Troisième et dernière fenêtre berruyère pour cette « Bande » délocalisée au festival du Printemps de Bourges 2017 avec Carlo De Sacco, du groupe Grèn Sémé, Jain, Fakear et Sônge et quelques autres amusements.
C’est un quintet qui fait du maloya évolutif, et qui vient de recevoir le Prix Charles Cros. Ces 5 musiciens chantent la révolte de patriarches qui luttent contre l’agriculture industrielle et la monoculture de la canne à sucre à La Réunion. Le théoricien de la sématique Alfred Korzybski résumait sa complexe pensée à un adage simplissime : « la carte n’est pas le territoir ». Ils pourraient ajouter que la musique non plus n’est pas le territoire. Carlo De Sacco, chanteur, auteur et compositeur du groupe Grèn Sémé est l’invité de cette première partie.
Depuis qu’elle est apparue avec ses mélanges musicaux qui donnent de l’espoir, nous appellent à la rejoindre à honorer la grande Miriam Makeba, Jain ne cesse de ravir de plus en plus du monde, c’est dans les coulisses du W, le chapiteau qui peut accueillir pas loin de 6 000 festivaliers, que nous l’avons rencontrée à peine débarquée des États-Unis.
À 25 ans, c’est un jeune producteur de musique électronique français, normand précisément, diplômé en musicologie, à la fois humain et animal, à la culture encyclopédique. Il a notamment travaillé avec la chanteuse MIA ou le groupe Deep Forest. Il aime, entre autres Bonobo, et n’hésite pas à se produire à 2 877 mètres d’altitude ! Théo le vigoureux dit Fakear est l’invité de notre seconde partie.
Bastien Brun nous fait un retour sur les Innouis du Printemps de Bourges. Il a notamment rencontré la jeune musicienne Sônge qui se produisait hier sur la scène du 22.