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Dans le supplément de ce dimanche, Grand reportage week-end vous emmène au Pérou, dans la forêt amazonienne. Camisea est l'un des plus grands chantiers d'extraction de gaz naturel d'Amérique latine. Les investissements sont énormes, les conséquences pour l'environnement réelles et les retombées financières et en matière de développement pour les populations autochtones sont finalement minimes. En deuxième partie, nous reviendrons sur ce frisson dans l'actualité française de cette semaine, le souvenir des attentats de 2015 avec la commémoration de l'attaque terroriste de Charlie Hebdo le 7 janvier. Le lendemain et le surlendemain, deux autres attentats suivent.
Camisea, promesses et désillusions du gaz amazonienExtraire du gaz au cœur de la jungle... Nous partons loin de toute route, dans un univers de cours d’eau et de terres inondées dans la forêt amazonienne du Pérou. C’est dans cet environnement que se développe l'un des plus grands projets de gaz naturel d'Amérique latine.13 milliards et demi environ de mètres cubes de gaz sortent chaque année de l’Amazonie péruvienne. Gaz exploités par un consortium de six entreprises étrangères.
Près de 20 ans après les premiers forages, les retombées des revenus conséquents liés à cette énergie fossile et la présence d'entreprises privées ont bouleversé la vie des communautés autochtones. Elles vivent au quotidien avec les forages et tout ce qui gravite autour. Mais au final : dans cette jungle loin de tout, les promesses de développement sont loin d'avoir été toutes tenues.
Un Grand reportage de Juliette Chaignon qui s'entretient avec Jacques Allix.
Charlie Hebdo : retour sur les attentats de janvier 20157 janvier 2015 - 7 janvier 2025. Il y a tout juste 10 ans s’ouvrait en France une phase de terrorisme d’une ampleur exceptionnelle. En janvier : une série d’attentats qui vise tout d’abord le journal Charlie Hebdo. Et en novembre, l’attaque encore beaucoup plus meurtrière contre le Bataclan, notamment.
En janvier 2015 à Paris, du 7 au 9 : trois attentats s’enchainent. Trois terroristes islamistes, tous Français, tuent à l'arme de guerre 17 personnes. Ils veulent venger le prophète Mahomet, selon leurs termes, caricaturé par le journal Charlie Hebdo. Douze personnes sont tuées à la rédaction. Le lendemain, une policière municipale est abattue à Montrouge, non loin d'une école juive. Puis, le 9 janvier, c'est l’attentat antisémite de la porte de Vincennes : quatre clients de l’Hyper Cacher sont abattus.
Dix ans plus tard, nous avons fait le choix de rediffuser ce reportage, à base d'archives de la rédaction. Il nous plonge avec violence au cœur de ces trois jours, qui n'ont pas encore fini de soulever l'émoi en France et bien au-delà.
Un Grand reportage de Laura Martel qui s'entretient avec Jacques Allix.
Dans le supplément de ce samedi, Grand reportage week-end nous emmène en Syrie, un peu plus d'un mois après le changement de régime, où une guerre déjà fait rage dans le nord du pays. Une coalition de forces jihadistes soutenue par la Turquie s'est élancée dès la fin novembre à l'assaut des régions contrôlées par les Kurdes. 100 000 personnes fuient sur les routes. Notre correspondante les a suivis ville après ville. En deuxième partie, le cap sur la Géorgie, petit pays, grands enjeux géopolitiques. La Russie avance ses pions, les pro-européens y résistent ou choisissent l'exil.
Les Kurdes du nord-ouest syrien, perpétuels déplacés, presque oubliésPlus d’un demi-siècle de dynastie Assad en Syrie a pris fin le 8 décembre dernier. De père en fils, de Hafez à Bachar, les Syriens ont vécu dans la peur de ce régime. Voire la terreur. Fin novembre, les islamistes radicaux de Hayat Tahrir al-Sham, partis de leur fief du nord-ouest, commencent à grignoter le terrain ville par ville. Jusqu'à la capitale. Bachar el-Assad fui en catimini en Russie.
Depuis, toute la Syrie et le monde s’interrogent sur le nouveau régime islamiste qui essaie de faire bonne figure, mené par Ahmed al-Charaa, qui a préféré faire oublier son nom de guerre Abou al-Joulani. Mais, dans le nord, une guerre est déjà en cours. Une coalition de forces jihadistes soutenues par la Turquie a également lancé une offensive fin novembre. Elle vise les régions contrôlées par les Kurdes au nord d’Alep. Conséquence : plus de 100 000 personnes se sont jetées sur les routes, fuyant vers la région autonome sous contrôle kurde. Cette même population avait déjà connu un sort similaire il y a six ans. De ville en ville, nous avons suivi cet exode toujours en cours.
Un Grand reportage de Marie-Charlotte Roupie qui s'entretient avec Jacques Allix.
Géorgie: la démocratie ou l’exilLa Géorgie dans le Caucase a vécu une fin d’année 2024 très mouvementée. Législatives contestées en octobre, désignation d’un président – Kavelachvili, tout aussi rejeté par l’opposition pro-européenne –, et l’ombre de Moscou qui plane avec, notamment, cette annonce du gouvernement du parti Rêve géorgien en fin d’année du report du processus d’adhésion à l’Union européenne. De quoi confirmer l’hémorragie des forces vives de ce pays de 3,7 millions d'habitants.
Selon les Nations unies, des centaines de milliers de Géorgiens vivent à l’étranger. Après l’espoir d’un avenir européen, les vagues d’instabilité politique et géopolitique, les conditions économiques précaires, le peu d’avenir professionnel pour les nouvelles générations ont encouragé cet exil, principalement vers l’Europe de l’Ouest, les États-Unis, le Canada et la Turquie. C’est, en fait, depuis 2017 que le Rêve géorgien durcit le ton, multiplie les atteintes aux libertés individuelles, aux droits des minorités et sème le trouble. Les manifestants montent en pression au nom d’une bataille finale. Et, après avoir hésité, un grand nombre de Géorgiens choisissent d’émigrer.
Un Grand reportage de Arnaud Contreras qui s'entretient avec Jacques Allix.
Extraire du gaz au cœur de la jungle... Nous partons loin de toute route, dans un univers de cours d’eau et de terres inondées dans la forêt amazonienne du Pérou. C’est dans cet environnement que se développe l'un des plus grands projets de gaz naturel d'Amérique latine. Camisea, ce sont 13 milliards et demi environ de mètres cubes de gaz qui sortent chaque année de l’Amazonie péruvienne. Gaz exploités par un consortium de six entreprises étrangères.
Près de vingt ans après les premiers forages, les retombées des revenus conséquents liés à cette énergie fossile et la présence d'entreprises privées ont bouleversé la vie des communautés autochtones. Elles vivent au quotidien avec les forages et tout ce qui gravite autour. Mais au final : dans cette jungle loin de tout, les promesses de développement sont loin d'avoir été toutes tenues.
« Camisea, promesses et désillusions du gaz amazonien », c'est un grand reportage de Juliette Chaignon (en partenariat avec France 24 et Disclose et avec le soutien de Pulitzer Center).
À lire sur France 24Amazonie : des banques françaises dans le sale business du gaz au Pérou
Plus d’un demi-siècle de dynastie Assad en Syrie a pris fin le 8 décembre dernier. De père en fils, de Hafez à Bachar, les Syriens ont vécu dans la peur de ce régime. Voire la terreur. Fin novembre, les islamistes radicaux de Hayat Tahrir al-Sham, partis de leur fief du nord-ouest, commencent à grignoter le terrain ville par ville. Jusqu'à la capitale. Bachar el-Assad fui en catimini en Russie.
Depuis, toute la Syrie et le monde s’interrogent sur le nouveau régime islamiste qui essaie de faire bonne figure, mené par Ahmed al-Charaa, qui a préféré faire oublier son nom de guerre Abou al-Joulani. Mais, dans le nord, une guerre est déjà en cours. Une coalition de forces jihadistes soutenues par la Turquie a également lancé une offensive fin novembre. Elle vise les régions contrôlées par les Kurdes au nord d’Alep. Conséquence : plus de 100 000 personnes se sont jetées sur les routes, fuyant vers la région autonome sous contrôle kurde. Cette même population avait déjà connu un sort similaire il y a six ans. De ville en ville, nous avons suivi cet exode toujours en cours.
« Les Kurdes du nord-ouest syrien, perpétuels déplacés, presque oubliés », un grand reportage de Marie-Charlotte Roupie.
7 janvier 2015 - 7 janvier 2025. Il y a tout juste 10 ans s’ouvrait en France une phase de terrorisme d’une ampleur exceptionnelle. En janvier : une série d’attentats qui vise tout d’abord le journal Charlie Hebdo. Et en novembre, l’attaque encore beaucoup plus meurtrière contre le Bataclan, notamment.
En janvier 2015 à Paris, du 7 au 9 : 3 attentats s’enchainent. Trois terroristes islamistes, tous Français, tuent à l'arme de guerre 17 personnes. Ils veulent venger le prophète Mahomet, selon leurs termes, caricaturé par le journal Charlie Hebdo. Douze personnes sont tuées à la rédaction. Le lendemain, une policière municipale est abattue à Montrouge, non loin d'une école juive. Puis, le 9 janvier, c'est l’attentat antisémite de la porte de Vincennes : quatre clients de l’Hyper Cacher sont abattus.
Dix ans plus tard, nous avons fait le choix de rediffuser ce reportage, à base d'archives de la rédaction. Il nous plonge avec violence au cœur de ces trois jours, qui n'ont pas encore fini de soulever l'émoi en France et bien au-delà.
« Retour sur les attentats de janvier 2015 », un grand reportage réalisé par Laura Martel et Pierre Chaffanjon.
À lire aussiLes attentats jihadistes sur le sol français depuis 1995
La Géorgie dans le Caucase a vécu une fin d’année 2024 très mouvementée. Législatives contestées en octobre, désignation d’un président – Kavelachvili, tout aussi rejeté par l’opposition pro-européenne –, et l’ombre de Moscou qui plane avec, notamment, cette annonce du gouvernement du parti Rêve géorgien en fin d’année du report du processus d’adhésion à l’Union européenne. De quoi confirmer l’hémorragie des forces vives de ce pays de 3,7 millions d'habitants.
Selon les Nations unies, des centaines de milliers de Géorgiens vivent à l’étranger. Après l’espoir d’un avenir européen, les vagues d’instabilité politique et géopolitique, les conditions économiques précaires, le peu d’avenir professionnel pour les nouvelles générations ont encouragé cet exil, principalement vers l’Europe de l’Ouest, les États-Unis, le Canada et la Turquie. C’est, en fait, depuis 2017 que le Rêve géorgien durcit le ton, multiplie les atteintes aux libertés individuelles, aux droits des minorités et sème le trouble. Les manifestants montent en pression au nom d’une bataille finale. Et, après avoir hésité, un grand nombre de Géorgiens choisissent d’émigrer.
« Géorgie : la démocratie ou l’exil », un grand reportage d’Arnaud Contreras.
Dans le supplément de ce dimanche, Grand reportage week-end vous emmène aux Maldives, qui sont menacées de disparition : 80% des terres de cet archipel de l’océan Indien se trouvent à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer. Cela en fait le pays le plus bas du monde, et l’un des plus frappés par l’élévation du niveau des océans, causée par le réchauffement climatique et la fonte des glaces. Dans environ 30 ans, l’essentiel des terres des Maldives pourrait être submergé ou inhabitable, ce qui pousse les autorités à recourir à des mesures extrêmes : elles récupèrent du sable au fond de la mer pour faire émerger de nouvelles terres.
Des kilomètres carrés de territoire ont été ainsi été remblayés ces dernières années. Or, cette procédure est contestée, car ces travaux entraînent la destruction des coraux et de la vie marine, dont dépendent justement les Maldives.
« Maldives : l'utilisation massive du sable pour lutter contre la montée des mers, une méthode controversée », un Grand reportage de Sébastien Farcis.
Noirmoutier, une île contre la merEn Vendée, les deux tiers de l'île de Noirmoutier se trouvent en dessous du niveau de la mer. Avec le dérèglement climatique, les côtes s'érodent sous l'élévation des océans et les tempêtes de plus en plus fréquentes frappent directement les maisons. Depuis 2015, un plan pour prévenir les risques existent, mais face à son impopularité, les objectifs ont été revus à la baisse pour finalement ne pas prendre en compte l'élévation du niveau de la mer. Aujourd'hui, le plan est révisé et les négociations s'annoncent tendues, notamment sous la pression immobilière, avec cette particularité, le nombre de résidences secondaires.
« Noirmoutier, une île contre la mer », un Grand reportage de Justine Rodier.
Dans le supplément de ce samedi, Grand reportage week-end vous emmène en République démocratique du Congo. Pourquoi l’art contemporain congolais s’impose de plus en plus sur les marchés internationaux. Des artistes comme Freddy Nsimba, Vitshois ou encore Ndolé et Chéri Samba sont aujourd’hui exposés dans les plus galeries les plus prestigieuses du monde… Mais comment expliquer cet essor ? Pour le comprendre, il faut se rendre à l’Académie des Beaux-Arts, où ont été formés la majorité des artistes congolais. L’institution publique fête ses 80 ans et jouit d’une solide réputation à l’échelle mondiale. (Rediffusion)
Après avoir été sous l’influence du pouvoir de Mobutu, l’Académie s’efforce depuis plusieurs décennies de se détacher des stéréotypes d’un art « exotique » ou « africain », pour inventer un langage artistique congolais à part entière.
« L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s’exporter », un Grand reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.
À Cuba, les artistes en situation critiqueCuba traverse en ce moment l'une des pires crises économiques et sociales de son histoire. Tout se fait rare : nourriture, essence, biens de consommation et services publics. Le 11 juillet 2021, les manifestations les plus importantes depuis plusieurs décennies ont ébranlé le pays, et ont montré au régime que la population ne lui faisait plus confiance. Les artistes ont été les fers de lance de ce mouvement de contestation, utilisant leur art pour critiquer les travers de la dictature. Mais dans un pays autoritaire où la police du gouvernement traque les dissidents, s'exposer publiquement peut mener droit à la prison. (Rediffusion)
« À Cuba, les artistes en situation critique », un Grand reportage de Nicolas Celnik.
Cuba traverse en ce moment l'une des pires crises économiques et sociales de son histoire. Tout se fait rare : nourriture, essence, biens de consommation et services publics. Le 11 juillet 2021, les manifestations les plus importantes depuis plusieurs décennies ont ébranlé le pays, et ont montré au régime que la population ne lui faisait plus confiance. Les artistes ont été les fers de lance de ce mouvement de contestation, utilisant leur art pour critiquer les travers de la dictature. Mais dans un pays autoritaire où la police du gouvernement traque les dissidents, s'exposer publiquement peut mener droit à la prison.
(Rediffusion)
« À Cuba, les artistes en situation critique », un Grand reportage de Nicolas Celnik.
En République démocratique du Congo, pourquoi l’art contemporain congolais s’impose de plus en plus sur les marchés internationaux. Des artistes comme Freddy Nsimba, Vitshois ou encore Ndolé et Chéri Samba sont aujourd’hui exposés dans les plus galeries les plus prestigieuses du monde… Mais comment expliquer cet essor ? Pour le comprendre, il faut se rendre à l’Académie des Beaux-Arts, où ont été formés la majorité des artistes congolais. L’institution publique fête ses 80 ans et jouit d’une solide réputation à l’échelle mondiale.
(Rediffusion)
Après avoir été sous l’influence du pouvoir de Mobutu, l’Académie s’efforce depuis plusieurs décennies de se détacher des stéréotypes d’un art « exotique » ou « africain », pour inventer un langage artistique congolais à part entière.
«L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s’exporter», un Grand reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.
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