La Quille

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By Thomas LOUISSociety & Culture
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La Quille episodes

  • 44 - David Le Bailly, écrivain : "Frédéric Rimbaud a payé cher la gloire de son frère"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Ca y est, la rentrée littéraire 2020 est lancée, et à cette occasion, je reçois un écrivain, et à mon avis pas le dernier de la saison : David le Bailly. Il vient de publier, aux éditions de l’Iconoclaste, "L’autre Rimbaud". "L’autre Rimbaud" est un livre à mi-chemin entre l’enquête et le récit, qui s’intéresse à un personnage oublié, et même souvent inconnu : Frédéric Rimbaud, le frère d’Arthur Rimbaud. Longtemps considéré comme un laissé pour compte, un mal aimé, un raté de la famille, sa légende a été construite sur des mensonges, sur des silences, sur des bribes de faux témoignages. Un destin diamétralement opposé à celui de son frère, qui a tout bonnement rendu Frédéric invisible, rayé des correspondances, effacé des photos, banni par sa famille, dépossédé de tout. De tout, sauf de la vie. C’est pourquoi David le Bailly a décidé de mener l’enquête, et de plonger dans les dossiers de ce personnage inconnu, qui a pourtant côtoyé de si près un génie mondial de la littérature.
    Et avec David le Bailly, on a parlé de la manière dont il a décidé de mener l’enquête sur Frédéric Rimbaud, du rôle qu’a joué la famille dans cette invisibilisation, ou encore de la manière dont on parle d’un personnage dont on n’a que les faits, et pas toujours les émotions. Bonne écoute !
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    28 min
  • Hors-série d’été #4 - Thomas Lévy-Lasne
    Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Alors aujourd’hui, on va parler de peinture, d’aquarelle, de fusain, tous ces outils dont se sert mon invité : Thomas Lévy-Lasne. Après un passage aux Beaux-Arts de Paris, cet ancien pensionnaire de la Villa Médicis présente une nouvelle exposition à la Galerie des Filles du Calvaire, à Paris, du 4 septembre au 24 octobre. "L’Asphyxie", un ensemble inédit d’oeuvres, qu’ils s’agisse de peintures ou de dessins. Avec Thomas donc, nous avons parlé de ces vies contemporaines, qu’il peint avec tant de finesse, de l’importance du matériel, ou encore de la notion de chef-d’oeuvre, selon lui, toujours. Bonne écoute !
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    33 min
  • Hors-série d’été #3 - Alex Beaupain
    Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Et cette semaine, c’est le chanteur, auteur, compositeur, Alex Beaupain que je reçois. Si certains le connaissent pour ses albums, d’autres s’en sont emparés grâce aux bandes originales des films qu’il a composé, parmi eux, ceux de Christophe Honoré. Et avec Alex Beaupain, on a parlé ensemble de son rapport à l’écriture d’une chanson, entre texte et mélodie, de la place qu’a occupé le piano dans sa carrière et dans sa vie, de la vision qu’il a de la chanson française d’hier et d’aujourd’hui, ou encore d’Etienne Daho, dont il est très fan. Bonne écoute !
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    29 min
  • Hors-série d'été #2 - Florent Oiseau
    Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Et cette semaine, c’est avec l’écrivain Florent Oiseau que j’ai discuté. Nous nous sommes rejoints dans l’un de ces bars de quartier qui illustrent l’univers qu’il s’est créé au fil de ses trois romans : "Je vais m’y mettre", "Paris-Venise", et son dernier, "Les Magnolias", tous publiés aux éditions Allary. Entre humour et mélancolie, entre héros du quotidien et histoires laissées sur le bas côté, Florent s’est créé ce que l’on a tendance à appeler un véritable univers, dont nous avons parlé, mais pas que. Car oui, avec Florent Oiseau, nous avons parlé de son rapport à l’écriture, non essentielle pour lui, de la manière dont les titres de ses livres sont réfléchis, ou encore des auteurs contemporains qu’il a lu, aimé, et conseillé. Bonne écoute !
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    31 min
  • Hors-série d’été #1 - Alexis Michalik
    Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Et pour ce premier hors-série, j’ai décidé d’inviter un nom bien connu du théâtre français contemporain : Alexis Michalik. Pièces, roman, film, court-métrage, Alexis a bien plus d’une corde à son arc, et est parvenu à rendre son nom aussi célèbre que ses créations. Il m’a donc reçu chez lui, à Paris, pour discuter de la manière dont un sujet s’impose à lui, de sa vision du théâtre, plutôt de gauche, ou encore de ce qu’une récompense comme un Molière signifie dans une carrière comme la sienne. Bonne écoute !
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    26 min
  • 43 - Anne Serre, écrivaine : "Ma langue a été formée par mes lectures"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on parle littérature avec Anne Serre. Son dernier livre, "Au cœur d’un été tout en or", vient de paraître au Mercure de France et, par la même occasion, de se voir récompensé par le Prix Goncourt de la nouvelle. Ce recueil, ce sont 33 petites histoires, comme des éclats d’elle, qui ne revendique pourtant pas d’ambition autofictionnelle, encore moins autobiographique. 33 « je » qui forment un autoportrait, où le masculin et le féminin se mêlent, où les souvenirs entrent en collision, et où, au fond, chacun est aussi différents des autres que semblable. La littérature comme un verger, où tous les fruits semblent uniques, mais sont réunis par la force des choses. C’est de ça, dont on va parler avec Anne Serre, de la nouvelle, mais aussi de ce que représente l’autofiction pour elle, ou encore de la manière dont elle chemine pour arriver à un livre, un vrai. Bonne écoute !
    24 min
  • 42 - Théo Grosjean, auteur de BD : "Faire une espèce de petit dictionnaire de toutes les anxiétés"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on parle de ce qu’on a coutume d’appeler le neuvième art : la BD. Je reçois Théo Grosjean, qui publie chez Delcourt « L’homme le plus flippé du monde », une série de petits épisodes de deux pages qui prennent tous pour pivot : l’anxiété généralisée dont souffre leur auteur. D’abord publiées sur Instagram, où je les découvertes, ces saynètes de la vie quotidienne sont toutes réunies dans cet album papier, et s’accompagnent de 20 histoires exclusives, que Théo ne publiera jamais sur les réseaux sociaux. Entre l’impression de n’avoir rien à dire d’intéressant en société, la hantise de la mort, ou encore les petites angoisses de tous les jours, Théo Grosjean parle de lui pour nous parler de nous, et en ça, « L’homme le plus flippé du monde » résonne comme une BD assez universelle, pleine d’humour et de sensibilité. Et aujourd'hui, avec Théo Grosjean, on parle de ce que représente l’anxiété généralisée au quotidien, de la manière dont il travaille les couleurs, le texte, ou encore de la BD sur Instagram, format singulier qui donne toute son essence à cet album. Vous pouvez évidemment suivre Théo sur les réseaux sociaux et notamment… Instagram : @theo.grosjean. Bonne écoute !
    24 min
  • 41 - Hervé, chanteur : "Je ne savais pas du tout quelle voix j'avais"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Aujourd’hui, je reçois un chanteur, un auteur, un compositeur, tout ça dans la même personne, puisque je reçois Hervé. Son premier album, “Hyper”, sort aujourd’hui même, et comprend 11 titres, entre musique électronique et textes en langue française, qui ont même donné envie à certains de comparer Hervé à Alain Bashung. Après "Mélancolie FC", son premier EP paru l’année dernière, le nouveau venu sur la scène musicale française nous propose donc une plongée un peu plus vaste de son univers. Nous nous sommes rencontrés à la Maroquinerie, où il sera en concert le 21 septembre pour parler de la création de cet album, entre Paris et la Bretagne, de son amour pour la langue française, ou encore de la manière dont il perçoit la notoriété aujourd’hui. Bonne écoute !
    24 min
  • 40 - Colombe Schneck, romancière : "Le racisme et l'antisémitisme sont partout"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Après presque trois mois d’absence, me revoici !
    Colombe Schneck était la dernière invitée que je devais recevoir avant le début du confinement au mois de mars. J’ai l’impression que tout ceci s'est passé il y a deux ans, mais non, son dernier roman, "Nuits d’été à Brooklyn", est bel et bien sorti fin février ! "Nuits d’été à Brooklyn" débute donc sur un événement qui a véritablement eu lieu, dans le quartier New yorkais de Crown Heights, en 1991. Cet événement, c’est la mort d’un enfant noir originaire du Guyana, écrasé devant chez lui par un cortège de voiture, dans lequel se trouvait un rabbin. Cet été-là, à Crown Heights, ce quartier où cohabitent Afro-américains et Loubavitch, des émeutes éclatent suite à cet événement entre la communauté afro-américaine et la communauté juive, plusieurs jours, plusieurs nuits durant, et c’est la période où Esther, une jeune journaliste française et juive, est envoyée à New York. "Nuits d’été à Brooklyn", c’est aussi le récit de cette arrivée, et de cette histoire d’amour entre la jeune femme et Frederick, un homme noir, spécialiste de Flaubert, et marié. Deux récits qui entrent en résonance, et qui questionnent l’identité, l’appartenance à une communauté, ou encore la possibilité d’insérer cette histoire d’amour dans de telles circonstances, dans un va et vient temporel qui permet de mettre l’histoire en perspective. Et avec Colombe Schneck, on a parlé de ces émeutes, qui font tristement écho, presque trente ans plus tard, à l’actualité, du rôle de la peur comme socle de cette relation amoureuse, mais aussi de la classe sociale comme une représentation de soi. Bonne écoute !
    27 min
  • 39 - Arno Bertina, écrivain : "La prostitution, c'est aussi des liens qui sauvent de l'effondrement"
    Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où chaque semaine, on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Et cette semaine, j’ai discuté avec un écrivain bien installé dans le paysage littéraire français : Arno Bertina. On le connaît avec des romans comme « Des châteaux qui brûlent », en 2017, “Anima Motrix”, en 2006, ou encore "Énorme", roman jeunesse publié en 2009. Et en ce mois de mars, on le retrouve avec "L'âge de la première passe", qui vient de paraître aux éditions Verticales, et avec lequel il se penche sur un nouveau genre : le récit documentaire. Dans ce livre, Arno Bertina dit, page 124 : « Un fait est toujours le résultat d’une histoire, d’un contexte, d’un climat. ». Il me semble que la publication livre est le résultat d’un voyage, que Arno a effectué, de manière décousue de 2014 à 2018, à l’initiative d’une petite ONG, l’ASI. Je dis « voyage », en réalité, il s'agit davantage d'une plongée au cœur du Congo où il était en charge d’animer des ateliers d’écriture auprès de filles de 13 à 18 ans. Des mineures donc, dont la vie était régie par la prostitution. À partir de ce matériau devenu littéraire, Arno Bertina a tiré une espèce de journal de bord, de témoignage, de faux roman, d’objet littéraire qui place au centre ces filles de rues, si jeunes et pourtant déjà si avancées, dont les blessures sont aussi poreuses que le milieu dans lequel elles évoluent, entre Brazzaville et Pointe Noire. Et avec Arno Bertina, on a parlé de la domination sexuelle dont souffrent ces filles, de leur vulnérabilité au cœur de la rue, mais aussi de la position d’Arno, homme blanc européen, au cœur de ce milieu, ou de ce rapport à l’écriture, pour lequel il était d’abord venu et qui compromet - ou non - l’expression de l’intime. Bonne écoute !
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    38 min

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