On n’est jamais mûr que là où l’on se trouve
État subtil de bascule en capacité
où il devient possible de rendre à la Vie,
pour nourrir et donner de soi
à soi, autour et au-delà.
Graines nées de mûres plantes
s'adonnent en terre où elles y sont prêtes
germes mûrs à frayer racines
et tiges mûres à la nuit, émergent en pousses
qui éclosent au plein jour.
Si nous aimons la vie, alors, aimons l'inconnu
car ce qui est connu est déjà mort ;
mort, mais non révolu, recyclé en humus.
Humus jailli du trop, du passé, du trépassé,
en manne neuve, nourriture du vivant,
ce nouveau qui vient et continue de venir.
Le seul instant éternel est présent.
Moi qui le vis cet instant,
je ne suis plus celui de l'instant d'avant ;
l'autre non plus, sans doute,
dont l'instant présent n'est pas, pour lui,
le même que le mien, à même heure,
est de vouloir l'inconnu,
ce qui est et ce qui vient.
Je n'ai pas là d'autre besoin que d'Amour
et ne crains nullement d'en manquer.
J'ai de l'Amour parce qu'il circule
et que je le reçois, si je le redonne aussitôt,
pour en avoir du nouveau,
du vivant, du chaud, et pas du réchauffé.
En chaque instant, alors,
voici mon souffle nouveau,
le nouveau battement de mon cœur
que je ne cesse d'être et de devenir,
heureux de célébrer la vie,
la vie nouvelle en chaque instant
qui pétille et nourrit mon présent
que je redonne déjà, continuellement,
Le Pur, le Doux, le Libre
font le Fort en chacun de nous
on ne peut plus mature que d'être neuve,
et qui n'en finit pas de renaître.
Que l'on se cherche ou non,
que là où l'on se trouve.
Texte déposé ©Renaud Soubise
Musique : © Johannes Brahms - Wiegenlied Op. 49 No. 4 (Lullaby) ; Bruitage - Boite à musique - Berceuse - Enfant - Music-Box lullaby - Julien Nègre Productions
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.