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Or


"Notre logique est toujours liée au calcul. Mais on ne peut pas calculer la vie. Plus je partage de temps avec les autres, plus de temps je sens pour moi. C'est quelque chose qui est très spirituel : plus je donne, plus je reçois. Ça n'est pas logique. Mais c'est une logique de vie."
Marquée par son appartenance à l'église luthérienne, Barbara Robra étudie d'abord la théologie féministe et les arts visuels avant de se tourner vers le mouvement œcuménique puis de s'engager de manière indépendante dans la lutte contre différentes formes de violence, celles faites aux femmes, aux enfants ou à notre terre.
Installée dans le Jura Suisse, à deux pas de la frontière française, elle travaille aujourd'hui avec des ânes et des chevaux pour rendre à certaines personnes, notamment des enfants en situation de handicap, le respect d'elles-mêmes, guérir des blessures et œuvrer toujours davantage pour un monde plus paisible. Le lieu magique qu'elle a créé dans la Vallée de Joux invite à savourer simplement le fait d'être là, en harmonie avec les beautés environnantes. Y goûter nous rappelle que la non-violence ne consiste pas qu'en des savoir-faire mais aussi et peut-être avant tout en des savoir-être.
Crédits :
Montage et mixage par Nikita Gouzovsky - du groupe Zero Oxygen
"Pour moi, la seule chose qu'on puisse faire dans les moments de conflits où on n'est plus capable de s'exprimer de manière non-violente, où on n'est plus capable d'écouter l'autre de manière non-violente, c'est de se taire et de faire le point à l'intérieur de soi."
Engagé dès sa jeunesse dans la lutte pour obtenir le statut d'objecteur de conscience en Suisse, Philippe Beck a développé une vision et pratique complète de la non-violence, ou bienveillance - terme qu'il préfère -, que ce soit dans l'action politique, dans la communication personnelle et interpersonnelle ou dans l'éducation.
Formé auprès de Marshall Rosenberg, il se consacre à son métier de médiateur et à transmettre les outils et surtout l'esprit de la Communication Non-violente pour la résolution des conflits. Tout autant impliqué dans des actions d'envergure internationale comme la lutte contre les OGM ou les Brigades de la Paix ("Peace Brigades International") que dans la médiation de voisinage et le développement de la non-violence au niveau local, Philippe Beck est l'auteur de deux ouvrages : "L'auto-empathie ou l'art de se connecter à soi-même" et "Ni punir ni laisser faire".
Crédits
Musique originale et mixage : Nikita Gouzovsky - du groupe Zero Oxygen
Extrait de la chanson : "Flowering" d'Alva Lün
"Quand on veut pratiquer la non-violence, on doit poser ses limites à chaque seconde"
Isabelle alexandrine Bourgeois a longtemps été journaliste en mission pour la Croix-Rouge internationale. Elle a d'ailleurs été la rédactrice en cheffe du magazine du CICR Avenue de la Paix pendant quatre ans. Alors qu'elle est confrontée aux horreurs de la guerre dans les pays où elle se rend, elle découvre en même temps une solidarité et des gestes d'amour jamais relayés par les médias. Cela change son regard sur son métier... En 2009, elle décide de participer à la 1ère marche mondiale pour la paix et la non-violence. Elle se consacre ensuite à développer des projets de tourisme solidaire et écologique tout en continuant ses activités journalistiques. En 2018, décidée à faire entendre un autre son de cloche que celui de la morosité ou du catastrophisme habituels, elle part sur les routes de l'Europe à la rencontre de "gens ordinaires extraordinaires". S'en suivra un livre intitulé "La Route de la Joie" ainsi qu'un film du même nom visible sur la chaîne qu'elle a créé : joy for the Planet. Elle poursuit ce chemin en développant "Planet Positive" qui accueille des conférences, des cercles de joie et des rencontres autour des thèmes de la souveraineté, l'autonomie et l'entraide.
Crédits :
Musique originale et mixage : Nikita Gouzovsky - du groupe Zero Oxygen
Extrait de la chanson de Célina Ramsauer : "Joie"
"L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art" Robert Filliou
Je vous propose aujourd'hui une réflexion sur l'art et la non-violence, un article que j'ai longuement mûri car j'y aborde deux thèmes qui me tiennent profondément à cœur, les deux passions de ma vie ! :)
J'espère apporter quelques éclairages et de la matière à penser, et pourquoi pas rallumer quelques flammes d'un engagement dont on ne reconnaît plus le sens parfois...
Rien ne me ferait plus plaisir que lire les réactions de mes ami.es artistes autant que militant.es et aspirant.es non-violentes!
Belle lecture et/ou belle écoute!
Crédits :
Musique originale et mixage : Nikita Gouzovsky (du groupe Zero Oxygen)
Extraits de :
*"el pueblo unido jamas sera vencido" Inti-Illimani
"Le bruit des bottes, je connais... Par contre, le silence des pantoufles, c'est plus compliqué à gérer! parce que ça ne dit pas son nom, que ça peut se faufiler partout et que personne n'est coupable. C'est le crime parfait!"
Thierry Pardo est père de deux enfants, professeur d'aïkido, conférencier et chercheur indépendant associé au centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté de l’Université du Québec à Montréal.
Il est l'auteur de plusieurs essais comme dernièrement "Seul pour apprendre" aux éditions Le Hêtre-Myriadis ou en 2014, "Une éducation sans école", un ouvrage de synthèse sur les pistes à explorer pour ceux qui désirent pratiquer l'instruction en famille, ou "l'éducation pirate" comme il dit. Thierry Pardo s'inscrit dans une pensée libertaire pour sortir des sentiers battus de l'éducation traditionnelle et d'une démarche scolaire classique.
Crédits
Mixage et musique originale : Nikita Gouzovsky (groupe Zero Oxygen)
"Qui a tué Davy Moore?" (Bob Dylan) Adaptation : Graeme Allwright
interprétation : Bernard Lavilliers, Gaëtan Roussel, Izïa, Eric Cantona, Hervé
Diffusion sur Art District Radio un mardi et jeudi sur deux à 11h.
A écouter également sur la chaîne Youtube "La Force de la Non-Violence".
"Il y a une intimidation qui est faite par le dominant sur le dominé : on va lui dire que tout ce qu'il est, tout ce qu'il possède n'a pas une valeur universelle, que ce n'est pas valable pour tout le monde".
"Être fier de son héritage", c'est une quête commune à beaucoup d'être humains et peu peuvent se targuer d'y parvenir... Or Samuel Légitimus l'est doublement. Fier de sa famille d'abord qui s'est illustrée depuis plus d'un siècle dans la lutte pour la reconnaissance des droits des minorités en France. Fier de sa culture noire ensuite dont il a fait un combat artistique : redécouvrant les grands auteurs noirs depuis plus de 20 ans, il a fondé le Collectif James Baldwin https://www.collectifbaldwin.fr/, du nom du célèbre écrivain américain qui a inspiré le documentaire multiprimé "I am not your negro". A force de passion et de persévérance, Samuel Légitimus réussit à faire revivre des grands noms noirs souvent oubliés ou dénigrés. Grâce à lui, nous pouvons lire aujourd'hui le chef d’œuvre théâtral de Lorraine Hansberry, "Un raisin au Soleil", qui vient enfin d'être édité en France et dont il signe la traduction. Grâce à lui et d'autres, nous aurons peut-être un jour un théâtre dédié aux cultures noires dans notre pays. Grâce à lui et d'autres, des milliers de jeunes noirs peuvent saisir l'occasion de devenir fiers de leur héritage...
CRÉDITS
Musique originale et mixage : Nikita Gouzovsky (du groupe Zero Oxygen)
Extrait de :
"To be young, gifted ans black" de Nina Simone
"La violence est facile à utiliser mais détruit tout très rapidement. Est-ce qu'on a conscience du temps qu'il faut pour reconstruire?"
Après une enfance bercée par le militantisme, Rachel Lamy est devenue éducatrice spécialisée avant de s'intéresser plus précisément à la non-violence. Aujourd'hui rédactrice en cheffe de la revue trimestrielle Alternatives Non-Violentes - https://www.alternatives-non-violentes.org - , formatrice pour les Brigades Internationales de la Paix (PBI) - https://pbi-france.org/ -, elle vient de publier aux éditions Salvator "Addicte à l'espoir - mon tour du monde de la non-violence". Elle y relate son voyage de plus d'une année dans les régions les plus sinistrées de la planète à la rencontre de celles et ceux qui cherchent ou aident à se reconstruire après le chaos, en quête d'amour, de joie et de réconciliation...
Comment peut-on retrouver le goût de vivre après des guerres, après des génocides, et en quoi la non-violence constitue-t-elle un processus régénérateur d'humanité?
Crédits
Musique originale et mixage : Nikita Gouzovsky (du groupe Zero Oxygen : https://www.youtube.com/channel/UC-2NXAt4esIwNsyUtxvksDg)
Extraits de :
La Quête - Jacques Brel
Samba da Utopia - Jonathan Silva
"Même l'amour peut être mis dans une position d'absolu. Au nom de l'amour, l'église a fait des horreurs, des parents peuvent faire des horreurs sur leurs enfants. (...) C'est le vivant qui doit être mis au centre." Ariane Thiran-Guibert
"Il y a deux pieds dans la non-violence : le pied du respect du cadre et le pied du respect des personnes. Respect des personnes : l'autre a le droit d'exister, qui qu'il soit, quoi qu'il fasse. Respect du cadre : Il y a un certain nombre de choses qui empêchent de vivre ensemble, qui sont violentes pour nous, pour notre planète, pour d'autres. Et ça, on n'a pas à le laisser faire." Benoît Thiran
Ariane et Benoît Thiran-Guibert sont à nouveau mes invités pour ce 21ème épisode du podcast. Je vous recommande bien sûr d'écouter le numéro précédent afin de découvrir la 1ère partie de l'interview de ce couple, co-fondateur de l'association belge "Sortir de la violence", qui nous offre des outils puissants pour repérer où commence la violence, la nôtre et celle des autres, et transformer celle-ci. Dans cette suite, nous allons davantage nous pencher sur la dimension spirituelle de leur vocation pour la non-violence, notamment leur relecture de la parole de Jésus dans leur ouvrage "Entrer dans l'évangile pour sortir de la violence" et l'inspiration qu'a été pour eux Jean Goss. Ce dernier, avec sa femme Hildegard Mayr, fut l'un des acteurs majeurs de la non-violence active dans le monde et membre actif du MIR - Mouvement International de la Réconciliation. Dans leur sillage et après un travail assidu de 3 années sur les évangiles, Ariane et Benoît Thiran ont trouvé leur mission de vie : faire connaître la non-violence de Jésus.
Crédits
Mixage et musique originale : Nikita Gouzovsky
Extrait de "Changeons de regard" - paroles Jacques Salomé / Interprète : Morice Benin
"La violence commence chaque fois que j'estime que j'ai raison, que ce que je pense est juste et que l'autre a tord, n'a pas compris, ne veut pas le reconnaître, se trompe. Et chaque fois que j'ai un regard comme ça, il y a comme un mur qui tombe entre moi et l'autre : je suis dans l'incapacité d'entrer en relation avec l'autre. " Ariane Guibert
"Il y a deux niveaux différents : la personne et les actes. La violence, c'est aussi chaque fois qu'on mélange les deux, qu'on attaque la personne alors que c'est les actes qu'on devrait combattre." Benoît Thiran
Ariane Guibert et Benoît Thiran cheminent ensemble depuis plus de 30 ans. Ils découvrent l'approche non-violente au cours d'une expérience de vie fondatrice pour eux en Equateur, où ils travaillaient dans le développement humanitaire. Impressionnés par l'organisation des Indiens pour défendre leur terre, par l'amour qu'ils reçoivent et voient se manifester dans un peuple pourtant touché par une extrême pauvreté et beaucoup de violence, ils cherchent comment lutter contre les injustices qu'ils observent tout en restant fidèles à leurs valeurs. Un rassemblement du MIR - Mouvement International de la Réconciliation http://mirfrance.org/MIR/- va les mettre sur la voie de la non-violence. Revenus en Belgique, ils fondent l'association "Sortir de la Violence"( http://sortirdelaviolence.org/) et œuvrent inlassablement à faire connaître la non-violence et à former des groupes et des personnes. Ariane se tourne plutôt vers le domaine non-marchand et Benoît plutôt vers celui de l'entreprise (https://www.m-h-d.be/).
Cette première partie d'interview met l'accent sur leur parcours et les outils éclairants qu'ils ont mis en place pour reconnaître où commence la violence et comment faire tomber les murs : en soi, dans la relation et dans la société.
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Mixage et musique originale : Nikita Gouzovsky
Extrait de "Changeons de regard", musique de Morice Benin
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Suite à vos réactions très positives au1er atelier pratique de non-violence, je poursuis avec cette seconde capsule, toujours pour mieux dire non à la violence, la sienne et celles des autres mais aussi et surtout pour mieux dire oui à soi, à l'autre et au respect de tout ce qui vit. Car, rappelons-le, le non de la non-violence est un non créateur, un non qui ouvre une autre voie.
Pour ces fêtes de fin d'année et ce passage en 2022, j'ai pensé justement à un exercice spécifique pour dire non à ce que nous ne voulons plus, et ouvrir une brèche vers ce que nous voulons. Comme l'explique bien Jon Palais dans l'épisode 3 du podcast, la non-violence a besoin de deux jambes pour marcher : l'action de refuser la violence qui peut se traduire par la désobéissance civile ET la proposition d'alternatives à cette violence.
Cet exercice s'appelle : Redessiner notre monde.
Musique et mixage : Nikita Gouzovsky
Site du Podcast : https://force-nonviolence.fr/
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