Interviews sans fard

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Interviews sans fard episodes

  • Politique d'influence de Huawei en France avec Eric Bothorel, député des Côtes-d'Armor

    Eric Bothorel souligne que la politique d'influence de Huawei en France est comparable à celle d'autres acteurs et que les décisions relèvent d'une appréciation technique visant la sécurité des réseaux plutôt que d'une volonté d'exclusion ciblée. Il rappelle que, en tant que rapporteur d'un texte sur la sécurité des réseaux, il s'est entretenu avec Huawei comme avec Nokia et Ericsson. Il décrit les méthodes d'approche employées : réunions d'information, salons internationaux et colloques parlementaires. Il insiste sur le fait que la loi fournit un arsenal technique permettant aux autorités de décider quels acteurs peuvent intervenir selon des critères de sécurité exigeants et neutres. IL évoqie aussi des sujets annexes, notamment le procès en diffamation visant Valérie Niquet, le projet d'implantation d'une usine en Alsace et la part de marché de Huawei en Europe. Il précise enfin que la France n'est pas présentée comme un cheval de Troie et que le marché européen, très fragmenté, complexifie les stratégies d'implantation.

    Companies mentioned in this episode:

    • Huawei
    • Nokia
    • Ericsson
    • Orange
    • Google
    • Samsung

    18 min
  • Investigations sur sources ouvertes : les conseils pratiques de Philippe Dylewski, auteur de bestsellers sur l'OSINT

    Philippe Dylewski soutient que la plupart des informations utiles sont accessibles par des sources ouvertes et qu'il n'est pas nécessaire de sortir de la légalité pour enquêter. Il explique que son livre est né d'un manuel personnel qu'il adéveloppé puis publié et vendu dans les pays francophones. Il a rédigé une nouvelle édition pendant le confinement en Thaïlande, en travaillant intensément. Il décrit les limites des moteurs de recherche, l'existence de portails non indexés et le rôle des bases de données fermées. Il constate que la vie privée est déjà largement compromise pour ceux qui sont présents sur les réseaux sociaux. Il présente des méthodes pratiques et légales pour localiser des personnes et récupérer des informations.

    Entreprises citées dans cet épisode :

    • Google
    • L'Express
    • DeepL
    • Palantir
    • Acxiom
    • Experian
    • Planète.fr
    • Kroll

    30 min
  • Avenir du bitcoin : discussion avec Sébastien Gouspillou, un des plus grands mineurs de bitcoin du monde

    L'argent numérique peut engendrer des fortunes, mais ce n'est pas de l'argent facile. Il rappelle que quelques personnes ont fait d'énormes gains, notamment avec le Bitcoin, les ICO et certains jetons comme CRO. Il souligne aussi que beaucoup ont perdu des sommes importantes et que le risque est élevé. Il précise que le minage comporte des barrières techniques et économiques, et qu'il n'est pas pertinent de miner en France pour qui achète l'électricité au réseau. Il dénonçe les raccourcis médiatiques et l'impact des lois et régulations qui étouffent l'écosystème en France et en Europe. Enfin, il note que le Bitcoin peut favoriser la bancarisation, comme on l'a observé au Salvador, mais que la prudence et la vérification des informations sont indispensables.

    29 min
  • Identité numérique : pourquoi nous n'y échapperons pas ? Avec Marietta Karamanli, députée de la Sarthe.

    Marietta Karamanli souligne la transformation profonde induite par l’usage massif des données et le rôle central qu’elles prennent dans les activités publiques et privées. Elle expose la double dynamique : les données rendent des activités mesurables et pilotables, et en retour modifient les pratiques dans la santé, l’éducation et la recherche. Face à ces mutations, Elle défend la nécessité d’une réponse politique coordonnée au niveau européen, fondée sur un renforcement du droit et des instruments comme le Digital Services Act, et sur la protection des valeurs démocratiques. Elle rappelle aussi la question du Cloud Act américain et des risques associés aux transferts extraterritoriaux, ainsi que la condamnation récente de la France par la Cour de justice sur certaines pratiques de conservation des données. Elle propose des actions concrètes : consolider la régulation européenne, développer des instances de contrôle comme un observatoire des données, intensifier la coopération entre parlements nationaux et créer des financements dédiés pour soutenir des projets et des clusters. Elle plaide pour une stratégie d’investissement qui favorise les acteurs européens et pour une politique de réciprocité dans les investissements étrangers. Enfin, Elle insiste sur l’importance d’une communication claire et pédagogique pour que le sujet ne reste pas l’apanage des spécialistes mais soit partagé au grand public.

    Entreprises citées dans cet épisode :

    • Palantir
    • Microsoft
    • Adyen
    • GAFAM

    32 min
  • Recyclage illégal de déchets électroniques : entretien avec le major Gérard Valle, gendarme de l'Oclaesp

    Le major Gérard Valle dit que le problème central est l'exportation illégale et le mauvais traitement des déchets électroniques, souvent envoyés vers des pays comme le Ghana. Il explique les règles européennes qui encadrent ces transferts et les procédures de notification et de consentement. Il dit que le contrôle est matériellement difficile car inspecter et tester des conteneurs pleins d’écrans ou de téléphones prend beaucoup de temps et de moyens. Il souligne les risques pour la santé publique et l’environnement lorsque les déchets sont mal traités. Il demande une meilleure traçabilité, une coopération internationale effective et des gestes citoyens simples pour améliorer le tri et la collecte. Il propose d’échanger des informations fiables et de respecter les procédures pour réduire ces pratiques.

    Entreprises citées dans cet épisode :

    • La Dépêche du Midi
    • LinkedIn
    • Manitou

    35 min
  • Entretien avec Gaspard Koenig : pourquoi nos données personnelles ne nous appartiennent-elles pas ?

    Gaspard Koenig soutient que le point central est la patrimonialité des données : instituer un droit de propriété sur les données personnelles est nécessaire pour redistribuer la valeur aux producteurs de données. Il constate que les solutions actuelles de monétisation rémunèrent très faiblement les individus et n’exploitent pas la valeur macroéconomique estimée par la Commission européenne. Il précise que la monétisation peut se traduire soit par des paiements directs, soit par des services payants garantissant la vie privée, et que ces deux approches doivent être prises en compte. Il explique que l’instauration d’un droit de propriété faciliterait l’émergence d’intermédiaires négociateurs et de marchés contractuels pour protéger et valoriser les données. Il défend l'idée que l’Europe doit assumer la protection de la vie privée même si cela réduit certains gains de compétitivité, car préserver la liberté individuelle est une priorité civique. Enfin, il rappelle que des outils alternatifs existent déjà et que la loi doit offrir aux citoyens des moyens juridiques concrets pour reprendre le contrôle de leurs données.

    Entreprises citées dans cet épisode :

    • MyDataIsRich
    • Facebook
    • AXA
    • Microsoft
    • WhatsApp
    • Google
    • DuckDuckGo
    • Skred
    • Ephygenie
    • Linky

    33 min
  • Généalogie génétique : l'avis de Jean-Pierre Foucault

    Jean-Pierre Foucault soutient que la généalogie génétique confère une dimension plus scientifique et apparemment plus fiable à l’étude des origines, sans pour autant venir supplanter la généalogie artisanale fondée sur les actes et les archives qu'il affectionne. Il explique qu'il a fait réaliser un arbre généalogique manuscrit et peint, auquel il s'est profondément attaché, et qu'il a complété ces recherches classiques par l’usage de MyHeritage, qui lui a fourni des correspondances éloignées. Il relate que sa curiosité originelle est née après la disparition précoce de son père et que ces recherches lui ont permis de retracer des racines familiales principalement ancrées autour de Poitiers et de la Mayenne. Il observe que la généalogie artisanale exigeait autrefois un travail patient auprès des mairies et des églises, tandis que la génétique apporte une rigueur différente et des confirmations scientifiques pour les filiations proches. Il note enfin que la réglementation française encadre strictement les tests ADN, ce qui pose des limites pratiques à l’usage des laboratoires étrangers, et que, malgré ces contraintes, la connaissance de ses origines demeure, à ses yeux, d’une importance intime et universelle.

    13 min

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