Imaginez qu’on puisse embrasser plus de 5 000 ans d’histoire de l’art d’un seul regard… ou plutôt dans une même pièce. Voici la grande idée de la Galerie du temps, qui est la locomotive du Louvre-Lens. Ce musée, c’est cette idée un peu folle lancée à l’aube des années 2000 : Le Louvre dans le bassin minier, c’est-à-dire faire venir, aux plus près d’habitants plutôt éloignés de ce type de culture, des œuvres habituellement présentées à Paris. Parmi ces chefs d’œuvres déjà venus à Lens, citons La Liberté guidant le peuple, la Dentellière de Vermeer et puis, depuis le 4 décembre, les Quatre saisons d’Arcimboldo.
Car 12 ans après l’ouverture du Louvre-Lens, et pour la première fois depuis son inauguration, la Galerie du temps, a été entièrement renouvelée. Cette nouvelle exposition, toujours entièrement gratuite, est le fruit d’un travail de plusieurs années pour donner au nouveau souffle au musée du Louvre-Lens, aujourd’hui le plus visité de la région, avec environ 500 000 personnes par an.
Alors que vaut cette nouvelle exposition permanente ? Et puisqu’une nouvelle page de l’histoire s’ouvre pour le Louvre-Lens, c’est l’occasion d’en faire un bilan : le pari originel du musée est-il réussi ?
On en parle avec Hervé Naudot, journaliste-adjoint à La Voix du Nord à Lens, qui suit l’actualité du musée depuis 2017, et Edouard Wayolle, qui a suivi l’arrivée de l’équipement en 2012, aujourd’hui chef de rédaction à Lens…