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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
« Petits musées, grands artistes », telle est la nouvelle série que je vous présente à partir de ce numéro dans « Quand la nuit porte conseil ».
Une mise au point s’impose d’emblée : il n’y a absolument rien de péjoratif dans les termes « petits musées », mais, tout simplement, une réalité économique et urbanistique et non culturelle, dans la mesure où « petit » signifie bâtiment nettement réduit par rapport au Louvre à Paris, voire à Lens, aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, au Prado madrilène, au British Museum…, donc, forcément moins d’œuvres à contempler. Ce qui n’empêche cependant pas, que les « petits musées » puissent recéler des trésors de l’Art.
Ma première étape nous emmène dans la capitale de l’Europe, un lieu souvent visité par les touristes français ou qui y habitent de manière professionnelle, 54 000 ayant même élu domicile dans la région bruxelloise, plus particulièrement à Ixelles. Assurément, une excellente occasion de visiter le Musée d’Ixelles (http://www.museedixelles.irisnet.be/) qui propose, jusqu’au 20 septembre 2015, une exposition sur le thème « Paysages de Belgique » avec des œuvres de James Ensor, Félicien Rops, René Magritte, Constant Permeke, Constantin Meunier…
Les collections comptent quelque 10 000 œuvres de l’Art Nouveau, du réalisme, du symbolisme, de l’impressionnisme, du fauvisme, du surréalisme…, avec des Dürer, Rodin, Picasso, Miro… et, lors de ma visite, j’ai pu admirer Toulouse-Lautrec, Fernand Khnopff, Rik Wouters, « Le Christ apaisant la tempête » d’Ensor, « Les Belges ont faim » en 1915…, des œuvres qui font la richesse de cet espace culturel à dimension humaine et qui permettent de mieux appréhender le cheminement existentiel et artistique de leurs maîtres.
Tel Félicien Rops, peintre, dessinateur et illustrateur né en Belgique en 1833 et mort à Corbeil-Essonnes, soixante-cinq ans plus tard, qui, après une carrière bruxelloise, connut une carrière parisienne où il fréquenta Victor Hugo, Alphonse Daudet, Nadar…
Félicien Rops, membre des agathopèdes, c’est-à-dire une société qui joignait la gastronomie à l’érudition, déclara :
« Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois, c’est là toute ma théorie artistique… »
À voir ou à revoir au Musée d’Ixelles, donc.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
http://www.editionsjourdan.com/index.php
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
À maintes reprises dans mes émissions et ouvrages, j’ai fait état du respect et de l’admiration que je voue aux artisans, plus spécialement aux Compagnons du Travail. Souvent, il était question de souligner des œuvres moyenâgeuses façonnées dans le bois, la pierre ou le métal, voire de vitraux qui ornent encore des édifices religieux et châteaux ou, également, des manuscrits enluminés.
Ma récente rencontre avec l’un des lointains descendants de ces artisans exceptionnels, a conforté mon envie de témoigner de leur maîtrise de la matière inspirée par un savoir-faire ancestral. Ici, la main est bien guidée par l’esprit et la culture ouvrière est une culture sacrée qui fait partie du patrimoine depuis des siècles.
Il me plaît aussi de rappeler les propos d’Émile-le-Normand, Compagnon Passant Serrurier du Devoir : « Je bâtis pour les hommes, je bâtis avec les hommes et, ce qui se voit moins, en faisant cela, je bâtis des hommes. »
C’est donc dans ce merveilleux contexte que j’ai regardé le Compagnon Septy Bechou, fileur de verre, ouvrager une perle de verre à la flamme, dans le cadre magnifique de l’Abbaye du Rouge-Cloître située en Forêt de Soignes dans la capitale de l’Europe (www.espaceperles.be).
Outre la magique création de cette perle sous mes yeux, l’artisan se révéla être un conteur avide de partager son art : « Quand les hommes découvrirent le feu, ils voulurent l’apprivoiser, le dompter, le maîtriser, l’utiliser… Certes, le feu est aussi devenu sacré à leurs yeux, à l’image de la boule de feu qu’est le soleil, mais n’a-t-on pas tous une « flamme » en nous ? Cependant, tout l’art est de trouver l’équilibre entre l’esprit, le cœur et le geste. »
Dès lors, comment ne pas être en symbiose avec cette expression : « Le Compagnon n’exerce pas un métier, il est le métier. »
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
À l’occasion de ma dernière lecture de l’un des nombreux romans de terroir de Jean Anglade, « Le sculpteur de nuages » dont il est aussi question dans ma rubrique « Littérature sans Frontières » sur cette même antenne, j’ai relevé quelques propos empreints d’une certaine sagesse. S’agit-il, seulement, celle d’un centenaire ou, aussi, de talent littéraire ? Certainement la dernière hypothèse puisque c’est, depuis des décennies, que j’apprécie ce style d’écriture trop souvent snobé par une certaine critique.
Que dit l’un de mes auteurs préférés, que l’on surnomme affectueusement le « Pagnol auvergnat » ?
« On ne peut être raisonnable toujours. Il faut être fou quelque fois. Et mieux vaut une folie feinte qu’une folie véritable. »
Et, clin d’œil en racontant l’histoire biblique de Zachée, collecteur d’impôts au temps du Christ, qui détournait pas mal de fonds et fut pris de remords au point de donner la moitié de ses biens aux pauvres et restitua quatre fois ce qu’il avait pris malhonnêtement.
Le sage centenaire auteur auvergnat conclut : « Quel exemple aux percepteurs, aux fonctionnaires et aux ministres de notre époque ! »
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Ne dit-on pas que « science n’a d’ennemis que les ignorants » ? Eh bien, Serge Rader ne s’en laisse pas conter pour autant, nous apprend le magazine « Agenda Plus ». Ancien pharmacien et auteur de diverses études sur les médicaments, il s’attaque de manière, disons scientifique, aux lobbys pharmaceutiques. Scientifique dans la mesure où sa démonstration repose sur des constatations mathématiques indiscutables. En voici la preuve par… 9 !
Ainsi, il compare le prix des médicaments et relève que seuls 3,5% des nouveaux remèdes sont utiles et efficaces, ce qui est la déduction d’une réelle plus-value thérapeutique par rapport aux médicaments déjà offerts dans les officines, explique aussi « Santé Nature Innovation ».
Mais, plus de 9 nouveautés sur 10 (90%, donc) depuis un quart de siècle sont de « vulgaires » copies de produits existants qui ont pour seul but d’augmenter le chiffre d’affaires desdites industries pharmaceutiques.
Serge Rader donne l’exemple d’un médicament contre l’hépatite qui est vendu quelque 256 fois son prix de revient ! Quand le monde politique – non contaminé par les lobbys ! – va-t-il réagir de manière efficace, lui ?
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
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Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
« Il paraîtra inconvenant d’en appeler à l’admiration quand l’ambiance est au dénigrement (…), mais, à l’inverse de la confrontation, la véritable rencontre rejoint l’admiration », tel est le thème central de l’essai « Cinq éloges de la rencontre » édité par Albin Michel. Une publication regroupant cinq rencontres : celles d’un chrétien et d’une musulmane, d’un chrétien et d’un juif, d’un bouddhiste et d’un chrétien, d’un catholique et d’une protestante, d’une humaniste non-croyante et d’un croyant.
Autant de dialogues pour, je cite, « une humanité en partage et pour une fraternité universelle ».
Voici cinq extraits qui, dans le fond, sont valables pour chacun :
« Les utopies sont nécessaires, car elles permettent le mouvement. »
« Si nous voulons nous rencontrer, ne parlons pas de dogme, ce n’est ni utile ni fécond. »
« La parole appartient à celui qui la reçoit, et une dérobade est déjà une réponse. »
« Être humble, c’est porter son regard hors de soi, admirer et reconnaître quelque chose, extérieur à soi, comme digne d’éloge. »
« Il existe un terrain culturel commun aux croyants et aux non-croyants, celui de l’humanisme. »
Que de propos emplis de sagesse et, dès lors, on regrette tous ces conflits religieux, philosophiques, sociétaux, raciaux… qui font de l’homme le plus virulent prédateur de l’homme, alors que la fraternité universelle est à portée de dialogue.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Ce titre, que je trouve particulièrement interpellant, comme on dit actuellement, est une citation de 1971 relevée dans l’ouvrage « Campus » de Michel Lancelot, dont il est aussi question dans ma rubrique « Littérature sans Frontières ».
Adepte de la non-violence, cet auteur avait lancé sur les ondes d’ « Europe 1 » : « Pour changer l’Homme, ou retrouver sa véritable condition, n’existe-t-il plus aujourd’hui qu’une solution : mettre un fusil dans la main de son enfant ? » Il avoua que les rapports révolutionnaires entre la violence et la non-violence avaient un goût d’amertume pour lui :
« On peut y sentir la fin d’une illusion », déclara-t-il, désabusé.
Et de constater que des jeunes – et parfois des moins jeunes – non violents entraient à leur tour dans une sorte de terrorisme implacable et meurtrier. Il ne l’admettait pas et il avança une explication à ce constat : les décideurs politiques et autres dédaignent les jeunes ! Il évoqua aussi une situation qui, avouons-le, n’a guère changé ces quatre à cinq dernières décennies, celle de ces « journalistes et autres informateurs qui se taisent ou qui parlent « dans la ligne » face à ceux « qui déforment les faits, truquent les chroniques, inventent des victoires, gomment les défaites, font d’un peuple en colère une bande d’ivrognes en furie, sonnent la charge du mensonge… »
Bref, en relisant « Campus », je me suis dit qu’il n’y avait pas grand-chose de nouveau sous le soleil. Y compris cette citation, puisqu’elle provient de la Bible !
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.
À part les férus d’Histoire et autres adeptes de l’ésotérisme (philosophie ancienne qui devait rester inconnue des non-initiés), qui connaît la légende – teintée de faits historiques – de la « Vierge dans la barque » que l’on peut découvrir à la magnifique église Notre-Dame du Sablon de style flamboyant à Bruxelles ?
Outre une représentation placée dans la pénombre, tout en haut de la nef, recouverte de poussière, la « Vierge dans la barque » est surtout visible à un portail.
« En entrant dans l’église par le portail sud, on remarque que la porte est décorée de deux petites effigies de la Vierge dans un bateau : d’après une jolie légende illustrée par des tapisseries de 1516 conservées au Musée du Cinquantenaire, une certaine Baet Soetkens aurait amené d’Anvers, par bateau, une statue de la Vierge. Elle l’aurait déposée dans la modeste chapelle que les Arbalétriers avaient construite sur ce terrain en 1304. Les dévots affluant, et avec eux les offrandes, la chapelle devint trop petite, c’est ce qui incita les Arbalétriers à entreprendre la construction de l’église que nous admirons aujourd’hui. »
Une autre légende prétend que, en 1348, une certaine Béatrice qui, comme Jeanne d’Arc avait entendu des voix, alla voler – sous le regard ahuri du sacristain transformé en statue de sel ! – la statue de Notre-Dame-à-la-Branche installée dans une église anversoise et la déposa dans une barque. Cette dernière arriva à Bruxelles par la Senne.
À vrai dire, les ésotéristes voient plutôt dans la représentation de Notre-Dame-à-la-Branche celle du mythe d’Isis conduisant l’âme du mort vers le monde inférieur et, comme ils disent : « Les Vierges Noires reconduisent ainsi les Isis, les Athon, les Déméter et les Cybèles, les Aphrodites noires… »
D’aucuns, donc, prétendirent que la Vierge du Sablon était noire. Un guide sur place fut formel : « Elle est noire à cause de la poussière accumulée… »
Église du Sablon fut abondamment fréquentée par Paul Claudel de 1933 à 1935, rappelle une plaque commémorative : « L’architecte construit l’appareil de pierre comme un filtre dans les eaux de la lumière de Dieu et donne à tout l’édifice son orient comme une perle », écrit-il.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.
Stavelot et Francorchamps, étapes du « Beau Vélo de RAVeL », sont deux entités qui, avant modification du tracé (passé de 14 à 7 kilomètres), étaient surtout étroitement liées par le médiatisé « Virage de Stavelot » du plus beau circuit automobile du monde.
Stavelot, cité des Blancs Moussis, personnages énigmatiques et amuseurs se confondant avec la légende de moines « libertins », est une très ancienne cité fondée en 648, du temps de Remacle, moine français envoyé d’Aquitaine afin de civiliser les populations ardennaises.
Outre des fouilles archéologiques exceptionnelles sur le site de l’abbaye, il y a trois musées : celui, extraordinaire, de la Principauté de Stavelot-Malmedy, du Circuit Spa-Francorchamps et Apollinaire. Ici, on rappelle que le poète français Guillaume Apollinaire (1880-1918) quitta la pension Constant, située rue Neuve, sans payer sa facture car sa mère, qui devait lui envoyer de l’argent, avait tout dépensé au Casino de Spa. Il était resté des semaines dans cet établissement qui, à présent, s’appelle « Le Mal-Aimé », du nom d’un poème du recueil « Alcools ». Sur la façade, on peut lire : « À l’aube du 5 octobre 1899, le poète Guillaume Apollinaire quitta cette maison où il vécut une saison de sa jeunesse. » Stavelot qui resta dans le cœur du poète. Il y changea son prénom « Wilhelm » en « Guillaume », y fit de longues promenades, fréquenta un cercle poétique et dramatique et y rencontra Marie Dubois.
Il en devint rapidement amoureux et, visiblement, elle le lui rendit bien. Elle fut une sorte de muse pour lui, puisqu’il se mit à écrire de manière abondante. Mais, par son départ à la cloche – avec une fameuse ardoise au préjudice de Monsieur Constant -, il rompit brusquement sa relation avec Marie. Ce qui, visiblement, ne lui porta pas chance sur le plan sentimental. En effet, le futur ami d’Alfred Jarry et de Picasso vécut d’autres déboires sentimentaux, sa manière de fuir en plantant Marie, c’était son premier amoureux, paraît-il, l’aurait « marqué » de manière négative, du moins, sur ce plan-là !
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
En novembre et décembre prochains, Paris accueillera l’une des conférences internationales les plus importantes de l’histoire de la planète : « Paris Climat 2015 ». De l’avis unanime, cette conférence apparaît cruciale afin de conclure un accord dans le défi mondial lancé face au dérèglement climatique, ses émissions de gaz à effet de serre et réchauffement global de la terre y compris, n’en déplaise aux éco-sceptiques. Tous les états sont donc concernés par ce rendez-vous très attendu par les écologistes, certes, mais, aussi, par des centaines de millions de citoyens qui ont conscience que le combat pour l’environnement est devenu indispensable pour leur vie, voire leur survie.
Que j’évoque combat, vie et survie, les officiels, dont le président François Hollande, évoquent une « conférence placée sous le signe de l’exemplarité environnementale ». C’est le moment, selon moi, de rappeler la lutte menée depuis des décennies par tous ces mouvements écologiques qui œuvrent pour le bien de notre planète et les générations futures, parfois au prix de sacrifices humains. Ce n’est pas à « Greenpaece » que l’on me contredira.
En effet, il y a juste trente ans, le 10 juillet 1985 pour être précis, eut lieu l’affaire du « Rainbow Warrior ». À savoir : une opération commanditée par le Ministre de la Défense français Charles Hernu, avec l’autorisation explicite du Président de la République française François Mitterrand (selon le témoignage de Pierre Lacoste, patron de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure), par laquelle les services secrets français sabordèrent le navire « Rainbow Warrior » appartenant à Greenpeace. Navire qui était à quai en Nouvelle-Zélande et s’apprêtait à partir pour l’atoll de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français. Cet attentat fit une victime : Fernando Pereira, photographe et membre de l’équipage de Greenpeace. La France paya plus de 8 millions de dollars de dommages à Greenpeace et présenta ses excuses à la Nouvelle-Zélande.
Ce rappel historique me paraissait important, afin que ne s’oublie jamais le combat mené par les associations écologiques depuis des dizaines d’années. Une lutte planétaire qui est loin d’être terminée, malheureusement.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.
Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.
Haut-lieu (sans jeu de mots) du cyclisme avec le Tour des Flandres et du cyclotourisme, 600 hectares de bois, des randonnées balisées sur des chemins escarpés, des pentes abruptes, des courbes intenses… pour les adeptes de la marche et du jogging, des villas à l’architecture « début du siècle », des cafés-tavernes, des restaurants (avec produits du terroir), la Maison des Randonneurs et ses expos, la « Tour blanche », vestige probable d’une ancienne chapelle, celle-ci est le point culminant (141 m) d’un site touristique exceptionnel, naguère utilisée par les armées napoléoniennes comme poste d’observation et de communication par gestes des bras.
Avec un panorama remarquable, un microclimat tonique, une nature superbe (geais, orvets, jacinthes, châtaignes, landes à genêts, arbres aux racines « étranges »…), c’est la « station verte » par excellence !
Il y a aussi des mégalithes formant un dolmen (chambre funéraire) ressemblant à une enclume d’une divinité païenne, d’où « enclus », selon divers archéologues.
Plus tard dans le temps, en l’an 620, une riche caravane d’un prince de Bourgogne – qui fuyait sa résidence et se dirigeait vers l’Angleterre -, traversa la région et fut attaquée par les troupes d’un seigneur-brigand local qui écumaient les environs. La princesse, jeune maman, eut tout juste le temps de cacher son bébé dans un buisson du bois de la colline, avant d’être emmenée comme prisonnière, les autres personnes de l’escorte ayant été massacrées. La Vierge serait apparue à la jeune femme lui prédisant que son fils vengerait son père…
Et, ô phénomène sensationnel, le bébé aurait été allaité par une biche et trouvé par un ermite qui vivait dans cette vaste zone boisée. L’homme solitaire lui donna le nom de Liedericq (Lydéric) et s’occupa de son épanouissement. Deux décennies passèrent, et Lyderic défia l’assassin de son père dans un combat singulier, remporta ce duel judiciaire et obtint du roi le château du Buc, berceau de la ville de Lille, qui appartenait à son adversaire.
Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy
Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.
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