C’est une petite plante vivace, au port bas, avec des feuilles nettement en forme de cœur.Elle appartient à la famille des renonculacées (comme le bouton d’or), plantes qu’il faut éviter de consommer, du fait de leur toxicité. La ficaire est une exception car on peut en consommer les
jeunes feuilles.
Son nom français ficaire vient du nom latin de la figue « fica ».
La ficaire avec ses tapis de petites étoiles jaune d’or appartient à ce groupe des plantes
vernales qui fleurissent dès le début du printemps et signent symboliquement l’entrée dans la
nouvelle année de la nature. Elle a tissé avec les populations humaines des liens étroits qui
transparaissent notamment dans la multitude des surnoms qu’elle a reçu. Cette chronique se
propose donc de découvrir les secrets de cette jolie fleur du printemps.
Le Nom ficaire vient de la figue (fica en latin), car ses organes souterrains sont de nombreux petits
tubercules dont la forme évoque des petites figues,( je vous passe les petits noms vernaculaires un peu
grivois dont elle est parfois affublée ->analogie avec la forme en figue des testicules).
Ces petits bulbes jaunâtres ovoïdes rappelant les hémorroïdes, ils ont été utilisés en phytothérapie pour
les soigner ainsi que les verrues, en suivant la théorie des signatures. On en fabriquait autrefois une
pommade et la petite plante était appelée dans certaines régions herbe aux hémorroïdes.
Et quels sont ses autres surnoms, les noms « vernaculaires » ?
Parmi les noms médiévaux de la ficaire figure celui de esclaire ou éclaire mais complété par
l’adjectif petite car elle se définissait ainsi par rapport à une autre plante, la chélidoine ou herbe
aux verrues qui, elle, était la grande éclaire. La couleur jaune d’or des fleurs et la floraison
vernale (même si la chélidoine fleurit un peu plus tard en moyenne que la ficaire) unissent ces
deux plantes dans cette relation avec la lumière.(On pourrait penser que la ficaire n’accédait
qu’au rang de « petite » à cause de son port bas en tapis par rapport au port dressé et touffu de
la chélidoine. En fait, ce grade renvoie aux propriétés médicinales et fait allusion à la bien plus
grande « qualité » de la chélidoine pour ses vertus anti-ophtalmiques et pour soigner les
verrues).
La ficaire a donc hérité de ces surnoms avec petite éclaire, éclairette (notez toujours le
diminutif) ou dans un registre différent de miresoleil !
Dans certaines régions on l’appelait aussi « épinard de bucheron » car ses jeunes feuilles (avant
floraison ) ont été consommées. Plus tard les parties vertes se gorgent d’un alcaloïde vénéneux pour
l’homme. (toxicité des renonculacées).
Comme les feuilles sont très riches en vitamine C, les jeunes feuilles étaient utilisées pour soigner le
scorbut. Les marins au long cours en consommaient, séchées et émiettées dans du sel ou alors
conservées en saumure. Vous pouvez mélanger quelques feuilles à votre salade verte pour l’enrichir en
vitamine C. La cuissn des feuilles plus âgées détruit la toxine, les rendant cet « épinard de bucheron »
comestible
Jaune...
Plusieurs des surnoms de la ficaire renvoient à sa couleur jaune d’or brillante dont jauneau ou
pot au beurre. Ce dernier nom, outre l’allusion directe à la couleur jaune, rappelle une pratique
connue des enfants d’autrefois à la campagne (j’en fais partie !!) : on place une fleur de ficaire
(ou de renoncule : bouton d’or) sous le menton d’un(e) ami(e) et on lui demande « Aimes-tu le
beurre ? » et la réponse s’écrit immédiatement sur le menton sous la forme d’un halo jaune doré
projeté par la fleur magique !
C’est du à quoi,ce halo jaune ?
La fleur a la capacité de réfléchir un faisceau de lumière jaune, ce qui intrigue depuis longtemps
les biologistes et le mécanisme physique commence seulement à être pleinement compris : il
implique la structure cellulaire de l’épiderme des pétales. La lumière traverse la couche
superficielle épidermique transparente chargée de pi
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