Improvisations (le podcast)
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Improvisations (le podcast) episodes

  • Dépasser le dualisme : la danse
    Une des raisons du plaisir que nous donne la danse est qu'elle affirme l'unité profonde du corps et de l'esprit, et qu'elle permet ainsi de dépasser le dualisme dans lequel nous vivons ordinairement et qui nous ronge.
    4 min
  • Le ministre, l’expert et la confiance
    Vient toujours un moment, dans toutes les relations, où l'on ne sait pas, où l'on n'a pas les moyens ou le temps de savoir et où il faut donc s'engager sur la seule foi qu'on a en la personne qui nous dit quelque chose.
    6 min
  • L’élégant et le négligé
    Comme souvent dans les choses importantes, c'est le négligé, l'absence d'élégance, le simple, qui, bien que paraissant humbles, peuvent être (mais pas toujours) le signe de la prétention, sinon de l'orgueil.
    6 min
  • Gratitude, bienveillance, inspirant, et toussa toussa
    Et que j'étale la gratitude due à mes chaussettes qui chauffent mes petits pieds, et que je vante le baratin si inspirant du vendeur de chaussettes, et que je dise à quel point le vendeur de chaussettes et moi sommes bienveillants, lui de vendre sa camelote, et moi de lui en savoir gré.
    3 min
  • La rougeur du coquelicot
    La beauté du monde, la beauté de la création, comme celle du coquelicot, restent à jamais un miracle, devant lequel nous sommes comme le Ravi.
    5 min
  • Le sourire de Gabriel
    https://improvisations.fr/wp-content/uploads/20190612sourires.mp3
    Il y a le sourire de Gabriel, qu'on voit planer sur les lèvres de l'ange de l'Annonciation, par exemple sur cette jolie statue rencontrée à Dixmont, sur le chemin de Vézelay.  Ce sourire, qui est aussi celui du Ravi des santons de Provence, émane de l'intérieur et n'est destiné à personne. Il est la manifestation d'un état intérieur et exprime seulement le plaisir, le bonheur, le contentement d'être là, de voir ce que l'on voit, de vivre ce que l'on vit. C'est une pure grâce.
    L'ange Gabriel sur le porche de l'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Dixmont
    Il y a le sourire d'intention. C'est le sourire social. Celui de l'accueil, de la prière, du remerciement et de la bienveillance. C'est le sourire du lien. Le sourire qui montre notre souhait d'entrer en relation, ou d'y demeurer, comme le faisait cette oratrice, dans un colloque, l'autre jour, qui ponctuait ses phrases de sourires. Non pas pour séduire, comme le pensent les grossières gens, mais pour poursuivre et entretenir le lien, même quand les paroles étaient de négation. Ce sourire là est une autre façon de pencher gentiment la tête vers notre interlocuteur pour montrer notre attention et nos bonnes intentions. C'est le sourire que Quentin de La Tour a mis sur le visage d'Alembert, quand il en a fait le portrait.
    Jean d'Alembert peint (au pastel !) par Maurice Quentin de La Tour
    Ce peut-être un sourire faux et hypocrite,  commercial. Mais c'est le plus souvent un sourire vrai, qui montre simplement, d'une façon à la fois très humaine et très animale, notre plaisir de cette relation partagée et notre désir de la poursuivre.
    Il peut enfin arriver qu'on désire montrer, faire voir, afficher le premier sourire, celui qui n'est fondamentalement destiné à personne et dont la valeur, le charme, la magie, résident dans la discrétion,  l'inconnaissance.C'est dans ce mélange des genres et des fins, dans cette pose, dans cette démonstration de ce qui devrait demeurer secret que la mauvaise foi se fraie un chemin : on ne se contente plus d'être, on veut montrer qu'on est, comme ces adolescents (ou plus vieux encore...) qui prennent, devant l'objectif du photographe, un air plein de mélancolie, un air affecté. On manipule,  on instrumentalise, on prostitue alors un peu la grâce,  qui devient un instrument détourné d'autopromotion. On est plus dans l'être mais dans le paraître, dans la représentation - et cela ne vaut plus rien.
    3 min
  • Ce masque, c’est notre visage
    On croyait porter un masque, on croyait jouer un rôle, et puis il faut se rendre à l'évidence un jour : ce masque, c'est notre visage ; ce rôle, c'est nous-même.
    4 min

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Foin des préparations et des textes pensés ! Voici des mots cueillis aux lèvres.