe siècle, le faucon pèlerin a failli disparaître d’Europe. La contamination de ses proies par des pesticides provoquait l’empoisonnement des adultes et des œufs. Depuis les années ’70, ces substances chimiques furent interdites et une directive européenne assura la protection des oiseaux sauvages sur le territoire de l’Union européenne. Ces actions permirent aux faucons de revenir nicher en Belgique à partir de 1994, entre autres. En 2004, un couple nicha pour la première fois au cœur de Bruxelles et la femelle se mit à pondre quatre œufs, généralement au début du mois de mars… »
La sauvegarde du faucon pèlerin était relancée de manière extraordinaire.
Clin d’œil de cette histoire, le « beffroi » de Woluwe-Saint-Pierre se situe à quelques dizaines de mètres, à vol de faucon !, des immenses bureaux de la société Monsanto !
Il n’y a vraiment pas de hasard et c’est une belle occasion pour moi d’évoquer Horus, le dieu égyptien à tête de faucon, qui symbolise le regard du justicier auquel rien n’échappe, même pas les turpitudes de Monsanto, donc. Horus qui illustre la lutte victorieuse de la Lumière contre les ténèbres, mais, aussi, la vigilance. Voici la société américaine prévenue !
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
98% des atomes de notre corps se renouvellent chaque année. Les os sont régénérés tous les trois mois, notre foie est récréé toutes les six semaines, la peau chaque mois, la paroi interne du tube digestif est changée tous les quatre jours. Ainsi, on peut dire que notre corps se recrée entièrement, jusqu’au dernier atome, tous les quatre ou cinq ans. Ces données relèvent de la physique quantique et sont développées par le docteur Chopra dans plusieurs ouvrages (Éditions Marabout) consacrés au bien-être, à l’harmonie entre le corps et l’esprit, à la compréhension du corps humain et de la santé…
Il ne s’agirait donc pas d’une idée farfelue lorsqu’il est question de symbiose entre le corps et l’esprit. Ainsi, pour cet endocrinologue réputé, toutes les fonctions du corps possèdent un point d’équilibre naturel. Des exemples simples corroborent cette affirmation : nos pupilles s’adaptent à la lumière, la température corporelle varie sans cesse et joue un rôle de thermostat interne, nos millions de molécules se déplacent grâce aux vaisseaux sanguins avec une précision extraordinaire…
La théorie du docteur Chopra s’appuie sur une médecine ancienne, l’Ayurveda, celle qui se base, aussi, sur nos pensées, notre imagination, nos sentiments, nos désirs, notre conscience…, tout ce qui forme « le corps humain qui est inséparable de l’environnement », dit-il.
Dans un tout autre domaine, bien que…, cela rejoint le noble idéal du Compagnonnage magnifiquement illustré par cette définition : « La main est la prolongation de l’esprit. »
Compagnonnage aux exceptionnelles réalisations qui, à travers les siècles et l’espace, a façonné des ouvrages remarquables parfois signalés par des signes symboliques, tels le compas qui signifie l’esprit et l’équerre qui symbolise la matière, deux triangles superposés dont les sommets sont à direction opposée, représentent aussi l’esprit (la pointe dirigée vers le ciel) et la matière (pointe dirigée vers le sol)…
À la basilique de Vézelay, ces derniers ont été entremêlés par les imagiers moyenâgeux qui, de la sorte, voulaient également démontrer que la matière et l’esprit sont inséparables.
L’harmonie entre corps et esprit est donc un concept possible comme le spécifient des croyances, traditions et la sagesse les plus anciennes.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
C’est à l’occasion de la relecture de « Guérir » de David Servan-Schreiber, dont il est aussi question dans ma rubrique « Littérature sans Frontières », que j’ai parcouru les déclarations que j’avais glanées auprès de ce neuropsychiatre de réputation mondiale, décédé des suites d’un cancer.
– J’ai deux constatations à vous formuler, dit-il, la première est que la médecine est souvent dirigée exclusivement sur la tumeur et que j’en ai bénéficié, mais qu’il n’y a pas que cette médecine-là, comme je l’explique dans mon ouvrage « Guérir ».
– Et la deuxième constatation ?
– Nous portons tous des cellules cancéreuses en nous. Un homme sur trois et une femme sur quatre meurent du cancer en Europe, ce qui veut dire que nous avons aussi des défenses naturelles. Sur base de 7 000 études, on peut affirmer que la plupart des cancers peuvent être prévenus simplement par des changements alimentaires et si on y ajoute la suppression du tabac, on atteint 70% de réussite.
– En gros, qu’est-ce qui est mauvais ?
– Les promoteurs du cancer sont les sucres blancs raffinés, les farines blanches raffinées, un déséquilibre dans la balance des acides gras omégas 6 par rapport aux omégas 3, les polluants chimiques, des paramètres psychologiques, la sédentarité, les insecticides, les pesticides, produits chimiques de nettoyage ménager, certains parfums et déodorants…
– Des exemples concrets ?
– Des pesticides changent le sexe des grenouilles dans les rivières. En 1960, l’œuf était considéré comme un bon aliment pour la santé, aujourd’hui, il est devenu un aliment inflammatoire. Dans les urines des enfants américains, on trouve des pesticides, cependant la quantité diminue quand ils sont nourris à des aliments biologiques !
– Alors, que préconisez-vous ?
– Des légumes, des fruits, du poisson, source naturelle d’oméga 3, la gestion du stress, l’activité physique… Dites-moi, quel enfant occidental va encore à l’école en marchant ? Pas beaucoup ! conclut David Servan-Schreiber.
Puisque ce scientifique proposait l’activité physique, il n’est pas vain de rappeler aux Parisiens et aux nombreux touristes qu’il existe la superbe « Coulée verte René Dumont » ou « Promenade plantée » qui s’étend de la place de la Bastille au boulevard périphérique sur près de 5 km, ou, bien sûr, des promenades, joggings, marches sportives et autres… partout où la nature nous tend les bras de préférence.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Dans une précédente rubrique, l’attention a été attirée sur cette merveille de la Nature qui, chaque année, quelques semaines d’avril à mai, offre un bois de 550 hectares et 7 km de sentiers boisés, au sol tout bleu tapissé de millions de jacinthes sauvages.
Il s’agit du Bois de Hal, qui a même fait l’objet d’un reportage à un récent Journal Télévisé de France 2, bois situé entre Waterloo et Bruxelles visité par des promeneurs venant des quatre coins de la planète.
Symbole de bienveillance, d’amitié et de calme, la jacinthe parfume cette vaste étendue que « Fréquence Terre » a revisitée pour vous offrir cette ambiance qualifiée de divine par d’aucuns et des photos fantastiques !
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Tout ou rien ! La demi-mesure n’est que paresse intellectuelle, paraît-il. Denis Tillinac, un auteur dont il a déjà été question dans ma chronique « Littérature sans Frontières » également diffusée sur « Fréquence Terre », a écrit : « L’instinct de prédation s’est métamorphosé en cruauté, l’énergie vitale en agressivité contre autrui ; on a pris plaisir à humilier, à asservir, à tuer, à torturer. »
« On », c’est qui ? Réponse de cet auteur parfois controversé : « Tous les hommes, potentiellement. » Notre époque bouleversée ne le contredira certainement pas.
« Il ne faut pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fasse », dit la sagesse populaire. Certains philosophes ajoutent que le temps use l’erreur et polit la vérité.
Contrairement aux propos de Céline, je pense que l’Histoire repasse les plats. On peut donc se poser des questions sur la pertinence de l’erreur usée par le temps et la vérité quelque peu polie. À ce sujet, certains érudits contemporains émettent des doutes quant au massacre des « Bonshommes » ou « Parfaits » ou « Purs » au Pays cathare. C’est-à-dire, ceux qui, au XIIIe siècle, furent pourchassés, broyés, massacrés par l’Inquisition. Il se dit qu’ils racontaient des histoires qui dérangeaient, telle celle du Pélican et du prédateur.
Ainsi, l’oiseau avait constaté que ses petits étaient blessés par un animal féroce lorsqu’il quittait le nid pour aller chercher de la nourriture. Alors, après avoir soigné ses petits, il décida de se cacher parmi eux, de piéger le prédateur et, de la sorte, délivrer sa nichée. Les Cathares donnèrent une certaine signification à cette histoire : celle d’un mauvais dieu s’acharnant à détruire les bonnes créatures créées par un dieu du Bien.
À Quéribus, Puivert, Montségur, tout au long des Sentiers Cathares…, si ces martyrs furent brûlés sur des bûchers, on ne tua pas leur esprit, même si plusieurs légendes les entourent encore.
J’ai parcouru à pied une centaine de kilomètres sur ces Sentiers et je peux assurer que l’on ne sort pas intact de pareille pérégrination, tant elle est émouvante et captivante avec ses sommets où se perchent les ruines de plus de vingt châteaux dont le sol, souvent rougeoyant, rappelle le sang des victimes de l’intolérance et de la barbarie.
Sur place, j’ai lu cette définition : « Les sentiers Cathares ne se lisent pas seulement sur les cartes : ils sont également inscrits dans la géographie du cœur. »
En conclusion à cette chronique, j’ose dire que notre époque n’a pas de leçons à donner au passé, quand on découvre, chaque jour, l’atrocité de certains comportements dits humains. Et, sur les sentiers cathares ou ailleurs, pourquoi ne pas réfléchir aux propos de Martin Luther King qui dit : « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. La vraie compassion n’est pas de jeter une pièce à un mendiant : c’est comprendre la nécessité de restructurer l’édifice même qui produit les mendiants. »
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
La « Journée Mondiale des Monuments et des Sites » est une manière de rendre hommage au génie de certains bâtisseurs, pas obligatoirement ceux qui érigèrent des monuments visités par des touristes du monde entier. Si, à l’œuvre on reconnaît l’artisan, un autre dicton populaire spécifie que « tout ce qui brille n’est pas obligatoirement d’or » et que, parfois, le plaisir de chercher vaut mieux que ce que l’on trouve. Ainsi, lors d’une pérégrination en terre bourguignonne si bien décrite par l’écrivain Henri Vincenot, j’ai vu le « Bout du Monde ». Oui, le « Bout du Monde » ! Un lieu façonné par la Nature et, heureusement, protégé par certains hommes depuis la nuit des temps.
Ainsi, à la sortie du village de Vauchignon en Côte-d’Or, la nature a déposé d’énormes rochers qui ont pris d’étranges formes humaines comme si une main géante avait taillé des têtes et des poitrines. Une cascade y coule et l’ensemble forme l’une des plus belles reculées qui soit.
Un peu plus loin, voici Nolay, où une halte s’impose pour tous les amoureux de belle ouvrage. La patrie du savant et politique Lazare Carnot est une ravissante cité médiévale aux nombreuses maisons à pans de bois ou à colombages, avec, également, une église dédiée à saint Martin construite dès le XVe siècle. Elle présente un clocher d’où les jacquemarts, Jacquot et Jacquotte, rythment les heures depuis quatre cents ans.
Il y a, encore, l’« Échoppe du Moyen Âge », la « Maison de la Charité », « L’Auberge du Centre » et ses armes de la Confrérie des Pelletiers, là où ils faisaient sécher les peaux, l’ancienne léproserie devenue Chapelle Saint-Pierre et son étonnant clocher à bulbe…
Et puis, il y a surtout les Halles du XIVe siècle au toit de pierres pesant de 600 à 800 kg le m² ! L’activité y est encore intense : marchés, foires, bouquinistes, fêtes historiques et du vin, carrefour de rencontres… J’ai relevé des signes ou marques gravés dans les poutres de ce monument classé. Si, selon Maître André, un artisan très attaché à la symbolique compagnonnique, « les Anciens nous ont laissé des œuvres qui s’embellissent en vieillissant », n’oublions surtout pas de les protéger, de les entretenir et de les célébrer avec humilité.
C’est, selon moi, le principal message à retenir de la « Journée Mondiale des Monuments et des Sites » qui, dans le fond, devrait être célébrée 365 jours par an !
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Non loin de Waterloo et de son célèbre champ de bataille, la morne plaine fatale à Napoléon Ier décrite par Victor Hugo qui vécut sur le site, et à quelques kilomètres de l’illustre basilique de Hal et de sa Vierge Noire magnifiée par les ducs de Bourgogne, Louis XI et Charles Quint, il est un étrange bois…
Alors qu’il est question de multiples célébrations napoléoniennes liées aux événements du 18 juin 1815 qui, pour rappel, sont entrés dans l’inconscient collectif avec le concept de « défaite humiliante » ou « connaître son Waterloo » et qu’une Vierge Noire attire toujours l’attention par son aspect « étrange », alors qu’il est patent que Marie devait avoir un teint basané, comme de nombreuses femmes de Judée, il est donc un endroit particulièrement mystérieux offert par Dame Nature.
Il s’agit du « Bois de Hal » qui s’étend sur plus de 550 hectares et qui compte sept kilomètres de chemins balisés. D’abord, ils proposent aux promeneurs d’admirer les sous-bois parsemés de jonquilles et d’anémones. Et puis, soudain, dans une atmosphère énigmatique, voire mystique, des touristes venant du monde entier se mêlent aux autochtones pour découvrir un océan bleuté de la mi-avril à la mi-mai.
Si le spectacle est qualifié de « divin », il ne relève que du miracle de la nature qui, depuis trois ou quatre siècles, offre une beauté parfumée unique et relativement bien protégée de la convoitise de certains : une véritable mer de jacinthes sauvages qui fleurissent aux pieds des arbres dont les feuilles ne sont pas encore développées et qui laissent passer la lumière nécessaire aux besoins de ces plantes.
Celles-ci sont mitraillées sous tous les angles par des photographes amateurs, des pros des médias et des milliers de promeneurs, tous éblouis par cette immensité bleue qui se déploie par vagues. Mais, probablement, peu parmi eux savent que la jacinthe, outre sa beauté et son parfum, est une plante au puissant symbolisme…
Dans le langage des fleurs, elle signifie « bienveillance », elle attire l’amitié et elle protège au point que la croyance populaire dit que des jacinthes séchées entrent dans la composition d’amulettes qui assureraient succès, réussite et, selon diverses régions, calmeraient les douleurs, ne fût-ce que le stress inhérent à une vie trépidante.
Assurément, on ne peut pas contredire cette dernière affirmation face au spectacle grandiose du Bois de Hal qui, de plus, durant quelques semaines, arrive à établir l’harmonie et l’unanimité parmi les êtres humains au sujet de la Nature à protéger.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
En tant que journaliste et chroniqueur, il faut consulter un maximum de publications afin de pouvoir jauger l’actualité. Ainsi, il m’a été donné de lire à plusieurs reprises des articles dans « La Vie ». Dans un récent numéro de cet hebdomadaire, mon attention a été attirée par un courrier. Je vous le livre car il reflète bien l’action menée à « Fréquence Terre », action menée au-delà de toutes considérations philosophiques et religieuses, selon la formule consacrée pour toute analyse qui se veut neutre.
Alors qu’il est question de « Journée Mondiale des Zones Humides », de « Journée Mondiale de la Vie sauvage », de « Journée Internationale des Forêts », et, encore, de Journées Mondiales de l’eau, de la Terre, du soleil, de l’Environnement, du patrimoine, des océans, de la baleine, de la biodiversité, de la santé, des luttes paysannes, et même des Journées mondiales des câlins et de la lenteur, la lectrice de « La Vie » propose une « Semaine du dégoût ».
Quel est l’objet de son courroux ? « Une usine de 1 000 vaches dans la Somme, une autre de 1 000 veaux dans la Creuse, un poulailler géant de plus d’un million de volailles dans les Deux-Sèvres, une porcherie industrielle de 15 000 bêtes dans la Marne… Nos aïeux étaient de vrais paysans et non les fossoyeurs de viande industrielle », conclut-elle avec sagesse (et comme l’illustre bien notre photo d’animaux visiblement heureux de vivre et de cohabiter !)
Et de sagesse, il en est question dans ces trois éphémérides : « Vite et bien ne se rencontrent point », « Labeur sans soin, labeur de rien » et « Mieux vaut perdre la toison que le mouton ».
Au sujet de la sagesse, il est une ville considérée comme telle par l’illustre Jules Verne, l’auteur du « Tour du Monde en 80 jours », de « L’île mystérieuse », du « Voyage au centre de la Terre » : « Amiens est une ville sage, policée, d’humeur égale, où la société y est cordiale et lettrée. »
Amiens et ses vieux quartiers, Amiens et ses restaurants aux menus uniques de plats de pommes de terre, Amiens et ses 300 hectares de marais entrecoupés de 65 km de canaux où l’on pratique la culture maraîchère. Et puis, il y a cette fabuleuse cathédrale et son célèbre labyrinthe octogonal considéré comme une véritable encyclopédie hermétique. Il y a, aussi, la mémoire collective qui rapporte que, durant la Première Guerre mondiale, « L’Ange pleureur », une petite statue de cet édifice religieux remarquable, était représenté sous forme d’image pieuse ou carte postale et fit le tour de la planète dans le but de délivrer un message de paix ou d’espoir en la fin de ce conflit sanglant.
Gageons qu’il faudra beaucoup de représentations de « L’Ange pleureur » pour contrecarrer les inepties dénoncées par la lectrice de « La Vie ».
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
« Dieu, Grand-Esprit, Grand Architecte de l’Univers, Wakan Tanka, créateur, seigneur, Grand-Pouvoir mystérieux, sont finalement des synonymes de cet esprit indéterminé qui représente toute la puissance sacrée, toutes les potentialités portées par l’être humain. L’essence de ce principe sacré est souchée sur la conscience même de l’individu », selon l’auteur Jean-Pierre Bayard.
Ce vaste programme trouve parfois un écho lorsque nos pas nous mènent vers un site, un édifice, un coin de la Nature.
Dernièrement, j’ai revu un documentaire à la télévision où il était question de la « Pointe des Poulains » de Belle-Île-en-Mer, là où la divine comédienne Sarah Bernhardt venait reprendre force et vigueur : « J’aime venir chaque année dans cette île pittoresque, goûter tout le charme de sa beauté sauvage et grandiose. J’y puise sous son ciel vivifiant et reposant de nouvelles forces artistiques. »
La « Voix d’or », comme on la surnommait, vivait une existence mouvementée, parfois tragique, telle l’amputation d’une jambe suite à une blessure.
Elle appréciait donc ce bout du monde de l’île bretonne, là où il est recommandé de ne pas cueillir la bruyère car cela porte malheur, comme j’ai pu le constater sur place.
Ici, c’est l’exemple même que la légende et le bon sens écologique peuvent cohabiter, sans oublier un aspect humaniste non négligeable qui fut relevé chez cette muse de nombreux artistes : elle militait contre la peine de mort et l’antisémitisme, elle était sensible aux difficultés quotidiennes des Bellîlois et finança même une boulangerie coopérative appelée « L’œuvre du pain pas cher ». Il n’est pas étonnant que l’une de ses devises était : « C’est en se dépensant soi-même que l’on devient riche ! »
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.
Sources : « France Mystérieuse, Insolite et Sacrée » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Pour le romancier et essayiste Georges Bernanos, « Être capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre, c’est ça le secret du bonheur ». Mais pour le cinéaste et acteur américain Orson Welles, « Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. »
On peut ajouter deux dictons à ces paroles teintées d’une certaine sagesse : « On n’est jamais bien juste à l’égard d’un rival » et « Ne rien faire c’est déjà mal faire »…
Comment davantage illustrer le combat écologique mené à « Fréquence Terre » qu’en relisant Jules Michelet qui, au XIXe siècle, écrivait : « L’arbre gémit, soupire, pleure, d’une voix humaine. On croit que c’est le vent, mais c’est souvent aussi sa circulation intérieure, les troubles de sa sève, les rêves de l’âme végétale. L’Antiquité n’avait jamais douté que l’arbre eût une âme aussi bien que tout être animé. C’est une idée orgueilleuse de croire que l’homme seul sent et pense. Dans les villes et dans les écoles, l’esprit subtil et vain peut rire de l’âme de l’arbre. On n’en rit pas dans le désert, dans les climats cruels du Nord ou du Midi, où l’arbre est un sauveur. On y sent bien le frère de l’homme. »
Il y a un arbre qui mérite une attention plus que soutenue (photo) : il vit juste à côté de la superbe église Saint-Julien-le-Pauvre située à l’ombre de Notre-Dame de Paris. C’est un robinier planté en 1602. Certes, il doit être quelque peu soutenu, mais cet ancêtre, selon l’auteur Benoît Desombres, « nous dit et redit des choses essentielles que nous avons besoin de nous répéter… »
Celle de sauver la nature, par exemple.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.
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