Les morts ne sont pas morts.
Cette phrase de Birago Diop a résonné comme la clef de ce voyage : non comme quelque chose de sombre, mais comme une présence. Celle des voix anciennes, des rythmes transmis, des chants, des gestes et des mémoires qui continuent de vivre à travers nous.
Ce set est une traversée immersive entre nature, rituel, danse et prière. Depuis les oiseaux et les icaros Shipibo jusqu’aux voix pygmées du Gabon, aux chants d’initiation d’Afrique centrale, aux résonances kabyles, gnawa, toraja, rajasthanies et aux textures électroniques contemporaines.
J’ai voulu créer un espace où ces traditions ne sont pas simplement “samplées”, mais invitées à dialoguer, à se répondre. Des fragments de cérémonies, des voix lointaines, des rythmes organiques et des artistes d’aujourd’hui se croisent dans une même traversée : lente, sensible, parfois hypnotique, parfois dansante, toujours habitée.
Ce set est aussi profondément lié à La Nature Festival : un lieu qui, chaque année, nous permet de nous réinventer, de revenir à l’essentiel et de reconstruire nos utopies éphémères.
Les morts ne sont pas morts n’est pas une nostalgie. C’est une manière d’écouter ce qui nous précède, de sentir ce qui reste vivant dans les voix, les rythmes et les mémoires. Honorer les traces, non pour les figer, mais pour les laisser ouvrir en nous de nouveaux chemins.
Merci aux artistes, aux peuples, aux communautés et aux passeurs de chants et de rythmes qui, directement ou indirectement, habitent ce voyage. Merci à La Nature de rendre possible cet espace de métamorphose.
Recorded at / inspired by La Nature Festival 2026.
A slow ritual into memory, rhythm and transformation.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
ENGLISH VERSION
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
The dead are not dead.
This line from Birago Diop became the key to this journey — not as something dark, but as a presence. The presence of ancient voices, transmitted rhythms, songs, gestures and memories that continue to live through us.
This set is an immersive crossing between nature, ritual and dance. From birds and Shipibo icaros to Pygmy voices from Gabon, initiation songs from Central Africa, Kabyle, Gnawa, Toraja and Rajasthani echoes, woven together with contemporary electronic textures.
I wanted to create a space where these traditions are not simply “sampled”, but invited into dialogue. Ceremonial fragments, distant voices, organic rhythms and today’s artists meet in one slow, sensitive, sometimes hypnotic, sometimes dancing journey.
This set is also deeply connected to La Nature Festival — a place that allows us, year after year, to reinvent ourselves, return to what matters, and rebuild our temporary utopias.
The dead are not dead is not nostalgia. It is a way of listening to what came before us, of feeling what remains alive in voices, rhythms and memories — honoring traces not to freeze them, but to let them open new paths.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
TRACKLIST / SOURCES
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
A selection of tracks, voices, field recordings and traditional sources woven into the journey.
Oiseaux / Field recordings
Shipibo Songs — Unknown Icaro
Shipibo Lullaby
Metsa — Opening The Journey
Bénin / Fon — Vocalisations rythmiques
Arilu — Liquid
Leila Martial — La Bergère
Arc En Bouche — Masango
Singe Siamang / Field recording
Pygmées du Gabon — Divination Banda
Dr Parnassus — Iboga
Centre Afrique — Chant d’initiation de fille
Omeria — Avare
Hot Oasis — El Zalaga
Kabylie — Hayat Assab
Asmaa Hamzaoui — Interlude
Benda Haloy — Janguariye
Omeria — Sulh
Indonésie / Toraja — Ethno sample
Ka:lu — Eclipse
Nato — Niao
Rajasthan — Sherha Mahammad
Klik & Frik — Palenque
Ragas Reflections
Oliver Koletzki — Tankwa Town
Alex Medina — La Gustosa
Omeria — Tiempo
Yor Kultura — Skogsvies
Negateurs — Hba Jijelien
Nhii — The Journey of Liberation
Omary — Baba Mimoun
Guy Gerber — Living On The Edge
Sla W Slam 3la Rassoul Allah
Kodi — Kunay
Dominik Eulberg — Grosser Schillerfalter
Birago Diop — Écoute le souffle des morts