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PrĂšs dâun Français sur deux utilise dĂ©sormais lâintelligence artificielle, selon le dernier baromĂštre des usages numĂ©riques du gouvernement. Un engouement spectaculaire qui sâaccompagne pourtant dâune mĂ©fiance persistante et dâun Ă©trange paradoxe social.
Une adoption plus rapide quâInternetLâintelligence artificielle sâinstalle rapidement dans le quotidien des Français. DâaprĂšs le baromĂštre annuel des usages numĂ©riques prĂ©sentĂ© par le gouvernement, 48 % des Français ont utilisĂ© un outil dâIA en 2025, contre Ă peine 20 % en 2023. Une progression fulgurante, plus rapide que celle dâInternet ou du smartphone Ă leurs dĂ©buts, comme lâa soulignĂ© la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e Ă lâIA et au numĂ©rique.
Une gĂ©nĂ©ration dĂ©jĂ convertieLâusage de lâIA varie fortement selon les gĂ©nĂ©rations. Les 18-24 ans affichent des taux dâutilisation compris entre 60 % et 77 %, tandis que les seniors restent Ă la traĂźne, avec seulement 15 % dâutilisateurs. Les cadres et professions intellectuelles supĂ©rieures figurent parmi les plus gros utilisateurs.
CĂŽtĂ© usages, lâIA gĂ©nĂ©rative sert avant tout Ă produire ou amĂ©liorer du contenu : rĂ©daction et traduction de textes, recherche dâidĂ©es, gĂ©nĂ©ration de code. Pour la recherche dâinformations, les moteurs traditionnels restent dominants (59 % des usages), loin devant les outils dâIA (28 %), dont la fiabilitĂ© demeure sujette Ă caution en raison des risques dâerreurs ou dâ« hallucinations ».
Parmi les plateformes les plus utilisées, ChatGPT écrase la concurrence avec huit utilisateurs sur dix. DerriÚre lui, Gemini de Google et Le Chat de Mistral complÚtent le podium.
La France dans le top 5 mondialĂ lâĂ©chelle internationale, la France se positionne dans le top 5 mondial pour lâadoption grand public de lâIA gĂ©nĂ©rative, derriĂšre les Ămirats arabes unis, Singapour, la NorvĂšge et lâIrlande, selon un classement Ă©tabli par Microsoft. Surprise : les Ătats-Unis nâarrivent quâen 24e position.
Malgré cet enthousiasme, plus de la moitié des utilisateurs restent méfiants. Les inquiétudes portent sur la protection des données personnelles, la fiabilité des réponses, mais aussi sur les impacts sociétaux : emploi, déshumanisation, empreinte environnementale.
Le paradoxe de âlâIA honteuseâSi lâIA sĂ©duit, son usage nâest pas toujours assumĂ©. Selon une analyse relayĂ©e par la journaliste Emily Turrettini, utiliser lâIA pour rĂ©diger des contenus peut nuire Ă la crĂ©dibilitĂ© perçue. Les auteurs seraient jugĂ©s moins intelligents, moins originaux, voire moins dignes dâintĂ©rĂȘt.
Dans les mĂ©dias, la transparence sur lâusage de lâIA devient une exigence. Mais cette transparence alimente parfois la dĂ©fiance des lecteurs, qui traquent les indices stylistiques associĂ©s aux chatbots : formules stĂ©rĂ©otypĂ©es, plans en trois parties, conclusions trĂšs structurĂ©es, ou encore usage abondant du tiret long, devenu symbole de âlâĂ©criture IAâ. Ironie de lâhistoire : les imperfections humaines, fautes comprises, seraient dĂ©sormais perçues comme un gage dâauthenticitĂ©. RĂ©sultat, beaucoup pratiquent le âshadow AIâ, utilisant ces outils au travail sans le dire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Jerome Colombain5
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PrĂšs dâun Français sur deux utilise dĂ©sormais lâintelligence artificielle, selon le dernier baromĂštre des usages numĂ©riques du gouvernement. Un engouement spectaculaire qui sâaccompagne pourtant dâune mĂ©fiance persistante et dâun Ă©trange paradoxe social.
Une adoption plus rapide quâInternetLâintelligence artificielle sâinstalle rapidement dans le quotidien des Français. DâaprĂšs le baromĂštre annuel des usages numĂ©riques prĂ©sentĂ© par le gouvernement, 48 % des Français ont utilisĂ© un outil dâIA en 2025, contre Ă peine 20 % en 2023. Une progression fulgurante, plus rapide que celle dâInternet ou du smartphone Ă leurs dĂ©buts, comme lâa soulignĂ© la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e Ă lâIA et au numĂ©rique.
Une gĂ©nĂ©ration dĂ©jĂ convertieLâusage de lâIA varie fortement selon les gĂ©nĂ©rations. Les 18-24 ans affichent des taux dâutilisation compris entre 60 % et 77 %, tandis que les seniors restent Ă la traĂźne, avec seulement 15 % dâutilisateurs. Les cadres et professions intellectuelles supĂ©rieures figurent parmi les plus gros utilisateurs.
CĂŽtĂ© usages, lâIA gĂ©nĂ©rative sert avant tout Ă produire ou amĂ©liorer du contenu : rĂ©daction et traduction de textes, recherche dâidĂ©es, gĂ©nĂ©ration de code. Pour la recherche dâinformations, les moteurs traditionnels restent dominants (59 % des usages), loin devant les outils dâIA (28 %), dont la fiabilitĂ© demeure sujette Ă caution en raison des risques dâerreurs ou dâ« hallucinations ».
Parmi les plateformes les plus utilisées, ChatGPT écrase la concurrence avec huit utilisateurs sur dix. DerriÚre lui, Gemini de Google et Le Chat de Mistral complÚtent le podium.
La France dans le top 5 mondialĂ lâĂ©chelle internationale, la France se positionne dans le top 5 mondial pour lâadoption grand public de lâIA gĂ©nĂ©rative, derriĂšre les Ămirats arabes unis, Singapour, la NorvĂšge et lâIrlande, selon un classement Ă©tabli par Microsoft. Surprise : les Ătats-Unis nâarrivent quâen 24e position.
Malgré cet enthousiasme, plus de la moitié des utilisateurs restent méfiants. Les inquiétudes portent sur la protection des données personnelles, la fiabilité des réponses, mais aussi sur les impacts sociétaux : emploi, déshumanisation, empreinte environnementale.
Le paradoxe de âlâIA honteuseâSi lâIA sĂ©duit, son usage nâest pas toujours assumĂ©. Selon une analyse relayĂ©e par la journaliste Emily Turrettini, utiliser lâIA pour rĂ©diger des contenus peut nuire Ă la crĂ©dibilitĂ© perçue. Les auteurs seraient jugĂ©s moins intelligents, moins originaux, voire moins dignes dâintĂ©rĂȘt.
Dans les mĂ©dias, la transparence sur lâusage de lâIA devient une exigence. Mais cette transparence alimente parfois la dĂ©fiance des lecteurs, qui traquent les indices stylistiques associĂ©s aux chatbots : formules stĂ©rĂ©otypĂ©es, plans en trois parties, conclusions trĂšs structurĂ©es, ou encore usage abondant du tiret long, devenu symbole de âlâĂ©criture IAâ. Ironie de lâhistoire : les imperfections humaines, fautes comprises, seraient dĂ©sormais perçues comme un gage dâauthenticitĂ©. RĂ©sultat, beaucoup pratiquent le âshadow AIâ, utilisant ces outils au travail sans le dire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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