Grain de sel/poivre ?

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Grain de sel/poivre ? episodes

  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 29 janvier 2020 – Jean-Philippe Rouillier – L’influence des mega churches aux USA
    Bienvenue Jean-Philippe Rouillier. Vous enseignez l’histoire politique du monde anglo-saxon. Aujourd’hui vous nous parlez d’un phénomène qui grandit outre-atlantique : les mega churches.
    Chroniqueur : Tout à fait. Il s’agit d’églises protestantes évangéliques qui rassemblent des milliers de fidèles et qui sont  très dynamiques. Elles sont réparties surtout dans le sud des Etats Unis, par exemple au Texas, en Floride, ou en Californie. Elles ressemblent à d’immenses salles de concert, qui peuvent contenir jusqu’à 15.000 personnes. Et ce n’est pas tout. Comme il n’y a toujours pas assez de place, elles organisent plusieurs cultes dans la journée. Les dix plus grosses regroupent donc à elles seules plus de 250.000 fidèles chaque semaine. 
    PHARE FM : Peut-on dégager une spécificité à ces églises ?
    Chroniqueur : Je dirais qu’elles réussissent à attirer beaucoup de gens en diversifiant leur offre. Ainsi, on trouve des cultes en anglais ou en espagnol, dans les états frontaliers avec le Mexique, car de nombreux hispanos peuvent ainsi être accueillis et faire grandir la communauté. On met aussi l’accent sur les moyens matériels, avec des écrans gigantesques, un son de très grande qualité avec une régie sophistiquée, et des « professionnels » pour conduire la louange. Enfin, elles attirent des milliers de jeunes ! Avec de telles foules, on peut s’attendre à ce que ces églises représentent une communauté influente. Elles organisent des campagnes d’évangélisation, et vont porter le message de la foi dans mille endroits différents.
    PHARE FM : Parlez-nous de leur influence en politique
    Chroniqueur : La question est très pertinente, car elle dérange les sphères bien pensantes. On a d’un côté un courant évangélique très dynamique qui repose sur Christ et Sa Parole. Les fidèles sont donc remplis d’un zèle débordant et refusent ce qui est à leur yeux, un esprit de compromission avec ce que la société peut proposer. Ils sont souvent très actifs pour lutter pour la défense du mariage entre un homme et une femme, pour le respect de la vie, le refus de l’euthanasie, ou même de la contraception. Ils votent donc pour des politiques conservatrices en général portées par les Républicains.
    PHARE FM : Pouvez-vous nous en dire un peu plus Jean-Philippe ?
    Chroniqueur : Prenons un exemple très simple. Lorsque Obama a présenté son projet de protection sociale, qui permettait à des millions d’Américains de bénéficier de la gratuité des soins, il a voulu obliger tous les assurés à payer une cotisation universelle, qui prendrait en charge les frais de santé. Sauf que de nombreux chrétiens ont refusé de payer une assurance santé universelle qui les aurait obligés à rembourser les avortements et la contraception. En France, les médias ont passé cela sous silence, car il fallait présenter Obama comme le Messie. Il y a donc eu un procès dans les années 2012-13 porté par différentes églises évangéliques ainsi que des évêques catholiques.
    PHARE FM : Et du coup les opposants ont obtenus gain de cause !
    Chroniqueur : Ils ont brandi le premier amendement de la constitution américaine, qui interdit à l’Etat de se mêler des affaires religieuses ou de faire du favoritisme d’un côté ou de l’autre. Bien évidemment, le gouvernement a dû revoir sa copie et introduire une clause respectant les convictions religieuses des assurés.
    4 min
  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 27 janvier 2020 – Ludvine Schmitz – Nouveauté pour le mouvement-LGBT
    Ludvine : Aujourd’hui nous nous intéressons à la théorie des genres et au mouvement LGBTTQI2A, acronyme pour lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels, transgenres, queers, intersexes, asexuels et alliés.
    PHARE FM : Oh lala, Ludvine, nous avons besoin d’explications.
    Ludvine : Honnêtement, moi aussi. Car  la théorie des genres mêle des revendications individuelles, sociales, légales, médicales, et le bon sens seul ne suffit plus. Simplifions : des minorités sexuelles se sentant discriminées, mal-aimées, réagissent et exigent des droits particuliers.
    L’idée nous vient d’Outre-Atlantique, car en 1990 Judith Butler publie le livre Trouble dans le genre, le genre étant le sexe social et pouvant différer du sexe biologique. Elle pense que l’inégalité homme-femme ne disparaîtra qu’avec «l’archaïsme» de l’hétérosexualité. Sa théorie séduit des féministes radicales et des politiciens influents. Dès 1996 l’Union Européenne introduit ces idées nouvelles dans ses décisions et jugements.
    PHARE FM : Quelle est véritablement la nouveauté?
    Ludvine : Eh bien, l’acceptation d’une multitude d’identités sexuelles. La parité hommes-femmes ne suffit plus, le mouvement LGBT apparaît. Le gender mainstreaming ou intégration des genres est évoqué dès 1997 par l’Union Européenne dans l’accord d’Amsterdam. Par des procédés «top-down» on instille ses idées du haut vers le bas.
    PHARE FM : L’imposition de l’agenda du genre serait-il antidémocratique?
    Ludvine : Il démarre dans des institutions non élues : la Commission européenne comprend depuis 1997 29 responsables du genre. Et le Conseil de l’Europe publie dès 1998 un document détaillé sur le thème.
    La question de l’identité sexuelle apparaît dans les Droits de l’Homme, en 2007, dans la ville indonésienne de Yogyakarta où des experts internationaux garantissent par écrit les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, comme si les lois antidiscriminatoires ne suffisaient pas.
    PHARE FM : Mais ces nouvelles dispositions favorisent la tolérance, Ludvine.
    Ludvine : Pas toujours. Dans l’Union Européenne la critique de certaines formes de sexualité est désormais criminalisée et passible de peines. Aux Etats-Unis et en Angleterre, des condamnations pénales sont tombées pour refus de marier des homosexuels ou de leur louer des Bed&Breakfast. Les clauses de conscience censées protéger certaines professions risquent de disparaître. La déstructuration de la famille guette.
    PHARE FM : Sérieusement ?
    Ludvine : Imaginez, on peut désormais choisir son sexe. Idem pour la parentalité. Couples et familles s’ouvrent à toutes les combinaisons. La reproduction est séparée de la sexualité. L’accès à la GPA et la PMA devient illimité. La PMA est remboursée par la sécurité sociale, sans critère d’infertilité. Dans un couple de lesbiennes, la mère qui n’a pas enfanté est portée comme parente, le bébé peut être reconnu devant notaire. Mais toutes ces libertés ont un coût, et pas seulement financier.
    PHARE FM : Un coût moral?
    Ludvine : Evidemment. Pour accorder des droits à certains, on bafoue ceux des autres. Un enfant ne trouve pas dans un couple homosexuel l’hétérosexualité qui est à son origine. Avec la PMA, l’Etat favorise la procréation d’enfants dont on décide d’emblée qu’ils ne vivront pas avec leurs parents biologiques. Que de problèmes en perspective! Si on juge important de léguer aux générations futures une planète écologiquement en ordre, il est tout aussi important de transmettre les lois éthiques que Dieu a instaurées pour le bien-être de l’humanité.
     
    4 min
  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 23 janvier 2020 – Timothée Paton – La pieuvre des réseaux sociaux
    LA PIEUVRE DES RÉSEAUX SOCIAUX – Timothée Paton
    PHARE FM : Timothée, il semble qu’aujourd’hui vous ayiez une dent contre les smartphones et les réseaux sociaux ?
    Timothée : Oui un peu quand même…
    L’autre jour je me trouvais au restaurant avec des amis. L’un des couples a 2 enfants. On s’est installé autour d’une bonne table. Aussitôt assis, les deux enfants ouvrent chacun de son côté son smartphone. Ils sont restés figés devant leur écran pendant toute la durée du repas. J’ai essayé de les impliquer dans nos conversations. Pas facile. Le smartphone était trop fort.
    Les réseaux sociaux. Sociaux? Il n’y a rien de plus antisocial que ce “réseau social”. Il y a des parents qui désespèrent de voir leurs enfants, leurs adolescents scotchés sur leur téléphone. J’ai envie de dire: « Allo! C’est qui le parent dans la famille? » Jusqu’à leur majorité c’est vous le responsable (A moins que la loi ait changée !)
    Si vous décidez que vos enfants n’aient pas de smartphone jusqu’à leur majorité, tout va bien. Ils ne vont pas en mourir. Posséder un smartphone n’est pas un besoin fondamental. Avoir à manger, un endroit où vivre, oui.  Posséder un smartphone, non.
    PHARE FM : Les parents disent pourtant que priver leurs enfants d’un téléphone risque de les marginaliser vis à vis de leurs camarades, de leurs amis qui eux en ont un.
    Timothée : Alors maintenant c’est la majorité des gens qui décident ce que les parents autorisent ou pas à leur enfant! Vous savez, ces parents qui ne peuvent pas concevoir que leurs enfants n’aient pas un Smartphone oublient que de leur temps, ils n’en avaient pas et n’en ont pas souffert pour autant. J’ai grandi sans télévision. A l’école, mon frère et moi étions probablement les seuls sans avoir de télé. On n’en a pas souffert. Devenu adulte j’ai remercié mon père de ne pas avoir introduit la télé à la maison.
    On passe en moyenne en France, 14 ans de sa vie devant une télé. Depuis que la télé a fait des bébés, des petits écrans, je n’ose pas imaginer les années qu’on nous volent.
    14 ans devant une télé ! Vous vous rendez compte tout de ce que l’on pourrait faire en 14 ans ? J’apprends qu’il y a des enfants qui refusent même d’aller en colonie de vacances parce que le smartphone n’est pas autorisé. Ils se privent de découvrir la nature, des soirées autour d’un feu de bois, de connaître de nouveaux amis… parce que leur smartphone les gardent prisonniers. Et les parents, impuissants laissent leur enfant à la maison avec comme seul compagnon : un écran.
    Avant l’arrivée du smartphone, on entendait dans les rues, les parcs , le cris des enfants qui jouent. Au fil des années on pourrait croire que les enfants ont disparu. Enfermés chez eux, alors que le grand air les appelle.
    PHARE FM : Alors, quelles solutions proposez-vous face à cette emprise des smartphones?
    Timothée : Un jour, je venais de prêcher dans une église en Belgique: une jeune fille de 14 ans vient me voir à la fin du Culte et me dit : « J’ai besoin de prière. Je suis accro aux réseaux sociaux. » Le premier pas pour s’affranchir d’une addiction, c’est d’en parler à quelqu’un.
    Le deuxième pas : Prenez la décision de fermer tous ou certains de vos réseaux sociaux. Hier, j’ai enfin fermé mon compte Facebook et Messenger. Je me sens déjà tellement mieux. J’avais beaucoup d’amis “virtuels”. Maintenant j’ai plus de temps pour tisser de nouvelles relations, de relations authentiques.
    Et si vous aussi vous testiez ?
    4 min
  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 22 janvier 2020 – Jean-Marc Bellefleur – Journée internationale du sport féminin
    Chroniqueur : Après-demain, soit le 24 janvier, ce sera la Journée internationale du sport féminin. Cette journée a vu le jour en 2014 pour promouvoir la télédiffusion des compétitions sportives féminines. Je voudrais aborder le délicat sujet des tenues des athlètes. Celles des femmes diffèrent évidemment de celles des hommes, en particulier sur ce qu’elles couvrent du corps.
    PHARE FM : C’est vrai que les athlètes féminines n’ont souvent qu’une brassière et un short très court, alors que les hommes ont des shorts plus longs et des hauts plus couvrants.
    Chroniqueur : Bien vu ! Et il existe un vrai débat à ce sujet. Ce qui m’intéresse, c’est le regard qui est posé sur les femmes sportives, par elles-mêmes et par la société.
    PHARE FM : Toutes les sportives ont-elles les mêmes tenues ?
    Chroniqueur : Non, j’ai aussi vu des combinaisons et des shorts plus longs. On voit bien qu’il y a une certaine liberté.
    PHARE FM : Tout le monde comprend que les vêtements doivent simplement laisser le corps tout à fait libre de ses mouvements
    Chroniqueur : … et ne pas risquer de s’accrocher. Et puis les hommes et les femmes n’ont pas la même morphologie. Sans vouloir être trop cru, les femmes ont besoin que leur poitrine soit maintenue, et les hommes que leurs attributs ne risquent pas de s’échapper d’un short trop court. Mais pour les femmes, il faut citer aussi – et surtout peut-être – la notion de féminité. Ce sont des sportives, elles sont clairement dans la performance, la compétition, et pourtant elles recherchent visiblement une certaine esthétique.
    PHARE FM : Mais n’est-ce pas là une contrainte qui leur est imposée ?
    Chroniqueur : On peut le craindre, mais pas forcément. Je me souviens qu’aux championnats mondiaux d’athlétisme, la jamaïquaine, Fraser-Pryce, championne de l’épreuve reine du 100m, arborait une chevelure très longue et multicolore. Je remarque que souvent, pour les épreuves, les athlètes féminines ont de belles tresses soignées. Certaines portent des boucles d’oreilles ou ont les ongles vernis . Nous sommes bien dans le registre de l’expression de l’identité féminine, à laquelle la tenue participe. Et chaque athlète voit comme elle veut exprimer ce qu’elle est sur un stade.
    PHARE FM : Ah mais ce n’est pas elle qui après avoir remporté la finale, a pris son enfant dans les bras ?
    Chroniqueur : Oui, et en plein stade ! Autre expression de sa féminité. Et cet enfant-là, si un jour il veut se sauver de la maison, sa mère le rattrapera, c’est sûr ! Plus sérieusement, avec la médiatisation du sport féminin, on arrive à des sujets de société, en fin de compte. Si on reconnaît enfin que les femmes ont leur place dans un stade – et je ne parle pas des gradins, mais de l’arène – c’est un signe que les choses avancent. Signe qu’elles ont leur place, en tant que femmes, dans nos bureaux, nos rues, nos ateliers. Cela veut dire qu’on leur reconnaît d’autres qualités que la beauté, la douceur, et autres, d’autres “fonctions” entre guillemets, que la maternité ou l’aide à la personne. Les femmes, ce sont aussi des sportives, des techniciennes, des scientifiques, et j’en passe.
    3 min
  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 20 janvier 2020 – Philippe Malidor – L’affaire Matzneff et le consentement
    L’affaire Matzneff et le consentement
    Ces dernières semaines, l’affaire Matzneff, l’homme qui aime la chair fraîche et qui s’en vante, pose un problème qui est le seul important : la fluctuation de nos mœurs.
    PHARE FM : Philippe, vous souhaitez revenir sur l’affaire Gabriel Matzneff, cet écrivain qui se vante à longueur de livres d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs garçons et filles, et parfois plusieurs à la fois, et cela sans avoir été inquiété jusqu’à la parution du livre de Vanessa Springora, Le consentement.
    Chroniqueur : Oui, autrefois, on appelait ça de la débauche, sauf dans les milieux artistiques où, dans les années 70, les relations sexuelles entre adultes et mineur(e)s, bien qu’interdites par la loi, ne scandalisaient pas les beaux esprits. Il y a même eu des articles et des pétitions, signées par des gens comme Simone de Beauvoir ou le sieur Gabriel Matzneff, en faveur de la dépénalisation des relations sexuelles avec des mineurs, et cela dans des médias comme Le Monde mais aussi Libération qui s’en repentent ouvertement aujourd’hui. C’était l’époque où la liberté sexuelle servait de thérapie à tout.
    PHARE FM : Mais dans la logique de ces gens, du moment qu’il n’y a pas viol, tout va bien.
    Chroniqueur : C’est là qu’est le piège ! D’ailleurs, le titre du livre de Vanessa Springora est très éloquent : Le consentement. Quand on est une gamine de 14 ans adulée par un écrivain de 50 ans, si on a une éducation un peu libre, on consent – et elle a consenti. Mais la facture psychologique, elle, est bien là par la suite. C’est tout le sens de son livre.
    PHARE FM : Mais aujourd’hui, on a compris que la pédophilie est un crime.
    Chroniqueur : Oui, et tant mieux. Aujourd’hui, des gens comme André Gide, qui aimait bien les « éphèbes », seraient poursuivis. On pourrait également citer le neveu d’un certain président de la République, qui avait écrit avoir consommé des « garçons » dans des pays exotiques et qui s’en est sorti parce qu’il a prétendu que ses écrits n’étaient pas forcément autobiographiques… et qu’il porte un nom qui le protège. Mais pour le reste, aujourd’hui, tout est toléré dans tous les sens à une seule condition…
    PHARE FM : Et vous allez nous dire laquelle…
    Chroniqueur : Oui : que ce soit « entre adultes consentants ». Mais : 1) à partir de quel âge est-on sexuellement adulte ? Là-dessus, il y a débat. 2) Du fait qu’on est adultes consentants, est-ce à dire que tout se vaut et que rien n’a de conséquences sur les individus eux-mêmes, sur l’entourage, sur la société ? Je prends un simple exemple : la mode des couples échangistes, est-ce que c’est vraiment inoffensif ?…
    PHARE FM : On va vous accuser d’être en faveur d’un ordre moral.
    Chroniqueur : Ça, je ne sais pas. Mais en faveur de freins au désordre moral, oui ! Et je pense qu’on se moque beaucoup trop des morales traditionnelles, religieuses ou non ! Il n’y a jamais eu de société sans tabous sexuel… jusqu’aujourd’hui. Car si maintenant vous osez dire que toutes les sexualités ne sont pas équivalentes, vous tombez sous le coup de la loi (vous voyez que je suis obligé de parler à mot couverts). Et si vous enseignez aux adolescents qu’une relation sexuelle devrait au moins être sous-tendue par des sentiments forts et de préférence destinés a priori à durer, vous passez pour un ringard ou un catho intégriste.
    PHARE FM : Comment voyez-vous l’avenir en matière d’éthique sexuelle ?
    Chroniqueur : Eh bien je vous parie que tout ce qu’on vous présente comme évident et incritiquable aujourd’hui, par exemple d’avoir deux papas ou deux mamans, c’est-à-dire au minimum trois parents, cela sera fortement contesté dans 20 ou 30 ans – et là je ne parle pas de moralité, mais de structuration sociale en fonction de la sexualité. Je serai peut-être mort avant de voir cette remise en question, mais notez bien ce que j’annonce pour me rendre un hommage posthume s’il s’avère que j’ai raison !
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  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 17 janvier 2020 – Louis Boné – Le mensonge de la datation des roches
    Tous les jours nous entendons parler de « millions d’années » et le chrétien doit savoir que c’est un mantra évolutionniste, car les millions d’années ne correspondent à rien. C’est devenu un automatisme. La raison de ces « millions d’années » est bien sûr d’attirer l’attention, encore une fois, sur le fait que la Bible ne peut pas être vraie. La seule chose que Darwin a faite est de libérer l’homme perdu du besoin d’un Créateur. Pourtant, la science démontre tout à fait le contraire. 
    PHARE FM : Comment savoir qui dit vrai ?
    Chroniqueur : C’est très simple. La science de nos jours peut vérifier et confirmer beaucoup de choses qui se passent aujourd’hui, mais elle ne peut en aucun cas nous donner l’âge de l’univers ou de la terre. Ce ne sont que des suppositions évolutionnistes invérifiables. Ils ont besoin de beaucoup de temps pour donner une chance à leur doctrine de pouvoir se réaliser, mais ils se sont aperçus récemment que même les milliards d’années gratuites supposées sont largement insuffisantes. 
    PHARE FM : Pourquoi cela ?
    Chroniqueur : Parce que personne n’a pu dater une roche scientifiquement par aucune méthode de datation.
    La science est incapable de le faire parce que cela est en dehors de son domaine. Le langage utilisé est très scientifique, mais la science en est absente. Par exemple : saviez-vous que les roches sont datés par les fossiles qu’on y trouve, et les fossiles sont datés par la roche dans laquelle ils sont trouvés ? Cela démontre clairement que la science est incapable de dater correctement ce qui s’est passé dans le passé.
    PHARE FM : Et pourquoi c’est impossible de déterminer l’âge d’une roche à partir de ses éléments chimiques ?
    Chroniqueur : Parce que pour pouvoir le faire il faut savoir beaucoup de choses préliminaires, il faut connaître la masse initiale d’un élément père lors de la formation de la roche. Qui peut le savoir ? Ensuite, il faut savoir s’il n’y avait pas déjà un certain pourcentage de l’élément fils présent dès le début. Qui peut le savoir ? 
    PHARE FM : Y a-t-il d’autres suppositions qui empêchent de pouvoir déterminer l’âge d’un objet ?
    Chroniqueur  : Dans la méthode de datation radiométrique on suppose toujours que la vitesse (le taux) de désintégration est constante. Comment savoir ? Une dernière présupposition entre en jeux : celle d’être en présence d’un système de désintégration clos au fil du temps, afin qu’aucun élément parent ou fils n’ait pu s’échapper de la roche ou n’ait pu y pénétrer. Cette hypothèse est impossible à vérifier.
    PHARE FM : Louis, avez-vous des exemples pratiques à nous donner ?
    Chroniqueur : Bien sûr, et ils sont légion. Les meilleurs exemples sont ceux des datations par la radiométrie des roches : En 1801, à Hawaï, le volcan Hualalaï fit éruption. En 1967, c’est-à-dire 166 ans plus tard, des datations radiométriques furent effectuées à partir de sa lave. La méthode Potassium Argon a donné un âge moyen de 110 millions d’années, la méthode Uranium Plomb a donné 3 milliards d’années. Ce fait peut être vérifié à chaque nouvelle éruption de n’importe quel volcan. 
    PHARE FM : Y a-t-il d’autres exemples en dehors des roches ?
    Chroniqueur : Absolument. Dernièrement, il y a eu beaucoup de découvertes de tissus mous trouvés dans des os fossilisés de dinosaures. Selon les évolutionnistes les dinosaures ont disparus il y a 65 millions d’années : c’est le mantra officiel. Et pourtant, les tissus mous racontent une autre histoire. Il y a 5/6 ans, les scientifiques ont découvert la longueur de la demi-vie de l’ADN : 521 ans. Ce qui veut dire qu’après 8 à 10.000 ans, il ne reste plus une trace d’ADN ; et là on nous dit que l’ADN a survécu 65 millions d’années ! Nous ne sommes plus dans le domaine scientifique, c’est de la science-fiction pure.
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  • Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 15 janvier 2020 – Jean-Philippe Rouillier – Le Royaume-Uni et le Brexit
    PHARE FM : Jean-Philippe Rouillier, vous enseignez l’histoire politique du monde anglo-saxon. Pouvez-vous nous expliquer à quoi l’on peut s’attendre au Royaume-Uni dans les prochains mois ?
    CHRONIQUEUR : Il faut dire en premier lieu que le Royaume Uni n’a pas de constitution en tant que telle, mais une série de textes fondateurs qui donnent un cadre. C’est le Parlement qui est roi, si je peux me permettre ce jeu de mots.
    PHARE FM : Car le roi ou la reine n’a pas vraiment de pouvoir politique n’est-ce pas?
    CHRONIQUEUR : Absolument, hormis une visite annuelle au Parlement de Westminster pour l’ouverture officielle et très formelle de l’année parlementaire. Ce parlement regroupe 4 nations  unissant anglais, gallois, écossais et nord irlandais. D’où le tournoi des 6 nations, et non pas des 6 pays !
    Contrairement à la France, qui a connu plusieurs référendums en 69 par exemple avec de Gaulle, il n’y a pas de tradition du vote populaire au Royaume Uni. Le peuple peut se prononcer, mais ce sont les représentants élus qui prennent les décisions. Or, si le Brexit a été voté par le peuple en juin 2016, le Parlement s’y opposait, et a toujours refusé de voter dans ce sens lorsque Theresa May était Première Ministre. 
    PHARE FM : Elle a donc fini par démissionner.
    CHRONIQUEUR : Tout à fait. Personne n’a oublié ses larmes en juillet 2019. Elle a alors été remplacée par Boris Johnson au sein d’un vote interne au parti Conservateur. Mais comme le parlement lui, ne changeait pas, Johnson a décidé d’organiser des élections anticipées pour récupérer une majorité acquise à sa cause.
    PHARE FM : Il a donc gagné son pari le 12 décembre.
    CHRONIQUEUR : Oui et non. D’un côté, il dispose à présent d’une solide majorité pour faire adopter le Brexit, qui sera voté sans aucun doute d’ici le 31 janvier. Mais d’un autre côté, il n’est pas le seul à avoir triomphé. Les Indépendantistes ont raflé la mise en Ecosse avec 80% des voies (48 sièges sur 59 pour l’Ecosse). Ils deviennent ainsi la 3ème force politique du pays, rien que ça ! Mais comme le dit son leader, la jeune et dynamique Nicola Sturgeon : « Boris Johnson a peut-être reçu un mandat pour faire sortir l’Angleterre de l’Union européenne. Il n’a aucun mandat de faire sortir l’Écosse de l’Union européenne. L’Écosse doit avoir le choix de son propre avenir. »
    PHARE FM : On se dirige donc vers un second référendum pour l’indépendance de l’Ecosse.
    CHRONIQUEUR : Absolument, sauf que Johnson n’en veut pas. En effet, les Ecossais rejettent le Brexit. En 2016, ils ont massivement voté contre la sortie de l’Union Européenne et ils se sentent aujourd’hui à l’étroit dans un royaume de plus en plus désuni et bientôt coupé de Bruxelles.
    Il faut dire que l’Ecosse a besoin de l’autorisation de Westminster pour quitter le Royaume-Uni. Mais les indépendantistes entendent enfoncer le clou. La fibre de l’indépendance est donc toujours bien vivante en Ecosse et le Brexit n’est peut-être que l’arbre qui cache la forêt.
    4 min

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