
Sign up to save your podcasts
Or


Dans ce premier épisode, nous lirons ensemble les pages 107 à 117 : il s'agit d'une forme d'introduction au cours de laquelle on découvre la thèse principale de La Boétie, à savoir le caractère naturel de la liberté et le rapport de force entre le grand nombre et un tyran...
La Gazette littéraire achève ses mémoires d’une mauvaise lectrice. De cette difficulté, j’en ai fait un atout et si je devais être fière de quelque chose dans ma vie, c’est certainement de continuer à tirer du fruit de cette expérience malheureuse devenue une chance.
Je crée la Gazette littéraire en 2009 qui correspond à ce que j’ai envie de faire profondément. De manière inattendue, ce journal en ligne va croître d’abord avec mes sacro-saints classiques présentés au travers de thématiques contemporaines (famille, argent, île, etc.). Or, une lecture en entraînant une autre, je grimpe les siècles et me mets à lire sérieusement cette fois mes contemporains. Je vise, non les excellents lecteurs, mais ceux qui ont besoin d’un marchepied ou d’une boussole pour lire. Je m’intéresse avec le temps aux lycéens et me voilà partie à passer avec eux le bac chaque année. Je me sens utile au point de m’intéresser aux élèves de prépas scientifiques avec leur épreuve redoutable de français-philosophie. Je fais des podcasts, puis des eBooks.
J’épouse un homme et sa bibliothèque pour le meilleur : je mesure tout ce qui nous sépare puisqu’il a une avance sur moi qui, loin de me renvoyer au fond du puits, exerce pour la première fois de ma vie ma curiosité avec une facilité insigne. Je n’ai qu’à puiser dans sa bibliothèque qui deviendra la nôtre puisque nous allons développer ensemble une obsession livresque devenue une histoire au long cours.
Qu’est-ce que lire ?
Lire, c’est se confronter directement à ce qui est écrit, que cela nous plaise ou non, que cela soit facile ou non.
Lire consiste à tirer l’écheveau du livre pour en saisir la substantifique moelle.
Lire permet de ne plus paraître, de gagner en profondeur, d’être plus humain.
Pour cela, il nous suffit de nous laisser pétrir par nos lectures avec ou sans crayon, c’est comme vous voulez.
Il en faut peu pour faire aimer la lecture et j’en suis le témoin. Je le dois à deux émotions contraires au lycée, la première, la peur suscitée par mon professeur, la seconde, une attention imméritée.
Une émotion suffit pour ouvrir les portes de la lecture. Et c’est souvent cette absence qui prive de littérature bon nombre de lecteurs.
Cependant il n’y a pas d’abandon définitif…
La première stratégie nous parle d’une époque antédiluvienne où internet n’existe pas : les encyclopédies m'aident beaucoup à saisir le sens et la portée d'une œuvre.
La deuxième stratégie mise en place concerne l'image. Je m'aperçois qu'entre le livre et moi, il existe un médium très utile, le film ou le téléfilm. Je profite de la présente pour rendre un tribut à ce que l'image m'a offert : une compréhension du livre avant même de l'avoir ouvert. Ma lecture devenait donc plus facile, plus distrayante, revoyant dans le texte la scène que j'avais vue.
Me voici officiellement introduite dans la corporation des cancres : il dit non avec la tête, oui avec le cœur (Prévert) même si dans mon cas, je dis oui à tout ce que vous vouliez.
Vous me direz qu’un redoublement, ce n’est pas en soi la fin du monde, beaucoup ont connu cet échec à un moment dans leur scolarité. Certes, mais celui-ci a quelque chose de différent…
Les statistiques ne sont pas en ma faveur : à l’époque 100% des élèves ayant redoublé cette classe n’avaient pas le bac , la situation aujourd'hui n'est guère meilleure...
Découvrons cette mauvaise lectrice qui sommeille en moi, que l’on ne perçoit pas, car je la cache soigneusement.
J’entretiens un rapport problématique avec les livres. Ce n’est pas une formule de style ni une vaine posture. Je lis beaucoup, mais ce n’est pas tant la quantité puisque d’autres en font autant, que l’intensité et l’obsession qui posent un problème lorsqu’elles me poussent à fréquenter des lieux accueillant des livres et à lire toujours plus...
On aimerait bien goûter aux fruits de la lecture : on entend vanter partout ses bienfaits pour la santé mentale, pour nos facultés cognitives…
Mais comment faire ?
Et si vous suiviez l’itinéraire d’une "mauvaise lectrice" qui s’adresse à vous pour vous aider à reprendre goût aux livres.
From the publisher's feed