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Le 16 mai dernier se tenait la commission de concertation sur le projet The Dock : 343 logements privés, 11 commerces et 184 places de parking. Celui-ci imperméabilise une bonne partie de l’îlot Shell, cette friche marécageuse à proximité de la rue Wayez qui avait déjà failli être saccagée par un vaste projet immobilier englobant notamment une marina en 2018. Les habitant.es et associations étaient en nombre à la commission pour faire connaître leur désapprobation sur le projet qui annihile la biodiversité spécifique du site sans prévoir, par ailleurs, le moindre logement social ou équipement public. Malgré l’importance des critiques, la commission a rendu un avis unanime favorable assorti, néanmoins, de 58 conditions touchant pour l’essentiel à l’organisation des bâtiments et à leur articulation avec les espaces extérieurs. Elle demande également que 10 % de la superficie construite soit consacré à un équipement collectif et que la perspective visuelle sur les Brasseries Atlas soit préservée. De quoi renvoyer le projet en enquête publique mais habitant.es et associations exigent plus d’attention aux questions sociales et environnementales. Ils ne lâcheront pas !
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L’îlot Shell, c’est cette vaste friche marécageuse à proximité de la rue Wayez qui a failli être saccagée par un vaste projet immobilier englobant notamment une marina en 2018. Aujourd’hui, le promoteur Vervoordt Real Estate souhaite à nouveau largement la bétonniser par 343 logements privés, 11 commerces et 184 places de parking, de quoi bien imperméabiliser un sol et annihiler sa biodiversité. Et pas le moindre logement social ou équipement public en vue. Le projet passe en commission de concertation ce jeudi 16 mai à 14h.
C’est pourquoi des habitant.e.s soutenus par le CRU, IEB, Natagora, Power4Trees et le Tuinersforum des Jardiniers vous invitent ce mardi 14 mai à 11h, d’une part, pour faire part de leurs inquiétudes face à ce projet destructeur socialement et environnementalement et, d’autre part, pour vous faire découvrir les occupants de la friche, armez-vous de vos bottes !
On entend souvent que la Région bruxelloise n'a pas d'argent ni de terrain pour construire du logement social. Dans cette vidéo, nous verrons à partir de trois sites, Mediapark, Tour et Taxis et Dames Blanches, que c'est surtout un problème de volonté politique.
00:00 Plaidoyer pour le logement social
Une vidéo réalisée par Inter-environnement Bruxelles avec
Images et montage
Carte
Musique
Illustration de projets : mediapark.brussels - perspective.brussels - Nextensa - Communiqué de presse Projet Dames Blanches à Woluwe-Saint-Pierre 2021
La démolition-reconstruction des cinq bâtiments de logement social au Rempart des Moines est à nouveau à l’enquête publique. Cette vidéo vous en explique les tenants et aboutissants. Retrouvez les détails de l’enquête ci-dessous.
Depuis sa création, IEB revendique de réduire l’emprise des infrastructures routières et le nombre de voitures en circulation, et ce notamment dans l’objectif d’augmenter l’espace disponible pour d’autres modes de transport et d’autres usages.
Good Move, le plan régional de mobilité en vigueur depuis 2020, propose de réduire la place de la voiture en ville à travers la réduction du stationnement, l’aménagement de pistes cyclables et la création de « mailles apaisées », à savoir des quartiers où le trafic de transit est dissuadé et redirigé vers les axes importants du réseau routier. S’il est encore impossible d’évaluer l’effet global de Good Move sur la mobilité bruxelloise et l’emprise de l’automobile, force est de constater que les plans régionaux précédents (Iris et Iris II) n’ont pas atteint tous leurs objectifs et que les distances parcourues en voiture à Bruxelles sont en constante augmentation. Comment comprendre cette situation ? Quels sont les facteurs qui expliquent cette difficulté à réduire drastiquement la place (et ainsi les effets) de la voiture en ville ?
Pour répondre à ces questions, nous avons sollicité deux spécialistes des transports de l’ULB, Pierre Lanoy et Mathieu Strale. La contribution du premier aide à comprendre comment se nouent les différentes formes de dépendance à l’automobile, qui varient selon les territoires et les catégories sociales considérées. On apprend notamment que la dépendance à la voiture est à la fois objective, c’est-à-dire liée, entre autres, à l’équipement du territoire en infrastructures, et subjective, c’est-à-dire liée aux représentations des individus en ce qui concerne leur mobilité.
À ces deux formes de dépendance s’ajoute une dépendance historique, liée aux politiques publiques qui ont longtemps favorisé le règne de l’automobile. Création d’autoroutes urbaines, soutien à la propriété en-dehors des centres urbains, mise en place du système des voitures-salaires (les voitures de société) : autant de décisions qui déterminent encore aujourd’hui la prépondérance de la voiture, comme nous le rappelle Mathieu Strale.
C’est dans ce cadre complexe que s’inscrivent les enjeux soulevés par les politiques de réduction de l’emprise automobile et de ses effets, comme la Zone de basses émissions ou Good Move. Parmi ces enjeux, pensons aux inégalités sociales que ces politiques sont susceptibles de générer ou d’augmenter. Si l’option est celle d’augmenter le coût de la mobilité (en augmentant le prix du stationnement, en contraignant les individus à changer de véhicule), ces mesures toucheront plus fortement les classes populaires que les classes intermédiaires et supérieures, d’autant plus que celles-ci sont fortement équipées en voitures de société, lesquelles reposent sur une exonération fiscale de près de 2 milliards d’euros.
Dans le même temps, les classes populaires, relativement moins motorisées à Bruxelles, sont plus fortement touchées que les autres par les effets néfastes de l’automobile, comme le bruit ou la pollution. Dès lors, comment réduire la place de la voiture et ses effets sur la ville tout en tenant en compte de ces dimensions sociales ? Plusieurs pistes sont esquissées dans la vidéo, dont la gratuité du transports publics accompagnée de la suppression des voitures de société.
Selon IEB, c’est au prisme de la justice environnementale que doivent être envisagées les mesures de restriction de l’automobile, c’est-à-dire en adoptant une lecture des enjeux environnementaux à même de placer la justice sociale au centre des politiques environnementales.
À défaut – et d’autant plus dans un contexte d’inflation et d’explosion des factures – le risque est grand que ces mesures soient considérées comme injustes par les classes populaires, et que celles-ci voient dans les politiques environnementales une contrainte coûteuse plutôt qu’un moyen pour améliorer les conditions de vie.
Alors que le dernier numéro de Bruxelles en mouvements (https://www.ieb.be/-Dans-la-gueule-de-la-promotion-immobiliere-) est consacré à la promotion immobilière, cette nouvelle vidéo, produite par Dérive et IEB, vous emmène au cœur de la question de la financiarisation du logement. L’interview croisée de Manuel Aalbers, professeur à la KUL et d’Aline Fares, ancienne banquière militant aujourd’hui pour le droit au logement, permet d’aborder le déroulé, depuis la crise de 2008, des mécanismes financiers qui transforment le logement en marchandise ainsi que le rôle des pouvoirs publics aux côtés des promoteurs immobiliers.
Pour aller plus loin, lire le Bruxelles en mouvements N°316 - février 2022 : "Dans la gueule de la promotion immobilière".
Consulter :
À Bruxelles, le canal fait partie de l’histoire économique et sociale de la ville. Ses usages ont toujours été multiples mais, ces dix dernières années, les projets qui combinent attractivité territoriale et développements immobiliers donnent le ton. IEB vous propose de questionner les causes de cette transformation et leurs conséquences pour les populations et les activités implantées dans les quartiers qui bordent le canal.
0:00 Générique
Pour aller plus loin :
Un film de IEB avec Sarah De Laet, Claire Scohier, Mohamed Benzaouia, Mathieu Strale et Mathieu Van Criekingen
À Bruxelles, le canal fait partie de l’histoire économique et sociale de la ville. Ses usages ont toujours été multiples mais, ces dix dernières années, les projets qui combinent attractivité territoriale et développements immobiliers donnent le ton. IEB vous propose, au travers de trois capsules vidéos, de questionner les causes de cette transformation et leurs conséquences pour les populations et les activités implantées dans les quartiers qui bordent le canal.
Pour aller plus loin :
Un film de IEB avec Sarah De Laet et Mathieu Van Criekingen
Réalisation: Gaetan Saint-Remy
À Bruxelles, le canal fait partie de l’histoire économique et sociale de la ville. Ses usages ont toujours été multiples mais, ces dix dernières années, les projets qui combinent attractivité territoriale et développements immobiliers donnent le ton. IEB vous propose, au travers de trois capsules vidéos, de questionner les causes de cette transformation et leurs conséquences pour les populations et les activités implantées dans les quartiers qui bordent le canal. La deuxième capsule vous fera découvrir ce qui attire aujourd’hui tant de promoteurs immobiliers dans cette partie de la ville et comment certaines politiques publiques y créent les conditions d’une gentrification accélérée. A rebours des argumentaires des porteurs de projets privés ou publics, IEB vous invite à voir le canal par en bas.
Pour aller plus loin :
Un film de IEB avec Mathieu Van Criekingen et Mohamed Benzaouia
Réalisation: Gaetan Saint-Remy
À Bruxelles, le canal fait partie de l'histoire économique et sociale de la ville. Ses usages ont toujours été multiples mais, ces dix dernières années, les projets qui combinent attractivité territoriale et développements immobiliers donnent le ton. IEB vous propose, au travers de trois capsules vidéos, de questionner les causes de cette transformation et leurs conséquences pour les populations et les activités implantées dans les quartiers qui bordent le canal. La première capsule vous fera découvrir le rôle logistique du canal comme colonne vertébral d’un axe de production, de transport et distribution de marchandises utile à la ville et ses habitant.e.s. Une fonction aujourd’hui sérieusement fragilisée par la pression immobilière. Plutôt que par lorgnette des projets publics ou privés, IEB vous invite à voir le canal par en bas.
Pour aller plus loin :
Un film de IEB avec Mathieu Strale et Claire Scohier
Réalisation: Gaetan Saint-Remy
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