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Quentin Deranque, 23 ans, militant nationaliste et membre du service d’ordre du collectif Nemesis, meurt à Lyon après une bagarre avec des antifascistes, à proximité d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po. Avant la fin de l’enquête, il est érigé en « martyr » par les médias et l’extrême droite politico-médiatique, qui accusent l’ultragauche et La France Insoumise. Dans le même temps, son engagement néofasciste est minimisé derrière le portrait d’un « étudiant non violent ». À Lyon, pourtant, les violences d’extrême droite s’accumulent depuis des années. La France recense 90 % des meurtres idéologiques récents imputables à l’extrême droite, mais c’est l’antifascisme qui se retrouve stigmatisé.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Dassault Aviation vient de signer le plus gros contrat de son histoire : 114 Rafale vendus à l’Inde pour près de 33 milliards d’euros. Présentée par une partie des médias comme une victoire industrielle et diplomatique pour la France, cette annonce suscite pourtant de vives critiques. Dans L’Instant Porcher, l’économiste Thomas Porcher appelle à dépasser l’enthousiasme ambiant et interroge les véritables retombées de cette vente.
« En quoi cela nous apporte plus de sécurité ? Rien », tranche-t-il. Pour lui, l’armement ne peut être considéré comme une marchandise ordinaire : derrière les chiffres record, il s’agit d’armes de guerre, destinées à tuer ou dissuader. L’économiste rappelle que l’industrie de défense française repose sur quelques grands groupes concentrant l’essentiel du chiffre d’affaires, souvent soutenus par l’argent public, tout en poursuivant des objectifs de profit.
Au-delà du cas des Rafale, l’économiste pointe une contradiction plus large : le discours politique évoque une « guerre à nos portes » et justifie une hausse des budgets militaires, tout en maintenant des politiques économiques restrictives ailleurs. « Si l’on était vraiment dans une économie de guerre, tous les verrous budgétaires sauteraient », affirme-t-il, rappelant que de telles périodes impliquent traditionnellement un investissement massif de l’État et une mise au pas du marché.
Loin de prôner la disparition de l’industrie militaire, Thomas Porcher appelle plutôt à un encadrement public renforcé, voire à une réappropriation collective de secteurs jugés stratégiques, comme la défense ou la santé. Une position qui relance un débat central : l’armement doit-il rester un marché comme un autre, ou devenir un outil strictement dédié à la sécurité et à l’intérêt général ?
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« En quoi cela nous apporte plus de sécurité ? Rien », tranche-t-il. Pour lui, l’armement ne peut être considéré comme une marchandise ordinaire : derrière les chiffres record, il s’agit d’armes de guerre, destinées à tuer ou dissuader. L’économiste rappelle que l’industrie de défense française repose sur quelques grands groupes concentrant l’essentiel du chiffre d’affaires, souvent soutenus par l’argent public, tout en poursuivant des objectifs de profit.
Au-delà du cas des Rafale, l’économiste pointe une contradiction plus large : le discours politique évoque une « guerre à nos portes » et justifie une hausse des budgets militaires, tout en maintenant des politiques économiques restrictives ailleurs. « Si l’on était vraiment dans une économie de guerre, tous les verrous budgétaires sauteraient », affirme-t-il, rappelant que de telles périodes impliquent traditionnellement un investissement massif de l’État et une mise au pas du marché.
Loin de prôner la disparition de l’industrie militaire, Thomas Porcher appelle plutôt à un encadrement public renforcé, voire à une réappropriation collective de secteurs jugés stratégiques, comme la défense ou la santé. Une position qui relance un débat central : l’armement doit-il rester un marché comme un autre, ou devenir un outil strictement dédié à la sécurité et à l’intérêt général ?
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Mes cheveux sentent bon, je vais garder le même shampooing.
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En France, les rapports de la gauche avec la question du religieux sont complexes, difficiles, depuis les origines de la politique moderne – c'est-à-dire depuis la Révolution française. Cette dernière vit en effet l'Eglise catholique confirmer la longue alliance du trône et de l'autel qui avait caractérisé l'Ancien Régime en prenant résolument le parti de la royauté capétienne contre la souveraineté nationale. Tout au long du XIXe siècle, les régimes politiques opposés à l'héritage démocratique et républicain de la Révolution se sont appuyés sur l'Eglise et ont reçu son soutien. La IIIe République et ses partisans furent d'autant plus portée à l'anticléricalisme que le "parti clérical" étaient hostile au régime.
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L'affaire Jeffrey Epstein refait surface avec la publication de près de trois millions de documents. Transparence historique ou opération politique ? Pour Claire Rabes, consultante et militante démocrate, l’enjeu est immense mais le travail reste à faire : masse d’archives, documents caviardés, auditions incomplètes. Elle pointe la responsabilité du ministère de la Justice et les tentatives d’obstruction de l’administration Donald Trump. De son côté, l’historien Tristan Cabello invite à dépasser la chasse aux noms : l’essentiel serait d’analyser les structures – banques, fondations, partis – qui ont permis un tel système. Plus qu’un scandale individuel, Epstein révèle une crise institutionnelle et nourrit la défiance envers les élites.
Autre fracture majeure : l’immigration. Les interventions musclées d’ICE à Minneapolis ont ravivé les tensions. Si le retrait partiel de l’agence peut sembler un revers, nos invités estiment que le climat de peur est installé. Face à cela, des mobilisations locales émergent, parfois hors des partis traditionnels, tandis que les démocrates peinent à afficher une ligne claire.
La culture n’échappe pas à la polarisation. Lors du Super Bowl, la performance de Bad Bunny, en espagnol, a symbolisé une Amérique plurielle, à rebours du récit identitaire trumpiste. Plus qu’une provocation, un miroir des mutations démographiques et culturelles du pays.
Enfin, sur la scène internationale, la rencontre entre Benjamin Netanyahu et Trump illustre les ambiguïtés américaines au Moyen-Orient, notamment face à l’Iran. Entre soutien stratégique et calcul politique, la ligne reste floue.
Des scandales judiciaires aux débats migratoires, de la pop culture à la diplomatie, les États-Unis apparaissent sous pression. Mais derrière la fatigue et la polarisation, émergent aussi de nouvelles dynamiques politiques, notamment à gauche, qui pourraient redessiner l’avenir.
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Autre fracture majeure : l’immigration. Les interventions musclées d’ICE à Minneapolis ont ravivé les tensions. Si le retrait partiel de l’agence peut sembler un revers, nos invités estiment que le climat de peur est installé. Face à cela, des mobilisations locales émergent, parfois hors des partis traditionnels, tandis que les démocrates peinent à afficher une ligne claire.
La culture n’échappe pas à la polarisation. Lors du Super Bowl, la performance de Bad Bunny, en espagnol, a symbolisé une Amérique plurielle, à rebours du récit identitaire trumpiste. Plus qu’une provocation, un miroir des mutations démographiques et culturelles du pays.
Enfin, sur la scène internationale, la rencontre entre Benjamin Netanyahu et Trump illustre les ambiguïtés américaines au Moyen-Orient, notamment face à l’Iran. Entre soutien stratégique et calcul politique, la ligne reste floue.
Des scandales judiciaires aux débats migratoires, de la pop culture à la diplomatie, les États-Unis apparaissent sous pression. Mais derrière la fatigue et la polarisation, émergent aussi de nouvelles dynamiques politiques, notamment à gauche, qui pourraient redessiner l’avenir.
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