La Quille

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By Thomas LOUISSociety & Culture
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La Quille episodes

  • 64 - Sandrine Roudeix, romancière, photographe : "Le poids de la famille pèse fort sur mes épaules"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, j’ai laissé la parole à l’écrivaine et photographe Sandrine Roudeix, qui a publié il y a peu son quatrième roman, « Ce qu’il faut d’air pour voler », aux Éditions Le Passage. L’histoire d’une mère célibataire qui, alors qu’elle vit avec son fils unique, va se retrouver face au nid vide, lorsque ce dernier décide de quitter la maison. Dans ce livre, Sandrine Roudeix explore vingt ans de vie, comme vingt petites photos, vingt séparations, jusqu’à la dernière, l’envol ultime. « Ce qu’il faut d’air pour voler » est un livre profondément intime, où se répondent la solitude et l’amour maternel, l’abandon et l’envie de dialogue, comme un double portrait d’une mère et de son fils. Je suis donc allé chez Sandrine Roudeix, et ensemble, on a parlé de ce fameux syndrome du nid vide, de la manière dont se répondent l’écriture et la photo dans son oeuvre, ou encore de l’identité, thème fondateur et éminemment inspirant pour elle. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Sandrine Roudeix :
    - "Mon Oncle" de Corentin Fohlen (Photopaper)
    - "Suzanne et Louise" de Hervé Guibert (L'Arbalète)
    - "Crans-Montana" de Monica Sabolo (JC Lattès)
    41 min
  • 63 - Nora Hamzawi, humoriste et comédienne : "Je veux être adulte depuis toujours"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’humoriste, la comédienne, la chroniqueuse, Nora Hamzawi. Cinq ans après « 30 ans (dont 10 ans de thérapie) », elle publie « 35 ans - dont 15 avant internet » aux Éditions Mazarine, illustré par Thibault Milet : une exploration minutieuse du temps qui passe, mais aussi de notre époque, à travers le prisme de sa génération. Sur fond de Angela Bower ou de Nokia 3310, on y parle d’esprit de Noël raté, de tuto beauté en vidéo, ou encore de partir en vacances avec sa mère, le tout avec l’humour et le rythme qu’on lui connaît. Et pour en parler plus en profondeur, je me suis rendu chez Nora Hamzawi, où sa chatte Petuls a par ailleurs fait quelques apparitions au cours de l’entretien, et ensemble, on a parlé de ce que représentent les années 1990 dans son esprit, de la manière dont se forge l’écriture de l’humour, ou encore de la construction de l’image que Nora renvoie d’elle. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Nora Hamzawi :
    - La série "En thérapie"
    - Le film "Jeanne Dielman, 23 rue du commerce, 1080 Bruxelles" de Chantal Akerman
    - Le film "Les Nuits de la pleine lune" de Éric Rohmer
    - Le livre "Prenez soin de vous" de Sophie Calle
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    36 min
  • 62 - Clou, chanteuse : "Il faut dépasser la peur de l'échec"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine je reçois la chanteuse Clou, que vous avez peut-être vue récemment, puisque c’était année, elle était nommée dans la catégorie « révélation féminine » des Victoires de la Musique. Et pour cause, elle a sorti "Orages", son très beau premier album, porté par des chansons comme « Jusqu’ici tout va bien », « Comme au cinéma », ou encore « On avance ». En ce qui me concerne, j’ai découvert Clou grâce à son duo avec Mark Daumail, du groupe Cocoon, dans la chanson « Back to one », puis, avec sa reprise des « Gauloises bleues », sur l’album hommage à Yves Simon. C’est donc tout naturellement que je me suis intéressé à ce premier disque, qui se compose de 11 chansons, entre textes personnels et mélodies qu’on a envie de chanter toute la journée. Et si je m’y suis intéressé, j’ai aussi voulu rencontrer Clou, dans les bureaux de son label, où nous avons parlé du radiocrochet qui l’a amené à ce premier album, de la manière dont elle a pensé l’écriture de ses textes, ou encore de la responsabilité qu’un artiste peut avoir, lorsqu’il ou elle est sur scène. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Clou :
    - Le chanteur Taur
    - Le chanteur UssaR
    - La chanteuse Buridane
    34 min
  • 61 - Marie-Hélène Lafon, écrivaine : "L'humus du texte, c'est le lieu et le milieu"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’écrivaine Marie-Hélène Lafon, qui a publié "Histoire du Fils", aux Éditions Buchet Chastel. Un livre qui a, par la même occasion, reçu le prix Renaudot 2020, et qui retrace le vertige et les silences d’une famille, inspirée d’une histoire vraie, entre Paris, le Lot, et le Cantal, de 1908 à 2008. À titre personnel, j’ai connu Marie-Hélène Lafon avec "Les pays" en 2012, j’avais 18, 19 ans, et depuis, je la suis avec une certaine régularité, tout simplement parce que son travail me touche. Et il me semble que c’est déjà une bonne raison ! Alors en ces temps encore un peu troubles, j’ai eu envie de la recevoir, pour parler de ce treizième livre, mais aussi, et peut-être surtout, parler d’écriture. Nous avons pu profiter de la compagnie d’un téléphone mal éteint qui a essayé de participer à l’entretien avec quelque interférences. Ca ne dure que quelques secondes en tout et pour tout, mais pardon pour ça ! Et avec Marie-Hélène Lafon, on a parlé du pays premier, avec qui elle entretien un lien quasi ombilical, des lieux, qui sont évidemment bien plus que de simples décors, ou encore de la confiance qu’elle adore à son lecteur ou à sa lectrice. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Marie-Hélène Lafon :
    - L'exposition "Sutures et Varia" de Claude Viallat, à la Galerie Tempon (Paris)
    - Les travaux de Daniel Buren et Philippe Parreno à la galerie Kamel Mennour (Paris)
    - Les adaptations radiophoniques (disponibles en podcasts) de Jean Giono : "Le hussard sur le toit" et "Un roi sans divertissement", dans l'émission "Fictions" de France Culture.
    43 min
  • 60 - Nicolas Keramidas, auteur de BD : "Je n'avais jamais fait de bande dessinée tout seul"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’auteur de BD Nicolas Keramidas. Vous avez peut-être déjà associé son nom à des titres comme "Luuna", "Alice au pays des singes", ou encore "L'Atelier Mastodonte". Et aujourd’hui, Nicolas Keramidas publie sa première bande dessinée réalisée en solo : "À coeur ouvert", aux Éditions Dupuis. "À coeur ouvert", c’est un projet autobiographique, au sein duquel Nicolas Keramidas retrace l’expérience qu’il a vécu jusqu’à il y a peu, suite à une malformation cardiaque : la Tétralogie de Fallot. En 1973, alors qu’il n’a qu’un an, Nicolas se fait opérer à coeur ouvert, laissant une grosse cicatrice sur son torse. Et des dizaines d’années plus tard, le verdict tombe : il doit se faire opérer à nouveau. C’est donc cette histoire que À coeur ouvert nous raconte, entre l’enfance de Nicolas, son séjour à l’hôpital, ou encore ce qui se passe après l’opération, le tout développé avec une pointe d’humour qui est toujours la bienvenue. Alors avec Nicolas Keramidas, on a parlé de la distance à trouver lorsqu’on se dessine dans une BD autobiographique, de la manière dont il est parvenu à rassembler les souvenirs, ou encore des retours si nombreux qu’ont déjà pu lui faire ses lecteurs et ses lectrices. Bonne écoute !
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    Le coup de coeur culturel de Nicolas Keramidas : L'artiste Invader
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    Et merci à https://www.compaire.fr/, partenaire de cet épisode !
    33 min
  • 59 - Maylis De Kerangal, écrivaine : "Le lieu n'est pas le décor, mais le moteur narratif"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’écrivaine Maylis de Kerangal, que vous connaissez sûrement, puisqu’elle a publié, entre autre, des livres tels que "Réparer les vivants" (qui a reçu de très nombreux prix), "Tangente vers l’est" (Prix Landerneau 2012) "Naissance d’un pont" (Prix Médicis 2010), "Corniche Kennedy", ou encore "Un monde à portée de main". Et aujourd’hui, elle publie "Chromes", un petit livre dans la collection « Diaporama » de l’IMEC. L’enjeu de ce livre, comme de cette collection, est de faire parler les auteurs de leur travail, en s’appuyant sur des images. En bref, une très bonne occasion, avec Maylis, de parler d’écriture. Car au fond, elle est un peu ce qui constitue le sel de son activité. Nous nous sommes donc rencontrés un après-midi de janvier, et nous avons parlé ensemble du lieu, comme moteur narratif de ses livres, de son travail de relecture de ses manuscrits, ou encore de la ponctuation, moyen essentiel pour savoir quelle voix se cache derrière la phrase. Bonne écoute !
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    Le coup de coeur culturel de Maylis de Kerangal
    - Le peintre belge Léon Spilliaert (et l'exposition "Lumière et solitude" au Musée d'Orsay)
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    45 min
  • 58 - Thomas Lilti, cinéaste : "J'ai l'impression qu'être soignant, c'est une identité"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois le réalisateur et scénariste Thomas Lilti. Vous le connaissez peut-être grâce à la série Hippocrate ou encore grâce au film Première année, et si la médecine, le soin, est son sujet de prédilection, c’est parce que Thomas est lui-même un ancien médecin. Il vient de publier son premier livre, Le Serment, aux Éditions Grasset. Un récit à la première personne, à la lisière de l’intime, où Thomas Lilti raconte son retour à l’hôpital lors du premier confinement de mars lié à la crise sanitaire actuelle. Une décision qu’il a prise, alors qu’il tournait dans un hôpital de fiction à quelques pas, quelques jours avant. L’hôpital Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, va alors devenir le terrain de toutes les réflexions, alors que Thomas essaie tant bien que mal d’apporter son aide à un hôpital surchargé et sous tension. Une jonction entre la fiction et la réalité, qui, alors qu’il n’y était pas préparé, a fait peser de lourdes interrogations sur les épaules du réalisateur, qui s’est rapidement retrouvé submergé par une forme d’émotion. Une émotion qui a créé le besoin d’écrire ce livre, où il nous raconte à la fois son parcours, mais aussi ses modèles, et nous donne une belle réflexion sur comment trouver sa place là où on n’est pas. Alors avec Thomas Lilti, on a parlé de ce qui l’a poussé à écrire un livre, bien différent du scénario, à la figure du père, sans qui il ne serait peut-être pas médecin, ou encore de l’hôpital, qui a bien changé en dix ans. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Thomas Lilti :
    - Le roman graphique "L'Odyssée d'Hakim", de Fabien Toulmé (Éditions Delcourt)
    - Le documentaire "Charlie Chaplin, le génie de la liberté", de Yves Jeuland et François Aymé
    - Le roman de François Bégaudeau, "La Blessure, la vraie" (Éditions Verticales/Folio)
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    36 min
  • 57 - Djaïli Amadou Amal, romancière : "Pour changer les choses, il faut une prise de conscience"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Nous sommes en pleine rentrée littéraire d’hiver, et vous l’aurez peut-être compris si vous me suivez sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, c’est un moment que j’adore, tout comme la rentrée de septembre. Mais il est évidemment impossible de lire tous les livres qui sortent pendant ces périodes, et la magie de tout ça, c’est qu’on tombe sur des ouvrages un peu plus tard, pour d’autres raisons ! Ces livres, ils existent bien au-delà du temps donné, où l'on place le projecteur sur leurs auteurs et leurs autrices. C’est le cas du livre de Djaïli Amadou Amal, "Les Impatientes", publié aux Éditions Emmanuelle Collas, qui a reçu le prix Goncourt des lycéens 2020. "Les Impatientes", c’est l’histoire de trois femmes du Sahel, Ramla, Indou, et Safira. Leurs destins se rejoignent autour de thèmes, très chers à Djaïli Amadou Amal, qu’elle a elle-même vécue au Cameroun : la polygamie, le viol conjugal, les violences économiques faites aux femmes. Comme un écho universel à ces questions plus que jamais d’actualité, "Les Impatientes" nous rappelle que la littérature camerounaise fait également vivre la langue française de la plus belle des manières. Alors avec Djaïli Amadou Amal, on a parlé de l’aspect polyphonique que prend ce roman, de l’accueil qui lui a été réservé au Cameroun, où elle vit toujours, ou encore de la patience, valeur clé dans la culture Peule, qui traverse tout le roman. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Djaïli Amadou Amal :
    - La série "Lupin" de George Kay (disponible sur Netflix)
    - Les livres de Juliette Benzoni "Une étoile pour Napoléon" & la série "Catherine"
    - Les "Contes initiatiques peuls" de Amadou Hampâté Bâ
    - "Une si longue lettre", le livre de Mariama Bâ
    - "L'Aventure ambiguë", roman de Cheikh Hamidou Kane
    - "Le monde s'effondre" de Chinua Achebe
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    24 min
  • 56 - Constance Joly, écrivaine : "La fiction est ma croyance"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois Constance Joly, qui vient de faire paraître son deuxième livre, "Over The Rainbow", aux Éditions Flammarion. J’ai lu ce livre pendant les vacances de Noël, presque d’une traite. Car ce livre est une adresse puissante de Constance Joly à un père qui n’est plus. À un père qui s’est peu à peu laissé aller à être lui-même, à aimer les hommes. Et puis à ce père, cet adulte flamboyant, qui est est mort du sida, dans les années 1990. Au centre de tout ça, Constance Joly, qui nous plonge à la fois dans l’atmosphère d’une France bouillonnante qui découvre l’épidémie, mais aussi dans ce que l’on peut ressentir, lorsqu’on vit dans le silence. Un chant d’amour avant tout, qui ne nous rien d’autre qu’être soi, c’est peut-être la pierre la plus importante lorsqu’on veut se construire. Alors avec Constance Joly, on a parlé de cette époque, qu’elle brosse avec finesse, de la voix pudique d’une fille qui raconte son père, ou encore de la force de la fiction, qu’elle considère comme son "super pouvoir dans la vie de tous les jours". Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Constance Joly :
    - Le films "Ondine", de Christian Petzold
    - La photographe Miho Kajioka
    - Le photographe Masao Yamamoto
    - Le livre de Patti Smith, "L'année du singe"
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    30 min
  • 55 - Gaëlle Josse, écrivaine : "Ce qui m'intéresse le plus, c'est l'art du portrait"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Bien évidemment, laissez-moi vous souhaiter une très bonne année 2021, qu’on espère tout aussi littéraire que 2020, mais un tout petit peu moins morose. Aujourd’hui sonne le début d’une période importante dans la vie littéraire française : la rentrée de janvier. Comme en automne, de nombreux livres font leur apparition sur les étagères des librairies, et parmi eux, le nouveau roman de Gaëlle Josse, « Ce matin-là », paru aux Éditions Noir sur Blanc, dans la collection Notabilia. Après s’être intéressée au dernier gardien du centre d’immigration d’Ellis Island, après avoir jeté son regard sur l’incroyable destin de Vivian Maier, Gaëlle Josse décrypte ici les rouages et les enjeux de ce que l’on devient lorsque, dans nos vies, tout s’effondre. Clara travaille dans une société de crédit. Elle est ce qu’on appelle une bonne employée, mais comme souvent, on lui demande d’atteindre des objectifs, de produire des résultats. Et un jour, le fragile équilibre sur lequel elle vivait s’effrite. Clara s’effondre, et connaît ce que l’on coutume d’appeler aujourd’hui un « burn out ». Autour d’elle, tout se délite, les amours, l’envie d’avancer, autant de petites choses qui, mises bout à bout, font que tout est à réinventer. Et c’est peut-être ça, le talent de Gaëlle Josse : mettre en lumière les zones d’ombre, caresser du doigt tout ce qui nous semble minuscule mais qui, au fond, est le sel de nos petites vies. Alors avec Gaëlle Josse, on a parlé de cet effondrement global qui entraîne son personnage, de la manière dont elle écrit, de l’idée de départ jusqu’au moment où elle pose ses idées sur le papier, ou encore de ses habitudes de lecture, car oui, coup de théâtre, avec d’être écrivaine, Gaëlle Josse est aussi une lectrice ! Si vous découvrez La Quille grâce à cet entretien, en premier lieu : bienvenue, et merci. Mais je me permets également de vous préciser que cet enregistrement ne ressemble pas à tous les autres. En effet, un petit problème technique est survenu, il fallait bien que ça arrive un jour ! Un problème dont je ne me suis rendu compte qu’au moment du montage, c’est bien la première fois que ça se produit, et j’en suis désolé. Alors pas d’inquiétude, tout est très audible (sauf peut-être quelques dizaines de secondes en tout et pour tout, où les travaux dans le hall résonnent un peu trop, notamment au début, alors pas de panique, ne partez pas !), mais il s’avère que le son est globalement de moins bonne qualité que d’habitude. Disons que l’ambiance est différente des autres entretiens, et que la voix est captée dans son milieu naturel, sans artifice. Comme on dit à l’école, ça m’aura servi de leçon, et ça ne se reproduira plus. Mais heureusement, vous allez voir, ce que nous dit Gaëlle Josse vaut bien tous les petits problèmes techniques du monde, bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Gaëlle Josse :
    - L’écrivain américain Ron Rash
    - L’exposition et le peintre danois Vilhelm Hammershøi (Musée Jacquemart-André)
    Mais aussi :
    - Un jour ce sera vide, Hugo Lindenberg (Bourgois Éditeur)
    - Saturne, Sarah Chiche (Seuil)
    - Chavirer, Lola Lafon (Actes Sud)
    - Histoire du Fils, Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel)
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    36 min

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