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Or


La clinique n’a rien d’ordinaire. Entre les cris, les crises, les idées délirantes, les surprises, les pleurs ou encore les histoires peu communes de certains patients, cela suscite autant la
Bien que rencontrer un patient ne relève jamais de l’ordinaire, cela est pourtant au cœur du travail du clinicien. Parce que laisser de la place à l’ordinaire n’a rien de commun et qu’entendre ce que les patients peuvent évoquer de leur quotidien, de ce que qu’ils font donc d’ordinaire et d’habituel a de l’importance.
Ainsi, l’ordinaire a toute sa place en clinique non pas comme ce qui serait banal mais comme ce sur quoi il s’agit d’être attentif et sensible même si moins bruyant ou impressionnant
Jean Claude Maleval connu pour son exploration détaillée de la notion de psychose ordinaire notamment, m’a accueillie chez lui en toute simplicité pour transmette avec sensibilité et
Il nous raconte ses rencontres les plus importantes tant sur le plan personnel que professionnel. Plongez donc dans ce récit passionnant pour entendre comment une clinique extra-ordinaire peut se glisser dans le plus ordinaire du quotidien.
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L’histoire ! Entre celle avec un grand H et celle, plus personnelle, que nous avons à construire,
Tout en évoquant l’Histoire de la psychologie, Marie-Jean Sauret est revenu sur sa rencontre avec la théologie d’abord et avec la psychologie et la psychanalyse ensuite, pour nous tresser comment il s’est débrouillé avec ses questions autour du sens de la vie, de l’importance du désir, de la parole et du symptôme.
Marie-Jean Sauret nous parle donc de rencontres avec des enseignants en tant qu’étudiant
Faire le pari que l’enseignant c’est le patient, le pari de laisser au sujet la responsabilité de ses
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Qui ne s’est pas déjà senti passionné par un sujet, une histoire, par quelqu’un ou quelque chose, et ceci envers et contre tout ? Et à l’inverse également ! N’avons-nous jamais rencontré des adolescents par exemple se disant vides de tout et affirmant demander qu’on les laisse tranquilles ! « Intérêt zéro » me disait un patient dernièrement.
La passion c’est justement ça ! Entre violence, manque, avidité et souffrance aussi. De ses passions, Michèle Benhaïm sait en faire part ! Entre son désir de devenir psychanalyste dès l’adolescence, son style d’écriture, sa façon de penser ses rencontres avec les patients, sa façon de travailler en équipe autant à l’hôpital, dans les associations, qu’en cabinet ou à l’Université et l’affirmation sans cesse renouvelée de son engagement, Michèle Benhaïm est revenue de façon clinique, engagée et éthique sur son parcours atypique bien sûr, ce parcours qu’elle met en lien avec le contemporain, son sujet de recherche privilégié.
Que ce soit à travers son itinéraire, ses rencontres, mais également ses pièces de théâtre ou ses films, Michèle Benhaïm tente de défendre non seulement la parole de ceux qu’elle rencontre mais également une pensée clinique et psychanalytique aujourd’hui.
Alors, mettez une nouvelle fois de coté le joli cabinet psychanalytique et partez, à partir des récits cliniques de Michèle Benhaïm, à la rencontre de sujets, à la rue, en détresse, en précarité, en souffrance psychique et physique ou encore en errance dans des quartiers dits sensibles. Partez à la rencontre de patients toxicomanes, d’adolescents, de bébés et ceci dans notre monde contemporain qui ne doit pas cesser d’être questionné.
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Comment présenter le psychanalyste peut-être le plus connu du monde universitaire et
Une fois n’est pas coutume, nous aurions pu commencer cet épisode par sa blague, qui n’en est finalement pas une, celle du berger et de l’expert où un berger qui fait tranquillement paître son troupeau au fond d’une campagne se voit interpellé par un homme arrivant en Range Rover rutilante, complet Armani, chaussures Gucci, lunettes Ray-Ban, cravate Hermès et demande au berger : "Si je peux vous dire exactement combien de montons il y a dans votre troupeau, m’en donnerez-vous un ?" Après avoir trouvé le nombre exact de moutons à l’aide de son téléphone cellulaire, de navigations sur internet, de connexions avec la NASA et d’une base de données incroyables, il repart avec la bête qu’il met à l’arrière de son véhicule. Le berger l’interpelle alors : "Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, est-ce que vous me rendrez ma bête ! Vous êtes expert ! Vous faites des audits et du conseil" dit le berger. Le type acquiesce et lui demande comment il a deviné. Le berger répond : "c’est facile, vous débarquez ici, alors que personne ne vous l’a demandé. Vous voulez être payé pour répondre à une question dont je connais déjà la réponse et dont tout le monde se fout. Et manifestement vous ne connaissez rien au métier, rendez-moi mon chien !"
C’est ainsi que se présente Roland Gori lorsqu’on l’entend dans les médias, lorsqu’on le lit et bien sûr, lorsqu’on le rencontre : Un clinicien engagé et passionné !
Haïssant son passage au lycée, la télévision ou encore dans un autre registre les évaluations et les experts qui ne savent pas de quoi ils parlent, passionné par les passions, le langage et les effets qu’il produit, Roland Gori a bien voulu retracer son itinéraire, son histoire à rebrousse poils, pour nous évoquer ses choix, sa carrière, ses difficultés à s’émanciper de sa famille et son désir de devenir psychanalyste, écrivain et universitaire alors même que ses parents
Encore un immense merci à @Rolandgori pour ces échanges et pour son franc-parler.
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En marge ! Voilà comment se décrit José Morel-Cinq-Mars ! Et quoi de plus rare et de plus
C’est avec pudeur, retenue et en toute humilité, des thèmes chers à cette clinicienne engagée, que José Morel-Cinq Mars est revenue sur son parcours atypique de clinicienne, de fille, de femme et de mère.
Entre le Québec et la France, entre les difficultés financières et sa soif d’apprendre mais aussi
Cette analyste nous explique ses grandes conversations avec les bébés, ses rencontres avec certains enfants et surtout son impression d’être toujours à côté, en marge, mais toujours fidèle à ses valeurs.
Avec José Morel Cinq-Mars, mettez de côté le jargon analytique, celui des grandes écoles et des cabinets analytiques cossus de Paris pour plonger dans une clinique en marge, celle des banlieues, celle de la précarité, de la misère, du deuil, de l’inceste aussi, celle où ça rate parfois mais où il est important de toujours pouvoir y croire.
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Les étudiants en psychologie aujourd’hui le savent, rien de plus compliqué que de trouver un
Avec son entrée à l’université dans les années 80, Alain Abelhauser nous invite à revenir sur ce qu’il appelle un « âge d’or » où trouver un stage n’était pas plus compliqué que de pousser la porte du CMP à côté de chez soi. Bien sûr, cela ne l’a pas protégé de la rencontre avec une certaine forme d’horreur des hôpitaux psychiatriques dans leur dimension asilaire mais également de la rencontre avec la souffrance et la chronicisation.
Alain Abelhauser nous partage non seulement son chemin universitaire et clinique mais
En analyse depuis ses 17ans, c’est lorsqu’il cherche à entendre d’autres choses « un son un peu nouveau » qu’il décide de quitter Strasbourg pour Paris afin d’écouter les derniers séminaires de Lacan. Son certain âge ou son âge certain comme il le dit, lui permet de vivre
Loin de mettre en avant sa carrière universitaire, ce professeur de classe exceptionnelle, directeur du département de psychologie à Rennes pendant de nombreuses années, membre de différents conseils et commissions scientifiques, pédagogiques et psychanalytiques, membre du CNU ou encore directeur du SIUEERPP pour l’enseignement de la psychanalyse et de la psychopathologie au niveau européen, nous évoque ses rencontres, ses réussites, ses difficultés et ses doutes passés et actuels.
Ce que semble chercher Alain Abelhauser et qu’il nous partage avec gentillesse ici, c’est déjà ce qu’il cherchait lorsqu’il était au lycée mais qu’il n’avait pas les mots pour l’expliquer : c’est trouver un lieu où mettre à l’épreuve les théories c’est-à-dire la manière dont on essaye de se rendre compte du monde à soi-même et aux autres. Ce qu’il y a de particulièrement intéressant à entendre mais également à lire Alain Abelhauser c’est qu’il aime utiliser « un autre type de matériau » clinique que ses rencontres avec les patients : lui-même !
Et quoi de plus engagé et engageant pour un clinicien aujourd’hui ?
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Même les plus jeunes d’entre nous ont entendu parler de mai 68 avec ses grèves, ses affrontements, ses protestations et ses célèbres slogans comme « Il est interdit d’interdire » …
La psychiatrie ne fera pas exception à ce mouvement notamment avec l’antipsychiatrie qui s’est montrée très active dans la dénonciation des conditions de vie et de privation de liberté dans les asiles de l’époque.
Au milieu de cette révolte universitaire, sociale et politique, Pierre Delion s’engage dans ses études de médecine. Et, c’est « déboussolé par l’inhumanité de l’enseignement de la médecine », dit-il qu’il fait le « choix de la psychiatrie », « ce truc où il y a les fous » comme il aime à le dire et qui a mauvaise réputation. Cela ne l’empêche pas de « tomber dedans » avec l’idée d’aider au changement profond de la manière de soigner et de prendre en charge les malades.
Alors, l’on pourrait penser que la psychiatrie de secteur, « c’est vieux, par ce que ça a été inventé en 1960 » et pourtant, Pierre Delion nous en parle avec toute l’énergie qu’il avait lorsqu’il a commencé. Rien ne semble plus actuel en effet, dans un contexte où l’hôpital ne fait plus rêver les soignants.
Ce psychiatre, praticien hospitalier, professeur émérite, ancien chef de service de pédopsychiatrie au CHRU de Lille et psychanalyste a bien voulu revenir sur son parcours, ses rencontres, ses réussites et ses difficultés.
« Il faut tout un village pour élever un enfant » dit le proverbe africain soulignant ainsi l’importance de la pluralité des acteurs et des institutions dans l’éducation. Nous pourrions également dire avec Pierre Delion, qu’il faut tout un village pour devenir psychiatre. Parce qu’il en faut des rencontres et des copains, « Un tout seul ça n’aurait pas suffi à mon appétit » précise-t-il d’ailleurs.
Entre Tosquelles, Aime, Oury, Bonnafé, Guattari, Chaigneau, Gentis, Torrubia, Henri, Colmin ou encore Denis et Leroux, Pierre Delion nous parle de la mise en place de la psychiatrie de secteur comme de l’invention des plus révolutionnaire du 20ème siècle en matière de psychiatrie.
Parce que Pierre Delion est un de ces psychiatres engagés qui parle aussi de la violence et des risques qu’il a pris dans sa pratique mais également de ses rencontres et de ses découvertes, je suis enchantée d’avoir pu l’entendre ici à l’Université, en plein été, au milieu, vous l’entendrez, des bruits de travaux et de la chaleur.
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En France, le parcours pour obtenir le titre de psychologue nécessite de passer par l’Université et de faire différents choix lors de son cursus. Choix de courants théoriques, choix de référentiels, choix de master… L’on pourrait penser que ces choix sont le fruit du hasard et pourtant ils ne se font pas sans rencontres, parfois décisives, dans un parcours.
Dominique Reniers est bien placé pour nous en parler. Passionné par le destin, ce clinicien, enseignant chercheur et directeur du département de psychologie à l’Université Catholique de Lille, a bien voulu revenir avec moi, sa collègue et amie, sur son chemin de « psy » engagé.
Adolescent, c’est tout d’abord vers des études de mécanicien puis de médecin qu’il souhaite se tourner. Mais c’était sans compter sur des rencontres, celles qui marquent nos vies. Entre Theresa Neff, Jacques Schotte, Léopold Szondi ou encore, et pas des moindres, Claude, Dominique va alors être amené à entendre différemment ce que signifie « rencontrer quelqu’un ».
Au cours de ses stages puis en tant que jeune psychologue, ce choix de « toujours tenter de devenir clinicien » comme il le dit, sera mis à l’épreuve mais également renforcé et confirmé. Et comme c’est la notion de Destin qui l’intéresse particulièrement, il ne s’agira certainement jamais pour lui de subir ce qui lui arrive mais davantage de toujours y entendre un parcours qui le met au travail.
Et parce que l’on ne peut pas être clinicien sans être engagé, au-delà de quelques courants théoriques, Dominique Reniers veut nous rappeler qu’avant tout, c’est d’éthique et de transmission dont il sera question aussi bien avec les étudiants qu’avec ses patients.
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Bienvenue sur la bande annonce d’Histoires de psy, le podcast d’interviews de cliniciens engagés réalisé par Olivia Beauprez.
Instagram: @histoires.de.psy
Musique originale : Lofi Cities « Paris »
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