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La criminalité transnationale organisée englobe pratiquement toutes les activités criminelles graves motivées par le profit. Elles revêtent un caractère international impliquant plus d’un pays. Les activités relevant de la criminalité transnationale organisée sont nombreuses.
Trafic de drogue, trafic de migrants, traite d’êtres humains, blanchiment d’argent, trafic d’armes à feu, trafic de produits contrefaits, trafic d’espèces sauvages, de biens culturels, voire certains aspects de la cybercriminalité. Comment mettre hors jeu ce phénomène ? Que faire contre la criminalité organisée ?
Édition en partenariat avec la revue QUESTIONS INTERNATIONALES.
Invités :
Jamais la richesse et le pouvoir du crime organisé n’ont été aussi importants. Jamais les criminels n’ont occupé un tel espace. Ils se jouent des frontières, ils dirigent des empires, ils ont infiltré les systèmes économiques et politiques au point d’en contrôler des pans entiers. Certaines mafias sont aujourd’hui plus puissantes que des États. Le crime organisé est fluide, transnational, entreprenant.
Une industrie estimée à 3.000 milliards de dollars. Cartels mexicains, mafias italiennes, Triangle d’or asiatique... les syndicats criminels ont embrassé la globalisation et la High Tech, alimentés par la diffusion à l’échelle planétaire de la corruption et la kleptocratie.
Criminalité organisée, narcotrafic, blanchiment et corruption, la part d’ombre de notre monde.
La gangstérisation ou le roman noir de la mondialisation. Édition en partenariat avec la revue QUESTIONS INTERNATONALES.
Invités :
L’art contemporain a lui aussi sa géopolitique. À Paris, vient de se terminer Art Basel Paris ou Paris+ foire qui a succédé, il y a deux ans déjà à la FIAC, Foire Internationale d’Art Contemporain. L’occasion de se pencher sur les grandes tendances 2024 en matière d’Art Contemporain. 2023 avait connu un refroidissement notamment dû à la hausse des taux d’intérêt et à l’environnement géopolitique instable après deux années de vif rebond suite au choc de la pandémie de Covid-19. Certains évoquent une phase de recalibration du marché de l’art, de prudence. Il est vrai que d’instable l’environnement géopolitique est passé cet automne à chaotique. Regard.
Invités :
Alors que la guerre d’Ukraine se poursuit et que la Russie tente de reconquérir son aire d’influence là et ailleurs, il est un scrutin qui retient notre attention. Celui de ce dimanche 20 octobre 2024 en Moldavie. Depuis février 2022 et l’offensive russe, le sort de la Moldavie est devenu une source de préoccupation. Située entre l’Ukraine et la Roumanie, cette ancienne province de l’Empire tsariste, devenue roumaine après la Première Guerre mondiale, puis intégrée de force dans l’URSS après 1945 représente un réel enjeu stratégique.
La Moldavie, ce sont 2,6 millions d’habitants. Un pays enclavé, majoritairement roumanophone, qui ne bénéficie pas de la protection de l’OTAN, ni ne focalise l’attention des Occidentaux. Ce scrutin de dimanche est double. Référendum d’un côté : pour ou contre une inscription dans la constitution du pays, le souhait d’adhérer à l’Union européenne. Élection présidentielle de l’autre qui verra ou non la reconduction de Maia Sandu à la plus haute responsabilité de l’État.
Regard sur les enjeux de ce rendez-vous électoral.
Invités :
Notre monde est marqué par le retour de la guerre et des rivalités entre États. La remise en cause du système international qui s'est établi après la Seconde Guerre mondiale, par les pays émergents et surtout par la Russie et la Chine, pays autoritaires s’il en est, oblige notre monde à se réinventer. La planète est bien plus fragmentée qu’auparavant. Les Nations unies sont un champ de bataille, mais aussi le dernier cadre dans lequel les nations divisées peuvent encore dialoguer.
Nous vivons une période de recomposition géopolitique globale qui voit la suprématie américaine remise en cause par la Chine, des espaces stratégiques s’ouvrir dont bénéficie la Russie. L’Inde également. Chacune à sa manière.
Invités :
Au-delà de la guerre de Gaza et de l'extrême tension entre Israël et l'Iran, les recompositions en cours au Moyen-Orient voient apparaître depuis une dizaine d'années une affirmation certaine de l'autonomie stratégique de plusieurs puissances régionales, de même qu'un basculement géopolitique au profit de la Russie et de la Chine. Dans quelle mesure la situation actuelle confirme et renforce cette évolution ?
Invités :
Le 7 octobre 2023, il y a un an, des milliers d’assaillants du Hamas venus de Gaza parvenaient à franchir la barrière de sécurité et à pénétrer en Israël sans rencontrer de résistance. On connait le bilan : 1.200 Israéliens, dont 2/3 de civils, et des dizaines d’étrangers tués en un jour. Sur les 251 personnes emmenées en otages à Gaza, 101 sont toujours détenues, dont 33 que l’armée israélienne déclare mortes.
L’agression fut d’une violence et d’une sauvagerie inouïes et a plongé Israël dans un état de sidération. 7 Octobre. Le jour choisi par le Hamas qui contrôlait entièrement la bande de Gaza, correspondait au 50è anniversaire de la guerre du Kippour. La guerre aussitôt déclarée en riposte par Israël se poursuit depuis un an. Une guerre impitoyable dont la stratégie est de raser littéralement la bande de Gaza, sous la forme d’une guerre urbaine qui ne manque pas de susciter des réactions de grande ampleur dans le monde entier en même temps qu’elle induit des manifestations d’antisémitisme préoccupantes en Europe et aux États-Unis notamment. C’est aussi une guerre d’une certaine manière invisible en raison du blocus absolu imposé à la presse, aux humanitaires et aux observateurs internationaux, donnant prise à toutes les désinformations. Un an après l’attaque terroriste du Hamas, la situation demeure catastrophique sur tous les plans. Humanitaire comme politique entre Israéliens et Palestiniens. L’ouverture d’une guerre contre le Hezbollah au Liban, le front contre les Houthis au Yémen, et la très vive tension qui se fait jour entre Tel-Aviv et Téhéran sont un tournant, source de vive inquiétude. Depuis douze mois, Israël vivait sous le choc d’une des plus graves défaites de son histoire. Voilà le pays dans une phase d’euphorie militaire. Tel Aviv pousse désormais les pions. Jusqu’où ira Israël ?
Invités :
Nitzan Perelman et Thomas Vescovi sont co-fondateurs du blog YAANI.
Après la guerre d’Ukraine, le conflit à Gaza, et le bras de fer, voire désormais la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, sont autant de fronts autour desquels les rapports de force internationaux se réarticulent. Se pose même la question de savoir si Israël à elle seule ne serait pas en train de refaçonner le monde.
Les points chauds évoqués sont venus mettre au second plan la rivalité Chine États-Unis, pourtant toujours bien là. L’Europe voit de son côté son positionnement plutôt mal assuré, alors que les paramètres de sa relation avec Washington continuent de se reconfigurer et que la contre-organisation de la planète est en pleine ébauche. Le monde se présente plus fracturé que jamais, caractérisé par des conflits qui durent et dont l’issue apparait difficilement. L’élection présidentielle aux États-Unis est dans toutes les conversations autant que la fin du monopole occidental.
Invité :
Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, co-organisateur des Géopolitiques de Nantes. « Atlas des crises et des conflits », aux éditions Armand Colin / Fayard.
On ne présente plus les BRICS -Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud- le groupe existe depuis 2009 pour les BRIC sans le S de l’Afrique du Sud qui ne fera son entrée qu’en 2011. En août 2023, à l’issue de leur 15è sommet, les BRICS sont devenus BRICS+ avec l’intégration de six nouveaux membres invités à rejoindre cette alliance. Argentine, Égypte, Iran, Émirats Arabes Unis, Arabie Saoudite et Éthiopie. En 2024, tous ces pays à l’exception de l’Argentine sont devenus membres. Et la Turquie frappe désormais à la porte.
Les BRICS+ c’est une plateforme un peu informelle, sans règles ni statuts communs. Hétérogène en termes de développement économique et de capacités scientifiques et technologiques.
Les 10 pays des BRICS+ représentent en 2024 près de la moitié de la population mondiale et 37% du Produit Intérieur Brut mondial en valeur nominale, contre 44% pour les pays du G7.
Que veut pour lui-même ce club multilatéral de puissances émergentes ? Peut-il bouleverser l’ordre international ? Va-t-il constituer un bloc contre-hégémonique face à la domination des puissances occidentales ? Quels sont ses atouts et ses limites ?
Invités :
Émission enregistrée à Nantes dans le cadre des GÉOPOLITIQUES DE NANTES.
Après la guerre d’Ukraine, le conflit à Gaza, et le bras de fer, voire désormais la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, sont autant de fronts autour desquels les rapports de force internationaux se réarticulent. Se pose même la question de savoir si Israël à elle seule ne serait pas en train de refaçonner le monde.
Les points chauds évoqués sont venus mettre au second plan la rivalité Chine États-Unis, pourtant toujours bien là. L’Europe voit de son côté son positionnement plutôt mal assuré, alors que les paramètres de sa relation avec Washington continuent de se reconfigurer et que la contre-organisation de la planète est en pleine ébauche. Le monde se présente plus fracturé que jamais, caractérisé par des conflits qui durent et dont l’issue apparait difficilement. L’élection présidentielle aux États-Unis est dans toutes les conversations autant que la fin du monopole occidental.
Invité :
Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, co-organisateur des Géopolitiques de Nantes. « Atlas des crises et des conflits », aux éditions Armand Colin / Fayard.
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