Il y a 80 ans, 1942

Il y a 80 ans, 1942

By Mémorial de la ShoahHistory
Download on the App Store

Il y a 80 ans, 1942 episodes

  • 06. Témoignage de Michel Muller

    Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez le témoignage de Michel Muller.


    Michel a 7 ans lorsqu’il est raflé avec sa mère Rachel, sa grande sœur Annette, 9 ans et ses frères Jean, 11 ans, et Henri, 12 ans, au matin du jeudi 16 juillet 1942.  Son père Manek, persuadé que seuls les hommes allaient être arrêtés, avait quitté la maison la veille pour échapper à la rafle. 

    La famille Muller est d’abord amenée à la Bellevilloise, transformée en un vaste centre de tri des juifs arrêtés. Jean et Henri parviennent à s'échapper en se faisant passer pour les enfants d’une voisine dont le mari est prisonnier de guerre. Michel, Annette et leur mère Rachel, sont emmenés au Vélodrome d’Hiver puis au camp de Beaune-la-Rolande. Rachel est déportée au camp d’Auschwitz-Birkenau par le convoi 16 du 7 août 1942.

    Michel et Annette sont transférés seuls au camp de Drancy. Leur père, qui suit toutes les étapes de leur trajectoire depuis leur arrestation, parvient à les faire rayer de la liste des enfants à déporter en multipliant les démarches. C’est ainsi qu’ils sont tous deux sauvés un jour et demi avant la date prévue de leur déportation.

    Pour savoir plus sur les 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, rendez-vous sur le site 1942">site 1942 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    32 min
  • 05. Témoignage d'Arlette Testyler

    Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez le témoignage d' Arlette Testyler née Reiman


    Le 16 juillet 1942 à 6h du matin, la police française vient arrêter Arlette, 9 ans, avec sa sœur Madeleine et sa mère Malka. Son père Abraham, victime de la rafle du billet vert du 14 mai 1941 est déporté, le 25 juin 1942, par le convoi 4, au camp d’Auschwitz-Birkenau. Les deux sœurs et leur mère sont emmenées au Vel d’Hiv puis elles sont transférées au camp de Beaune-la-Rolande d’où elles parviennent à sortir. Elles sont alors cachées à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, où elles restent jusqu’à la fin de la guerre. A la Libération, comprenant qu’Abraham ne reviendrait pas, Malka, la mère d’Arlette, se laisse mourir de chagrin.

    Pour savoir plus sur les 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, rendez-vous sur le site 1942">site 1942 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • 04. Témoignage de Joseph Nisenman

    Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez le témoignage de Joseph Nisenman. 


    Au matin du 16 juillet 1942, lorsque la police française frappe à la porte de l’appartement familial, Joseph Nisenman, 18 ans, n’est pas chez lui. Plus précisément, il n’est pas encore chez lui : il est en train de monter les escaliers de l’immeuble et arrive au niveau de l’étage du dessous. La voisine l’entend et l’entraîne vite dans son appartement avant que la police ne le repère. Joseph est le seul de sa famille à ainsi échapper à la rafle, qui touche son père Szyja, sa mère Fajga et ses deux petites sœurs de 13 et 17 ans, Rachel et Jeanne. Du Vel d’Hiv, ils sont tous transférés au camp de Pithiviers. Joseph y est lui aussi interné quelques jours plus tard, arrêté alors qu’il tentait de passer en zone libre. Lorsqu’il arrive à Pithiviers, Jeanne et ses parents ont déjà été déportés au camp d’Auschwitz-Birkenau : son père par le convoi 13 du 31 juillet 1942 et sa mère et sa sœur par le convoi 14 du 3 août 1942. Joseph ne retrouve que sa sœur Rachel, avec qui il est transféré au camp de Drancy et déporté à Auschwitz-Birkenau le 26 août 1942, par le convoi 24. Le train s’arrête en gare de Kosel en Pologne où Joseph est sélectionné. Il est alors séparé de sa petite sœur, envoyée à Auschwitz-Birkenau. Elle y est assassinée, comme le reste de la famille Nisenman. A son retour, Joseph est le seul rescapé de sa famille.

    Pour savoir plus sur les 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, rendez-vous sur le site 1942">site 1942 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • 03. Témoignage d'Annette Landauer

    Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez le témoignage de Annette Landauer née Vainstein. 


    Le 16 juillet 1942, vers 5h du matin, la police française vient arrêter Annette, 10 ans, ainsi que son père Nuchim et son frère Sirins. Seule sa mère Ruchla Corentvit, qui ne s’est pas déclarée comme juive auprès de la préfecture de police, échappe à la rafle. Tous les trois sont emmenés au Vel d'Hiv puis au camp de Pithiviers. De là, Annette est transférée seule vers le camp de Drancy où son père et son frère la rejoignent peu après. Restée à Paris, la mère se bat pour obtenir leur libération. Elle réussit à les faire sortir de Drancy, en mettant en avant leur nationalité roumaine, une des nationalités encore considérées comme protégées par l’occupant. Annette est cachée jusqu’à la fin de la guerre, séparée de sa famille qui vit dans la clandestinité. En 1944, sa mère est brutalement arrêtée lors d’une descente de police. Elle est déportée par le convoi 76, le 30 juin 1944, et meurt assassinée à Auschwitz-Birkenau.

    Pour savoir plus sur les 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, rendez-vous sur le site 1942">site 1942 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23 min
  • 02. Témoignage de Denise Tavernier

    Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez le témoignage de Denise Travernier.


    Au matin du vendredi 17 juillet 1942, Denise Tavernier, jeune assistante sociale tout récemment employée à la préfecture de police de Paris, est envoyée au Vélodrome d’Hiver en tant qu'observatrice. Profondément choquée par les conditions de détention, elle fait un compte rendu alarmant de la situation au directeur de la préfecture. Dès le lendemain, elle décide de retourner au vélodrome de sa propre initiative pour apporter son aide. Après la fermeture du vélodrome, lucide quant au sort des juifs qui y étaient détenus, elle démissionne de la préfecture de police.

    Pour savoir plus sur les 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, rendez-vous sur le site 1942">site 1942 



    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    32 min
  • 01 - Témoignage de Rachel Jedinak

    Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez le témoignage de Rachel Jedinak. 


    Rachel Psankiewicz est née en 1934, à Paris, dans une famille juive d’origine polonaise. Sa sœur aînée, Louise, est née en 1929. Menuisier employé, son père est arrêté lors de la rafle du billet vert le 14 mai 1941, interné à Pithiviers et déporté en juin 1942. Lors de la grande rafle, Chana Psankiewicz est prise avec ses deux filles. Mais celles-ci parviennent à rejoindre leurs grands-parents, non arrêtables. Leur mère est déportée le 29 juillet 1942. Le 10 février 1943, Rachel et Louise sont arrêtées avec leurs grands-parents et menés au commissariat du XXe arrondissement, d’où tous les quatre parviennent par miracle à sortir.


    Pour savoir plus sur les 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, rendez-vous sur le site 1942">site 1942 



    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    24 min

About Il y a 80 ans, 1942

From the publisher's feed

A l'occasion des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, découvrez la série de podcasts autour de la commémoration.