En Asie sans doute plus qu’ailleurs, le destin de l’Ukraine est vu comme celui qui pourrait advenir à Taïwan. Bien sûr, Taïwan n’est pas vraiment l’Ukraine. Cette dernière ne fait pas partie de l’Otan, alors que l’ancienne Formose qui ne bénéficie pas d’un accord de défense avec les USA, n’en est pas moins liée par de multiples accords de sécurité avec Washington. Après le piteux retrait d’Afghanistan, et l’agression de l’Ukraine par la Russie, le président américain Joe Biden a rappelé qu’en cas d’attaque, les États-Unis pourraient intervenir, voire interviendraient, militairement. D’un côté, Pékin parle d’«île rebelle». De l’autre, Washington affirme son opposition ferme à toute tentative de changer le statu quo. C’est dire combien tout mouvement peut se révéler dangereux.