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Les matières premières jouent toujours un rôle-clé dans les dynamiques économiques et commerciales ainsi que dans les relations entre États. Qu’il s’agisse de matières premières agricoles, d’énergie ou de métaux. Concernant ces derniers, un siècle minier s’ouvre et la question qui se pose est de savoir où trouver tous les métaux dont nous allons avoir besoin. Que ce soit pour la transition énergétique ou numérique. La production mondiale actuelle est largement insuffisante. Selon la CNUCED, Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement, la somme des projets miniers prévus d’ici à 2030 est au minimum dix fois moins élevée que les besoins.
De plus, alors qu’une ruée sur les métaux s’amorce, le monde réalise l’emprise établie de la Chine, qui exploite des mines sur son sol et à l’étranger, importe et raffine les minerais en métal avant de fabriquer une multitude d’équipements. Selon l’Institut de Géologie des États-Unis, la Chine contrôlerait une trentaine sur la cinquantaine de métaux critiques. Un tiers environ des réserves mondiales pour l’ensemble des métaux serait concentré en Afrique. L’Afrique dont certains affirment qu’elle va diriger le monde en termes d’industrie minière. Édition en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique - Matières premières : rareté, rivalités, dépassement.
La déroute militaire du Hezbollah au Liban, puis en Syrie marque un tournant et bouleverse la géopolitique du Moyen-Orient. Une page vient de se tourner. Les ambitions de puissance régionale de l’Iran sont sérieusement mises à mal. La République islamique est fragilisée. Sa situation économique est jugée catastrophique.
Parallèlement, le programme nucléaire de l’Iran n’a jamais été aussi avancé, en quantité comme en qualité. Le programme balistique iranien a lui aussi été accéléré. Le délai de sécurité d’un an a été enfoncé depuis longtemps. Avec la destruction de ses milices par Israël, l’Iran a perdu la première couche censée le protéger contre ses ennemis.
D’où la tentation de rétablir sa dissuasion régionale en franchissant le seuil nucléaire. La diplomatie est-elle encore possible ? Mardi dernier (4 février 2025) à Washington, Donald Trump a signé devant les journalistes un décret présidentiel rétablissant une « pression maximale sur Téhéran dont le programme nucléaire serait une menace existentielle pour les États-Unis. L’objectif est d’assécher les revenus pétroliers du régime. Donald Trump veut des négociations avec Téhéran. Et Téhéran semble soudainement intéressé à discuter de son programme nucléaire après avoir traité Joe Biden avec un mépris non dissimulé. Quelques jours avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, Moscou et Téhéran signaient un accord stratégique de vingt-cinq ans. Une guerre indirecte oppose de facto Israël et l’Iran. La nouvelle configuration du Moyen-Orient provoquera-t-elle durcissement ou assouplissement de l’Iran ? Quel genre d’accord Donald Trump veut-il avec Téhéran ?
Invités
Cessez-le-feu fragile au Liban, alors qu’Israël se félicite d’y avoir affaibli un allié de l’Iran. Le Hezbollah qui souffre également de la chute de Bachar al-Assad chez le voisin syrien. Israël aurait dû retirer ses troupes du Liban, fin janvier, mais a retardé jusqu'au 18 février le retrait complet de ses troupes du Liban-Sud arguant d’un retard dans le déploiement de l’armée libanaise dans cette région. Selon les termes de l’accord, le retrait concernera également les miliciens du Hezbollah.
Seules l’armée libanaise et la Force Intérimaire des Nations unies au Liban pourront alors se déployer dans la zone. Éprouvé par la crise économique et financière qui dure depuis 2019 ainsi que par les séquelles de la guerre entre le Hezbollah et Israël, le Liban après deux ans de vide politique a rallumé la flamme de l’espoir en élisant Joseph Aoun à la présidence du pays. L’État libanais va-t-il pouvoir s’affirmer ? L’armée libanaise s’ancrer au Sud-Liban ? L’économie redémarrer ? Le Liban sortir de l’orbite iranienne ? Les déclarations de Donald Trump sur la prise de contrôle de la bande de Gaza par les États-Unis ont placé la région dans un état de sidération.
Regard avec nos invités :
À écouter aussiDonald Trump assure que les États-Unis vont «prendre le contrôle de la bande de Gaza»
Depuis 10 ans, le nombre d’armes nucléaires dans le monde est en augmentation. Selon le SIPRI, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, on recense plus de 12.000 têtes dans les arsenaux des neuf États possédant des armes nucléaires, dont près de 4.000 déployées et 2.100 en alerte c’est-à-dire prêtes à l’emploi.
Si 85% de ces ogives sont américaines ou russes, Pékin se distingue par un fort dynamisme et une trajectoire ascendante, faisant de la Chine le troisième État nucléaire sur le plan numérique.
Après la fin de la guerre froide, le facteur nucléaire semblait avoir perdu de son acuité. Mais depuis l’invasion de la Crimée par la Russie en 2014, l’environnement stratégique mondial s’est dégradé en même temps que s’est exacerbée la compétition stratégique entre les États-Unis et la Chine, et dégradée la situation sécuritaire au Moyen-Orient. Ainsi, le contexte mondial est venu réinstaller l’arme nucléaire au centre du jeu international. Plus que jamais le risque de prolifération se pose au risque de désagréger l’ordre nucléaire contemporain. Avec la conflictualisation accrue des relations internationales, l’arme nucléaire se trouve revalorisée dans les États qui la possèdent déjà avec la modernisation des arsenaux et le développement d’une rhétorique maniant la menace nucléaire. Revalorisation qui pourrait aussi se traduire par la décision de certains États de se doter de l’arme nucléaire. La dissuasion est-elle un facteur modérateur dans les relations internationales ? Quel rôle joue exactement l’arme atomique dans un paysage où les formes de guerre se sont diversifiées ? La prolifération nucléaire, l’un des grands enjeux de sécurité de notre temps ?
Invités :
Édition en partenariat avec la revue Questions internationales « Armes nucléaires. Le retour de la menace ».
Le 19 janvier 2025 voyait l’entrée en vigueur de l’accord intervenu entre le gouvernement israélien et le Hamas. Un accord de trêve davantage qu’un accord scellant la fin du conflit. Beaucoup de choses restent en effet à négocier. L’accord comporte trois phases. La première, celle qui a cours actuellement consiste en un échange : otages israéliens d’un côté, de l’autre, prisonniers palestiniens et retrait israélien des zones peuplées de Gaza.
Le cessez-le-feu est jugé fragile avec des chances de réussite plutôt minces après 15 mois de guerre à Gaza. D’autant qu’un autre conflit s’est éveillé avec l’opération lancée à Jenine le 21 janvier, ouvrant un nouveau front en Cisjordanie qui est au bord de l’embrasement. Quelles perspectives pour cet accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas alors que l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens a été contrainte de baisser son rideau cette semaine à Jérusalem, cessant ainsi toute activité dans les Territoires occupés.
Quels compromis Palestiniens et Israéliens sont-ils prêts à faire ? Le retour de Donald Trump facilitera-t-il un terrain d’entente ? Le chef de la Maison Blanche pourra-t-il résister à l’influente extrême droite israélienne, lui qui entend conclure un vaste accord de paix régional incluant les pays arabes opposés à l’Iran ?
Invités :
Il y a cinq ans. Le Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 31 janvier 2020, puis du territoire douanier l’année suivante. Cet anniversaire tombe en plein retour de Donald Trump à la Maison Blanche et les interrogations autour de la relation spéciale entre le Royaume-Uni et les États-Unis sont là. Le Premier ministre travailliste britannique a essuyé des tirs à boulets rouges de la part d’Elon Musk.
Keir Steimer a, de son côté, souvent accusé ses adversaires conservateurs anglais de ressembler à Donald Trump ce qui dans sa bouche n’était pas un compliment. C'est dire combien la route promet d’être un peu compliquée. Parallèlement, l’arrivée du gouvernement travailliste en juillet 2024 s’est accompagnée d’un changement de ton et de rhétorique à l’égard de l’UE qui contribue à améliorer la relation politique entre le Royaume-Uni et ses voisins et à changer progressivement la perception qu’ils ont de son rôle en Europe.
USA / UE ? De quel côté le Royaume-Uni va-t-il pencher ?
Invités :
La compétition stratégique avec la Chine promet d’être au centre du second mandat de Donald Trump. Pression économique, via de nouvelles sanctions commerciales, engagement militaire et technologique accru pour contrer Pékin, mobilisation et renforcement des alliés et partenaires des États-Unis dans l'Indo-Pacifique face à la Chine à coup de pressions visant à une augmentation des dépenses militaires et des achats d’armement américain.
La stratégie de Washington vis-à-vis de la Chine est un sujet de continuité bipartisane aux États-Unis. Inquiets, les Chinois privilégient en ce début de mandat une attitude du « wait and see », mais appréhendent l’imprévisibilité de Donald Trump, eux dont les réactions sont par ailleurs difficiles à prévoir.
Invités :
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche se déroule sans heurts notables. Le spectre de la guerre civile brandi durant la campagne s’est éloigné. Les auditions se succèdent au Sénat pour les validations des nominations aux postes-clés. La période de transition fut un moment hors normes pour Donald Trump qui s’est beaucoup activé en Floride, alors que les Démocrates avaient pour ainsi dire disparu de la scène américaine.
Michelle Obama a annoncé qu’elle ne serait pas présente à la cérémonie d’investiture, contrairement à la tradition qui veut que les épouses des anciens présidents le soient. Elon Musk sera un personnage-clé de la future administration du président Trump qui l’a nommé à la tête d’une nouvelle commission sur l’efficacité gouvernementale. Il a promis deux mille milliards d’économies. Donald Trump sera-t-il un hyper président ?
Invités :
Coup d’envoi lundi prochain (20 janvier 2025) du second mandat de Donald Trump. Le 47è président des États-Unis prendra les rênes d’une économie qui se porte plutôt bien, comparativement à la zone euro, la crise énergétique avec l’augmentation des prix du gaz ayant plutôt épargné les États-Unis. À une semaine de son départ, lundi 13 janvier au Département d’État, Joe Biden prononçait un discours dressant un bilan de son action dans le monde et se couvrant de félicitations.
Il a dit laisser à la nouvelle administration des « cartes très fortes à jouer » alors que le retour de Donald Trump est un échec personnel pour Joe Biden. L’accord qui vient d’intervenir entre Israël et le Hamas sur un cessez-le-feu à Gaza et la libération d’otages est certainement l’une de ces cartes. Il avait été proposé par Joe Biden, il y a huit mois. La pression mise par Donald Trump depuis son élection et l’affaiblissement du Hamas auront fait le reste. Donald Trump va-t-il renforcer le leadership américain ? Quelle issue au conflit en Ukraine ? Doit-on s’attendre à la confrontation du siècle entre la Chine et les États-Unis ? Qu’est-ce qui s’impose à l’Europe avec l’arrivée de Donald Trump ?
Invités :
Géopolitiquement, le monde reste dominé par le bras de fer États-Unis/Chine ou, de façon moins nette et controversée, par l’opposition entre « Occident collectif » et « Sud global ». Après avoir été apparemment homogénéisée par le marché, notre planète réapparait fragmentée, voire divisée. Il y a plus de vingt ans, les grands pays en développement ont fini par émerger et les pays occidentaux, tout en restant puissants et riches, ont perdu le monopole de la puissance et de l’influence.
Cette prise de conscience est toute récente. Début des années 2020. Le Sud est hétéroclite avec un niveau de développement encore faible et il comporte des antagonismes qui ont jusqu’à présent été insurmontables, entre la Chine et l’Inde par exemple. Une rhétorique anti-occidentale est très présente dans tous les pays du Sud. De quoi est-il question de revanche ou de vengeance ? Peut-on parler d’affrontement ? L’avenir de cet affrontement est-il écrit d’avance ?
Bertrand Badie et Dominique Vidal sont nos invités. Ils ont dirigé L’heure du Sud ou l’invention d’un nouvel ordre mondial aux éditions Les liens qui libèrent.
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Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en…
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