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Dans cette nouvelle chronique, le journaliste indépendant Mourad Guichard reçoit le professeur de droit et essayiste Beligh Nabli, dans un contexte géopolitique explosif. À travers des tops et des flops, l’auteur d’un précis sur l’État de droit (éditions Que sais-je ?) a décortiqué le rapport des politiques et des médias mainstream au regard de cette notion incontournable. Les deux intervenants se sont appuyés sur de récents épisodes médiatiques, dont celui, hallucinant, de France Info, datant de la veille au soir. Sur ce plateau, le journaliste Gilles Bornstein a expliqué qu’au nom de l’intérêt supérieur des peuples, on pouvait s’affranchir du droit international. En d’autres termes, il a affirmé que Donald Trump avait eu raison d’envahir le Venezuela et de capturer le président Maduro. Une position qui affirme clairement que la fin justifierait les moyens.
Beligh Nabli, dans ses démonstrations, a par ailleurs expliqué que l’État de droit, s’il n’était pas négociable, était parfaitement discutable. Pour preuve, les récentes positions de certains acteurs politiques (Wauquiez, Retailleau, Le Pen…) visant à modifier la Constitution afin de faire passer des lois liberticides. Le professeur de droit a fait preuve, tout au long de cet entretien, d’une pédagogie nourrie.
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Dix ans après l’attentat de 2015, la signification de « Je suis Charlie » a profondément muté. La récente caricature de Jean-Luc Mélenchon publiée par Charlie Hebdo, reprise avec enthousiasme par les réseaux hostiles à la gauche, en est une illustration frappante. Loin d’une satire « contre les puissants », le dessin s’inscrit dans un récit déjà largement porté par l’extrême droite. Comme auparavant avec la caricature de Rokhaya Diallo mobilisant des codes coloniaux, le journal provoque, puis balaie les critiques en se réclamant d’un universalisme abstrait.
Pourtant, Charlie Hebdo fut longtemps un symbole de la gauche libertaire, héritier d’Hara-Kiri, férocement antifasciste et anticlérical. Mais dès les années 1990, sous la direction de Philippe Val, le journal évolue : alignement sur les positions dominantes, marginalisation de la gauche radicale, durcissement idéologique. Après le 11 septembre, l’islamisme devient l’ennemi central, entraînant des glissements islamophobes dénoncés par une partie de la gauche. La publication des caricatures de Mahomet en 2006 marque un point de non-retour : Charlie devient mainstream, adoubé par le pouvoir politique et récupérable par l’extrême droite.
Après 2015, la critique devient taboue. Le « charlisme » se transforme en injonction : être Charlie ou être suspect. Dans le même temps, le RN instrumentalise cette posture pour nourrir son discours sécuritaire et islamophobe. Désormais, « être Charlie » n’est plus synonyme de liberté d’expression émancipatrice, mais d’adhésion à un consensus identitaire. Refuser cette injonction, c’est peut-être aujourd’hui rester fidèle à l’idéal antifasciste et critique que Charlie Hebdo incarnait autrefois.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Pourtant, Charlie Hebdo fut longtemps un symbole de la gauche libertaire, héritier d’Hara-Kiri, férocement antifasciste et anticlérical. Mais dès les années 1990, sous la direction de Philippe Val, le journal évolue : alignement sur les positions dominantes, marginalisation de la gauche radicale, durcissement idéologique. Après le 11 septembre, l’islamisme devient l’ennemi central, entraînant des glissements islamophobes dénoncés par une partie de la gauche. La publication des caricatures de Mahomet en 2006 marque un point de non-retour : Charlie devient mainstream, adoubé par le pouvoir politique et récupérable par l’extrême droite.
Après 2015, la critique devient taboue. Le « charlisme » se transforme en injonction : être Charlie ou être suspect. Dans le même temps, le RN instrumentalise cette posture pour nourrir son discours sécuritaire et islamophobe. Désormais, « être Charlie » n’est plus synonyme de liberté d’expression émancipatrice, mais d’adhésion à un consensus identitaire. Refuser cette injonction, c’est peut-être aujourd’hui rester fidèle à l’idéal antifasciste et critique que Charlie Hebdo incarnait autrefois.
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Le #Venezuela, premier test de 2026 : Trump bombarde Caracas, capture Maduro et justifie l’attaque par la lutte antidrogue. La vraie motivation est ailleurs : les plus grandes réserves pétrolières du monde, que les compagnies américaines vont exploiter au mépris de la souveraineté vénézuélienne. Les alliés traditionnels applaudissent, Pékin, Moscou et Téhéran condamnent, et l’Europe observe, silencieuse. Sous couvert de la doctrine #Monroe, Trump réaffirme que les États-Unis imposent leur volonté par la force, et menace déjà d’autres pays stratégiques du continent. Le droit international vacille, la souveraineté nationale devient optionnelle, et le Venezuela illustre l’impérialisme décomplexé de la Maison-Blanche, entre violence militaire et pillage économique. L’année commence donc sur un message clair : la loi du plus fort est de retour, et personne n’ose s’y opposer.
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Pour commencer 2026, l’Instant Porcher attaque les idées reçues sur des sujets brûlants. Le système des retraites est au cœur de la bataille politique : entre les libéraux qui veulent repousser l'âge de départ et ceux qui défendent la retraite à 60 ans, et se font taxer d’utopistes. Maxime Sbaihi, économiste, affirme que le problème est purement économique : il n'y a pas assez d'actifs pour financer le nombre croissant de retraités. Thomas Porcher réfute que ce débat est purement factuel. En effet, il est éminemment politique. L’économiste démonte cette idée autour de la pyramide des âges.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
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