La prise de la bassine
A Ste Soline ce 29 octobre, les manifestants ont accompli le tour de force de déjouer un dispositif policier démesuré et à rentrer sur le chantier de la future mégabassine de 16 ha. Un chantier pour lequel des recours ont été déposés mais que ses promoteurs ont démarré précipitamment en ce début octobre. Pas une bassine de plus, avaient promis 150 organisations regroupées autour de Bassine Non Merci (site ici.
Un dispositif de maintien de l'ordre totalement disproportionné a fait face aux manifestants : pas moins de 7 hélicoptère et plus de 1700 FDO, un dispositif dont le coût est estimé à plus d'un million d'euros. Ce dispositif avait pour but de faire appliquer un arrêté préfectoral d'interdiction du rassemblement, tombé en début de semaine et qui n'a pas empêché plus de 7000 personnes de venir manifester, convaincues du bien fondé de cette lutte.
Quatre personnes ont été placées en garde à vue, elles étaient dans différents cortèges, et ont été interpellées de manière aléatoire. Elles seront jugées le 28 novembre au tribunal de Niort.
Dans un communiqué, les organisateurs ont déploré les violences qui ont occasionné des dizaines de personnes blessées parmi les manifestants, par différentes armes dont la grenade GM2L, officiellement classée comme «arme de guerre» et qui remplace la tristement célèbre GLI-F4. Près de 200 grenades ont été ramassées sur le terrain. Les munitions, tirées avec des fusils «cougar» explosaient en l’air, au-dessus des têtes ou au milieu de grappes de manifestant-es. Dans les champs, elles soulevaient des mottes de terre en rafales. Plusieurs manifestante·s ont été touchés par des tirs de LBD, sans compter tous ceux qui sont atteints d’acouphènes dues aux grenades assourdissantes. « L’État français – dit le communiqué - n’hésite pas à prendre le risque de voler des vies pour faire perdurer le saccage de l’environnement, comme il l’a fait avec Rémi Fraisse à Sivens ».
Les organisateurs maintiennent leur exigence d'un moratoire sur tous les projets de bassine (16 en 79, 31 en 86).
Qu'allons-nous faire de nos ordures ? (suite)
Nous recevons Pascal Bourgois, membre du collectif Climat du Grand Libournais, qui a longtemps participé au collectif Lapouyade pour s'opposer à l'extension infinie de ce centre d'enfouissement. Avec lui et Alain Blanc (collectif déchets) nous retraçons l'histoire de ces luttes marquées par le renoncement des collectivités publiques à prendre en main la gestion complète de cette affaire.
Nous écoutons le témoignage de Françoise, une habitante du Buisson de Cadouin, en Dordogne. Là-bas, le syndicat mixte SMD3 est sur le modèle de la redevance incitative.
Un article de Grégoire Chamayou paru en février 2019 dans le Monde Diplomatique ont imposé les emballages à usage unique et ont lutté contre la pratique de la consigne. Le recyclage n'est pas une solution, mais au contraire, il entraine une surenchère !
Etats Généraux du Climat
Les ETATS GENERAUX POUR LE CLIMAT, L'ECOLOGIE, l'EGALITE, LA FRATERNITE, L'AVENIR... auront lieu le dimanche 20 novembre, à Belvès de Castillon, au Chateau des Rochers Renseignements ici.
Informations diverses
16 scientifiques de l’association « Scientifiques en rebellion » ont été placés en détention cette semaine en Allemagne suite à une action de désobéissance civile non-violente lors d'un Show-Room automobile à Munich. Parmi eux, quatre français. Cette action visait à alerter l'opinion publique sur la sortie de trajectoire 1.5° et à dénoncer l'inaction climatique des gouvernements. Vous pouvez suivre l'évolution de la situation sur le compte de Scientifiques en rébellion](https://twitter.com/SciRebFr/status/1587262968168857602?s=20&t=QHQmzXBBERGiKg1RlF90Fw). Une [tribune parait le 4/11 sur le site de France TV.
3 milliards pour le rail et le train du quotidien, c'était la bonne nouvelle de ce début de semaine. Un amendement au projet de loi de finances voté lundi à l'initiative des élus PS et LFI notamment. Mais il a volé en éclat puisqu'Elisabeth Borne a décidé, une nouvelle fois, d'utiliser le 49.3 pour passer en force.
Stop LGV, pour les transports du quotidien : le collectif bordelais se réunit en AG lundi 7 novembre, à l'Athénée de Bordeaux.