La Quille

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By Thomas LOUISSociety & Culture
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La Quille episodes

  • 83 - Tahar Ben Jelloun, peintre et écrivain : "Je ne connais pas l’ennui"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’écrivain et peintre Tahar Ben Jelloun, dont le dernier livre, "La couleur des mots", vient de paraître aux Éditions de l’Iconoclaste. On connaît Tahar ben Jelloun pour ses romans, "L'enfant de sable", "La Nuit sacrée" (prix Goncourt 1987), ou, plus récemment, "Le miel et l'amertume", mais Tahar ben Jelloun est également peintre depuis une bonne dizaine d’année maintenant. Et dans "La couleur des mots", qui porte décidément bien son nom, il nous plonge dans son atelier, de son enfance marocaine, jusqu’à ses habitudes de travail aujourd’hui. Alors avec Tahar Ben Jelloun, on a parlé de son arrivée à Paris, pas forcément prometteuse, de sa passion pour le bleu et les couleurs en général, ou encore son rapport au temps, qu’il utilise majoritairement pour créer. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Tahar ben Jelloun :
    - "Art Paris" au Grand Palais Éphémère (jusqu'au 10 avril), notamment la galerie de Patrice Trigano, qui expose deux toiles de Tahar ben Jelloun
    31 min
  • 82 - Adeline Fleury, écrivaine : "Mon écriture est très liée au corps"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’écrivaine Adeline Fleury, qui publie son nouveau roman aux Éditions Julliard, « Les Frénétiques ». Derrière ce titre évocateur, se cache l’histoire d’une femme — Ada — qui se rend sur l’île volcanique d’Ischia, près de Naples, avec son fils Nino. Très vite, Ada fait la rencontre d’Eva, une jeune femme rousse à la fois libre et insolente, dont elle ne parvient pas très bien à saisir les contours. Peu à peu, une passion quasi obsessionnelle va se créer chez Ada pour la jeune femme, plantée dans un décor où la chaleur et les menaces sont omniprésentes. Et avec Adeline Fleury, on a parlé ensemble de l’écriture du corps, qu’elle met en place dans son oeuvre, de la figure de Marguerite Duras, qu’elle a mise en exergue de son roman, ou encore du choix des titres lorsqu’elle se lance dans un manuscrit. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels d’Adeline Fleury :
    - Le roman « Poupée volée » d’Elena Ferrante,
    - Le court-métrage « Mémé » de Céline Bailbled,
    - La saison 2 de la série « En thérapie », désormais disponible sur Arte
    30 min
  • 81 - Pia Van Peteghem, céramiste :"La matière nous renvoie en permanence la façon dont on la traite"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on va parler un peu de savoir-faire, de technique, de formes, de couleurs, de ressentis, puisqu’on va parler avec la céramiste Pia Van Peteghem. Depuis 2015, Pia est installée dans son atelier du Kremlin-Bicêtre, non loin de Paris, et y déplie un univers entre maîtrise de la matière et créations sensorielles, où la terre est placée au centre de tout. Et si elle donne aussi des cours dans ce même atelier, c’est à mon micro qu’elle a accepté d’en dire plus sur cette pratique, afin de transmettre en douceur les valeurs de son métier. Alors avec Pia Van Peteghem, on a parlé de cette matière si particulière qu’est la terre, des qualités que le métier de céramiste implique, ou encore de l’envie de transmettre qu’elle a eu progressivement. Bonne écoute !
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    Le coup de coeur culturel de Pia Van Peteghem :
    - Le travail de Prune Nourry, et notamment son film, « Serendipity »
    35 min
  • 80 - Louis-Julien Petit, cinéaste : "Dans la comédie sociale, on n'a plus rien, on a tout à gagner"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois le réalisateur et scénariste Louis-Julien Petit, dont le nouveau film, « La Brigade », sort en salles le 23 mars, avec notamment Audrey Lamy, François Cluzet, Chantal Neuwirth, Fatoumata Kaba, ou encore Yannick Kalombo. « La Brigade » est l’histoire de Cathy Marie, une cuisinière un peu frustrée, qui se rêve cheffe et qui claque la porte de son ancien travail. Au fil des événements, elle se retrouve au poste de cantinière dans un foyer d’insertion jeunes migrants. Et si elle ne semble pas se plaire dans ce nouveau poste un peu contraint, elle va pourtant se révéler et révéler le groupe de jeunes avec elle, en cuisine. Entre transmission et collectif, « La Brigade » est une comédie sociale dont le thème de l'intégration des mineurs étrangers non accompagnés est incarné de la plus belle des manières. Et avec Louis-Julien Petit, on a parlé de celle qui a inspiré ce film, de la transmission, l’un des thèmes principaux de « La Brigade » à travers la cuisine, de la notion de collectif comme vecteur de comédie, ou encore du Festival du Film de Demain, dont il est en partie à l’origine, et dont la première édition se tiendra en juin à Vierzon. Bonne écoute !
    Les coups de coeur culturels de Louis-Julien Petit :
    - "Anéantir" de Michel Houellebecq (Flammarion)
    - Le documentaire « Les Cuisiniers de Treignac » de Sophie Bensadoun
    25 min
  • 79 - Line Papin, écrivaine : "Après avoir avorté, j’ai cherché à comprendre ce qui m’arrivait"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’écrivaine Line Papin, qui vient de publier son cinquième livre, "Une vie possible", aux Éditions Stock. Ce livre pourrait être rapproché de l’autofiction, puisqu’à travers sa narratrice, Line Papin nous raconte la première interruption de grossesse qu’elle a subie de façon involontaire en 2020, mais aussi celle qu’elle a choisie de mettre en place, une année après la première. Pour accompagner ces récits, elle convoque des figures du féminisme comme Simone de Beauvoir ou encore Gisèle Halimi, et dépose une réflexion sur le corps féminin, sur le silence qui entoure la maternité, ou encore sur ce que cette idée fait reposer sur un couple. Et avec Line Papin, on a parlé de ce que ces expériences ont forgé dans son identité, de la parole médicale, omniprésente dès le départ, ou encore de la manière dont elle appréhende l’écriture d’un livre, entre la lecture et les prises de note. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Line Papin :
    - L’écrivain hongrois Imre Kertész
    - La série « Philosophie du bébé » de l’émission « Les Chemins de la philosophie » (France Culture) disponible en podcast
    - Le film « L'Evénement » d'Audrey Diwan
    - Le retour au cinéma du "Parrain" de Francis Ford Coppola
    31 min
  • 78 - David Foenkinos, romancier : "Les écrivains qui m’influencent ne sont pas forcément visibles"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. On se retrouve en 2022 — j’en profite d’ailleurs pour vous souhaiter une très bonne année — avec un écrivain que vous connaissez probablement, puisqu’il en est à son 19ème livre, après "La délicatesse", "Charlotte", "Le mystère Henry Pick" ou encore récemment "La famille Martin". Vous l’aurez évidemment compris, en cette rentrée littéraire de janvier, c’est avec David Foenkinos que j’ai discuté, à l’occasion de la parution de "Numéro Deux" aux Éditions Gallimard, son dernier roman, dont l’idée de départ ferait pâlir de jalousie tout raconteur d’histoire qui se respecte. Imaginez, nous sommes en 1999, et sur un coup de hasard, vous passez le casting pour figurer dans le premier film de "Harry Potter", adapté de la saga de J.K. Rowling. Imaginez, le rôle pour lequel vous êtes pressenti n’est autre que celui du personnage principal, Harry Potter. Imaginez, il ne reste plus que vous ; vous, et Daniel Radcliffe, que l’on connaît aujourd’hui pour avoir incarné le visage du sorcier. Imaginez, vous n’obtenez pas le rôle, et vous passez votre vie à voir ce qu’elle aurait pu être suite au succès de la saga. Eh bien David Foenkinos s’est bel et bien imaginé tout ça, et nous livre dans "Numéro deux" une réflexion à la fois subtile et teintée de fiction de ce qu’aurait pu être la vie de ce jeune homme, grâce au personnage de Martin Hill. Alors avec David Foenkinos, on a parlé de ce sentiment d’avoir échoué, fondateur de la trame de cette histoire, de la genèse de ce roman, où la réalité et la fiction se sont vite mélangés, ou encore de la manière dont il envisage l’écriture, de l’idée de départ jusqu’à la façon qu’il a de les écrire. Bonne écoute !
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    Le coup de cœur culturel de David Foenkinos :
    - Licorice Pizza, de Paul Thomas Anderson
    23 min
  • 77 - Agnès Binsztok, libraire : "La malvoyance fait partie de ces handicaps souvent invisibles"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Depuis la création de ce podcast, j’ai déjà eu l’occasion d’interviewer des libraires : Marie-Rose Guarniéri de la libraire des Abbesses, ou encore Thibault Willems, de la librairie Le Pied à Terre (toutes deux à Paris). Mais aujourd’hui, c’est une libraire un peu moins traditionnelle que j’ai rencontré, puisque Agnès Binsztok est la directrice éditoriale de la librairie des Grands Caractères à Paris, à deux pas du Panthéon. Comme son nom l’indique, cette librairie est la première librairie de France à être exclusivement dédiée aux livres en grands caractères. Il faut dire qu’au-delà des personnes malvoyantes, ce moyen d’approcher la lecture concerne plus de personnes qu’on aurait pu le penser. Et si Agnès Binsztok est également éditrice aux Éditions Voir de près et À vue d’oeil (qui ont été le tremplin pour ouvrir cette librairie), j’ai eu envie de discuter de cette démarche avec elle. Alors avec Agnès Binsztok, on a parlé des différents publics auxquels peuvent se destiner les livres en grands caractères, des critères concrets qui caractérisent ces livres — de la police en passant par l’espacement des caractères — ou encore de l’ouverture d’une librairie, qui n’est visiblement pas de tout repos. Bonne écoute !
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    Le coup de coeur culturel d’Agnès Binsztok :
    - Manuel de survie à l'usage des jeunes filles, de Mick Kitson (éditions Métailié)
    24 min
  • 76 - Jean-Michel Ribes, metteur en scène : "Un bon public ne veut pas dire un public qui aime tout"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, c’est avec l’auteur, le metteur en scène, le cinéaste, et le directeur de théâtre Jean-Michel Ribes que j’ai discuté, à l’occasion de sa nouvelle adaptation des célèbres « Brèves de comptoir » de Jean-Marie Gourio sur la scène du théâtre de l’Atelier, à Paris, assisté d’Olivier Brillet. Cette pièce, qui partira en tournée par la suite, réunit sur les planches Philippe Duquesne, Nanou Garcia, Gilles Gaston-Dreyfus, Philippe Magnan, Marie-Christine Orry et Philippe Vieux. Tous les six incarnent ces perles indémodables et drolatiques recueilles dans les bistrots par Jean-Marie Gourio depuis plus de trente ans. Avec pour sous-titre, « Tournée générale », ces nouvelles brèves de comptoir prennent une autre perspective aujourd’hui, notamment grâce à la mise en scène de mon invité. Alors Jean-Michel Ribes, on a parlé de ce que peut représenter ce langage de bistrot dans la société, de la place capitale du rire dans son travail, ou encore de ce qu’il recherche — en tant que directeur du théâtre du Rond-Point également — dans les auteurs et les autrices qu’il met en lumière. Bonne écoute ! 
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    Le coup de coeur culturel de Jean-Michel Ribes :
    - Le spectacle "Liebestod – El Olor a sangre no se me quita de los ojos, Juan Belmonte" de Angélica Liddell
    21 min
  • 75 - Yannick Haenel, écrivain : "Je n'ai pas cherché à être puissant par l’écriture"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Je suis très content de vous retrouver après ces quelques d’absence ! L’été est passé, et je n’avais tout simplement pas trop la tête à organiser des entretiens. Mais ça est, nous voici déjà en novembre, et cette semaine, on reprend en beauté, puisque je reçois Yannick Haenel. Yannick Haenel est écrivain, il a notamment publié "Les Renards pâles" en 2013, "Tiens ferme ta couronne", prix Médicis 2017, ou encore "La Solitude Caravage" en 2019. Et aujourd'hui, il nous revient avec "Notre Solitude", publié aux Éditions les Échappés. Dans ce livre, Yannick Haenel revient sur une expérience à la fois intime et douloureuse qu’il a vécu en 2020, puisqu’au moment du procès des attentats de janvier 2015, il a été chroniqueur pour Charlie Hebdo. Chaque jours, pendant plus de deux mois, il s’est rendu au procès, et a écrit tout ce qu’il voyait, tout ce qu’il entendait, tout ce qu’il ressentait, des moments les plus lumineux aux ténèbres les plus instables. Une expérience qu’il qualifie lui-même d’expérience « collective qui n’est pas résolvable, qui n’a pas de problème ni de solution », qu’il nous raconte dans "Notre solitude". Entre l’épuisement physique, la volonté de ne pas trahir les paroles des autres, les images qui restent en mémoire, ou encore son amitié avec les membres du journal, Yannick Haenel nous plonge dans toutes les réflexions qui se sont imposées à lui, qui ne tiendraient évidemment pas dans cette mini introduction, mais que nous avons essayé de balayer au cours de cette entretien. Et avec Yannick Haenel, on a parlé de son rapport à Charlie Hebdo avant qu’il y entre comme chroniqueur, de ce qui se joue dans un procès, au-delà de ce que l’on pense maîtriser, ou encore de ses habitudes d’écriture, entre les cafés, les verres de vin blanc, et la solitude. Bonne écoute !
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    Le coup de coeur culturel de Yannick Haenel :
    - "Une sorcellerie", Valentin Retz (Gallimard)
    32 min
  • Mon premier roman, "Les Chiens de faïence", est disponible ! (Autopromo)
    Aujourd'hui est une journée assez spéciale, qui méritait bien une petite autopromo (ou non). Car oui, mon premier roman, "Les Chiens de faïence" (publié aux Éditions de la Martinière) est désormais disponible partout ; je vous en dis plus dans cet épisode !
    Et voici en premier lieu, le résumé "officiel", avec, apposée sur le bandeau, une citation en forme de parrainage du Prix Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois (ce qui me paraît encore un peu fou à dire/écrire quelque part) :
    " Chez les Dugast, mourir en famille est un vrai sport d'équipe. " Jean-Paul Dubois
    Au sein de la famille Dugast, la vie est régie par les habitudes et... les suicides. Depuis plusieurs années les Dugast se donnent la mort les uns après les autres. Coïncidence ? Peu probable. Tradition farfelue ? Peut-être. Art de mourir ? Certainement.
    Il y a d'abord le grand-père retrouvé pendu dans la grange, puis la grand-mère qui a foncé dans un arbre en voiture, et ainsi de suite. Tous passent à l'acte, du plus vieux au plus jeune, avec en bout de file : Christophe, le fils de dix-huit ans. Contrairement à sa famille, lui a choisi de vivre. Il rêve d'échapper à ce déterminisme. Mais où aller lorsque l'on ne connaît que le giron familial ? Faut-il vraiment fuir son milieu pour réussir à exister ?"
    Merci par avance pour votre écoute, votre potentiel intérêt, et évidemment, La Quille revient très vite pour une nouvelle saison d'entretiens !
    6 min

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