: Mais qu’est-ce qu’il a fait beau et chaud cette semaine ! Ça commence à sentir les vacances, non ? Alors, c’est la guerre un peu partout, les escales vont être compliquées, mais malgré ça, on ne peut pas s’empêcher de rêver de plages de sable fin, de soleil, d’apéros au bord de l’eau et de délicieuses préparations culinaires exotiques… C’est un peu du luxe et prendre l’avion, c’est pas bien. Mais quoi, on l’a bien mérité, non ? Pourtant, il y a un hic, un souci que nous avons négligé...
Bernard Duterme est chargé d’études au Cetri, le centre tricontinental établi à Louvain-la-neuve qui étudie les rapports nord-sud (www.cetri.be). Il a sorti il y a quelques jours aux éditions « Coup pour coup » un ouvrage, court d’une petite centaine de pages mais édifiant et intitulé « la touristification du monde ». Bernard Duterme nous rappelle que dans nos contrées, chaque individu a droit à la libre circulation, dans et hors les frontières, ainsi qu'au repos et aux loisirs.
C'est un droit garanti par la déclaration universelle des droits humains. Et toujours chez nous, un peu plus de la moitié de la population peut profiter de ce droit, enfin, de ce qui s'avère être, en réalité, un solide privilège. Car si on regarde la situation de la population du monde entier, il n'y a plus qu’une personne sur quinze à en bénéficier. Et le coût social, fiscal et environnemental de ce privilège est exhorbitant...