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C’est au cœur d’un village paisible du Haut Jura, proche de la capitale de la lunetterie française de Morez que Julbo a choisi d’installer son siège à Longchaumois, suite à son rachat par René Beaud en 1979.
Christophe pour la gestion, le commercial et Matthieu pour la production ont assuré le fort développement de JULBO depuis une quarantaine d’années.
Cerné par les pâturages et les vaches montbéliardes, le leader français de la lunette outdoor conçoit, développe et expédie ses productions dans le monde entier.
Ses produits techniques, au départ réservés aux pratiquants avisés de la montagne, sont aujourd’hui adoptés par les plus grands sportifs, toutes disciplines confondues, avec dernièrement une arrivée remarquée dans le cyclisme avec des lunettes innovantes mais également des casques de protection.
C’est avec beaucoup de franchise et de sincérité que Christophe BEAUD s’est livré dans ce podcast animé par Yves BENOIT-GUYOD, grand connaisseur de l’industrie Jurassienne.
Ils ont abordé bien sûr la belle et longue histoire de l’entreprise, les grandes décisions qui ont forgé leur succès et ce profond attachement au territoire Jurassien.
Mais ce qui caractérise Julbo c’est aussi l’humilité, le respect des hommes, de l'environnement, de valeurs fondamentales qui les ont mené, pour leur transmission, à choisir leurs successeurs, la Société Franc Comtoise PEUGEOT Frères Industrie afin de pérenniser le siège et les activités principales sur Longchaumois.
Christophe nous partage dans cette interview ses valeurs, ses fondamentaux de gestion et de management avec la grande modestie qui le caractérise.
Les références abordées dans cet épisode :
Bonne écoute :)
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Julie Labourier, arrière petite fille du créateur Jules Labourier qui en 1912 lança l’activité, Julie a plaisir à rappeler cette saga familiale qui a permis à l'entreprise Labourier de devenir progressivement ce qu'elle est aujourd'hui.
Après la construction de camions dès 1912, de tracteurs réputés en 1934, d’engins spéciaux de manutention en 1976, l’entreprise s’oriente, forte de son savoir-faire technique vers l’usinage d’engrenages spécifiques pour les machines outils et le dépannage.
C’est pour les 100 ans de l’entreprise que Julie déclare à son père tout son intérêt pour la reprise après avoir roulé sa bosse à l’étranger.
Rien ne prédestinait Julie à intégrer l'entreprise familiale, ni ses études en école de Commerce, ni ses connaissances techniques et pourtant elle l’a fait et bien fait !
Est-ce son esprit curieux, sa bienveillance, son intuition, son envie d’apprendre des autres et de tirer profit de chaque situation qui ont fait la différence, peut-être.
La transition s’est faite progressivement et intelligemment avec le tutorat de son papa durant trois ans qui lui avait laissé la possibilité de renoncer après la première année d’apprentissage.
Elle nous confie toute l'importance de bien savoir s’entourer, c’est ce qu’elle a su faire, entres autres, en s’associant avec un salarié de son entreprise Alain MAZUREK qui assure la partie technique de l’entreprise.
Julie aime profondément ce qu’elle fait aujourd’hui et nous partage sa vision du management, de la vie, des affaires et sa préoccupation permanente pour le bien être et l’équilibre vie professionnelle/vie privée de ses salariés.
Elle nous livre également ses recettes pour garder cet équilibre, dans un cadre qu’elle sait apprécier au quotidien, son Jura !
Les références abordées dans cet épisode :
Labourier engrenages : https://labourier.com/
Le Val d’Amour : https://www.valdamour.com/
Association Made in Jura : https://www.madeinjura.pro/
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Le regard brillant et enfantin, le sourire charmeur, le cheveux poivre et sel et le physique de sportif, Benjamin Melot est certainement une des plus belles gueules des pilotes de Rallye-Raid du moment. Champion du Monde des Bajas en 2019, 34ème au classement général du Rallye Dakar 2020 et 2ème de sa catégorie, mécanicien attitré du célèbre pilote Cyril Despres, quintuple vainqueur du Dakar, "Benji" (pour les intimes) aurait bien des raisons de manquer d'humilité.
Mais c'est tout le contraire que je découvre quand il m'ouvre la porte de sa discrète maison de Courlans dans le Jura. La poignée de main chaleureuse et le visage ouvert, nous démarrons immédiatement une conversation passionnante et dynamique.
Benjamin est né le 6 mars 1989 et a vécu toute son enfance dans les villages jouxtant la préfecture du Jura, Lons le Saunier. Ces paysages ruraux vont devenir rapidement ses premiers terrains de jeux. Benjamin est passionné de cyclisme. Inscrit dans un club et le brevet en poche, il se décide à passer un BEP Cycle et Motocycle à Gray en Haute-Saône. Il se passionne rapidement pour la mécanique moto et après ces 2 années de formation, il réussit à intégrer la "Junior Team Le Mans Sud Suzuki".
Cette expérience le met directement en situation. Son équipe de mécaniciens a un an pour préparer des motos aux pilotes juniors de Suzuki en vue des 24h du Mans. Le rythme est intense et l'exigence est à son plus haut niveau. Il apprend énormément à cette époque et c'est un tremplin qui va lui servir pour la suite.
Un passage de 3 mois aux États-Unis en qualité de mécanicien pour un ami pilote lui ouvre les portes de l'International et lui donne le goût du voyage.
Bonne écoute :)
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Cet épisode a été enregistré quelques semaines avant le confinement qui a eu lieu en mars 2020 pendant la crise sanitaire du covid-19.
Je suis heureux d'avoir eu la chance de passer 2h en compagnie de François Defougères pour découvrir son parcours, écouter ses exploits et comprendre ce qui le fait avancer. C'est une personnage que j'estime beaucoup. Entrepreneur discret, il est à la tête de la société DIAGER, 1er fabricant européen de forets de perçage, basée à Poligny dans le Jura, présente dans 70 pays et comptant plus de 300 employés. Sportif accompli, il s'est construit un palmarès plutôt flatteur dans une discipline des plus éprouvante, l'ultra-trail. Il terminera notamment le "Tor des Géants" en 2018 après 330 km de course et 24 000 mètres de dénivelé positif en un peu plus de 145 heures. Homme engagé, il a été co-fondateur de l'association Made in Jura, réseau d'entrepreneurs et label valorisant les savoir-faire du département, aux côtés d'autres chefs d'entreprises et institutionnels jurassiens.
Je vous laisse en compagnie de cet homme d'exception aux convictions vissées au corps, à la vision affûtée et aux valeurs aussi belles que ses montagnes jurassiennes. Bonne écoute !
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Visage rond, longue barbe grisonnante, lunettes rondes et bonhomie rayonnante, Bruno Mangin est un personnage. Mieux, pour moi, c'est un Druide ! Une sorte de magicien celtique qui transforme l'eau en bière et la bière en whisky. Bruno a des idées, Bruno a du goût et Bruno aime entreprendre. Il n'en fallait pas moins pour que ce cuisinier de formation devienne le chef d'entreprise qu'il est aujourd'hui. Bruno est le chef d'orchestre d'une brasserie / distillerie artisanale écoulant plusieurs milliers d'hectolitres par an.
De son enfance à Vesoul, son CAP-BEP cuisine à Luxueil les bains, son Bac hôtelier à Strasbourg, son comportement dissipé à l'école ne pouvait que le destiner à faire ses première armes au restaurant "L'enfant terrible" à Strasbourg en tant que cuisinier. Bruno se formera dans des restaurants 2 et 3 macarons Michelin, de Singapour, en passant par l'Australie ou le Canada, avant de créer une des premières micro-brasserie artisanale de France : "La Rouget".
Bonne écoute :)
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Théo Delacroix est un jeune jurassien d'une vingtaine d'année sacré Champion de France Espoirs en Cyclisme sur route en 2019. J'ai entendu parlé de ce grand jeune homme via les réseaux sociaux. Sa performance ayant été relayée largement sur le Jura et la région. J'ai pu faire sa connaissance grâce à l'entreprise Chauvin Constructions Bois, des clients et amis. J'ai, d'ailleurs, réalisé l'interview de Frank Chauvin, président de cette société, sur ce podcast (épisode précédent).
C'est en effet lors de la prise de rendez-vous avec Frank pour le podcast que Laurent, le frère et associé de Frank , me parle de Théo. Très investie par passion dans le cyclisme, l'entreprise Chauvin a décidé de donner un coup de pouce à ce jeune talent. Comme ils l'ont fait par le passé avec Alexis Vuillermoz, coureur professionnel chez AG2R La Mondiale. Théo a très rapidement et très gentiment accepté l'interview, au débotté.
Jurassien pure souche, Théo Delacroix, est né à Lons-le-Saunier et a vécu à Arbois, commune viticole bien du Jura, bien connue. Son papa, exploitant forestier est originaire de Salins les Bains. Sa maman, également originaire du Jura, a vécue à Clairvaux les Lacs et travaille comme secrétaire dans un cabinet d'assurance à Lons le Saunier. Il a une sœur cadette, Jeanne.
Théo démarre le vélo à 14 ans. C'est tout d'abord pour le loisir qu'il se met au cyclisme. Il pratique le cyclo-cross et le VTT. Avec quelques copains, ils font partie de l'équipe Jura Cyclisme Pays du Revermont. Ils enchaînent les petits entraînements et commencent les compétitions. Très vite, Théo se prend au jeu.
Les premières victoires et les premiers podium commencent à arriver en catégorie cadets et juniors. En 2017, l'année de son BAC, il finit 2ème de la Classique des Alpes juniors en montrant de très belles qualités de grimpeur.
L'année suivante, il passe en catégorie "espoirs" et devient coureur membre de CC Etupes, club bien connu pour produire de très bons cyclistes (Alexis Vuillermoz, Rudy Molard, Thibaut Pinot, etc.). Il devient un des meilleurs éléments du club.
2019 est une année charnière pour Théo. Wanty-Gobert l'engage comme stagiaire avec l'accord de son club CC Etupes. Sa préparation physique peaufinée, il enchaîne des courses nationales et se frotte à l'international durant le printemps et l'été. Il s'aligne sur la dernière course du championnat de France et décroche une première place à Beauvais.
Il est alors embarqué pour courir le championnat du Monde dans le Yorkshire au Royaume-Uni, en tant qu'équipier chez Circus-Wanty Gobert. Il met alors un pied dans la catégorie professionnelle et se frotte aux plus grandes pointures internationales. L'équipe cycliste Circus-Wanty Gobert propose à Théo un contrat professionnel à partir du mois d'août 2020 pour 2 ans et demi. Il rêve maintenant de participer aux courses mythiques du cyclisme mondial : Liège-Bastogne-Liège, le Tour de France, ...
Il termine actuellement sa deuxième année de DUT Chimie à Besançon avant de démarrer sa carrière professionnelle, qu'on lui souhaite belle et jalonnée de beaux podiums.
Dans cet épisode, Théo nous explique comment il règle son vélo, comment il optimise ses performances et comment il s'entraîne. Nous parlons également de Made in Jura, de Julbo, entreprise reconnue pour ses lunettes à destination des sportifs, d'AFUludine, solution de lubrification innovante et de l'épisode réalisé avec Fabrice Lallemand.
Théo nous raconte également ses différentes aventures, ses rêves et ce qu'il aimerait faire après sa carrière professionnelle. Ce fut une très belle rencontre avec ce jeune talent "à la tête bien faite".
Si vous souhaitez soutenir Théo ou le suivre sur les réseaux sociaux :
Bonne écoute :)
J'ai rencontré Frank à plusieurs reprises avant de travailler pour lui et la société Chauvin Construction Bois en tant que consultant. Il fait partie de ces hommes du "Bois", amoureux de leur métier, pétris d'abnégation, besogneux, de prime abord d'un caractère fort et réservé, limite taciturne. Mais comme toutes ces "forces de la nature", lorsque l'on creuse un peu et qu'on arrive à percer la carapace, on découvre un monde extraordinaire, un grand cœur, une grande pudeur et des histoires de vie impressionnantes. Frank ne déroge pas à la règle et la vie qu'il nous partage dans cet épisode du podcast est particulièrement touchante.
Né à Mignovillard dans le Haut Jura, Frank est le second d'une fratrie de 5 enfants. D'un père scieur et d'une mère au foyer, il est la 3ème génération d'une famille de scieurs et vit une enfance heureuse entourée de ses frères, sœurs, cousins et cousines. Sa scolarité en primaire est très bonne jusqu'en CM2 puis le collège à Nozeroy est un peu plus compliqué.
Il quitte le collège de Nozeroy et est inscrit à Morez au collège Notre-Dame. A cette époque, Frank passe beaucoup de temps à la sciere pour "donner la main". Quelques jours avant la rentrée, à 14 ans, il chute d'un chariot élévateur qui lui roule sur la jambe. Cet enfant très sportif se fait broyer la jambe. Plusieurs fractures au bassin et à une jambe lui imposent de lourdes conséquences hospitalières. Il fait néanmoins sa rentrée au collège de Morez et poursuit sa scolarité malgré les béquilles et les plâtres. Cette aventure difficile lui forge le caractère. Même s'il avoue, aujourd'hui, être "chanceux" car il n'a pas eu de séquelles et n'a jamais eu mal. Grâce à cette force de caractère, il aura, malgré cet accident, une vie très active et sportive.
Il passe le brevet et devient électricien. Il avoue apprécier la logique "binaire" de ce métier. Malgré les accointances professionnelles avec l'électricité, il intègre le Lycée du bois à Mouchard. Peu scolaire mais très bon technicien, il obtient ses diplômes.
Il part alors faire son service militaire et devient gendarme en PSIG (Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie). Il finit par diriger 6 appelés de la brigade et il se plaît dans la fonction. Très jeune, il avait déjà cet esprit de "chef" : chez les Scouts, capitaine de son équipe de foot, etc. Il hésite à faire carrière et à rester en gendarmerie.
C'est à cette époque qu'il passe son diplôme de métreur avant de rejoindre la branche "construction" de la scierie familiale.
La scierie Chauvin a été créée en 1925 par le grand-père paternel de Frank. Les deux frères (dont le père de Frank) sont associés dans cette entreprise après le décès précoce de leur père. Très rapidement, en 1968, le père de Frank développe des produits de 2ème transformation du bois (panneaux de coffrage, piscines en bois, etc.). Cette nouvelle activité s'installe sur un tout nouveau site à Mont-sous-Vaudrey. Dans les années 70, le père de Frank commence à créer quelques maisons en bois pour loger des salariés. Mais très vite, la demande extérieure afflue. L'activité de construction de maisons en bois démarre.
En 1982, Frank s'installe à Mont-sous-Vaudrey pour reprendre cette branche et ne travaille plus à la scierie. En 1993, Laurent, son frère, revient dans l'entreprise pour soutenir l'activité et apporter ses compétences commerciales. Deux ans plus tard, il est décidé de séparer l'activité de scierie de l'activité de construction. Les cousins de Frank et Laurent gardent la scierie et eux la construction de maisons. L'entente est bonne et la scierie Chauvin reste leur fournisseur principal de matière première.
En 2000, juste après la tempête qui a fait des ravages dans le forêts jurassiennes et françaises, la société de construction se consume entièrement dans un incendie. Par chance, le stock et la partie administrative ne sont pas touchés. Une aventure qui aurait pu tout leur faire perdre.
Ils auraient pu baisser les bras et faire autre chose. Ils se sont posés la question. Mais en combattants, ils décident de relancer l'activité. Frank nous partage en détail cette histoire hors du commun et nous évoquons dans l'épisode toutes les étapes de leur renaissance. Nous parlons assurance, sinistre, entraide, experts... Tout ce qu'il faut faire pour surmonter cette épreuve et surtout s'y préparer en amont.
La société Constructions Chauvin, c'est aujourd'hui une vingtaine de salariés, un bureau d'étude de 6 personnes, une ligne de production, une équipe administrative, une équipe commerciale, 50 projets de maisons par an et environ 5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Après un fléchissement conjoncturel, le carnet de commandes se remplit à nouveau et l'entreprise a de très bonnes prévisions pour 2020.
Nous parlons également dans cet épisode des techniques de construction et de conception des maisons en bois. Nous reviendrons brièvement sur la Réglementation Thermique 2012 et celle qui arrive en 2020. Nous abordons son état d'esprit à l'approche de sa retraite et du passage de témoin qu'il est en train de réaliser.
Nous évoquons en fin de podcast son engagement associatif et les partenariats que la société entretient avec le sport cycliste, le Tour du Jura Cycliste, le sponsoring de coureurs tel qu'Alexis Vuillermoz ou Théo Delacroix. Constructions Chauvin est également partenaire de La Sapaudia, association pour le don de moelle osseuse.
Frank nous donne quelques références de livres qu'il a eu plaisir à découvrir ou redécouvrir dernièrement :
Nous parlons également de l'épisode #02 avec Christian Passerat, que Frank a écouté et a beaucoup apprécié, notamment sur la gestion des risques liés aux incendies.
J'ai eu beaucoup de plaisir à réaliser cette interview. J'espère que vous en aurez tout autant à l'écouter.
Bonne écoute :)
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