https://www.youtube.com/watch?v=iirpnbnZZ6Q
Télécharger le mindmap de l’interview (version JPEG)
Vous pouvez aussi télécharger la version audio MP3 en cliquant ici
Acheter « J'arrête de râler ! Un livre précieux, un livre nécessaire » sur Amazon.
Transcription texte sur comment arrêter de râler
Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog « Des livres pour changer de vie. ». Je suis actuellement avec Christine Lewicki qui est l’auteure d’un best-seller qui s’appelle « J’arrête de râler ! »
Donc, bonjour Christine.
Christine Lewicki : Bonjour.
Olivier Roland : Ecoute, ça me fait vraiment plaisir de t’accueillir aujourd’hui dans cette interview ; parce que tu as écrit un livre, tu l’as publié. Il est un petit peu sorti de nulle part. Je dis ça entre guillemets. Parce que comme on le verra plus tard, en fait tu avais écrit un blog à la base. Et puis vraiment il y a eu un succès incroyable. Tu me disais tout à l’heure qu’il s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires, c’est ça ?
Christine Lewicki : Oui.
Olivier Roland : Waouh ! Et je me rappelle la première fois que je suis tombé sur ce livre, j’étais dans un aéroport. J’allais à Athènes et je suis tombé là-dessus. Ça m’a fait rigoler de voir le titre. Je l’ai montré à ma copine en disant : « Tiens, ça te ferait du bien ! » Ça n’a pas trop plu à ma copine, mais blague mise à part. Après, je me suis mis à lire le livre et j’ai trouvé ça très intéressant. J’ai commencé d’ailleurs le défi que tu proposes, il y a peu de temps. Et voilà.
J’ai voulu t’accueillir pour qu’on discute un petit peu du contenu du livre. Alors déjà, est-ce que tu peux me dire comment ça a démarré cette idée d’arrêter de râler ?
Christine Lewicki : Il y a énormément d’éléments qui m’ont amenée finalement un jour, un soir dans mon lit, à prendre la décision d’arrêter de râler.
Ce qui s’est passé c’est que concrètement, ce soir-là, dans mon lit, je me suis couchée. Je venais de coucher mes trois enfants. Et après le troisième verre d’eau où l’enfant demande : « J’ai encore envie de boire un verre d’eau ». Ou alors ma fille qui me dit : « Ah, j’ai oublié de te faire signer le papier super important pour la sortie de classe de demain ! »
Après tous ces épisodes, finalement, finalement mes enfants étaient couchés. Et je me souviens très bien avoir traversé le couloir et m’être écroulée dans mon lit et me dire : « Aaaaaah ! Enfin ! Ils étaient couchés ! C’était vraiment une journée pourrie aujourd’hui ! »
Et l’instant d’après, là j’ai eu un déclic. C’est là où j’ai eu mon, ce qu’on appelle en anglais le « ahah moment », le moment où on a un déclic. Et là, je me suis dit : « Le problème Christine, c’est que cette journée soi-disant pourrie, en fait c’est une journée normale de ta vie. Et en fait, il ne s’est rien passé de grave aujourd’hui. Tu as juste géré ton quotidien. » Et là, je me suis dit : « Mais je ne veux pas me coucher dans cet état-là le soir. Ce n’est pas possible qu’une journée ordinaire de ma vie me fasse autant souffrir et que je la subisse autant. »
Et alors là, je me suis dit : « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui qui fait que je me couche dans cet état-là ce soir ? » Et c’est là où j’ai compris. J’ai dit : « ben en fait, t’as résisté. T’as résisté à tout ce qui t’était arrivé ». Alors oui, c’est vrai que le quotidien de ma vie, ma vie ordinaire, c’est vrai qu’elle n’est pas toujours très sexy, mais ce n’est pas une raison pour le subir en fait. Le fait est, c’est qu’une grande partie de ma vie, je l’ai choisie.
Mes enfants, je les ai tous choisis. L’endroit où je vis, mon travail. Il y a plein de bonnes choses dans ma vie. Mais du coup, tout ce qui venait un petit peu interférer dans mon quotidien, je le subissais. Alors ça, c’est un peu mon « ahah » moment que j’ai eu dans mon lit, ce moment de réalisation.
Alors après, ce qu’il faut savoir c’est que ce soir-là quand j’étais dans mon lit, moi je suis coach, donc j’avais déjà une compréhension de certains concepts et de certaines choses et je savais déjà que mes râleries étaient une habitude en fait. On râle par habitude, on râle en mode automatique. Quand on râle, on est en autopilote. On ne réfléchit pas en se disant : « Ah zut ! Il y a cette chose-là qui m’embête, je vais râler comme stratégie pour satisfaire mon besoin de calme, de respect, d’ordre », on est complètement en pilote automatique. Et ça, je le savais.
Ce soir-là, quand j’étais dans mon lit, je me suis dit : « Christine, si tu veux vraiment arrêter de subir ton quotidien, si tu veux arrêter de râler, tes bonnes intentions ne vont pas suffire. Il va falloir que tu te sèvres d’une habitude, d’un mode automatique dans lequel tu te mets. » Et je savais aussi, de par mon métier de coach, que pour se sevrer d’une habitude, il fallait faire un effort conscient pendant 21 jours consécutifs.
Aux États-Unis, il y a des livres pour changer en 21 jours. Dans les librairies, c’est rempli de ça. 21 jours pour se mettre à méditer ; 21 jours pour augmenter sa confiance en soi, 21 jours pour arrêter de râler. Tout ça, c’est vraiment quelque chose qui est courant aux États-Unis.
Donc ce soir-là, quand j’étais dans mon lit, je me suis dit voilà : c’est ça qu’il faut faire, il ne faut pas juste avoir la bonne intention d’arrêter de subir son quotidien parce que je savais que ma bonne intention de me dire : « Allez, maintenant, à partir de maintenant Christine, tu vas arrêter de subir ton quotidien », je savais que ça allait passer vite. Je savais très bien que le lendemain matin, j’allais me lever et que la spirale du quotidien allait reprendre le dessus et que j’allais oublier cette belle intention que j’ai pour moi-même d’arrêter de subir mon quotidien.
Et concrètement, j’avais entendu parler d’un challenge pour arrêter de râler sur 21 jours. Et donc, ce soir-là, dans mon lit, je me suis dit : « Ah ! C’est ça ! Il faut que je fasse ça ! » Il faut vraiment que je fasse un challenge ; et il faut vraiment que je décide de me sevrer de cette habitude ; et que pendant 21 jours consécutifs, je fasse un effort conscient de fonctionner autrement. Un effort conscient où je choisis le matin en me levant que quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, je ne serai victime de rien ni de personne.
Olivier Roland : Waouh ! Génial ! Et puis, c’est quand même assez audacieux. Enfin je veux dire, ce n’est pas donné à tout le monde. 21 jours consécutifs. C’est-à-dire que si tu te mets à râler ou à te plaindre par exemple au 15e jour, tu reviens à zéro.
Christine Lewicki : Voilà, on revient à zéro, exactement. Donc moi, il m’a fallu un peu plus de 4 mois pour arriver aux 21 jours consécutifs. Sachant que c’est plutôt un bon score, 4 mois, c’est plutôt assez bon. Je pense que la grande majorité des gens vont mettre plus que 4 mois pour faire le challenge en 21 jours. Moi, en l’occurrence, j’ai mis 4 mois parce que déjà, je suis coach donc j’avais quand même une belle boîte à outils pour me remettre en question et pour me poser les bonnes questions.
Et en plus, très rapidement en fait, on va parler tout à l’heure du blog, ce qui s’est passé c’est que j’ai immédiatement ouvert un blog sur lequel tous les jours, je postais une vidéo de mon challenge. Je partais du principe que quoi qu’il arrive, à la fin de la journée, que j’aie râlé ou que je n’aie pas râlé, quoi qu’il arrive, j’avais quelque chose à apprendre.
J’avais une leçon à tirer de ma journée. Et donc tous les soirs je faisais une vidéo de 2 minutes, 3 minutes, 1 minute, 4 minutes, ça dépendait des jours, dans laquelle je partageais ce que j’appelle « les pépites du jour », les leçons que j’avais apprises de cette journée. Et en fait très vite, le blog a eu un succès énorme sur Internet. C’est arrivé dans la presse, dans les blogueurs, il y a eu toute cette croissance qui m’a énormément surprise. Et donc du coup, j’avais une audience. Et c’est vrai que j’ai réussi à le faire en 4 mois, je pense aussi, parce qu’on me regardait. J’avais des comptes à rendre. Pas juste avec moi-même, j’avais des comptes à rendre avec d’autres personnes.
Olivier Roland : Alors ça, c’est très intéressant. C’est une manière de se motiver, c’est de clamer un peu au monde son objectif pour faire en sorte qu’il y ait des gens qui suivent ce qu’on fait et que du coup, on ait le sentiment qu’on a des comptes à rendre justement.
Christine Lewicki : Voilà, exactement. Et ça, c’est d’ailleurs un élément que je vais développer dans mon prochain livre qui sort en avril qui s’appelle « Wake up ». C’est le pouvoir de la déclaration, de déclarer publiquement cette possibilité qu’on voit pour nous-mêmes.
J’ai vu ce soir-là dans mon lit la possibilité d’arrêter de subir mon quotidien, la possibilité de pouvoir vivre mon quotidien pas toujours sexy, mais dans le plaisir, dans la joie et dans le bien-être. J’ai vu cette possibilité pour moi-même. Et je ne l’ai pas gardée pour moi, je l’ai déclarée. J’ai déclaré au monde, et j’ai déclaré à ma famille, j’ai déclaré à mon entourage, j’ai déclaré à Internet, j’ai déclaré sur Facebook, que c’était décidé, j’allais arrêter de subir et j’allais arrêter de râler mon quotidien.
Olivier Roland : Waouh.
Christine Lewicki : Le fait de le dire publiquement, déjà ça devient vrai, déjà ça devient réel et les autres me regardent différemment et on a des comptes à rendre.
Olivier Roland : D’ailleurs, je peux confirmer avec mon expérience parce que je m’étais lancé dans un défi pour lire 52 livres en 52 semaines et en faire un résumé. Et j’ai créé mon blog « Des livres pour changer de vie » sur lequel est hébergée cette vidéo en partant de ce défi-là, et clairement, et je l’avais fait en partie consciemment, exactement comme toi, dans une démarche de déclaration au monde pour que je me sente « obligé », en tout cas beaucoup plus motivé à accomplir ce challenge. Clairement, ça fonctionne.