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Jusqu’au 14 mars prochain, le CAC Brétigny présente Lettres du quotidien - Extraits, débuts, jeux, traces. une exposition qui propose de découvrir le travail des artistes Malak El Zanaty Varichon et sa fille Mona Varichon. Pour l’occasion, nous avons eu la chance de les interviewer.
Leur pratique se nourrit des conversations et partages d’expériences de la vie familiale et quotidienne. L’exposition réunit un large corpus d’œuvres réalisées par les deux artistes à différents âges de leur vie, entre 1996 et 2025. Cartes postales et lettres peintes, collages composés de bouts de dessins d’enfants, photographies de leur espace de vie et de travail, vidéos-chroniques du quotidien et de l’actualité… dans leur travail, la création est une manière de découvrir le monde en le façonnant, sans rapport de hiérarchie entre enfant et adulte et sans attente de reconnaissance.
Merci à elles pour leur confiance et leurs mots.
Retranscription disponible ici : https://drive.google.com/file/d/1ZhVSDFNLVu5Y8f4LtJAy9-DpzFjRUFZW/view
Crédits :
Intervenant·es : Caroline Honorien, Meryam Benbachir, Camille Bardin et Alexia Abed.
Enregistrement et Montage : Camille Bardin
Habillage sonore : Samuel Belfond
Production : Venise Bernard & Marion Vasseur Raluy
Coordination : Alexia Abed
Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
L’ouverture régulière du collectif est un des sujets qui occupent le plus nos discussions. Nous nous demandons comment contrer l’entre-soi, s’ouvrir nécessairement, tout en maintenant un nombre limité de membres pour garantir notre fonctionnement horizontal et collégial. Sans rejouer pour autant les systèmes de compétition que cela implique. Faute de solution parfaite, nous avons choisi aujourd’hui d’ouvrir une nouvelle fois le collectif par appel, pour enrichir nos discussions de nouveaux regards. Pour cela, nous avons voulu un processus le plus simple et le plus transparent possible.
Si tu souhaites sortir du huis clos de l’écriture, échanger avec d’autres critiques et participer à ces projets, nous serions ravi·es de te lire. Pour ce faire, nous avons souhaité simplifier un maximum les démarches. C’est pourquoi nous te proposons d’envoyer à l’adresse [email protected] :
Celleux qui aurait déjà candidaté précédemment peuvent renvoyer le même dossier s’iels le souhaitent.
Appel à candidature complet :
Pour savoir où tu mets les pieds et dans un souci de transparence, certain·es membres du collectif ont enregistré un podcast sur la nature et le fonctionnement de l’association, ainsi que sur les doutes et débats permanents que sous-tend le fait d’agir en collectif. On se demande notamment comment accueillir et être accueillant·es. Tu le retrouveras ici, avec sa retranscription.
Du fait de notre activité bénévole et de l’attention que nous portons aux conditions d’accueil et d’intégration, nous ne pourrons malheureusement intégrer qu’environ trois nouveau·elles membres lors de chaque appel. Cet appel à candidature courra jusqu’au 6 janvier 2026, et les candidatures seront traitées par l’ensemble des membres du collectif en janvier prochain.
Si tu as la moindre question, n’hésite pas à nous écrire à l’adresse : [email protected] Nous te répondrons avec plaisir !
Intervenant·es : Claire Luna, Tania Hautin-Trémolières, Camille Bardin, Samy Lagrange, Grégoire Prangé et Alexia Abed.
Enregistrement et Montage : Camille Bardin
Habillage sonore : Samuel Belfond
Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire, lorsqu'on est coincé·e·s avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
***
Dans un jardin qu’iels ont su garder secret était le premier solo show de L. Camus-Govoroff en France. Il s’est tenu en mai 2022, à The Left Place, à Reims. Camille Bardin en avait assuré le commissariat. L’artiste proposait aux publics de pénétrer dans un espace-temps suspendu, comme s’il s’agissait de découvrir la carte d’un jeu vidéo dont on viendrait de terminer le niveau. Au centre, une eau magique jaillissait d’une fontaine. Son pouvoir était dû à un savant mélange de plantes : des racines de pissenlit, de lei gong teng et d’aloe vera dont l’action combinée aurait des vertus contraceptives. Celleux à l’origine de cette singulière mixture, parti.es peut-être depuis des siècles, étaient des adelphes aux savoirs émancipateurs, détenteurices de recettes garantissant leur indépendance et leur choix. Douées de savoirs empouvoirant, iels concoctaient ces liqueurs promptes à débarrasser leur corps de l’injonction à être de simples ventres, des outils de reproduction. Ces adelphes, pour la plupart, des soeurs lesbiennes et mercenaires, avaient choisi de se retrouver entre iels, sans pères, sans frères, ni maris. Il nous était alors permis de fouler leur lieu de vie, de découvrir leurs amitiés particulières et d’acquérir certains de leurs savoirs millénaires. Une fois tout cela récolté viendrait le temps d’accéder au second niveau... Dans un coin, un lapin blanc patientait, près à nous faire franchir les normes qui nous séparaient de l’étape suivante.
Titres et ordre de la playlist :
0. Prélude - Samuel Marin Belfond
1. Pendant que les champs brûlent - Samy Lagrange (ft. Caroline Dejoie)
2. Prière païenne - Mathilde Leïchlé
3. Vert soleil amour esseulé - Luce Cocquerelle-Giorgi
4. Damoclès entre les cuisses - Camille Bardin
Dans un jardin qu’iels ont su garder secret de L. Camus-Govoroff (7 - 31 mai 2022, The Left Place, Reims), commissariat de Camille Bardin.
Nous remercions toute l’équipe de The Left Place pour leur accueil, leur gentillesse et leur confiance. Nous remercions aussi L. Camus-Govoroff dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Enfin, merci à Caroline Dejoie qui a prêté sa voix et accepté d’incarner le texte de Samy Lagrange.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samy Lagrange et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samuel Marin Belfond
Identité visuelle par Mélanie Guitton
Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire, lorsqu'on est coincé·e·s avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
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Dans un jardin qu’iels ont su garder secret était le premier solo show de L. Camus-Govoroff en France. Il s’est tenu en mai 2022, à The Left Place, à Reims. Camille Bardin en avait assuré le commissariat. L’artiste proposait aux publics de pénétrer dans un espace-temps suspendu, comme s’il s’agissait de découvrir la carte d’un jeu vidéo dont on viendrait de terminer le niveau. Au centre, une eau magique jaillissait d’une fontaine. Son pouvoir était dû à un savant mélange de plantes : des racines de pissenlit, de lei gong teng et d’aloe vera dont l’action combinée aurait des vertus contraceptives. Celleux à l’origine de cette singulière mixture, parti.es peut-être depuis des siècles, étaient des adelphes aux savoirs émancipateurs, détenteurices de recettes garantissant leur indépendance et leur choix. Douées de savoirs empouvoirant, iels concoctaient ces liqueurs promptes à débarrasser leur corps de l’injonction à être de simples ventres, des outils de reproduction. Ces adelphes, pour la plupart, des soeurs lesbiennes et mercenaires, avaient choisi de se retrouver entre iels, sans pères, sans frères, ni maris. Il nous était alors permis de fouler leur lieu de vie, de découvrir leurs amitiés particulières et d’acquérir certains de leurs savoirs millénaires. Une fois tout cela récolté viendrait le temps d’accéder au second niveau... Dans un coin, un lapin blanc patientait, près à nous faire franchir les normes qui nous séparaient de l’étape suivante.
Titres et ordre de la playlist :
0. Prélude - Samuel Marin Belfond
1. Pendant que les champs brûlent - Samy Lagrange (ft. Caroline Dejoie)
2. Prière païenne - Mathilde Leïchlé
3. Vert soleil amour esseulé - Luce Cocquerelle-Giorgi
4. Damoclès entre les cuisses - Camille Bardin
Dans un jardin qu’iels ont su garder secret de L. Camus-Govoroff (7 - 31 mai 2022, The Left Place, Reims), commissariat de Camille Bardin.
Nous remercions toute l’équipe de The Left Place pour leur accueil, leur gentillesse et leur confiance. Nous remercions aussi L. Camus-Govoroff dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Enfin, merci à Caroline Dejoie qui a prêté sa voix et accepté d’incarner le texte de Samy Lagrange.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samy Lagrange et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samuel Marin Belfond
Identité visuelle par Mélanie Guitton
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La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire, lorsqu'on est coincé·e·s avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
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Dans un jardin qu’iels ont su garder secret était le premier solo show de L. Camus-Govoroff en France. Il s’est tenu en mai 2022, à The Left Place, à Reims. Camille Bardin en avait assuré le commissariat. L’artiste proposait aux publics de pénétrer dans un espace-temps suspendu, comme s’il s’agissait de découvrir la carte d’un jeu vidéo dont on viendrait de terminer le niveau. Au centre, une eau magique jaillissait d’une fontaine. Son pouvoir était dû à un savant mélange de plantes : des racines de pissenlit, de lei gong teng et d’aloe vera dont l’action combinée aurait des vertus contraceptives. Celleux à l’origine de cette singulière mixture, parti.es peut-être depuis des siècles, étaient des adelphes aux savoirs émancipateurs, détenteurices de recettes garantissant leur indépendance et leur choix. Douées de savoirs empouvoirant, iels concoctaient ces liqueurs promptes à débarrasser leur corps de l’injonction à être de simples ventres, des outils de reproduction. Ces adelphes, pour la plupart, des soeurs lesbiennes et mercenaires, avaient choisi de se retrouver entre iels, sans pères, sans frères, ni maris. Il nous était alors permis de fouler leur lieu de vie, de découvrir leurs amitiés particulières et d’acquérir certains de leurs savoirs millénaires. Une fois tout cela récolté viendrait le temps d’accéder au second niveau... Dans un coin, un lapin blanc patientait, près à nous faire franchir les normes qui nous séparaient de l’étape suivante.
Titres et ordre de la playlist :
0. Prélude - Samuel Marin Belfond
1. Pendant que les champs brûlent - Samy Lagrange (ft. Caroline Dejoie)
2. Prière païenne - Mathilde Leïchlé
3. Vert soleil amour esseulé - Luce Cocquerelle-Giorgi
4. Damoclès entre les cuisses - Camille Bardin
Dans un jardin qu’iels ont su garder secret de L. Camus-Govoroff (7 - 31 mai 2022, The Left Place, Reims), commissariat de Camille Bardin.
Nous remercions toute l’équipe de The Left Place pour leur accueil, leur gentillesse et leur confiance. Nous remercions aussi L. Camus-Govoroff dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Enfin, merci à Caroline Dejoie qui a prêté sa voix et accepté d’incarner le texte de Samy Lagrange.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samy Lagrange et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samuel Marin Belfond
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La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire, lorsqu'on est coincé·e·s avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
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Dans un jardin qu’iels ont su garder secret était le premier solo show de L. Camus-Govoroff en France. Il s’est tenu en mai 2022, à The Left Place, à Reims. Camille Bardin en avait assuré le commissariat. L’artiste proposait aux publics de pénétrer dans un espace-temps suspendu, comme s’il s’agissait de découvrir la carte d’un jeu vidéo dont on viendrait de terminer le niveau. Au centre, une eau magique jaillissait d’une fontaine. Son pouvoir était dû à un savant mélange de plantes : des racines de pissenlit, de lei gong teng et d’aloe vera dont l’action combinée aurait des vertus contraceptives. Celleux à l’origine de cette singulière mixture, parti.es peut-être depuis des siècles, étaient des adelphes aux savoirs émancipateurs, détenteurices de recettes garantissant leur indépendance et leur choix. Douées de savoirs empouvoirant, iels concoctaient ces liqueurs promptes à débarrasser leur corps de l’injonction à être de simples ventres, des outils de reproduction. Ces adelphes, pour la plupart, des soeurs lesbiennes et mercenaires, avaient choisi de se retrouver entre iels, sans pères, sans frères, ni maris. Il nous était alors permis de fouler leur lieu de vie, de découvrir leurs amitiés particulières et d’acquérir certains de leurs savoirs millénaires. Une fois tout cela récolté viendrait le temps d’accéder au second niveau... Dans un coin, un lapin blanc patientait, près à nous faire franchir les normes qui nous séparaient de l’étape suivante.
Titres et ordre de la playlist :
0. Prélude - Samuel Marin Belfond
1. Pendant que les champs brûlent - Samy Lagrange (ft. Caroline Dejoie)
2. Prière païenne - Mathilde Leïchlé
3. Vert soleil amour esseulé - Luce Cocquerelle-Giorgi
4. Damoclès entre les cuisses - Camille Bardin
Dans un jardin qu’iels ont su garder secret de L. Camus-Govoroff (7 - 31 mai 2022, The Left Place, Reims), commissariat de Camille Bardin.
Nous remercions toute l’équipe de The Left Place pour leur accueil, leur gentillesse et leur confiance. Nous remercions aussi L. Camus-Govoroff dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Enfin, merci à Caroline Dejoie qui a prêté sa voix et accepté d’incarner le texte de Samy Lagrange.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samy Lagrange et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samuel Marin Belfond
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La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire, lorsqu'on est coincé·e·s avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
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Dans un jardin qu’iels ont su garder secret était le premier solo show de L. Camus-Govoroff en France. Il s’est tenu en mai 2022, à The Left Place, à Reims. Camille Bardin en avait assuré le commissariat. L’artiste proposait aux publics de pénétrer dans un espace-temps suspendu, comme s’il s’agissait de découvrir la carte d’un jeu vidéo dont on viendrait de terminer le niveau. Au centre, une eau magique jaillissait d’une fontaine. Son pouvoir était dû à un savant mélange de plantes : des racines de pissenlit, de lei gong teng et d’aloe vera dont l’action combinée aurait des vertus contraceptives. Celleux à l’origine de cette singulière mixture, parti.es peut-être depuis des siècles, étaient des adelphes aux savoirs émancipateurs, détenteurices de recettes garantissant leur indépendance et leur choix. Douées de savoirs empouvoirant, iels concoctaient ces liqueurs promptes à débarrasser leur corps de l’injonction à être de simples ventres, des outils de reproduction. Ces adelphes, pour la plupart, des soeurs lesbiennes et mercenaires, avaient choisi de se retrouver entre iels, sans pères, sans frères, ni maris. Il nous était alors permis de fouler leur lieu de vie, de découvrir leurs amitiés particulières et d’acquérir certains de leurs savoirs millénaires. Une fois tout cela récolté viendrait le temps d’accéder au second niveau... Dans un coin, un lapin blanc patientait, près à nous faire franchir les normes qui nous séparaient de l’étape suivante.
Titres et ordre de la playlist :
0. Prélude - Samuel Marin Belfond
1. Pendant que les champs brûlent - Samy Lagrange (ft. Caroline Dejoie)
2. Prière païenne - Mathilde Leïchlé
3. Vert soleil amour esseulé - Luce Cocquerelle-Giorgi
4. Damoclès entre les cuisses - Camille Bardin
Dans un jardin qu’iels ont su garder secret de L. Camus-Govoroff (7 - 31 mai 2022, The Left Place, Reims), commissariat de Camille Bardin.
Nous remercions toute l’équipe de The Left Place pour leur accueil, leur gentillesse et leur confiance. Nous remercions aussi L. Camus-Govoroff dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Enfin, merci à Caroline Dejoie qui a prêté sa voix et accepté d’incarner le texte de Samy Lagrange.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samy Lagrange et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samuel Marin Belfond
Identité visuelle par Mélanie Guitton
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La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire ; lorsqu'on est coincé·es avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
La Biennale Nova XX 2024 est une initiative de Stéphanie Pécourt portée depuis sa seconde édition par le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris et qui s’est tenue du 16 février au 27 avril 2024. Elle est dédiée à celles et ceux qui furent, dans l’empire du genre, cantonné-es aux marges et aux ombres. Le centre devient alors un laboratoire d’expériences et de pensées, qui vise à ouvrir à de nouveaux récits, à valoriser des œuvres qui intriquent arts, sciences et nouvelles technologies, portés par des artistes femmes et non-binaires.
Une quarantaine d’artistes et de chercheureuses partagent cet espace liminal où se côtoient bio art, neuroesthétique, bioingénieurie, art algorithmique, cyberféminisme. Ensemble, iels développent des langages nouveaux, perturbent les récits hégémoniques, spéculent sur la possibilité d’un avenir alternatif. C’est au cœur de ce laboratoire qui ne dort jamais que nous avons décidé de passer la nuit, attentifs et attentives à ce que chaque expérience voulait dire, voulait changer en nous.
Cet album est financé par le Centre Wallonie-Bruxelles dont nous remercions les équipes pour leur enthousiasme, leur confiance et leur accueil. Nous remercions aussi les artistes exposé-es dont les œuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Merci enfin à Rodolphe Rosillette, qui veillait sur le lieu, de nous avoir reçu-es avec gentillesse et bienveillance.
Ti
tres et ordre de la playlist
:
0.
Prélude
- Samy Lagrange
1. Il y avait toujours les fourmis - Samuel Marin Belfond
2. Ta langue sent la solitude - Luce Cocquerelle-Giorgi
3. Iels se sont reconnu·es Camille Bardin
4. The Last of Us - Mathilde Leïchlé
Crédits :
Biennale Nova XX 2024 : plurivers et contingences (16 février - 27 avril 2024), une initiative du Centre Wallonie-Bruxelles.
Cet album est financé par le Centre Wallonie-Bruxelles dont nous remercions les équipes pour leur enthousiasme, leur confiance et leur accueil. Nous remercions aussi les artistes exposées dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Merci enfin à Rodolphe Rosillette, qui veillait sur le lieu de nous avoir reçu-es avec gentillesse et bienveillance.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samuel Marin Belfond et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samy Lagrange
Identité visuelle par Mélanie Guitton
Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire ; lorsqu'on est coincé·es avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
La Biennale Nova XX 2024 est une initiative de Stéphanie Pécourt portée depuis sa seconde édition par le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris et qui s’est tenue du 16 février au 27 avril 2024. Elle est dédiée à celles et ceux qui furent, dans l’empire du genre, cantonné-es aux marges et aux ombres. Le centre devient alors un laboratoire d’expériences et de pensées, qui vise à ouvrir à de nouveaux récits, à valoriser des œuvres qui intriquent arts, sciences et nouvelles technologies, portés par des artistes femmes et non-binaires.
Une quarantaine d’artistes et de chercheureuses partagent cet espace liminal où se côtoient bio art, neuroesthétique, bioingénieurie, art algorithmique, cyberféminisme. Ensemble, iels développent des langages nouveaux, perturbent les récits hégémoniques, spéculent sur la possibilité d’un avenir alternatif. C’est au cœur de ce laboratoire qui ne dort jamais que nous avons décidé de passer la nuit, attentifs et attentives à ce que chaque expérience voulait dire, voulait changer en nous.
Cet album est financé par le Centre Wallonie-Bruxelles dont nous remercions les équipes pour leur enthousiasme, leur confiance et leur accueil. Nous remercions aussi les artistes exposé-es dont les œuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Merci enfin à Rodolphe Rosillette, qui veillait sur le lieu, de nous avoir reçu-es avec gentillesse et bienveillance.
Ti
tres et ordre de la playlist
:
0.
Prélude
- Samy Lagrange
1. Il y avait toujours les fourmis - Samuel Marin Belfond
2. Ta langue sent la solitude - Luce Cocquerelle-Giorgi
3. Iels se sont reconnu·es Camille Bardin
4. The Last of Us - Mathilde Leïchlé
Crédits :
Biennale Nova XX 2024 : plurivers et contingences (16 février - 27 avril 2024), une initiative du Centre Wallonie-Bruxelles.
Cet album est financé par le Centre Wallonie-Bruxelles dont nous remercions les équipes pour leur enthousiasme, leur confiance et leur accueil. Nous remercions aussi les artistes exposées dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Merci enfin à Rodolphe Rosillette, qui veillait sur le lieu de nous avoir reçu-es avec gentillesse et bienveillance.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samuel Marin Belfond et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samy Lagrange
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La nuit n’en finit plus est une expérience d'écriture pensée par Jeunes Critiques d'Art. Une nuit, du coucher au lever du soleil, passée dans une exposition dont on a bien voulu nous ouvrir les portes. Un temps nocturne, celui habituellement réservé au sommeil, celui parfois de la réflexion solitaire ou de la fête partagée. Celui aussi des boulots précaires et oubliés.
Pour La nuit n’en finit plus, le temps nocturne devient celui de l'incursion prudente dans un lieu fermé, celui de la rencontre avec l'art quand tout est fini, quand tout le monde est parti. Que reste-t-il de nos pratiques critiques et littéraires lorsqu'on n’a qu'une nuit, toute une nuit, pour écrire ; lorsqu'on est coincé·es avec les œuvres ? Jeunes Critiques d'Art a voulu, par l'expérience collective, transgresser les lieux et les temporalités de l'écriture. Dans cet album, nous avons souhaité réunir les textes qui ont émergé cette nuit-là.
La Biennale Nova XX 2024 est une initiative de Stéphanie Pécourt portée depuis sa seconde édition par le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris et qui s’est tenue du 16 février au 27 avril 2024. Elle est dédiée à celles et ceux qui furent, dans l’empire du genre, cantonné-es aux marges et aux ombres. Le centre devient alors un laboratoire d’expériences et de pensées, qui vise à ouvrir à de nouveaux récits, à valoriser des œuvres qui intriquent arts, sciences et nouvelles technologies, portés par des artistes femmes et non-binaires.
Une quarantaine d’artistes et de chercheureuses partagent cet espace liminal où se côtoient bio art, neuroesthétique, bioingénieurie, art algorithmique, cyberféminisme. Ensemble, iels développent des langages nouveaux, perturbent les récits hégémoniques, spéculent sur la possibilité d’un avenir alternatif. C’est au cœur de ce laboratoire qui ne dort jamais que nous avons décidé de passer la nuit, attentifs et attentives à ce que chaque expérience voulait dire, voulait changer en nous.
Cet album est financé par le Centre Wallonie-Bruxelles dont nous remercions les équipes pour leur enthousiasme, leur confiance et leur accueil. Nous remercions aussi les artistes exposé-es dont les œuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Merci enfin à Rodolphe Rosillette, qui veillait sur le lieu, de nous avoir reçu-es avec gentillesse et bienveillance.
Ti
tres et ordre de la playlist
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0.
Prélude
- Samy Lagrange
1. Il y avait toujours les fourmis - Samuel Marin Belfond
2. Ta langue sent la solitude - Luce Cocquerelle-Giorgi
3. Iels se sont reconnu·es Camille Bardin
4. The Last of Us - Mathilde Leïchlé
Crédits :
Biennale Nova XX 2024 : plurivers et contingences (16 février - 27 avril 2024), une initiative du Centre Wallonie-Bruxelles.
Cet album est financé par le Centre Wallonie-Bruxelles dont nous remercions les équipes pour leur enthousiasme, leur confiance et leur accueil. Nous remercions aussi les artistes exposées dont les oeuvres nous ont accompagné-es toute la nuit. Merci enfin à Rodolphe Rosillette, qui veillait sur le lieu de nous avoir reçu-es avec gentillesse et bienveillance.
Écriture par Camille Bardin, Luce Cocquerelle-Giorgi, Samuel Marin Belfond et Mathilde Leïchlé.
Enregistrement et montage par Camille Bardin.
Création sonore par Samuel Marin Belfond.
Voix Off par Samy Lagrange
Identité visuelle par Mélanie Guitton
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